Douleurs sous le pied : et si c’était la plaque plantaire ?

Le pied est un chef d'oeuvre architectural. Il est aussi soumis à de nombreuses contraintes notamment lors de la pratique de la course à pied. Très souvent, sur une douleur, le sportif pensera à une aponévrosite plantaire mais ce n'est pas toujours le cas. Le point avec le Docteur Jacques Pruvost.

pieds

Pour bien courir, il est nécessaire de se servir de ses pieds comme d’une arme de précision dans les appuis au sol.

Pour bien comprendre, sachez qu’il existe trois phases du déroulé du pied, trois phases chères aux biomécaniciens et aux podologues. Ces phases de contact avec le sol sont le plus souvent modélisées et décrites en trois niveaux successifs :

  • La phase de réception, d’attaque ou d’atterrissage,
  • La phase de soutien, de stabilisation ou d’équilibre
  • La phase de poussée, de propulsion ou de décollage.

Les différentes structures anatomiques du pied ont dans chaque phase un rôle parfaitement défini, souvent complexe et parfois contradictoire dans la réception, la stabilisation et la propulsion. Ceci explique pourquoi le pied du coureur est si difficile à comprendre et à traiter en cas de pathologie mécanique.

Le rôle de l’avant-pied et des métatarsiens

Le rôle de l’avant-pied et des métatarsiens Lors des appuis au sol, l’amortissement passe en priorité par les quatrièmes et cinquièmes métatarsiens, c’est-à-dire le bord externe de l’avant-pied, puis le transfert de charge se fait par l’intermédiaire du troisième et du quatrième métatarsien vers le gros orteil, l’hallux. La propulsion se termine ensuite essentiellement par l’extension de ce gros orteil (voir schéma ci-contre)

Les différents métatarsiens ont un rôle de charnière entre le triangle statique d’équilibre du pied et le triangle dynamique de propulsion. Pour réaliser ce travail, les métatarsiens sont interdépendants et maintenus par un ligament qui est tendu de la face inférieure du gros orteil jusqu’à la face inférieure du cinquième orteil, le ligament inter-métatarsien profond (LTPM).

La plaque plantaire

La plaque plantaire est une épaisse couche de tissus fibreux qui stabilise l’articulation entre chacun des métatarsien et chacune des premières phalanges des orteils. Cette plaque plantaire a un rôle de stabilisation et de roulement, chaque plaque plantaire étant reliée aux plaques plantaires adjacentes par le ligament inter-métatarsien profond. Et pour rendre le tout parfaitement fonctionnel, l’aponévrose plantaire donne des expansions profondes qui s’insèrent sur les faces latérales des plaques plantaires mais aussi sur le ligament transverse inter-métatarsien profond. Simple, non ? Le fonctionnement du pied est une très globale mécanique de précision qui ne souffre pas du moindre à peu prés…

La plaque plantaire du deuxième métatarsien   

Si les quatrièmes et cinquièmes métatarsiens peuvent facilement s’adapter car ils sont mobiles, les deuxièmes et troisièmes métatarsiens sont beaucoup plus fixes donc plus vulnérables. De ce fait, les atteintes de la plaque plantaire du deuxième métatarsien sont fréquentes. Lorsqu’ils abordent les douleurs de l’avant-pied, podologues et chirurgiens spécialisés dans les pathologies du pied utilisent le terme de syndrome du « deuxième rayon ». La longueur du deuxième métatarsien est un facteur de risque pour le déclenchement de ces pathologies : ainsi les coureurs qui ont un « pied grec » sont plus à risque que les autres pour souffrir d’une atteinte du deuxième rayon. Le pied grec consiste à avoir le second orteil de même taille ou plus long que le gros orteil du fait d’une longueur importante du deuxième métatarsien.

piedsMais les anomalies de longueur ne sont pas les seuls facteurs favorisant cette atteinte du deuxième rayon. Les anomalies de position des métatarsiens, l’hallux valgus, le pied creux peuvent aussi être responsables de douleurs de l’avant-pied.

Syndrome de la plaque plantaire : quels symptômes ?

Les coureurs vont souffrir de douleurs mécaniques à l’appui au niveau de l’avant-pied sous la tête du deuxième métatarsien. La marche pied nu et les chaussures trop serrées vont déclencher ou aggraver la douleur. Les femmes ne pourront plus porter de talons hauts car ce type de chaussage engendre un hyper-appui au niveau des articulations entre les métatarses et les phalanges notamment au niveau des deuxièmes et troisièmes rayons. La plus part du temps les douleurs vont survenir progressivement mais il est aussi possible que la rupture de la plaque plantaire se fasse de manière brutale à l’occasion d’un entrainement plus dynamique que d’habitude ou bien d’une compétition inhabituelle par sa longueur. Lorsque la coureuse, ou le coureur, consulteront un médecin ou un podologue, ceux-ci parleront de syndrome de surcharge ou de métatarsalgies statiques.

Sans traitement, quelle est l’évolution naturelle ?

Ce syndrome de la plaque plantaire évolue habituellement en quatre phases :

stade 1 : phase douloureuse sans instabilité articulaire
stade 2 : association de douleurs avec des sensations d’instabilité de l’articulation du deuxième rayon

-	stade 2 : association de douleurs avec des sensations d’instabilité de l’articulation du deuxième rayon

 

 

 stade 3 : subluxation (déplacement partiel des deux extrémité d’un os) dorsale du deuxième-orteil au dessus du pied -	stade 3 : subluxation dorsale du deuxième orteil au dessus du pied
 stade 4 : luxation fixée et irréductible avec déformation en griffe de l’orteil -	stade 4 : luxation fixée et irréductible avec déformation en griffe de l’orteil

 

Quels sont les traitements possibles ?

Bien souvent les coureurs viennent consulter trop tard et il n’est plus possible d’envisager un traitement satisfaisant pouvant assurer la reprise de la course à pied. C’est l’objectif de cet article : faire passer l’idée qu’il est important de consulter assez tôt lorsque vous souffrez d’une douleur de l’avant-pied. Aux stades 1 et 2, lorsque les douleurs sont présentes mais que la plaque n’est pas encore rompue, le traitement médical est toujours possible. La mise au repos sans appui avec utilisation de cannes anglaises pendant trois semaines est incontournable. Les infiltrations de corticoïdes ne sont pas recommandées sauf si l’échographie montre une bursite associé (inflammation des bourses séreuses, petits sacs qui se situent entre deux structures musculo-squelettiques au niveau des articulations). La reprise d’appui se fera ensuite après passage chez un podologue qui confectionnera des semelles adaptées, une barre d’appui rétro-capitale sera le plus souvent mise en place.

La rupture de la plaque est le tournant évolutif de la maladie qui amène au stade 3, avec la survenue d’une subluxation. Il est important d’agir très rapidement à ce stade. Il s’agit d’une véritable urgence podologique dont le traitement est chirurgical.

Sans intervention à ce stade, la luxation sera ensuite permanente et la chirurgie ne pourra plus être envisagée. Le plus souvent la course à pied devra être abandonnée…

Syndrome de la plaque plantaire ou syndrome de Morton ?   

Le syndrome de Morton est beaucoup mieux connu des coureurs que le syndrome de la plaque plantaire. En fait, c’est l’atteinte de la plaque plantaire qui déclenche le syndrome de Morton par irritation du nerf interosseux. L’utilisation de chaussures un peu trop serrées, en reproduisant la compression nerveuse, ne fait que révéler la lésion de la plaque plantaire. Il faut différencier le syndrome de Morton du névrome de Morton qui est un stade plus avancé de l’atteinte du nerf interosseux (lire Maladie ou syndrôme de Morton, la solution).

Syndrome de la plaque plantaire ou fracture de fatigue ?  

Chez les coureurs à pied, une douleur de survenue brutale au niveau d’un métatarsien doit faire penser immédiatement à une fracture de fatigue. Quel que soit le niveau de la douleur, il est logique d’envisager rapidement radiographie et échographie. L’imagerie doit permettre de localiser la fracture de contrainte au niveau du corps du métatarse ou bien au niveau de l’articulation avec la phalange. Il peut être parfois nécessaire de faire un scanner : c’est sans doute le meilleur examen pour montrer le niveau de l’atteinte osseuse.

Conclusion  

Le pied est une merveille architecturale et le pied du coureur est soumis à d’énormes contraintes. De nombreuses pathologies peuvent survenir au niveau de la face plantaire et toutes ces pathologies ne doivent pas être classées sous le terme trop vague d’aponévrosite… !!!

Soyez vigilants, écoutez vos pieds qui sont loin d’être bêtes et n’hésitez pas à consulter régulièrement un médecin ou un podologue du sport.

24 réaction à cet article

  1. J’ai le syndrome ou nevrome de Morton, ‘un des deux. En tout cas, la podologue m’a donne des semelles a porter, avec une bosse qui ecarte les os.
    A votre avis est-ce la bonne approche? Car maintenant j’ai mal sur le dessus du pied toute le temps alors qu’avant c’etait dessous apres 10-15 kms de course. Je vais retourner la voir.
    Je suis en Angleterre, peut-etre les approches sont-elles differentes?
    Merci d’avance de vos tuyaux.
    JC

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  2. Bonjour Jean-Charles, je suis moi même podologue. Vos semelles suivent une approche de correction extrinsèque c’est à dire changer le sol pour l’adapter au pied par décharge ou répartition d’appui. Il existe aussi l’approche intrinsèque où l’on envisage de corriger le pied dans sa structure afin de rendre la fonction de vos métatarsiens dans le plan selon le bon axe. L’approche Anglo-Saxonne est généralement intrinsèque.

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  3. Un IRM m’a orienté vers un problème de syndrome du deuxième rayon. Mes semelles « podologique » me permettent de faire du sport et de me déplacer mais je ressens toujours une sensation d’inconfort au pied problématique notamment sur l’avant du pied. Faut-il consulter un autre podologue ?

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  4. Je viens de recevoir mon dignanostique: plaque plantaire.
    On me dis ne plus faire de sport qui donne une surcharger sur l,avant du pied.
    Quel sport me proposer vous? Le velo et aqua forme mais avez vous d,autre suggestion?
    Merci

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    • Bonjour,

      Les lésions de la plaque plantaire sont fréquentes chez les runners. Le pied est une merveille architecturale et le pied du coureur est soumis à d’énormes contraintes. Vous pourrez lire sur notre site un article entièrement dédié à cette pathologie sous le titre « douleurs sous le pied : et si c’était la plaque plantaire ? ».

      Pour vous donner des conseils thérapeutiques, il est important de classer le niveau de votre atteinte. Il est probable que vous vous situiez au stade 1. Le repos sportif et la prudence sont de mise. Vous devez passer par une consultation chez un podologue du sport et solliciter votre avant-pied le moins possible dans les activités de la vie quotidienne tant que vous ressentez des douleurs. Dés que vous n’aurez plus aucune douleur à la marche dans vos déplacements, les sports « portés » comme le vélo ou la natation seront parfaitement adaptés à la reprise de l’activité physique. Et après trois à six semaines sans douleurs, vous pourrez tenter de reprendre la course de manière raisonnée et raisonnable.
      Il est essentiel que vous portiez un soin méticuleux à choisir vos chaussures de ville comme vos chaussures de sport et à y placer les semelles les mieux adaptées pour ne pas trop solliciter les plaques plantaires.

      Cordialement
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

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      • Bonjour,

        Pourriez-vous me dire si des massages lymphatiques pourraient hâter la guérison d’une bursite ? D’après ce que j’ai compris les bourses séreuses sont emplies d’un liquide nommé lymphe et qui provoque l’oedème.

        Deuxième question : est-ce que la ionophorèse (à cause d’hyperhidrose) est contre-indiquée en cas de bursite ?

        Merci de votre réponse

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        • Bonjour,

          Merci pour votre question et votre confiance mais vous ne me décrivez pas l’essentiel : la localisation de votre bursite et le type de douleur qui l’accompagne. Sachez que ces bourses de glissement sont très présentes au niveau du membre inférieur dés qu’un tendon doit coulisser au plus prés d’un os. Puisque les bourses achilléennes sont les plus souvent atteintes chez les runners, je vais vous répondre comme si votre douleur était située au niveau du talon et de l’insertion du tendon d’Achille sur le calcanéum. Ces bourses de glissement augmentent de volume et deviennent douloureuses pour des raisons essentiellement mécaniques : surmenage articulaire, mauvais positionnement du calcanéum par rapport au tendon d’Achille, pieds creux, tendinopathie d’insertion du tendon calcanéen, syndrome du carrefour postérieur, atteinte dégénérative du tractus suro-achilléo-plantaire. Les raisons de la survenue d’une bursite sont donc nombreuses. Aussi, pour mieux connaitre la situation et mieux comprendre l’origine d’une bursite achilléenne, les médecins du sport aiment se fier aux images données par une IRM du tendon d’Achille et du calcanéum.

          Les massages lymphatiques ne pourront pas guérir votre bursite mais, en améliorant le drainage et la circulation profonde au niveau du membre inférieur, ils pourraient avoir un effet indirect sur l’amélioration des douleurs. Les ionophoréses ne sont pas, à ma connaissance, contre-indiquées en cas de bursite.

          A court terme, le meilleur traitement des bursites achilléennes est l’infiltration de corticoïdes sous contrôle échographique.

          Cordialement
          Dr Jacques Pruvost
          Marseille

        • Bonjour,

          Merci pour votre réponse et excusez-moi de ne pas vous avoir donné plus de précisions
          Il s’agit d’une bursite plantaire survenue le 6 février 2016 à la suite d’un entraînement trop intensif en danse (tango argentin). Stage le soir et le lendemain je me réveille avec cette pathologie sous le pied droit (au niveau du 3ème orteil et du gros orteil).
          Le pied gauche a donné quelques signes moindres mais ils s’emplifient depuis début juillet (en particulier au niveau du gros orteil).

          Merci de m’éclairer car je suis désespérée et ne sait plus que faire.

          Cordialement

  5. Bien.
    Moi j’ai eu droit a une fracture de fatigue 2éme métatarse.
    Diagnostic confirmé avec un irm.
    Pour aider, puisque la fracture n’était pas visible ni dans la radio ni dans le scanner.
    J’ai continué trois semaines, puisque malgrès le fait que j’avais mal. Toute le monde croiais que je n’avais rien.
    Conclusion j’ai aussi une bursite.

    Pour l’instant 15 jours d’arrêt de travail, botte de marche et deux cannes anglaises pour marcher. Aucun poids sur le pied droit.

    Ma question, est-ce que c’est rare de ne rien voir dans la radio et dans le scanner ?
    Sinon par la suite, je pourrais marcher au bout d’un mois ? Ou c’est plus long ?
    Pour la bursite, une simple radio va confirmer sa disparition ? Ou il faut une echographie ?
    Merci

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    • Une fracture de fatigue ne sera le plus souvent dépistée au début que par une IRM ou une scintigraphie osseuse.
      Cet examen sera réalisé dans la mesure où l’interrogatoire et les signes cliniques (douleurs +œdème) feront suspecter cette pathologie en rapport avec une fragilité osseuse. Il s’agit d’une anomalie du tissu osseux non visible sur un bilan radiographique dans un premier temps, qui dans un second temps se traduira par un cal osseux dans un délai de 3 à 6 semaines qui confirmera la suspicion.

      Un bilan biologique et/ou une densitométrie peuvent être prescrits pour éliminer une anomalie métabolique qui fragiliserait le tissu osseux.

      Sur le plan thérapeutique la décharge peut se concevoir pendant 3 à 6 semaines en contrôlant les signes cliniques et en répétant les bilans complémentaires. Il est conseillé d’entreprendre très rapidement une rééducation pour raccourcir le délai de cicatrisation et permettre de reprendre le plus rapidement possible une ou des activités physiques. Une supplémentation vitamino-calcique peut être utile.

      En ce qui concerne la bursite il s’agit d’une inflammation d’une structure anatomique qui peut être concomitante ou le fait d’un mauvais appui à traiter comme toute inflammation articulaire ou péri-articulaire par le repos et un traitement anti-inflammatoire par voie locale ou générale. La radiographie ne montrera rien. Une bonne échographie est l’examen de choix.

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  6. Bonjour,
    Je pense être atteint du syndrome de plaque plantaire sur le pied droit.
    J’ai le pied grec (gros et 2e orteils de même taille)

    La première occurence de douleur vive et assez caractéristique (l’impression d’avoir comme une membrane sous le pied au niveau des 2e et 3e meta. qui se déchire, et l’impression désagréable que l’os de l’articulation est en quasi contact direct avec le sol sans plus de chair amortissante intermédiaire) est survenue il y a quelques temps lorsque je reprenais stupidement et trop intensivement la course à pied avec des chaussures minimaliste (five fingers) sur le bitume urbain. Laissé au repos pendant une semaine, la douleur a disparu. J’ai pu courir sans douleur de ce type avec des chaussures beaucoup plus classiques (saucony xodus 5) sur terrain mixte.
    Je me rends compte aujourd’hui (soit 1 mois plus tard) que : pieds nus sur sol dur (parquet), sans avoir de douleur, j’ai une sensation d’inconfort (cette sensation que l’os des 2e/3e est moins amorti sous le pied), et après avoir enfilé pendant seulement 5min des fivefingers pour faire des tâches ménagères (donc pas dynamique) en intérieur, la douleur sous les 2e/3e meta. apparaît peu à peu.

    Par ailleurs, j’ai une douleur prononcé sur le dessus de l’articulation du gros orteil orsque je flechis mon pied droit.

    Bref. Il est temps que je consulte.

    Je suis un peu perdu pour entamer un diagnostic sérieux auprès de professionnels compétents sur Paris (qui ne manquent sans doute pas, mais encore faut il faire le tri). Après un passage obligé chez mon médecin traitant habituel, auriez-vous des confrères médecins du sport / orthopédistes du sport / traumatologues du sport à Paris à me suggérer ? J’avais déjà consulté il y a quelque années pour un syndrome de l’essui-glace à l’INSEP (4 mois d’attente…)

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    • J’oubliais l’essentiel : « merci bien d’avance »

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      • Encore une fois plusieurs plaintes sont émises concernant vos pieds.
        Une adresse sur Paris pour moi impossible, mais je pense qu’il doit y avoir des services hospitaliers de rhumatologie ou d’orthopédie où sévissent des spécialistes en podologie.

        Un pied s’examine en charge puis « face à face » en décharge.
        On apprécie les courbures, voute interne, voute externe, arche antérieure, l’harmonie de l’avant-pied, on recherche des zones de frottement anormal : cors, durillons, œil de perdrix. On palpe les différentes structures tendineuses et notamment le tendon d’Achille. On regarde la qualité de la peau et sa coloration.

        On évalue la mobilité des différentes structures articulaires du bout des orteils jusqu’à la cheville leurs éventuelles déformations (hallux valgus, rigidus, doigts en griffe, …).
        Un examen podoscopique statique et dynamique et de mise.

        Des explorations complémentaires : radiographies simples en charge et en décharge (angles, anomalies ostéo-articulaires), une échographie (ligaments, tendons) une IRM qui permettra une étude assez exhaustive des différentes structures seront des aides précieuses au diagnostic.

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        • Bonjour,

          Quelqu’un peut-il me renseigner sur la durée moyenne d’une bursite (dûe à un entraînement trop intensif en tango argentin) ?

          J’aimerais entrer en contact avec des personnes qui ont eu des bursites car je me pose mille et une questions.

          Merci d’avance.

        • Bonjour Chantal,

          Nous ne pouvons malheureusement pas répondre à votre question.
          Dans tous les cas, il est recommandé de consulter un médecin afin d’avoir un diagnostique sur l’origine de cette douleur.

          Bon courage pour la suite.

  7. Bonjour Olivier,

    Merci de votre conseil. J’avais déjà vu ma généraliste pour le diagnostic mais je viens quand même de prendre rendez-vous pour radio, échographie et IRM.
    Je n’ai guère le moral car j’aimerais bien quitter mon fauteuil roulant (depuis plus de 3 mois) et retrouver mon autonomie. Pensez-vous que le stress puisse jouer sur la régression ?

    On m’a dit que la kiné laser serait la méthode la plus efficace pour hâter les choses (10 fois plus vite). Vous connaissez ?

    Avez-vous déjà été victime de bursite aussi ?

    Merci de votre réponse.

    Répondre
    • Bonjour Olivier,

      Oui, j’ai oublié de préciser qu’il s’agit d’une bursite plantaire et que l’origine est traumatique. Elle est survenue de façon brutale à la suite d’un entraînement trop intensif en danse (tango argentin). Chocs, glissements, frottements en sont l’origine sur le pied droit (3 et 4èmes orteils ainsi que le gros orteil) et de façon moins traumatique sur le pied gauche au niveau du gros orteil.

      Merci de m’éclairer si vous pouvez.

      Cordialement

      Répondre
  8. Bonjour
    J’ai été opérée voilà deux mois
    Ostéotomie du deuxième et troisième métatarses
    Diagnostic après radio et echographie
    Fissure de la plaque plantaire avec localisation d’un névrome de morton localisé entre le deuxième et troisième métatarse
    Douleurs importantes depuis 9 mois (mauvais diagnostic du départ)
    Aujourd’hui séances de Kine trois fois par semaine avec laser,ultrasons,exercices que je pratique en plus à la maison et pourtant la douleur au niveau de la plaque est toujours très importantes
    Mon chirurgien me dit que pour cicatriser une plaque il faut entre 6 à 8 mois
    Mais les douleurs qd vont elles disparaître??? car c’est vraiment insupportable
    Existe il une solution que je pourrais adaptée car j’ai un métier qui ne me permet pas de m’asseoir bien des fois pendant 10h
    Et pour l’instant je ne peux toujours pas reprendre mon travail
    Pourriez vous me donner votre avis ou un conseil
    Merci d’avance pour votre reponse
    Bonne journée

    Répondre
  9. 05 sorties course par semaine.
    Douleur aigue sous orteil à côté du petit ?
    Que puis je faire ?
    Merci

    Répondre
    • Bonjour Legendre,

      Si la douleur persiste, il est impératif que vous alliez consulter votre médecin traitant. Ce dernier pourra vous prescrire des examens plus complets. Par la suite, si vous avez encore des questions n’hésitez pas à revenir vers nous.

      Sportivement.

      Répondre
  10. Bonsoir,
    Une douleur à la tête du 2ème métatarse est présente depuis un bon mois. Je cours toujours en attendant une écho le 18 mai. La gène est la mais pas énorme Le déroulé du pied en marche à pieds nus est tout de même délicat. Je ne suis pas doc et l’écho m’en dira plus (je l’espère) mais ça ressemble fortement à la plaque plantaire. Si c’est le cas, pourrai-je à l’avenir continuer à courir autant qu’actuellement c’est-à-dire 50 à 60 bornes par semaine et un marathon par an?

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  11. bonojur , je pense avoir ce probleme et etre au stade 1 , j ai une sensation d engourdissement vers le 6km, pensez vous que je puisse faire un marathon a la mi-octobre ainsi que la prepa qui va avec ? quel sont les risques ? quel gestes et soins puis je apporter a mon pied pour attenuer cette gene ?? merci

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  12. Bonjour, voici mon cas, si un médecin du sport peut m’aider, je prends! radio ras, irm montre une fissure de la plaque plantaire. rdv podologue, confection d’ortheses plantaires, 1 mois après, pas de soulagement, on revisite les ortheses et on augmente la mise en decharge. 15 jours, pas d’amélioration…..douleur persistante à la marche, alors la course c’est pour quand? du repos et du repos mais aucune amelioration, cela dure depuis septembre, c’est long… que faire? merci pour un avis TRES sérieux

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    • Bonjour,

      Vous décrivez très bien vos symptômes et les soins logiques qui vont avec le traitement d’une lésion de la plaque plantaire. Par contre, je suis étonné que cette lésion ait été découverte à l’IRM alors que le meilleur examen pour étudier cette plaque tendineuse est l’échographie. De plus, je suis surpris qu’il n’y ait aucune amélioration après deux mois d’arrêt de la course à pied et de repos sportif. Il me semble donc qu’il faudrait envisager un autre diagnostic et éventuellement une fracture de fatigue d’un métatarsien. Je vous propose donc de consulter un médecin du sport et/ou un échographiste spécialisé dans les pathologies du sportif qui puissent revoir le diagnostic initial et ré-analyser l’origine de votre douleur.

      Tenez-nous au courant

      Cordialement

      Dr Jacques Pruvost

      Répondre

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