Douleurs fessière et lombaires

Bonjour,

J’ai 39 ans. Suite à une douleur dans la fesse droite apparue il y plus d’un an, mon médecin du sport m’a conseillé d’arrêter la course à pied pendant plusieurs mois. Au début, la douleur apparaissait au bout de 45 minutes, puis très rapidement avant que je n’arrête la course à pied. J’ai donc arrêté la course à pied sans reprendre d’activité physique, si ce n’est un peu de natation.

Désormais, après un an d’arrêt, la situation s’est dégradée, à savoir :
– Phénomène de lombalgie (bas du dos et haut des fesses)
– Difficulté pour marcher pendant plusieurs heures (douleurs lancinantes dans le bas du dos), comme si mon dos avait du mal à me porter. Station debout pénible alors que j’étais sportif.
– La douleur dans la fesse est désormais quotidienne, plus ou moins importante.

J’ai essayé de recourir 20 minutes il y a quelques jours et une douleur aigüe est apparue 12 heures après, localisée entre le bas du dos et le haut de la fesse. Elle s’estompe petit à petit pour laisser la place à la douleur lancinante. Cette douleur ne descend jamais plus bas que la fesse.

Pendant ces 12 mois, mon parcours de soin a été le suivant :
– Un scanner et une IRM lombaire qui indique deux protusions discales légères (des tassements de disque L5/S1 et L4/L5) sans conflit disco radiculaire apparent
– Une radio lombaire : rien
– Une IRM des sacro iliaques : rien
– Une échographie de la masse fessière : rien
– 16 séances d’onde de choc sur la fesse : pas d’effets
– 16 séances de rééducation fonctionnelle à base de gainage, mobilité et assouplissements : pas d’effets. Je précise que je suis très raide (distance doigt-sol = 24 cm)
– Test du HLA B27 négatif (spondylarthrite ankylosante)

Les différents spécialistes que j’ai consultés (médecin du sport et de rééducation fonctionnelle) m’indiquent que les racines nerveuses ne sont pas compressées, même s’il se peut que la compression ne soit pas visible à l’IRM. Les disques sont globalement en assez bon état. L’examen clinique est plutôt bon.

A priori, mes muscles du dos auraient fondu ce qui pourrait expliquer les douleurs lombaires. On me conseille de faire du renforcement musculaire et de reprendre une activité physique légère.

Qu’en pensez-vous ? Quelqu’un peut-il m’aider ? Je ne sais plus quoi faire pour comprendre cette douleur fessière et les problèmes de dos. Mon médecin du sport n’est pas favorable à l’infiltration, ni à l’EMG.

Je vous remercie par avance.

Une réponse à la question

  1. Bonjour,
    J’ai exactement la même douleur que toi, et mon ostéopathe m’a dit que cela venait du bassin : ayant une jambe plus courte que l’autre, Ce léger déséquilibre a un impact sur le bas de mon dos / le haut de ma fesse seulement d’un côté. J’arrive à soulager ma douleur en faisant beaucoup d’étirement notamment des torsions couché.
    Je pratique le yoga bikram en complément de la course et ma prof m’a dit que cela s’apparentait à des douleurs sciatiques. As tu essayer de chercher de ce cotes la?
    Bon courage

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  2. Bonjour Sarah,

    Merci d’avoir pris le temps de repondre. Selon mon osteo, je suis équilibré des 2 côtés. Les étirements ne changent pas grand chose. J’ai bien pensé essayer le yoga mais je suis tellement raide que je pense qu’il faut que je passe par autre chose avant (style tai chi).

    A quel moment tes douleurs apparaissent ? Pendant ? Après? Et comboen de temps après ?

    Amicalement.

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  3. Et benh …

    Je me reconnais. 8 ans de douleurs difficilement localisables. Un dénominateur commun : la fesse. J’ai aussi fais tous les diagnostiques. Rien. Mais je vous donne un espoir : après de nombreuses recherches et un parcours comme le votre j’ai trouvé ce qui n’allait pas pas : syndrome du muscle pyramidal. Ce muscle loge au fond de la hanche appuie sur une racine du nerf sciatique. Je me suis fait opéré, le chirurgien a vu la compression, la libéré et aujourd’hui je suis grâce a dieu guérit du côté opéré. Malheureusement l’autre côté me fait aussi souffrir (symétrie de ma morphologie). Mon chirurgien voit beaucoup de gens dans notre cas.
    Parmi mes symptômes : position assise douloureuses, prosternation longue douloureuse, allonge sur le cote douloureux également douloureux, pedale d’embrayage douloureuse.

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  4. Bonjour,

    Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

    Dans mon cas, pour l’instant, la position assise n’est pas douloureuse, la position allongée non plus. Elles sont au contraire plutôt reposantes. La douleur est à droite donc côté pédale d’accélérateur en voiture.

    C’est en position debout que je ressens cette douleurs lancinante. Mais j’ai tout de même l’impression que plus je suis assis, plus la fesse est douloureuse ensuite en station debout.

    Pourrez-tu m’indiquer en message privé les coordonnées de ton chirurgien et comment a été diagnostiqué ton problème de pyramidal.

    Je te remercie par avance et te souhaite également bon courage

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    • Bonjour

      Dans votre question et tous les détails de votre cheminement il y a toute « la panoplie » du « lombalgique chronique ».

      Sur le plan du diagnostique, je pense que vous avez eu tous les examens nécessaires pour étayer et compléter l’interrogatoire et l’examen clinique avec entre autre la recherche d’une cause de douleur autre que mécanique par la demande de l’antigène HLA B27, marqueur assez spécifique de la spondylarthrite ankylosante, sensible aux anti-inflammatoires.

      Le trajet de la douleur qui ne descend pas sous le genou peut correspondre aux protrusions discales dont vous parlez (écrasement du disque intervertébral) mais aussi à des douleurs générées par les petites articulations situées de chaque côté à la partie postérieure des vertèbres constituées respectivement de la partie basse de la vertèbre sus-jacente et la partie haute de la vertèbre sous jacente. Pathologie autrefois méconnue mais responsable de phénomènes algiques invalidant.

      Je jouerai cette carte, si ce n’est déjà fait. Cette pathologie peut être accessible à des techniques ostéopathiques manipulatives ou autres. Elle peut relever d’infiltration radioguidée ou de thermocoagulation.

      La prise en charge thérapeutique des pathologies discales faisant, quant à elles, appel l’arsenal thérapeutique des médecines traditionnelles ou plus « marginales ».

      bon courage

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