Cyclisme : les facteurs de la performance

Le cyclisme est certainement une des pratiques les plus exigeantes, celle où les professionnels comme les amateurs « atteignent leurs limites ». Car pour "performer, des qualités physiques innées et acquises, et surtout mentales sont nécessaires.

vélo montagne

Le cyclisme est certainement l’une des disciplines sportives les plus difficiles. Pour être performant, ou tout au moins, exploiter au maximum son potentiel au maximum, plusieurs facteurs sont à considérer. Le premier étant la génétique même si cela peut parfois être difficile à entendre, nul ne peut le nier. Et oui, pour être un cycliste performant voire de haut niveau, il faut des qualités physiques et mentales.

Des qualités qui ne pourront être exploiter que part des heures et des heures d’entraînement. Un travail nécessaire sachant qu’il ne faudra pas oublier l’importance du matériel qui devra être parfaitement adapté à la morphologie du cycliste.

Petit tour d’horizon des différents facteurs qui peuvent faire de vous un cycliste performant…. !

  • Des qualités physiques

La longueur des bras et des membres inférieurs : les différences de proportion entre le tronc et le reste du corps sont des éléments qui influencent sur les capacités d’un(e) cycliste, par le biais de la position sur le vélo, le niveau des résultats.

Le poids : à de rares exceptions près, lorsque l’on évalue par le biais de la mesure du « pli cutané » ou par des moyens plus sophistiqués le pourcentage de masse grasse à l’approche de grandes compétitions, force est de reconnaître que les chiffres retrouvés sont très bas. Quelle que soit la pratique sportive, le surpoids est l’ennemi de la performance et ce tout particulièrement dans les ascensions de cols où il faudra hisser sa carcasse au sommet.

La taille : des grands, des petits, mais surtout pas des « gros » ! Pendant de nombreuses années, le gabarit du « pilote » laissait présager des aptitudes de grimpeur (petit gabarit léger), de rouleur, de sprinteur (grosses cuisses), de coureur « passe partout ». Depuis les conditions d’entraînement, les règles de diététique et une meilleure connaissance de la physiologie ont abouti, en parallèle de l’évolution du matériel, à des coureurs capables de briller sur tous les terrains tels les vainqueurs successifs du Tour de France ou d’autres grands tours. Des coureurs complets qui ont, d’une certaine façon, mis fin à une certaine spécificité due au physique. Un facteur qui entre donc, un peu, moins en compte dans l’estimation des capacités d’un cycliste.

  • Des qualités cardio-vasculaires

Les cyclistes, comme les coureurs de fond et les fondeurs en ski, font partie des athlètes qui ont les VOmax les plus élevées. Cela signifie que leur capacité aérobie très élevée leur permettra de rouler des heures sans trop de difficultés (cf. des distances de 200 -250 kms, à des vitesses impressionnantes). Leur fréquence cardiaque de repos, témoin de cette capacité, est très basse soit proche des 35- 40 pulsations/min.

Cela ne suffit cependant pas puisque les capacités en anaérobie seront aussi utilisées lors des sprints ou ascensions. C’est là qu’il faut éviter de se « mettre dans le rouge » et donc être capable de fournir un effort en anaérobie.

Dans le domaine génétique, il ne faut pas non plus oublier que sur le plan respiratoire, comme dans les autres pratiques en « plein air », l’existence de phénomènes allergiques doit être prise en compte car extrêmement pénalisant. Cela se soigne mais restera un facteur handicapant.

  • Des qualités d’Équilibre

Bien sûr cela « se travaille » mais une part innée existe et il est certain que celui ou celle qui a de très bonnes qualités d’équilibre sera avantagé. Par exemple, plus il ou elle aura une bonne appréciation des trajectoires plus il ou elle sera bon descendeur(se).

  • Des qualités mentales

Quiconque a effectué une sortie en vélo aura « apprécié » la difficulté de cette pratique et aura pu se projeter dans la tête du coureur qui pendant trois semaines, lors du Tour de France par exemple, doit rouler et être compétitif, quels que soient les conditions climatiques et les aléas du parcours. Chaque jour, il faut se remettre à l’ouvrage.

Défaillance, fringale, coup de mou, ….sont e lot des coureurs cyclistes tout comme la gestion des intempéries parfois extrêmes. Le plaisir de découvrir des paysages, des odeurs, font « parfois » oublier les douleurs, tout comme plus surement la satisfaction d’avoir passer outre les aléas. Le cyclisme est un tout, c’est bel et bien cela qui engendre de véritables passions. Pour cultiver son amour du « vélo », la notion de groupe (équipe) est importante. Elle permet de mieux supporter les différentes épreuves et de cultiver sa motivation. D’où l’importance d’intégrer une association ou un club ou d’aller rouler entre amis.

Ajoutons que comme d’autres sports, le cyclisme est une véritable « école de la vie », sa pratique aide, au quotidien, à supporter les mauvais moments.

  • L’adaptation du matériel

Un autre élément capital de la performance est sans aucun doute la configuration de la bicyclette avec des cotes parfaitement adaptées à la morphologie du pratiquant. Et là il n’est pas question de capacités. ! Car s’il existe bien un domaine où le cycliste est décisionnaire c’est bel et bien celui-là. Aujourd’hui, un panel d’ »engins » permet au passionné de choisir « son » vélo, celui qui lui convient et non un autre. Ce dernier devra faire l’objet de soins attentifs (temps accordé aux réglages de la machine et entretien) car sera sans aucun doute possible facteur de performance comme de défaillance.

Dans ce registre, Il ne faut pas oublier l’importance des tenues qui doivent être parfaitement adaptés à la pratique et aux conditions climatiques : chaussures, cales et pédales spécifiques, textiles sont autant d’ingrédients pour une bonne pratique.

Enfin n’oubliez pas, votre performance est la votre, l’essentiel étant de progresser et de vous faire plaisir.

Bonne route à tous que vous soyez, cyclo, cycliste, VTTiste, BMXiste, …

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