Comment soigner une légère déchirure ischio jambier?

Blessure Ischio

Depuis 4 mois, j’ai mal derrière le genou et j’ai dû arrêter le course à pied (que je pratiquais à l’excès :5 x 12 km / sem). J’ai passé touts les examens possibles : radio, échographies, électromiogramme, scanner…et RIEN…sauf aujourd’hui : à la dernière échographie, on m’a trouvé une légère déchirure musculaire (ischio jambier biceps fémoral).
Je n’en peux plus de devoir laisser mes baskets au repos!! je nage, je pédale un peu sans forcer sur mon vélo….Pourriez-vous me dire comment guérir de ce mal récurrent pour enfin pouvoir recourir un peu??
Je vous remercie pour votre réponse

Une réponse à la question

  1. A mon avis pas de secret : faire de la kiné (massages profonds, ultra-sons, électrostimulation, étirements) jusqu’à ce que le muscle cicatrise, puis travail de rééducation musculaire pour que le muscle se renforce.

    En parallèle natation OK (si crawl à allure modérée, de préférence avec pull-boy pour pas trop faire travailler l’ischio) mais à mon avis faut éviter le vélo tant que le muscle n’a pas complètement cicatriser.

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    • Bonjour
      Merci pour votre réponse. Je commence lundi prochain des séances d’ondes de choc.
      J’espère qu’au printemps j pourrai à nouveau chausser mes baskets!

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      • non sur un dechirure musculaire partielle ou non il ne faut absomument pas masser juste passer legerement une pommade le vrai remede poir guerrir et le repos la glace et les compresse

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  2. Bonjour,
    En lisant votre histoire clinique, je suis un peu étonné que tous les examens que vous citez (radiographie, échographie, scanner et même électromyogramme) aient été négatifs dans un premier temps puis qu’une seconde échographie ait fini par montrer une petite déchirure musculaire au niveau du biceps fémoral.

    Ces blessures musculaires sont bien connues chez les sprinters et se soignent habituellement en quelques semaines lorsqu’elles sont prises en charge par une rééducation et un renforcement musculaire adaptés.

    Aussi pour essayer d’y voir plus clair dans votre blessure et tenter de vous aider, j’ai besoin de précisions de votre part :
    – la douleur est-elle survenue brutalement lors d’une séance ou bien est-elle arrivée sans que vous vous souveniez exactement du mode de déclenchement ?
    – si cette douleur est survenue lors d’une séance, était-ce à l’occasion d’accélérations ou bien d’exercices de vitesse comme les « lignes droites » ?
    – avez-vous tenté de reprendre les footings à allure d’endurance fondamentale et, si oui, est-ce que la douleur se déclenche à la marche rapide et/ou dans les allures lentes ?
    – vous situez la douleur derrière le genou mais est-ce plutôt à l’intérieur de la cuisse ou bien plutôt vers l’extérieur de la cuisse ?

    Vous semblez pouvoir pratiquer sans aucune douleur les « sports portés » comme le vélo et la natation ce qui est très rassurant. Ne vous en privez pas, c’est la meilleure façon de garder une bonne condition physique. En attendant de votre part des précisions à toutes ces interrogations, je vous propose de montrer votre cuisse et votre échographie à un kinésithérapeute qui connait bien les sportifs. Nous sommes à distance de l’accident initial et, si votre douleur est bien en relation avec une lésion musculaire, il est temps de commencer le travail de renforcement musculaire « excentrique » des ischio-jambiers.

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    • Chirurgien ortho et médecin du sport je suis entièrement d accord avec votre expert. C est une présentation atypique pour un problème de déchirure musculaire. Il faut bien de méfier des mauvais échographistes qui créent de fausses lésions par défauts techniques de leurs échographies. Les images d écho sont difficilement t interprétables à distance par d autres médecind que le médecin opérateur bien que désormais on tende vers des protocoles et des coupes standardisés.

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    • j’ai une petit problème, j’ai fait une déchirure partielle au niveau du biceps fémoral avec la présence d’une hématome de 1.5 cm, j’aimerai savoir si c’est grave ou non et quelle est la période de repos et merci sachant que j’ai commencé à faire les séances de réééduction par éléctrothérapie.

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      • Bonjour
        La période de repos dépendra de votre corps. Tant que vous avez mal au repos mais aussi à l’effort, vous ne devez pas courir. C’est aussi votre kinésithérapeute qui saura vous dire si la blessure est cicatrisée ou non. Il n’y a aucune réponse que nous puissions vous apporter puisque nous ne pouvons pas voir votre blessure. Soyez patient, récupérez bien, cela vous permettra de rependre l’entraînement en toute sérénité.
        Cordialement

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      • Bonjour,

        Vous décrivez une lésion musculaire du biceps fémoral que nous connaissons bien en athlétisme, car elle survient fréquemment chez les sprinters. Il s’agit pratiquement toujours d’une lésion importante car il existe une lésion de l’aponévrose entre deux structures tendineuses différentes, le tendon du court biceps et le tendon du long biceps fémoral. Ces lésions sont considérées comme graves et l’arrêt sportif doit être long, au minimum 40 jours, avec reprise du sport à 60 jours, parfois plus, après l’accident initial. Cet arrêt du sport doit être respecté car la cicatrisation est longue, et une reprise trop rapide risque d’être responsable d’une rechute avec à nouveau 45 à 60 jours de soins…

        Le traitement que vous commencez est parfaitement adapté à votre blessure : le rôle de la kinésithérapie étant, dans un premier temps, d’éliminer l’hématome sanguin puis de cicatriser le décollement entre les deux structures tendineuses. Lorsque cette cicatrisation sera enclenchée, votre kinésithérapeute pourra commencer à vous faire travailler en renforcement au niveau des fibres tendineuses et musculaires du biceps fémoral atteint.

        Soyez patient, le risque de rechute est très important si la reprise est trop rapide. Ne prenez pas de risque, mieux vaut attendre deux semaines de plus avant de reprendre le terrain plutôt que de décoller à nouveau l’aponévrose entre les tendons.

        Aussi, pour mieux visualiser la cicatrisation, je me permets de vous conseiller de faire une nouvelle échographie six à huit semaines avant l’accident initial. La réathlétisation sur le terrain pourra se faire à partir du moment où cette échographie sera rassurante en ne montrant plus de problèmes de fonctionnement entre vos deux tendons.

        Concernant cette blessure, j’ai pour habitude de taquiner les sportifs qui me font la confiance de me consulter : je leur demande de prendre le temps de relire « Le lion et le rat », la célèbre fable de La Fontaine, et de méditer sur cet adage bien connu « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

        Cordialement

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  3. Prévention, grand secret du corps médical: muscu progressive des ischio. Sujet de recherche sur Internet pour en savoir plus … problème de ma recommandation: ça ne fait pas marcher le commerce …
    Hervé
    Ex-martyr des ischio
    Aucun titre universitaire dans le domaine médical
    UTMB finisher
    Diagonale des fous finisher
    Tor des géants finisher
    Grand Raid des Pyrénées finisher
    Désolé pour le pavé dans la mare … je ne donnerai pas suite aux réponses; pas le temps.

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  4. Dans un premier temps du repos, trois à cinq jours……courir ensuite en endurance deux à trois footing de 30 à 40’/semaine……il faudrait aussi explorer un changement de chaussure, très important les appuis……et voir un podologue pour faire des semelles…..je pense que c’est la clé de la réussite…..une déchirure se soigne très rapidement……attention aux massages profonds comme j’ai pu lire plus haut…….

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  5. Bonjour
    Ma déchirure est guérie ouf!! par ondes de choc et je ne cours plus aussi intensivement : j’alterne avec la salle de sport et le vélo.
    merci pour tous vos conseils, vos réactions.

    Répondre
    • Bonjour je vais te rassurer je me suis blessé le 20 octobre et je ne suis pas encore guéri à 100% .Le principal pour moi a été de ne pas prendre de poids pendant cette longue période .Entre deux beaucoup de natation pour permettre de prendre du souffle et pas mal de vélo pour garder une vitesse de jambe .Là je commence à recourir sur de léger parcours et surtout plat !! bon après j ‘ai 50 ans et je sais que la guérison est plus longue !!
      courage et mesure tes efforts

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  6. j ‘ai oublié après 3 mois d’arrêt et avoir travaillé indirectement à coté , je retrouve directement mes temps sur 5 et 10 km !!mais avec moins de fréquence sur la semaine 2 au lieu de 5 .C’est le prix à payer

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    • Bonjour
      Merci pour votre témoignage.
      Je recours depuis mai 2014 mais je ne cours plus que 4 fois par semaine, j’ai toujours mal à l’étirement derrière le genou (mais rarement en courant) et je n’ai pas retrouvé mes temps d’avant la blessure…moi aussi j’approche des 50 ans…et l’âge arrange rien côté guérison…
      Cet accident me fait toujours plus ou moins mal et me fait penser que le problème a été mal soigné et mal guéri…
      Bon sport, bonne santé!
      Nat
      Le principal est de pouvoir continuer à faire du sport!

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  7. Bonjour
    Depuis fin octobre, debut novembre, j ai eu une legere douleur en courant , pas continuelle, qui avait tendance a certains moments dans les footings, mais qui s ‘accentue dans les entrainements type fractionné au stade.
    Il y a des jours quand je ne cours pas, je ne sens plus rien, sauf dans certaines positions assises ou le muscle est etire.
    Je pense m etre fait cela en meditant avec la position du lotus et en allant courir juste apres, je ne me rapelle plus exactement mais il me semble avoir commence a ressentir quelque chose a une seance apres avoir medite.
    J ai laisse traine, en mettant un peu de baume du tigre, car vraiment la douleur n avait rien de tres genant.
    J ai ete chez une kiné la semaine derniere, elle me dit que c est une dechirure partielle de l ischio Jambier, je dois arreter la course 2 a 3 semaines, mais que ce n etait pas tres grave comme blessure.
    Elle pense que cela vient du gros probleme intestinal que j ai eu en juin,
    ca a tout desequilibre, je dois arreter de manger des choses sucrées et meme arreter les sucres lents a part un peu de riz et boire beaucoup.
    Je dois aller voir un medecin la semaine prochaine.
    Hier j ai marche 1h 15 sans forcer et du coup je sentais la douleur plus au niveau du milieu de la cuisse alors qu en courant je sentais plus la douleur dans la fesse.
    Du coup aujourdhui dans certaines positions je ressens vraiment la douleur
    Dois je arreter toute activite pendant 2 semaines

    Je me blesse tres rarement, la derniere fois c est lorsque j avais 25 ans je crois , (j en ai 40) et je m ‘etais fait une dechirure legere dans les jumeaux du mollet gauche.
    J etais allée voir une rhumatho qui avec de la mesotherapie avait guerie mon probleme rapidement.
    Je ne devais meme pas arreter de courir , juste courir lentement 30mn pendant 2 semaines et apres je pouvais a nouveau recourir normalement et ca a bien fonctionnne.

    Que me conseillez vous? car j ai l impression que la marche est plus traumatisante que de faire un footing.

    Merci de vos reponses

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    • Bonjour

      Les ischio-jambiers sont des muscles de la face postérieure de la cuisse qui, comme leur nom l’indique, s’insèrent sur l’ischion (os du bassin) –insertion haute- et à la face postérieure de la jambe –insertion basse.
      Ce sont des muscles bi-articulaires, ce qui explique la fréquence des accidents musculaires.

      Ils comprennent différents chefs musculaires. Ils ont un rôle d’EXTENSION de la hanche/bassin et de FLEXION du genou/ jambe et exercent aussi des mouvements de rotation interne et externe genou fléchi.
      Comme déjà rappelé antérieurement, lors d’une suspicion d’accident musculaire, il est important qu’un bilan échographique soit réalisé pour apprécier la nature et l’importance de l’atteinte des fibres musculaires. Cette évaluation permettra d’orienter le traitement et d’évaluer la durée approximative d’évolution.
      Le repos sportif, dont la durée dépendra des résultats de l’échographie sera toujours associé à des traitements locaux adaptés (application de froid ou de chaud, séances de massages, d’étirements, de rééducation passive puis active, etc…)
      La reprise se fera après une réévaluation clinique et éventuellement échographique de la lésion initiale.
      Devant une douleur persistante des ischio-jambiers il faudra toujours contrôler la statique plantaire, la hanche et le rachis lombaire à la recherche de douleur projetée.

      Bon courage

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  8. Bonjour, j’ai 14 ans je pratique du foot en club et pendant une séance d’entrainement ou nous devons courir et faire une conduite de balle puis ensuite laisser le ballon a notre coéquipier, j’ai senti un légère douleur derrière la cuisse (ce qui ma pas dérangé) Puis, le dimanche j’ai était sélectionnés pour jouer au match j’ai eu aussi ressentis la même douleur lors de l’échauffement, et ensuite pendat les 20 première minutes du match j’ai accélérer jusqu’à la surface adverse et j’ai senti mon ischio se tirer au maximum j’ai donc demander de faire un changement et je n’est pas pue reprendre le sport depuis. :( je me suis renseigné et j’ai mis de la glace 2 fois par jour, 2/3 étirements par jour et aussi boire de l’eau, aujourd’hui j’arrive a mieux marcher mais pas a courir juste a trottiner, et j’ai un détection le 22avril je veux absolument la faire et j’aimerais vous demander se qu’il faut faire et combien de jour de repos (je suis en repos depuis dimanche dernier jusqu’à aujourd’hui le 2 avril 2015)
    Merci e me répondre
    En revoir
    Cordialement.

    Répondre
  9. bonjour
    Ma déchirure a été soignée par ondes de choc mais elle tire toujours lors des exercices d’étirements après course. (comme de la viande cuite qui a perdu son élasticité…
    Vais-je retrouver une plus grande souplesse? je fais des étirements après chaque course à pied et une fois par semaine je participe à un cours de stretching.
    Merci pour vos remarques et -ou conseils

    Répondre
    • bonjour

      Un accident musculaire lorsqu’il est détecté, doit toujours être documenté si l’on veut le soigner d’une façon adaptée pour permettre une reprise dans les meilleurs conditions. L’échographie de départ donnera également une idée de la longueur du repos et de l’évolution potentielle de la pathologie. Ce n’est qu’exceptionnellement que l’on aura recours à l’IRM, beaucoup plus onéreuse, ou encore à la scintigraphie.
      Après les traitements de la pathologie musculaire (contracture-élongation-déchirure-rupture), et avant toute reprise il est conseillé de refaire une échographie pour avoir une idée exacte de la réparation des fibres musculaires.
      Le plus souvent, la fibre musculaire aura cicatrisé, voire régénérée.

      La cicatrice fibreuse est l’aspect évolutif le plus souvent retrouvé lors des claquages. Cette fibrose formée au bout de 3 semaines peut être douloureuse pendant plusieurs mois sous la forme d’une contracture modérée associée à une gêne lors de l’activité physique.
      Deux autres complications peuvent émailler l’évolution : l’hématome enkysté et l’ostéome musculaire, toutes les deux parfaitement identifiées par l’échographie.

      Si cet examen est normal et montre une totale récupération de l’organisation des fibres musculaires, la reprise sportive est possible.

      Seront conseillés : une reprise progressive, un échauffement adapté, d’éviter des accélérations trop brutales ou une mise en tension trop « agressive » des groupes musculaires lésés, la réalisation d’étirements et d’exercices de tonification musculaire excentrique, stretching.
      Les complications : fibrose cicatricielle, l’hématome enkysté ou l’ostéome musculaire justifieront quant à eux l’utilisation de soins de kinésithérapie, médicaux, voire une sanction chirurgicale.

      Bon courage

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    • vous devriez garder une certaine raideur car plus le muscle est étiré plus la rupture est proche.

      exemple: les sprinteurs s’étirent légèrement et favorise l’échauffement dynamique avant la course pour justement évité cette rupture.

      cordialement

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  10. Bonjour,
    J’ai 22 ans et je me permets d’écrire sur ce forum pour une lésion musculaire bien qu’elle ne soit pas à l’ischio. Je ne trouve que peu d’informations sur la blessure à laquelle je suis confrontée.
    .
    Je pratique habituellement la course à pied et des sports de fitness. J’avais une gêne en courant et en marchant, j’ai eu de la kiné pour une aponévrosite plantaire ( mtp avec un outil tel un racloir…) qui n’a fait qu’empirer les choses. Après la kiné et bêtement de ma part, j’ai accompagné mon ami pour une séance d’essai pour de l’escalade. En rentrant chez moi à froid, je ne pouvais plus marcher. Cela a eu lieu en mars et les examens démontraient une aponévrose intact. Le médecin du sport a donc établi en juillet le vrai diagnostic, soit une lésion myotendineuse du fléchisseur de l’hallux sur 7mm (desinsertion myotendineuse sur 7mm).
    J’ai donc du stopper les sports que je pratiquais (j’avais déja arrêté la course depuis février pr la soit disante aponévrosite mais pas le biking) pour me tourner vers la natation et le vélo. J’ai d’abord pratiqué des activités au sol (abdos) et un tout petit peu de vélo à très faible résistance.
    A 2 mois, la lésion était encore présente à l’écho alors que je n’ai quasiment plus aucune douleur à la marche (quelques lancements parfois ou des tiraillements) et qu’à la palpation, on ne trouve plus le point douloureux comme initialement. Globalement, ca va mieux mais ça tiraille toujours et c’est comme tendu.

    Le médecin du sport qui me suit m’a prescrit une irm dans un mois pour voir s’il y avait encore qqchose (et peut être aussi pour préciser mieux le siège de la lésion puisqu’elle est profonde?) . En attendant, il m’a dit de continuer piscine et vélo. Je n’allais pas beaucoup à la piscine puisque je pensais que ça ferait beaucoup travailler mon pied, en réalité je n’ai aucune douleur en nageant et j’ai même l’impression que cela réduit la gêne et les tiraillements.

    (Je précise qu’à ce même pied, j’ai le ligament talo fibulaire antérieur de rompu depuis des années, la déchirure étant passée inaperçue, et qui rend ma cheville instable)

    Est-ce que vous avez connu des blessures au fléchisseur de l’hallux? Est-ce que je suis sur la bonne voie…?
    J’essaie de limiter la marche et de privilégier les activités en décharge pour soigner le muscle mais je suis étudiante et je dois donc me déplacer chaque jour.

    Merci pour votre compréhension.

    Répondre
    • Bonjour

      Bravo pour la description très précise et très « clinique » de l’histoire de votre blessure. Vous pourriez être une très brillante étudiante en médecine !!!

      Vous avez raison de le préciser dans votre introduction, les lésions musculaires des sportifs ne se situent pas seulement au niveau des ischio-jambiers. Lors de la pratique des activités physiques et sportives, tous les muscles et tous les tendons peuvent être atteints, vous en êtes la preuve. Les lésions du tendon et du muscle fléchisseur de l’hallux, c’est-à-dire du gros orteil, peuvent se rencontrer dans tous les sports mais en priorité en sprint, en escalade et chez les danseuses.

      Bravo aussi à votre excellent médecin qui a su mettre en œuvre tous les éléments pour faire un diagnostic précis de votre douleur située sous le pied. Je me permets de vous suggérer de lire l’article paru sur notre site et intitulé « les douleurs de la voute plantaire ». Toutes les douleurs situées sous la voute plantaire ne sont pas des aponévrosites, et cet article tente d’aborder clairement cette question difficile.

      Je me permets de vous conseiller de ne pas bruler les étapes incontournables de la cicatrisation d’une lésion tendino-musculaire. Cette cicatrisation est le plus souvent supérieure à trois mois. Ne doutez pas, vous êtes très bien suivie sur le plan médical.

      Poursuivez la natation et le vélo. Mais attendez les résultats de l’IRM pour reprendre les sports avec impacts au sol comme la marche rapide ou la course à pied. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez reprendre tous les sports sans aucun problème dés que la cicatrisation sera réelle.

      Cordialement

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  11. Bonjour,

    53 ans, coureur d’ultra, en préparation pour un 24h début mai.

    Après une période d’entrainement basée sur de la VMA courte à longue, j’ai été victime d’une élongation à l’ischio le 23/01 au bout d’environ 30mn lors d’une séance de 6X800m.
    Retour en footing/marche, et repos pendant 7 jours (plus mal après 4 jours, ni à la marche ni à la palpation).

    Reprise doucement pendant la semaine suivante : lundi 20mn dont 1/2 à la marche, mercredi 40mn dont 1/2 à la marche, jeudi : 45mn endurance, vendredi 1h00 endurance (samedi et dimanche : rien). Aucune douleur ou tension pendant cette semaine de reprise.

    Reprise lundi et douleur après 20mn de footing => réveil de l’élongation, plus possible e courir. Pas de douleur à la marche, très légère douleur à la palpation.

    Retour case médecin et 15j d’arrêt complet conseillé.

    Puis-je toutefois faire un peu d’elliptique et de vélo si pas de douleur ? Et puis-je marcher ?

    Surprenant cette rechute alors que les signaux étaient plutôt au vert ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Sportivement
    Pascal

    Répondre
  12. Bonjour,
    Le matin je ne peux poser le pied droit par terre et aucune amélioration ne se dessine
    J’ai sollicité de mon médecin un une échographie et le 29 février 2016, le compte rendu a été: On retrouve des séquelles traumatiques très franche sans image évidente par apport à l’examen précédent du mois de novembre.
    Il s’agit de lésions de désinsertion de l’enthèse haute et du tiers proximal du muscle biceps ischio-jambier avec un petit hématome collecté mais non calcifié
    A la partie moyenne de la cuisse, le corps musculaire retrouve son aspect strictement normal.
    Les faisceaux ischio-jambiers sont sans particularité. »
    Je suis dans une région de France à 15 km de commerçants et 35 km de centre de soins importants.
    Le radiologue ne m’a donné aucune explication sérieuse…
    Mon premier RDV kiné est pour fin mars…!!!!
    Avez-vous des soins en attendant
    Cordialement.

    Répondre
  13. Bonjour,
    Je me suis fait mal aux ischio-jambiers il y a 2 mois et demi en faisant un grand écart sans échauffement. Depuis la douleur n’a pas vraiment diminué. Je la ressens au repos lorsque je suis assise ou allongée assez longtemps. Elle est surtout présente le matin derrière le genoux ou dans le muscle. Ça ressemble surtout à une sensation de tiraillement ou de contracture. Je ne peux plus pratiquer la course à pied depuis cet accident. J’ai passé une échographie une semaine et demi après, et un IRM un mois après, qui n’ont fait apparaître aucune lésion. Avez-vous une idée sur ce qui doit être fait pour traiter cette douleur ?

    Répondre
    • En ce qui concerne les étiologies possibles des douleurs touchant les muscles ischio-jambiers, la première est celle d’un accident musculaire qui se caractérise par une douleur de survenue assez brutale lors d’un faux mouvement et qui peut correspondre à différents stades : contracture, élongation, claquage, rupture.

      Dans certains cas un hématome de la face postérieure de la cuisse qui va progressivement descendre peut également être observé. Normalement une échographie correctement réalisée doit permettre de localiser une désorganisation des fibres musculaires et d’en préciser l’importance. Idem pour une IRM. Si ces examens sont normaux, il peut s’agir d’une forme mineure de « déchirure » musculaire ou des examens de mauvaise qualité. Le délai de cicatrisation peut être de 3 à 6 semaines et peut justifier un repos sportif plus important.
      La deuxième cause possible est une douleur projetée à point de départ lombaire, atteinte discale ou articulaire postérieure ou les deux à la fois, dans un contexte éventuel de canal lombaire rétréci.
      Peut également être en cause une atteinte de la sacro-iliaque.

      Voilà des pistes possibles à préciser par un examen clinique rigoureux et d’éventuelles explorations complémentaires.
      Il va s’en dire que les traitements seront adaptés à la cause.

      Répondre
  14. Bonjour,

    Voilà, je vous explique mon problème. Je me suis fait un traumatisme au mollet gauche en courant. Aux urgences, on m’a dit que c’était un claquage.
    Après deux semaines de repos, j’ai repris la marche doucement, et deux jours après, j’ai eu à nouveau des douleurs à plusieurs endroits du mollet. J’ai passé une écho et là on a mis en évidence sur le versant distal du chef médial du muscle gastrocnémien un hématome intra-musculaire s’étendant sur 20 x6x8mm, évoquant une zone de décollement.
    Il s’y associe une lame liquidienne adjacente de 2cm de hauteur et 1,3mm.
    En plus, il y a une lame liquidienne de 11×2,5x9mm dans le creux poplité au contact de de la partie haute du chef médial du muscle gastrocnémien.

    Voilà je suis un peu perdu et je ne sais pas quoi faire ? Pouvez-vous me renseigner ?
    D’avance merci.

    Répondre
    • Bonjour,
      Bravo, vous décrivez parfaitement tous les signes d’un claquage, c’est-à- dire une lésion musculaire importante. Douleur à début brutal pendant la course, douleur très importante avec impossibilité de marcher et de ce fait consultation aux urgences, hématome intra-musculaire et inter-aponévrotique à l’échographie sont les trois signes d’une lésion musculaire grave. Il s’agit d’une lésion majeure et dans ce cas nous savons que les délais de cicatrisation incontournables sont relativement précis : arrêt sportif supérieur à 40 jours, puis reprise très tranquille de la marche et de la marche rapide à 40 jours puis, si pas de douleurs, reprise de la course à 60 jours. Il est important de respecter ces délais de cicatrisation, et la réathlétisation qui va avec, car ce type de lésion musculaire a une très fâcheuse tendance à récidiver. Dans un premier temps, je vous conseille de porter toute la journée des chaussettes de contention et de mettre une ou plusieurs talonnettes dans vos chaussures du coté de la lésion musculaire. Si la marche est difficile et déclenche des phénomènes douloureux au niveau du mollet, il est raisonnable de s’aider de cannes anglaises pour vous déplacer. Je vous conseille aussi une prise en charge au rythme de trois séances hebdomadaires par un kinésithérapeute du sport. Celui-ci va utiliser des thérapeutiques bien connues et codifiées pour éliminer les différents hématomes découverts à l’échographie.
      Soyez prudent et patient, il est très important de respecter les différentes étapes de la cicatrisation musculaire. N’hésitez pas à refaire une nouvelle échographie trois semaines après la première. L’imagerie va nous permettre de suivre l’évolution et la disparition des différents hématomes.
      Ces lésions musculaires graves cicatrisent toujours mais il faut absolument laisser « le temps au temps ». Soyez aussi confiant, vous allez pouvoir courir à nouveau sans problèmes mais ne programmez pas de compétition avant quatre mois minimum.
      Cordialement.

      Répondre
  15. Bonjour,

    Pendant un match de foot il y a plus d’un an, j’ai ressenti une douleur derrière la cuisse.

    Suite à cela j’ai arrêté de courir pendant 1 mois et j’ai repris le sport sauf que régulièrement je ressens cette douleur derrière ma cuisse droite.

    Celle-ci est persistante même si je m’arrête de pratiquer le sport, dès que je retourne à la course ou sur le terrain elle est présente.

    Quelles solutions?

    Cordialement,
    Pierre

    Répondre
    • Bonjour Pierre,

      il semblerait que vous souffriez encore des restes d’une ancienne blessure qui ne s’est pas bien résorbée.
      Je ne peux que vous incitez à aller consulter un médecin du sport afin de passer des examens et d’avoir un diagnostique précis, à la suite de quoi vous aurez des pistes pour résoudre ce problème.

      Bon courage pour la suite, n’hésitez pas à nous tenir au courant.
      Sportivement

      Répondre
  16. Bonjour,

    Je suis québécois et je souhaite vous expliquer mon problème pqc vous semblez nettement plus avancé en traitement de sportif. Mon problème s’est vraiment développé sur le long terme par des raideurs dans les ischios- jambiers suite à des courses de 6-8 km en montée-descente. Il y avait bcp de musculation en salle et du hockey principalement. À cause des raideurs, j’ai ralenti jusqu’au jour où un exercice excentrique me fait une brûlure à l’insertion du tendon (Août 2016). Ensuite le repos sportif, par extension-flexion de la jambe pour 6 semaines. Ensuite transport de quelques boîtes dans les escaliers et le lendemain, enflure des tendons pour 3 semaines. J’ai été en physiothérapie pour tenter des exercices de stimulation et proprioception et vélo. À partir de ce moment, j’ai enchaîné des contractures et essaie d’exercice jusqu’à ce que je ne sois plus capable de marcher et je suis maintenant au repos complet. Pour résumer mes tentatives de traitement (repos, chaleur sur muscle, glace sur tendon, exercice, voltarin, anti-inflammatoire, prise de sang). Pour le moment, le médecin n’a pas voulu me faire passer un IRM ni échographie, à cause que je n’ai pas de signe d’enflure et ma peau est correcte. Mes symptômes sont plutôt de la raideur en extension, spasme et picotement à l’origine et à l’insertion du muscle. L’étirement est limité et la tolérance à la contraction est nulle après l’effort et non pendant. Voilà, je souhaite maintenant un miracle!

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    • Bonjour cher cousin,
      Merci pour votre confiance du bout du monde. La description de vos problèmes est complète et je vais tenter de vous aider dans le diagnostic. A vous lire, il me semble que votre douleur se situe au niveau de l’insertion haute, dite proximale, des deux ischio-jambiers. Les traitements que vous décrivez sont parfaitement adaptés en cas de tendinopathie d’insertion et devraient avoir un impact positif sur la gêne douloureuse et fonctionnelle. Mais vous continuez à avoir des symptômes très désagréables à type de spasmes et de picotements à l’exercice excentrique et à l’étirement. De ce fait, il me semble qu’il faut envisager d’autres diagnostics.

      Il n’est pas impossible que les douleurs postérieures que vous décrivez soient en relation avec des irradiations douloureuses d’un problème lombaire. Je vous conseille donc de revoir votre médecin pour envisager un examen médical à la recherche d’une atteinte neurologique au niveau des dernières vertèbres lombaires et de signes dits « dure-mériens ». Une IRM serait un examen complémentaire très intéressant pour éliminer, ou au contraire visualiser, une pathologie osseuse ou discale au niveau des vertèbres lombaires L4 ou L5.

      En attendant d’avoir un diagnostic précis de l’origine de vos douleurs fessières, je vous propose de continuer la préparation physique lombo-abdominale en insistant sur les exercices d’équilibre lombo-fessiers et la coordination des muscles respiratoires (diaphragme/transverse). Plutôt que le terme de « core-training » utilisé par les anglo-saxons, nous utiliserons le terme de « gainage » du tronc qui doit être parfaitement exécuté dans toutes les positions. Il s’agit d’exercices de prévention qui vont vous permettre d’adopter le meilleur positionnement du rachis et du bassin à l’exercice et à la fatigue. Si la pratique du vélo et de la natation ne déclenchent pas de douleurs, continuez à pratiquer ces sports pour rester en bonne condition physique générale.

      Merci pour votre confiance et tenez nous au courant des résultats des radiographies du bassin et du rachis ainsi que de l’IRM.

      Cordialement,
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

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  17. Bonjour, âgée de 59 ans, je pratique la course à pieds depuis plus de trente ans avec des périodes d’arrêt certaines années. J’ai repris en semptembre des entraînements avec un coach sportif avec un échauffement en gainage, squats, renforcement musculaire général, puis des séries de fractionné sur piste. Cela deux fois par semaine avec en plus une sortie « longue » d’une heure, une heure et demi.
    J’ai commencé à avoir mal dans une fesse progressivement lors d’une série de fractionné avec de grandes difficultés à m’étirer par la suite, notamment aux cours de yoga et pilates, je n’arrive plus du tout à me pencher jusqu’au sol en avant tellement la douleur est vive.
    J’ai essayé de m’étirer en douceur mais je n’en ai aucun bénéfice. La douleur cesse au bout de quelques jours de repos sans pour autant que je puisse m’étirer et recommence à la pratique de la course. C’est vraiment positionné à la fesse et le haut de la cuisse sans descendre jusqu’au genou, pratiquement indolore en petites foulées en côte et douloureux dès que j’allonge le pas en plat ou descente, douloureux également lorsque j’enlève ma chaussure en tirant sur le talon. Je n’ai pas encore consulté pensant que cela allait passer, quelle période de repos me conseillez vous? Me conseillez vous de cesser également tout étirement? Merci

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  18. Bonjour,
    je suis âgé de 31 ans.
    Tennisman depuis toujours ou presque (niveau 15/2 actuellement), et n’ayant jamais été blessé musculairement jusqu’alors, j’ai été victime d’un claquage sur une montée au filet début juin 2016 (un bon vieux tennis leg, avec cette sensation de m’être reçu une balle de tennis dans le mollet).
    Le claquage du gastrocnemien médial a été diagnostiqué cliniquement aux urgences, aucune échographie réalisée (le médecin était tellement sûr de lui qu’il m’a dit que ce n’était pas la peine d’en passer une).

    J’ai suivi les étapes qu’il m’a imposées (pas d’activité sportive pendant 6 semaines, puis reprise très progressive), tout en ayant des séances de kiné pendant ce laps de temps (8 séances au cours desquelles les massages prononcés devaient drainer l’hématome).

    J’ai repris une pratique plus « normale » de mon sport à partir de septembre / octobre, mais je ressentais des « tensions » dans le mollet (étaient-elles là depuis longtemps, ou y ai-je été plus sensible sur le sujet depuis le claquage, j’avais un doute).

    N’étant pas forcément en confiance, j’ai acheté des bas de compression, qui m’ont soulagé les mollets (plus la sensation de jambes lourdes) et quasiment supprimé les tensions que je pouvais ressentir.

    Néanmoins, après consultation de mon médecin à l’occasion de mon renouvellement de certificat pour la compétition, nous avons échangé sur le sujet et il m’a prescrit une échographie pour déterminer les séquelles.

    J’y suis allé mi-mars 2017 et après un premier commentaire spontané du radiologue peu rassurant (« ah ouais quand même ! vous vous êtes pas loupé mon pauvre ! »), le constat est le suivant : « importante cicatrice fibreuse du gastrocnémien médial étendue sur une hauteur de 11 cm, un axe transverse de 32 mm pour une épaisseur de 9 mm. Au sein de cette cicatrice fibreuse il existe une fine lame d’hématome liquidien millimétrique. Par ailleurs, il persiste toujours une hyperhémie Doppler péri-lésionnel modéré, témoignant d’un phénomène toujours en cours de cicatrisation ».

    Au-delà des conseils de prévention usuels (échauffement, étirement, hydratation régulière et importante) prodigués (et que je mets déjà en application), auriez-vous quelques suggestions pour essayer de résorber au maximum les séquelles, et prévenir également le risque de rechute ? (bien que le radiologue m’ait laissé peu de doute sur la quasi-certaine rechute à un moment ou un autre…).

    Merci par avance pour vos précieux conseils…

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  19. Bonjour,
    Voilà, il y a de ça 1 mois et demi, je me suis fait une élongation aux ischio droits en jouant au foot. Etant têtu et mordu de foot, j’ai à tout pris voulu jouer le week-end suivant. Résultat nouvelle pointe. J’ai laissé reposé 15 jours et 2 week-end plus tard j’ai rejoué et là une grosse douleur est apparue qui partait du bas des ischio et en allant jusqu’en haut du mollet. J’ai passé une écho qui n’a révélé aucun hématome, aucune déchirure. Mon kine (qui est excellent) m’a dit que ce n’était qu’une élongation (d’un muscle de l’ischio faisant la jonction avec le muscle du mollet d’où cette douleur derrière le genou). Il m’a donné un programme de rééducation. Cela fait donc 10 jours que je suis allé le voir, j’arrive bien à courir, je n’ai mal que lors de l’extension de ma jambe sur un saut. Cependant, lors de l’étirement de l’ischio, je ressens une sorte de boule en bas de l’ischio à la jointure avec l’arrière du genou. Je la ressens uniquement lorsque ma jambe est tendue. A quoi cela est-il du ? Comment s’en débarrasser ?

    Merci par avance pour vos réponses

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