Douleur(s) aux pieds, qu’est-ce que c’est ?

Les coureurs se plaignent souvent de douleurs qu’ils localisent sous le pied au niveau de la voute plantaire. Cette zone appelée médio-pied est placée entre le talon et l’avant-pied qui se situe au niveau de l’appui des métatarsiens. On accuse souvent l'aponévrose mais parfois c'est à tord. Le point avec le médecin du sport Jacques Pruvost.

douleur pied

La voute plantaire, une région complexe sur les plans anatomiques et mécaniques, regroupe différentes structures musculaires, tendineuses, ligamentaires et osseuses. Chacun de ces éléments peut être responsable de phénomènes douloureux attribués trop souvent à l’aponévrose mais ce n’est pas forcément la cause. Surtout lorsque le sportif se plaint d’aponévrosite plantaire depuis de longs mois et alors que les traitements médicaux ne parviennent pas à soulager.

Aponévrosite ou myo-aponévrosite ?

Le terme d’aponévrosite est un terme que tout le monde connait et qui permet plutôt d’échanger sur une localisation que sur une pathologie. En effet si cette aponévrose plantaire superficielle existe bien et est souvent responsable de phénomènes douloureux, l’atteinte anatomique est parfois plus profonde en se situant au niveau des différents muscles et tendons de la voute plantaire. Et si les coureurs d’endurance souffrent plutôt de douleurs en relation avec l’insertion de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum, les sprinters peuvent être victimes d’une véritable lésion musculaire à début brutal avec rupture, par exemple, du court fléchisseur des orteils. Le terme de myo-aponévrosite est donc mieux approprié que le terme d’aponévrosite trop réducteur sur le plan anatomique.

Le pied : un millefeuille anatomique d’une finesse inouïe !

Pour mieux comprendre et visualiser les structures anatomiques du pied, nous allons décrire cette mécanique de précision comme un gâteau qui serait un millefeuille. Pour les férus de diététique sportive qui aiment préparer les sorties longues avec les pâtes, l’image des lasagnes peut-être aussi très évocatrice.

La tranche la plus basse au contact avec le sol est la peau, puis en allant vers le haut la tranche suivante est l’aponévrose plantaire. Cette aponévrose protège une première couche composée de différents muscles que sont le muscle court fléchisseur des orteils, le muscle abducteur du gros orteil, et le muscle abducteur du petit orteil. Protégés par cette couche musculaire, fonctionne une deuxième couche plutôt tendineuse (tendon du long fléchisseur des orteils et tendon du long fléchisseur du gros orteil) mais aussi un réseau très sophistiqué de nerfs, d’artères et de veines plantaires. Au dessus de cette deuxième couche, la troisième couche est composée de tendons, les tendons du tibial postérieur, des courts et longs péroniers et de muscles, les muscles fléchisseur et adducteur du gros orteil, le muscle du fléchisseur du petit orteil.

Un chapiteau rigide constitué de structures osseuses et ligamentaires

Enfin, et il ne faut surtout pas l’oublier, la dernière couche vers le haut est composée des os et ligaments qui soutiennent la voute plantaire. L’arche interne est structurée de l’arrière vers l’avant par le calcanéum et l’astragale, le scaphoïde, les cunéiformes puis le premier métatarsien. L’arche externe est structurée de l’arrière vers l’avant par le calcanéum, le cuboïde puis le cinquième métatarsien.
fleche2Structures osseuses et ligamentaires

Troisième couche musculaire

Deuxième couche tendineuse

Artères et veines plantaires

Première couche musculaire

Aponévrose plantaire

Peau

Chaussure

Sol

 

Le rôle de l’aponévrose plantaire
Cette aponévrose est un fascia constitué de tissu conjonctif dense réparti en trois faisceaux : un faisceau central épais et résistant nommé aponévrose plantaire moyenne et deux faisceaux latéraux plus minces, les faisceaux internes et externes. En arrière l’insertion de l’aponévrose est étroite et se situe sur le calcanéum, en avant l’insertion est large pour pouvoir s’associer par un système complexe avec le fonctionnement des cinq métatarsiens.

L’aponévrose plantaire a de nombreux rôles au quotidien : protection, cohésion et maintien du millefeuille mais aussi suspension et soutien des arches osseuses externes et internes. A la course, le rôle de l’aponévrose plantaire est de transmettre les forces au moment des appuis et de participer à la propulsion au même titre que les muscles du mollet et que le tendon d’Achille : on parle souvent de système suro-achilléo-plantaire. Nos aponévroses plantaires sont donc sollicitées en permanence : à la position debout, à la marche et encore plus à la course ce qui explique les lésions de surmenage par microtraumatismes répétés.

Comment repérer la structure responsable des douleurs ?

Le schéma ci-dessus permet de mieux comprendre que le sportif aura du mal à préciser un niveau exact en localisant la couche douloureuse dans ce millefeuille. Ce millefeuille est d’autant plus complexe à analyser que la plupart des couches superposées sont très fines.

L’examen clinique permet de localiser la zone douloureuse : plutôt au niveau du talon ou bien au centre du médio-pied. Cet examen va tester les muscles et les tendons mais aussi cerner la responsabilité des différents os et articulations du pied dans le déclenchement des douleurs.

L’imagerie devrait être systématique : radiographie standard à la recherche de pathologie osseuse ou arthrosique, échographie plantaire pour tenter de localiser la lésion douloureuse au niveau de l’aponévrose, des muscles plantaires, des tendons et de leurs insertions.

  • Les symptômes douloureux semblent en relation avec une atteinte de l’aponévrose plantaire 
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L’aponévrose plantaire

Le type des douleurs décrites par le coureur, l’examen clinique et l’imagerie vont permettre d’orienter le diagnostic vers la structure atteinte.

Si l’aponévrose est responsable des symptômes, il va falloir mieux préciser le niveau et l’importance de son atteinte car les traitements seront différents.

– Si les différentes recherches orientent vers une aponévrosite moyenne d’insertion car l’atteinte est située au niveau de son l’insertion sur le calcanéum, il s’agit alors d’une enthésopathie. Etirements, massages transverses profonds et ondes de choc sont les thérapeutiques les mieux adaptées.

– Si les symptômes sont situés sous la voûte, associant des lésions de l’aponévrose et de la première couche musculaire, il s’agit alors d’une myo-aponévrosite plantaire nommée également fasciite plantaire. Les étirements et les massages profonds seront les traitements prioritaires.

– Enfin, une rupture brutale de l’aponévrose est toujours possible, l’échographie est alors l’examen de choix pour en connaitre la localisation et l’importance. En cas de rupture, repos, immobilisation et mise en décharge de l’articulation devraient être obligatoires pendant plusieurs semaines.

  • Les symptômes douloureux se situent au niveau de la voûte plantaire  mais semblent en relation avec une atteinte osseuse
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atteinte osseuse

L’examen clinique montre que l’aponévrose est sensible, tendue mais la palpation des os du pied et la mobilisation des articulations déclenchent des douleurs que le sportif reconnait. Il est probable que l’origine de la douleur située sous la voute plantaire est alors osseuse et non pas aponévrotique.  Dans ce cas précis, la hantise du médecin du sport est de passer à coté d’une fracture de fatigue que la radiographie standard n’aura pu repérer. Il est le plus souvent nécessaire de faire pratiquer un scanner ou une IRM à la recherche d’une fracture de contrainte. Tous les os du pied peuvent être victimes d’une fracture mais le plus sensible, car le plus sollicité au niveau mécanique, est le scaphoïde tarsien. Les fractures de fatigue du calcanéum ne sont pas rares chez les coureurs et peuvent donner les mêmes symptômes qu’une aponévrosite moyenne d’insertion.

  • Les symptômes douloureux se situent au niveau de la voûte plantaire mais semblent en relation avec une pathologie articulaire

Là encore, l’examen de la voûte plantaire montre qu’il existe une douleur à la palpation et à l’étirement de l’aponévrose mais les radiographies révèlent une arthrose débutante sur l’arche externe au niveau de l’articulation entre le calcanéum et le cuboïde ou sur l’arche interne entre l’astragale et le scaphoïde. L’existence d’un pied creux est un facteur favorisant de toutes ces pathologies arthrosiques. Chez les sportifs qui ont eu des entorses à répétition, les contusions osseuses entre le dôme de l’astragale et le tibia ont pu enclencher une arthrose de cheville qu’il faudra traiter pour voir les douleurs de voute plantaire disparaitre.

  • Les douleurs se situent au niveau de la voûte mais semblent en relation avec une atteinte tendineuse

Nous l’avons vu, un bon nombre de tendons stabilisateurs, extenseurs ou fléchisseurs de la cheville s’insèrent sous le pied. En premier lieu le tendon du tibial postérieur qui s’insère sur l’arche interne du pied. Ce muscle et son tendon sont très sollicités chez le coureur à pied à la fois lors de la réception au sol et lors de la propulsion. Les lésions du tendon lui-même lors de son passage sous la malléole interne ou bien au niveau de son insertion au niveau du scaphoïde sont fréquentes et peuvent être responsables de douleurs plantaires internes. Deux tendons essentiels dans la propulsion, les tendons du long fléchisseur de l’hallux et du long fléchisseur des orteils passent entre les deux couches musculaires. Ces tendons peuvent être atteints partiellement, l’examen clinique et l’échographie montreront la localisation et l’importance de la lésion.

  • Les douleurs se situent au niveau de la voûte mais semblent en relation avec une maladie inflammatoire générale 

Reste dans les cas possibles des causes possibles de douleurs plantaires par les maladies rhumatismales. Certaines maladies générales atteignant les tendons et leurs insertions sur les os peuvent être à l’origine de douleurs inflammatoires qui prennent l’aspect de douleurs mécaniques. C’est parfois l’échographie ou bien l’IRM qui, en montrant des aspects très particuliers à l’insertion des tendons, orienteront vers la responsabilité de maladies nommées spondylarthropathies. Des analyses biologiques ciblées seront un excellent appoint complémentaire pour faire un diagnostic précis. Différents traitements anti-inflammatoires très spécifiques devront être mis en place par le rhumatologue.

Conclusions

De nombreux sportifs souffrent depuis plusieurs mois d’une douleur plantaire attribuée d’emblée à une aponévrosite. Il est vrai que les aponévrosites sont parfois difficiles à soigner mais la très grande majorité ne résistent pas à l’association des thérapeutiques que sont les étirements du système tendineux et musculaire suro-achilléo-plantaire, les massages profonds, les ondes de choc, le travail sur la posture, les semelles orthopédiques adaptées.

Aussi la première question qu’il faut se poser concernant une douleur plantaire qui ne guérit pas est la suivante : le diagnostic d’aponévrosite plantaire est-il le bon ? Le pied est une structure anatomique très complexe et l’aponévrose n’est pas la seule structure à être responsable de douleurs à l’exercice. Les atteintes d’autres structures musculaires, tendineuses, ligamentaires ou osseuses ainsi que certaines maladies inflammatoires générales peuvent donner les mêmes symptômes.

 

 

 

21 réaction à cet article

  1. Je souffre de douleurs plantaires aux deux pieds depuis 6 mois. Le diagnostic n’a jamais été clairement établi, ni par mon médecin du sport ni par mon rhumatologue.
    Radios et échographies n’ont pas révélé d’épine, ni de rupture ou d’epaississement de l’aponevrose.
    Du coup, j’ai enchaîné divers traitements un peu a l’aveugle (anti inf., ondes de choc, semelles, infiltrations) ; mais sans aucun résultat probant.
    Les douleurs demeurent (tiraillements prononcés en position debout prolongée au-delà de 20mn ou lorsque je pietinne), je suis désemparé, je ne sais plus quoi faire…

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    • Bonjour alain
      je connais les mêmes soucis actuellement et suis tout aussi désemparé. Je sors de longues séances d’ondes de choc et j’ai l’impression que la douleur s’est même intensifiée. Avez vous de votre côté trouvé la solution ? ca pourrait me donner des pistes. D’avance merci du temps que vous voudrez bien m’accorder
      Thomas

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      • un soin en réflexologie peut vous donner d’excellents résultats.

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  2. Je rajoute qu’au réveil je n’ai pas mal, je peux enchaîner les pas normalement.
    Les tiraillements et les douleurs associées s’installent au fil des minutes en position debout.
    A la palpation des voûtes et talons, je n’ai pas non plus de points aigus douloureux.
    .
    J’ai remarqué a l’occasion des étirements que je fais quotidiennement que j’ai les mollets un peu durs et parfois les trapezes tendus.
    Pourrait-il s’agir d’une tension de toute la chaîne postérieure qui causerait ces douleurs aux pieds
    (apparus le surlendemain d’une course où j’avais changé de modèles de chaussures).

    Merci par avance pour votre aide / conseils.

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    • Bonjour Alain,

      Je tombe un peu par hasard sur votre commentaire. Je me retrouve entièrement dans la description de vos douleurs. Je souffre moi aussi de douleurs plantaires bilatérales apparaissant lors d’une station debout prolongée. Tout comme vous je n’ai pas de douleurs au réveil ni de points véritablement douloureux. J’ai également des tensions des trapèzes et des muscles du cou. Cela fait plus d’un an que ça dure sans pour autant qu’une solution ai été trouvée. Le diagnostic établi est une tension des chaines musculaires postérieures (aucune pathologie trouvée lors des radio ou de l’échographie). Après de nombreuses de kiné, de l’ostéopathe, le port de semelles orthopédiques et des étirements quotidiens, rien n’y fait.

      Je me permets alors de me manifesté pour avoir des nouvelles concernant votre situation et si une situation a été trouvée. Je suis moi même désemparé devant la situation qui est très handicapante.

      Merci.

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      • Bonjour Quentin,
        Toujours pas d’évolution positive après un an.
        Deux IRM ont montré un syndrome du carrefour postérieur + ténosynovite des tibials postérieurs et des longs fléchisseurs de l’hallux…
        Logiquement, selon mon médecin, ces problèmes devraient localiser les douleurs au niveau chevilles. Or elles le sont au niveau des voûtes.
        Mon podologue penche lui vers un syndrome bilatéral du tunnel tarsien…
        Bref, bientôt 1 an et toujours pas de diagnostique bien clair et donc de traitement adapté.
        Quelle galère !
        Et vous, une amélioration ?

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        • Bonjour Alain,

          Merci pour votre retour, même si celui-ci n’est pas porteur de bonnes nouvelles; Je m’étais permis de réagir car je me retrouvais complétement dans l’ensemble de vos symptômes. Je n’ai comme vous pas réellement de douleurs dans les chevilles, mais des raideurs (passant derrières la malléole interne de la cheville) après avoir sollicité mes pieds. De plus la station debout crée des contractures aux mollets et des inflammations musculo-tendineuses créant notamment des crampes aux mollets à la moindre sollicitation.
          Je n’ai malheureusement pas plus de réponses à vous apporter. En effet ma situation est toujours identique, sans diagnostique réel. Je n’ai pas fait d’IRM.notamment, les médecins ne jugeant pas nécessaire d’en réaliser un. Le chirurgien orthopédiste que j’ai pu consulté penchait vers un trouble mécanique dû à des pieds plats et mon podologue à un trouble de la posture.
          Aujourd’hui, je réalise des étirements quotidiens, je porte des semelles orthopédiques et réalise un travail de proprioception avec mon kiné, que je couple à des séances de lumière infrarouge localisée sur le tibial postérieur (séances réalisées de mon initiative personnelle).
          Tout cela ne change pour le moment rien aux douleurs qui apparaissent dès que je reste debout de manière prolongée et qui sont atténuées par la marche (active, pas le piétinement).
          Je vous rejoins, quelle galère !
          Je ne manquerais pas de vous faire savoir si ma situation s’améliore.

      • Merci Quentin. Votre chirurgien orthopédiste ne vous a pas proposé une intervention chirurgicale ?
        J’ai dû insister pour les IRM.
        On se tient au courant sur l’évolution de notre diagnostique et efficacité des différents traitements ?

        Répondre
        • Non d’après le chirurgien orthopédiste cela ne nécessitait pas d’intervention. Je le revois prochainement compte tenu de la non évolution de la situation, il aura peut etre un autre avis.
          Bien sûr on se tient au courant, avec plaisir.

  3. Bonjour,
    pour ma part, je souffre depuis longtemps d’une douleur dans la zone sous malléolaire interne, tibial postérieur ok sur écho et IRM, mais une écho a montré une tenosynovite, épaississement gaine synoviale des fléchisseurs hallux. Rien à l’IRM. Seulement épanchement articulation talo crural.
    Quel traitement ? sachant que pour l’instant cette douleur reste tout de même pour mon médecin inexpliquée. Fléchisseurs Hallux ?
    Les tensions remontent jusqu’au genou coté externe puis TFL et fessiers. Merci

    Répondre
    • Bonjour Laurent,
      Je n’appartiens pas du tout au corps médical mais je me permets de vous répondre. J’ai 22 ans et j’ai eu une lésion du fléchisseur de l’hallux au pied gauche l’an dernier qui a mis longtemps a être diagnostiquée et qui a nécessité une prp du fait du délai écoulé depuis la lésion. J’ai donc beaucoup appuyé sur ma jambe droite pendant au moins un an du fait des douleurs à gauche. Suite à la prp, le corps médical a tenté de me faire reprendre le sport sans semelles orthopédiques ( que je porte depuis 7 ans pour le sport).
      Actuellement, je souffre d’une douleur similaire à la votre à l’autre pied, qui s’apparentait à une tendinite du jambier postérieur au début.
      Le médecin ne l’explique pas chez moi non plus mais le kiné par contre pense à un effet de compensation du fait de la blessure / à l’effet du changement de semelles / à l’effet de l’appui que mon pied a essayé de prendre sans les semelles alors que mon corps y était habitué.

      J’ai moi aussi des petites douleurs qui remontent à l’intérieur du genou et qui me semblent liées à cette tendinite du fléchisseur de l’hallux.

      Les conseils sont selon moi:
      – étirement doux de toute la chaîne postérieure ( en appui contre un mur) => je me suis rendue compte que j’étais beaucoup plus tendue de ce côté que de l’autre, l’objectif étant d’aboutir à un équilibre jambe gauche/jambe droite
      – trouver les chaussures adéquates dans lesquelles la douleur est moindre
      – trouver les activités qui ne sollicitent pas plus
      – essayer les talonettes en sorbothane, ce genre d’accessoire qui peut soulager temporairement
      – glacer, essayer les cataplasmes d’argile verte pour limiter l’inflammation

      Et surtout, il est parfois bon d’aller voir un second médecin pour avoir un avis « neuf », un diagnostic complet. Personnellement, c’est le remplaçant qui a trouvé ma lésion la première fois alors que mon médecin habituel était passé à côté, bien que médecin du sport.

      Cordialement,

      Répondre
      • Je n’ai pas précisé que dans mon cas, la prp était le dernier traitement possible car il y avait une vraie lésion de 1cm/1cm, hors pour une tendinite ce n’est pas le premier traitement à choisir. Cela explique juste la durée pendant laquelle j’ai été en déséquilibre en devant m’appuyer surtout sur l’autre jambe (environ 8mois).
        Cela fait un an que j’ai des problèmes de voûte plantaire, et j’ai compris qu’il ne faut pas forcer. Même si cela est difficile, il faut essayer de reposer ses pieds, de trouver la limite à partir de laquelle nos pieds « chauffent ». Chacun doit trouver ces petites méthodes de soin (massage balle de tennis, étirement étirement étirement, très doux mais hyper importants, massage avec les mains et de la crème).
        Avant tout, il faut trouver la cause de ces douleurs, qui peut être due tout simplement à un changement de chaussure (mon cas), une fatigue, une douleur projetée…. D’où la nécessité parfois d’aller voir un bon médecin, type médecin du sport, mais qui ne nous jamais vu, et qui reprend le diagnostic depuis le début.

        Et quand vraiment ça ne passe part, il est bon de faire un bilan complet (écho/irm), très long certes mais qui permet de soigner le bonne douleur.

        Enfin, on peut penser aux ostéo aussi, si on a eu un précédent accident, une blessure, qui a pu déséquilibrer l’ensemble du corps.

        Bon courage à vous (à nous) tous.

        Répondre
      • Pouvez-Vous nous en dire plus sur l’injection prp notamment sur les tarifs qui varient d’un docteur à un autre, d’une clinique ou d’un hôpital à un autre ?
        Par ailleurs vous dites que le pied qui n’ a pas subi de prp se porte dorénavant plus mal, pouvez vous envisager une prp à droite ?
        J’ai rdv demain ( j’habite près de Caen ) auprès d’un dr qui ne fait des injections qu’au niveau fde l’achille et du genou mais pas au niveau de la voûte plantaire.

        Répondre
  4. Bonjour,
    Toujours pas d’évolution positive après un an.
    Deux IRM ont montré un syndrome du carrefour postérieur + ténosynovite des tibials postérieurs et des longs fléchisseurs de l’hallux…
    Logiquement, selon mon médecin, ces problèmes devraient localiser les douleurs au niveau chevilles. Or elles le sont au niveau des voûtes.
    Mon podologue penche lui vers un syndrome bilatéral du tunnel tarsien…
    Bref, bientôt 1 an et toujours pas de diagnostique bien clair et donc de traitement adapté.
    Quelle galère !

    Répondre
  5. Merci Quentin. Votre chirurgien orthopédiste ne vous a pas proposé une intervention chirurgicale ?
    J’ai dû insister pour les IRM.
    On se tient au courant sur l’évolution de notre diagnostique et efficacité des différents traitements ?

    Répondre
  6. bonjour,je pratique la course à pied et ça fait plus d’un mois que je ressens quelque chose à l’avant du pied plus précisément pied avant droit à 10 cm du pouce .
    pas de douleur mais une gène .quelqu’un a-t-il déjà eu ça ? merci

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  7. Bonjour,
    Je viens de lire tous vos commentaires étant coach sportif et ayant une épine calcanéenne diagnostiquée depuis octobre 2016. Imaginez ma souffrance alors que je saute tous les jours sur mon pied et qu’ayant une entreprise je ne peux m’arrêter…. J’ai essayé les semelles orthopédiques, celles de confort, ostéos, ondes de choc….Tout me fait du bien mais momentanément. Je mets aussi des semelles noen, semelles de 2 mm que l’on peut glisser sous des semelles orthopédiques qui absorbent et dispersent les ondes de choc. Je lasse mes chaussures différemment et là, je commence la mésothérapie très douloureuse à cet endroit du pied( arche). Après mûre réflexion, j’en conclus que l’épine n’est pas mon problème à la base . Ma cheville bouge trop sur des mouvements de latéralité. Le kiné m’a indiqué un podologue posturologue. Les semelles sont différentes d’une orthopédique classique et vont m’amener à corriger moi-même ma posture .Le test de Romberg a en effet révélé un problème de posture. Il faudra sûrement trouver une chaussure mieux adaptée…… Tout cela est très long et je rejoins Julie sur les étirements et massages doux . ce sont eux qui me permettent de tenir le coup. L’infiltration à la cortisone est trop dangeureuse pour moi. Je ne peux pas risquer la ruptiure de tendon( du court fléchisseur). J’ ai bon espoir en la posturo. Ayant un pied cambré, il m’est interdit de marcher à plat, c’est d’ailleurs ce qui a déclenché mes douleurs l’été dernier!!! Bon courage à tous et si ce que je vis peut aider certains?!!!!

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  8. Bonjour
    j’ai eu une douleur pendant un mois au tendon d’Achille ,je pouvais à peine marcher .je suis allé passer une échographie pour m’entendre dire que je n’es rien ,dans un sens je suis contente et dans l’autre non car je sais pas pourquoi j’ai des douleurs comme ça qui m’empêche de donner mes cours de sport .je suis perdu ,pouvez-vous m’aidez? merci

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  9. Douleur et pathologies semblables à plusieurs autres ici ! J’ai commencé il y a presque 2 ans par une douleur sous la malléole interne, on a diagnostiqué une tendinite jambier postérieur. Porté des semelles orthopédiques pendant plusieurs mois, puis douleurs sous les 2 pieds. On m’a refait des semelles souples, j’ai passé radio, IRM, vu plusieurs medecins, ostéo, chiro…. Peu d’améliorations. Impossible pour moi de rester debout en position statique, douleur si je marche beaucoup et au fur et à mesure que la journée avance. La douleur continue d’être le long du jambier postérieur affecté (gauche), mais aussi dans le creux du pied et derrière les talons des 2 pieds. Si d’aures ont des solutions ce serait très apprécié

    Répondre
    • Bonjour,
      Les tendinopathies du tibial postérieur sont bien connues chez les coureurs à pied et nécessitent une prise en charge d’abord médicale. Les soins locaux, le renforcement « excentrique » manuel chez un kinésithérapeute, les semelles orthopédiques permettent de soulager le sportif et, parfois après une longue période de cicatrisation, la reprise du sport sans signes douloureux.
      Malheureusement, si la cicatrisation du tendon ne se fait pas, la seule possibilité de soulager le sportif est d’intervenir chirurgicalement pour suturer le tendon rompu partiellement ou distendu. Cela fait deux années que vous ne voyez pas d’amélioration, il est peut-être temps de consulter pour avis un chirurgien orthopédiste qui connait bien la chirurgie des pieds des sportifs.
      Cordialement

      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

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      • Peter est ce qu’au examens on aperçoit des structures endommagees? des fissures dans votre tendon ?
        je souffre d’une tendinopathie du tibial post , jai un point localise sous la malleole interne et pareil pas d’amelioration en un an et demi. Semelles, kine, meso, infiltrations…. on ne voit plus rien aux examens !
        Apres avoir consulte des avis chirurgicaux, tous sont clairs et precis : aps d’operation ( et si on ouvre, cla pourrait être plus deletaire qu’autre chose)
        Je vais me faire une infiltration d PRP dans 3 semaines !
        tenez nous au courant

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