La course de montagne, des sentiers relativement peu techniques. Rémi Blomme

La montagne, ça vous gagne ?

Dimanche prochain à Arrens-Marsous dans les Pyrénées (65) auront lieu les championnats de France de montagne. Depuis quelques années, nous observons une porosité entre la pratique de la montagne et celle du trail. Pourtant, ces disciplines, outre l’évidence qu’elles se déroulent en pleine nature, présentent bien des différences, ce qui influe sur les facteurs de performance et sur la préparation physique.

Source - Fotolia

Femmes-Hommes : des écarts incompressibles ?

La semaine dernière, nous avons évoqué les écarts entre les femmes et les hommes concernant les records de l’athlétisme du 100m au marathon. Quelles que soient les distances, ces écarts se sont stabilisés entre 9 et 11%. Ils permettent donc de comparer les niveaux de performances selon le genre pour toutes les courses : montagne, trail et route. Avec l’écart entre le 1er et le 10ème de chaque épreuve, pour les hommes comme pour les femmes, nous avons également un outil pour mesurer la densité de performance et comparer les épreuves entre elles.
La question à présent est de savoir pourquoi il existe des écarts apparemment incompressibles entre les sexes, et quelle est la particularité des différences intersexuelles par rapport aux différences interindividuelles. Pour cela, intéressons-nous aux données cardiovasculaires, musculaires, à la masse grasse et aux habiletés psychologiques.

Source - Fotolia

Mesurer la performance et les écarts hommes-femmes en trail

La reconnaissance définitive du trail comme une discipline sportive à part entière et non comme une activité athlétique marginale passera entre autres par l’identification des performances. En effet, sur la route ou la piste, le chrono permet de classer objectivement les performances et de différencier les femmes des hommes. En trail mais également en course de montagne, il faut bien reconnaître qu’il est très complexe d’identifier la valeur d’une performance, et la multiplication des épreuves tout comme la faible participation féminine – comparativement à la course sur route – compliquent davantage les choses.

Crédit : Rémi Morel

Comment construire sa séance de pacing ?

Nous avons consacré plusieurs articles au pacing (i.e gestion de l’intensité de l’effort) sur route et en trail (voir références en fin d’article). Nous avons démontré l’importance de ce facteur quant à l’épargne des réserves en glycogène, au retardement de l’apparition de la fatigue musculaire, à l’amélioration du confort intestinal… Comme tout facteur de performance, son amélioration passe par des séances spécifiques qu’il faut programmer assez régulièrement, lors des sorties longues pour les coureurs de trail long et ultra, et lors de séances tempo pour les coureurs de trail court.


Le cardio, un formidable outil de gestion des compétitions

La cardio, un formidable outil de gestion des compétitions : exemples concrets !

Dans un précédent article, nous avons utilisé les relevés de fréquence cardiaque pour mettre en évidence la différence expert/non-expert en montée. Pour rappel, l’expert se distingue par 2 éléments :
- Il n’y a pas ou peu de différence entre son niveau de FC à plat et son niveau de FC en montée (voire en descente).
- Le pourcentage de FC de réserve (équivalent au pourcentage d’intensité aérobie, ou fraction de VMA/PMA) est relativement élevé.
4 réactions







Source - Fotolia

Ultra-Trail : 5 conseils à l’approche de la course

Votre objectif est d’atteindre un pic de forme le jour J. Sans pour autant délaisser les approches mentales, matérielles, nutritionnelles et stratégiques, la question du « que faire ? » à l’entraînement pendant les deux dernières semaines se pose. Voici quelques lignes directrices pour mettre toutes les chances de son côté et éviter de fatales erreurs. Ces conseils font suite à une préparation en adéquation avec les contraintes de l’objectif.

Crédit : Rémi Morel

La Gestion Montée-Descente en TRAIL !

Les trails se suivent mais ne se ressemblent pas, et c’est là tout l’intérêt de cette activité. Certains se déroulent à la campagne, d’autres à la montagne, et la mode a même gagné la ville. D’une course à l’autre, la distance, le dénivelé et la technicité changent. Et même si tous ces paramètres semblent égaux entre 2 épreuves, la répartition du dénivelé est un élément à prendre en compte.

Crédit Photo : Joan Jeudy

Trail : le principe de transfert à l’entraînement !

Continuons de passer en revue les principes d’entraînement, établis pour permettre la progression en facilitant les processus d’adaptation. Après la progressivité, l’alternance des sollicitations énergétiques et la spécificité, c’est au tour du transfert.
La notion de transfert est par définition opposée à celle de spécificité. En effet, il s’agit ici de pratiquer une autre activité que son activité principale, mais dont les effets seront utiles pour progresser. Toute autre activité que la course permettant un transfert de compétences est appelée activité croisée.

Source - Fotolia

La Spécificité : Oui mais en Temps Utile !

Dans un précédent article sur la progressivité, nous avons évoqué les divers principes qui régissent l’entraînement des athlètes. Ces principes sont transversaux et s’appliquent à l’ensemble des disciplines sportives, à quelques nuances près.
Après la progressivité et l’alternance des sollicitations énergétiques, le principe de spécificité est également essentiel à comprendre.

Three trail runners, two men and a woman, running up a steep trail in the mountains in the Alps on a hot, bright summer day.

TRAIL : De la PROGRESSIVITE, mettez-en partout !!

S’il est un principe d’entraînement essentiel et incontournable, c’est bien celui de la progressivité qui s’applique dans de très nombreux domaines, de la planification annuelle à la séance. Mais replaçons tout d’abord ce principe au sein du cahier des charges de l’entraîneur, établi à partir des évaluations individuelles et des objectifs à atteindre.