Coureurs : pensez à vos articulations pour bien vieillir

Faut-il sacrifier nos articulations pour sauver notre cœur ? Les coureurs à pied sont-ils moins, autant ou plus arthrosés qu’une population dite standard (non sportive) ? Y a-t-il une dose (un seuil) de course à pied maximum à ne pas dépasser ? Y-a-t-il une technique de course plus ou moins nocive ? Les réponses de Yannick Guillodo, médecin du sport.

bien vieillir

Il est, de nos jours, admis par tous que :

  1. la sédentarité est la grande maladie des sociétés modernes
  2. la pratique sportive en est le meilleur médicament.

En effet, les activités sportives en aérobie (endurance) sont  indubitablement bonnes pour lutter contre différentes pathologies  dont, en premier, les atteintes cardiovasculaires.

Mais ces mêmes activités peuvent être à risque pour l’appareil locomoteur. Outre les accidents traumatiques  aigus (fracture, luxation, entorse, …), le sport  génère des microtraumatismes répétés pour les articulations porteuses (hanche, genou, cheville), notamment lors de la course à pied.

A chaque kilomètre de course, il y a environ 800 réceptions pied/sol avec 5 à 8 fois le poids du corps à chaque impact.

Un coureur de 80 kg impose, à chaque foulée,  une charge d’environ 480 kg sur sa hanche droite puis gauche (alors que la pression est de 4 fois le poids du corps à la marche, donc 320 kg à chaque pas). Il est clair que cette répétition de microtraumatismes (120 kg en plus) peut accélérer le vieillissement articulaire (arthrose). Car le corps se rappelle de tout, il « mémorise », sans rien dire, pendant plusieurs années, l’ensemble de ces contraintes jusqu’à un certain seuil  (barrière entre ce qui est bon et mauvais pour la santé).

Outre ce travail supplémentaire imposé par le sport, sur nos articulations, d’autres éléments sont à prendre en compte :

  1. Tous les traumatismes antérieurs  (on le répète : le corps se rappelle de tout). Les lésions ou chirurgies de l’appareil locomoteur, même anciennes,  sont des facteurs de risque certains.
  2. L’âge  (le vieillissement « naturel ») fait aussi son œuvre. On sait que, passé 65 ans, 86 %  des femmes et  78% des hommes ont des signes (cliniques et/ou radiographiques) d’ostéoarthrite (arthrose).

Le coureur à pied en bonne santé doit s’interroger sur l’accélération possible du vieillissement de son appareil locomoteur et donc sur la gestion de ses articulations sur le long terme.

Le but d’un sportif de 35 ans est de pouvoir courir un marathon à 65 ans et non d’être arthrosé à 55. Cette vision longitudinale de l’appareil locomoteur est essentielle dans une carrière de sportif amateur (on ne parle pas, ici,  de professionnel et autre sportif de très haut niveau).

Faut-il sacrifier nos articulations pour sauver notre cœur ?

Non, l’appareil cardio vasculaire (principalement le cœur) et l’appareil locomoteur (principalement les articulations) sont sur un même pied d’égalité. Il n’existe pas une dose ou quantité d’activité physique minimale qui protégerait le cœur et qui, à l’inverse,  abîmerait les articulations. On sait que  pour les deux, les excès entraînent une accélération du vieillissement :

  1. Comme il a été dit, l’accumulation de micro-traumatismes sur les articulations est une source de vieillissement articulaire (arthrose).
  2. Il en est de même pour  le cœur. Car le sport à haute dose peut altérer les performances cardiaques.

Donc, pour  bien vieillir, au niveau cardiaque et articulaire, il faut faire du sport mais éviter une dose trop importante et intensive, à répétition.

Les coureurs à pied sont-ils moins, autant ou plus arthrosés que les non sportifs ?

Il est difficile de répondre à cette question car les études longitudinales manquent. Il est vrai que les sujets sont difficilement comparables, car les signes d’alerte d’arthrose (douleur, gonflement) et les antécédents articulaires sont différents entre les  populations sportives et non sportives.

  • Signes d’alerte d’arthrose

L’arthrose, chez certains sportifs, ne prévient pas toujours. Je m’explique : la douleur articulaire, pendant l’effort, est un bon signe de « possible » arthrose.  Mais cette douleur est souvent absente chez le coureur à pied, au stade précoce de la maladie,  par rapport à un sujet non sportif. Le sportif semble mieux supporter la dégradation articulaire. Chez lui, la douleur n’apparaîtra que pour une arthrose déjà évoluée.

  • Les antécédents articulaires

On sait que les traumatismes aigus (entorses, fractures, …) sont plus fréquents dans une population sportive. Or ces lésions, même a priori guéries, sont, avec le temps, une source d’accélération des maladies dégénératives des articulations. Par exemple, un sportif qui a subi une chirurgie méniscale, entre 18 et 30 ans, a plus de risque de faire de l’arthrose de genou, à 50 ans. Donc, le coureur à pied qui a eu des accidents sérieux sur l’appareil locomoteur doit être mieux suivi, médicalement, que le sportif indemne de tout antécédent. Cette notion est capitale en traumatologie du sport.

Essayons donc de prévenir en surveillant nos articulations à partir de 45 ans lorsque l’on fait régulièrement du sport, et encore plus s’il existe des antécédents articulaires.

Y- a–t-il une dose (un seuil) de course à pied maximum à ne pas dépasser ?

L’os, le cartilage, les ligaments, les tendons et les muscles réagissent de manière favorable lorsqu’ils sont entraînés très régulièrement. Donc la pratique de la course à pied est  bénéfique pour la qualité articulaire et ainsi retarder les dégâts des années qui passent !

De plus, l’entretien régulier de l’appareil locomoteur, par la pratique de la course à pied, améliore la qualité de vie.

Ceci étant dit,  il semble, malgré tout,  que plus de 30 kilomètres hebdomadaires de course à pied (plus de 20 miles par semaine, dans les études anglosaxones), avant 50 ans,  soient une possible cause d’accélération de l’arthrose. C’est une hypothèse sérieuse mais qui demande à être validée. Malgré tout, cette quantité (plus de 30 km par semaine entre 30 et 50 ans), banale pour de nombreux coureurs à pied,  doit  nous faire réfléchir.

Y-a-t-il une technique de course plus ou moins nocive ?

Tous les kilomètres sont-ils égaux ? L’usure articulaire est-elle égale pour une course sur route ou sur herbe ? La qualité des chaussures est-elle indispensable pour économiser les articulations ?

Globalement c’est la quantité cumulée des  kilomètres courus qui est capitale et non les différentes pratiques. C’est comme pour l’usure des pneus de la voiture : ce n’est pas l’âge de la voiture qui est important mais le nombre de kilomètres roulés. Les articulations (hanches, genoux, chevilles) « encaissent sans rien dire », pendant des années,  les multiples foulées courues, avant, parfois, de se manifester par une douleur ou un gonflement. Douleur et gonflement qui imposent l’économie articulaire donc une réduction de la pratique ou un changement de sport.

Il faut malgré tout chasser une idée reçue qui existe dans le milieu de la course à pied : « la pratique du trail est meilleure que la course sur route, pour les articulations ». C’est faux ! Croyez-vous que le chemin côtier est plus souple que le bitume ? De toute façon, le problème n’est pas vraiment sur la souplesse du terrain mais dans le dénivelé. Un marathon se court certes sur route mais sur terrain plat, généralement. Sur le plat, les articulations porteuses subissent, environ, 6 fois le poids du corps, à chaque foulée. Lorsque l’on court en descente, cela peut monter à 8, 9 fois le poids du corps ; soit 480 kg pour un sujet de 80 kg sur terrain plat, 720 kg en descente, pour chaque foulée, c’est-à-dire 800 fois ou plus, par kilomètre … tout est dit ! (pour mémoire 20 kg à chaque coup de pédale, en vélo). Même s’il est plus ludique de courir dans la nature, la course en descente est délétère pour les articulations et doit aussi nous faire réfléchir.

Bien évidemment, la qualité des chaussures est importante, pour participer à l’économie articulaire,  par un amorti de qualité. Mais trop d’amorti n’est pas la solution miracle. Plus il est puissant, plus la poussée qui va suivre sera difficile. Pensez à la course dans le sable qui amorti bien (trop ?) mais qui impose une poussée plus « énergique » et éventuellement délétère. Là encore, il faut réfléchir sur notre « amorti naturel » de la course en  cycle avant (voir l’article sur les tendinopathies d’Achille et les chaussures minimalistes).

En conclusion, le coureur à pied sollicite plus que le sédentaire son appareil locomoteur et c’est bon pour sa santé. Mais à partir de 45 ans, comme il doit le faire pour le cœur, le sportif doit vérifier l’intégrité de ses articulations porteuses (hanche, genou, cheville). Ceci est encore plus vrai s’il court plus de 30 km par semaine depuis plusieurs années et s’il a souffert d’un traumatisme aigue, dans sa jeunesse. Avoir un vieux genou chez un sujet jeune ne doit pas être l’objectif de la course à pied. La prévention reste la meilleure des médecines.

31 réaction à cet article

  1. votre article est très juste — en tout cas il fait sens pour moi. j’ai beaucoup appris des mauvaises experiences, blessures et surtout relativiser lorsque je ne me sens pas en forme pour courir; je pense davantage au long terme maintenant.

    malheureusement suite à une périostite tibiale je suis passé par un forum et j’ai passé un mug sur le tibia très fort.
    je n’ai plus de périostite (je ne cours plus depuis deux mois); ceci dit mes tibias sont très sensibles depuis;
    j’ai peur d’avoir abîme le tissu qui recouvre l’os et je culpabilise. c’est possible d’abîmer le périoste en appuyant très fort dessus ? est-ce qu’il y aura des conséquences à long termes ?

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    • Merci pour votre réflexion

      Pour votre problème de périostite et de « traitement » pour le moins empirique, je vous rassure et ne culpabilisez pas. Vous ne pouvez pas, par votre action, léser le périoste.

      Il faut, face à une périostite, qui est une maladie assez bénigne mais douloureuse, aller dans le sens « agressif », que vous avez appliqué.

      Je m’explique : le meilleur traitement médical de la périostite est l’application d’ondes de choc, sur le tibia. Ce traitement est fait, généralement par des kinésithérapeutes, grâce à une machine (sorte de petit marteau piqueur) qui tape sur la zone sensible.

      Cette « agression » de la zone sensible permet généralement de diminuer les douleurs d’effort et de reprendre la pratique de la course à pied. L’arrêt de la course à pied ne résout en rien le problème de la périostite.

      Donc, reprenez la course à pied, améliorez votre « traitement » par une série d’ondes de choc, et rassurez-vous .
      Et surtout, faites attention « aux conseils » donnés par n’importe qui sur des forums …

      Yannick Guillodo, médecin du sport

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  2. Excellent article. J’aime beaucoup le chiffre de 30km/semaine qui, même s’il doit être pris avec des pincettes, montre bien que le coureur d’une manière générale a souvent tendance à courir trop, au détriment de sa santé. Courir est bon à la santé, ne tombons pas dans l’excès :)

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    • Le principe de courir 30 km par semaine me semble raisonnable à condition d’être un coureur de petite distance et ne faisant que 3 séances. Je viens de terminer mes 7 semaines d pour le marathon, il faut un minimum de 50k par semaine avec des séances longues de 1H30 à 2H30 afin de gérer au mieux cette course.

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  3. 30km/semaine que peut-on faire comme ultra trail avec si peu de distance? Cette année je suis inscrit sur la PTL, comment faire un plan d’entraînement avec si peu par semaine?
    Pour ce qui est de la différence d’impact entre la course et la marche j’ai l’impression que cela dépend beaucoup de la façon d’attaquer le sol, personnellement j’ai déjà comparé sur 50km (Paris-Mantes) en marchant vite (7-8H) et en courant (6-7H), la course est beaucoup moins traumatisante car l’attaque du sol se fait moins sur le talon.

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  4. bonjour,

    intéressant cet article sur les limites des bienfaits de la course à pied et les risques de blessure avec un kilométrage important

    je retiens l’idée des 30 kms par semaine et à mon avis de l’entrainement croisé

    l’arthrose : comment la détecter ? par des clichés radiologiques ?

    j’ai également constaté que le trail n’est pas forcement une pratique moins « risquée » que la course longue sur bitume

    mon expérience irait également en ce sens

    et ne pas négliger la qualité de l’équipement avec les chaussures

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  5. Bonjour j’ai 35ans et pratique la course sur bitume et en montagne depuis mes 24ans. Aujourd’hui je me retrouve avec des douleurs je crois articulaire dans les genoux plus ou moins intense après une séance de course a pied en montagne. Ces douleurs surviennent toujours le lendemain d’une séance de sport. J’ai passé une IRM qui a démontré un épanchement synovial avec un kyste au creux poplité du genou gauche. Pas de début d’arthrose. Mon kiné m’a dit de musclé mes cuisses. Je pèse 52kg pour 1m65. Je n’ai jamais eu de problème au par avant. Merci Nelle.

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    • Je cours depuis 1976, jai 64 ans en septembbre et jai dernierement courru sur 35 km +1500/ -1500 / 3h30 montee et 4h descente .Ai pri mon temps pour redescendre…apprecier la montagne…je vit a Embrun , mais egalement en provence auparavant/ 25 annees de competition…tres peu blesse et aucun probleme articulaire…entrainement croise velo en denivelle tjrs present . Pourquoi cet etat de fraicheur ? …tres peu de viande, nourritture non grasse rarement surchargee, plaisir intact de courir comme un gamin…ki semerveille chaque jour de la beaute du monde…bonne chaussure…terrains tres varies…

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    • Bonjour,

      Vous décrivez des douleurs mécaniques, c’est-à-dire déclenchées par la course mais vous ne localisez pas ces douleurs précisément. Ces douleurs sont-elles plutôt postérieures, antérieures, internes, externes ? L’imagerie seule ne permet pas d’orienter un diagnostic et il est toujours important de rapporter l’image aux symptômes douloureux. La meilleure manière de ne pas se tromper est de s’assurer qu’il existe une concordance entre la situation des phénomènes douloureux à l’examen clinique et les images rapportées par l’échographie, le scanner ou l’IRM.

      Ainsi l’épanchement articulaire et le kyste synovial ne sont que le résultat d’une souffrance au niveau des différents compartiments articulaires du genou. Il existe très probablement au niveau de votre genou gauche une atteinte osseuse ou cartilagineuse ou méniscale. L’épanchement synovial et le kyste poplité en sont le résultat et non la cause première.

      Il est donc essentiel de découvrir la cause exacte de vos douleurs et je ne peux vous donner actuellement que deux types de conseils :
      – éviter les circuits qui déclenchent des douleurs importantes,
      – consulter un médecin du sport qui connait bien la traumatologie des coureurs ou bien un chirurgien orthopédique connu pour prendre en charge les sportifs.

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  6. « le sportif doit vérifier l’intégrité de ses articulations porteuses (hanche, genou, cheville). »

    on fait comment pour « vérifier » ? vu que quand on a mal c’est trop tard
    je connais les examens cardiaques, mais rien pour les articulations

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  7. Bonjour
    dommage que je n’ai pas de réponse à ma question précédente.
    Ca peut toujours servir ce type d’infos.

    j’ai une autre question : j’ai sans doute une lésion du ménisque (IRM prévu)
    selon la lésion, quelle activité de course, quel volume de course est-il possible de réaliser ?
    apparemment il faudrait laisser tomber la course à pied, pour éviter les problème d’arthrose plus tard
    y-a-t-il un moyen de reprendre la course en adaptant le volume selon l’état de ses articulations ? (mais comment le savoir ?)
    quelque chose du style : 1 h de course = 2 jours de repos pour le cartilage
    En fait je retombe sur la même interrogation

    merci d’avance

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    • Bonjour,

      Votre question est excellente. Il n’est pas simple d’évaluer précisément le niveau d’usure des articulations des coureurs à pied.

      L’interrogatoire et l’examen clinique sont les premiers outils qui nous permettent d’analyser les facteurs importants que sont les douleurs, la mobilité articulaire passive et active, la force musculaire et l’équilibre. Les radiographies sont elles aussi incontournables dans le bilan d’une arthrose. Mais voici quelques chiffres étonnants : si l’on sélectionne 100 arthroses de genou sur les lésions anatomiques lors d’une arthroscopie par exemple, seulement 50 genoux auront des signes radiologiques d’arthrose. Sur ces 50 arthroses radiologiques, seulement 25 patients auront des symptômes cliniques d’arthrose et sur ces 25 patients seulement 5 auront consulté du fait de l’importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle… Vous le voyez, il est possible que nous soyons tous atteints, à des degrés différents, d’arthrose du genou ou de la hanche mais le principal symptôme, la douleur, n’est présent que dans les cas très évolués. En conclusion, un coureur à pied qui souffre de douleurs articulaires mécaniques doit consulter pour faire une évaluation clinique et radiologique de l’articulation qui pose des problèmes.

      Pour votre deuxième question concernant l’atteinte méniscale et la course à pied, il me faudrait quelques éléments précis pour pouvoir vous répondre : le ménisque atteint (interne ou externe ?), la gravité de l’atteinte à l’IRM (verticale ou horizontale ?), le degré de l’atteinte cartilagineuse tibiale ou fémorale (arthrose débutante ou lésions ostéo-chondrales ?). En cas d’opération du ménisque, il est logique de ne pas courir pendant 4 à 6 semaines. La reprise peut se faire ensuite en restant raisonnable pendant quelques semaines et en alternant les séances de course à pied avec des activités portées. Ceci équivaut à votre équation : une séance de course raisonnée et raisonnable puis deux à trois jours avec exercices sans appuis au sol (vélo, elliptique).

      Ne vous inquiétez pas, vous allez très probablement poursuivre votre passion, la course à pied. Mais il va vous falloir adapter votre entraînement et revoir votre programme de compétitions à la baisse.

      Tenez nous au courant !

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  8. Bonjour
    La réponse viendra mais notre médecin a énormément de demande et il se trouve que nous devons sélectionner trois questions par we. Le choix n’est pas toujours évident. La réponse viendra mais il faudra un eu de patience.
    Cordialement

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  9. Bonjour
    Merci pour cet article fort intéressant.
    Il résume parfaitement mon cac : 44ans marathonien, je me suis mis au trail il y a quelques mois. Je pratique en moyenne plus de 30km par semaine.

    J’ai eu un kyste du poplité et la cause est une déchirure au ménisque. je me pose la question de reprendre le trail et de me limiter au plat. Dans les 2 cas, je vais m’astreindre à 30 km/semaine, je compte effectivement continuer à courir après 50ans.

    Qu’en pensez vous sur le choix trail/plat ?

    Merci pour votre retour

    Cdlt
    Dhan

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    • Bonjour,

      Une lésion méniscale chez un marathonien de 44 ans, c’est en effet le début des symptômes qui engagent à plus de précautions et à mieux respecter ses articulations.

      Les ménisques sont des fibrocartilages qui ont deux rôles essentiels : contrôler la rotation du fémur sur le tibia mais aussi, surtout chez le coureur sur route, d’amortir les impacts entre les surfaces cartilagineuses du tibia et du fémur. Après 35-40 ans et de nombreuses années de running, ces amortisseurs commencent à s’user et à se dégrader pour donner les lésions « dégénératives » que vous décrivez.

      Votre choix de diminuer le kilométrage par semaine est une très bonne orientation. Je vous propose aussi de ne pas « mégoter » sur la qualité des chaussures et de les changer très régulièrement, tous les neufs mois par exemple. Vous le faites sans doute déjà, limitez au maximum les séances sur route en privilégiant la pelouse, les chemins ou les sous-bois. Je vous propose aussi de remplacer les sorties longues que vous faisiez pour préparer les marathons par des sorties à vélo. Ce sport porté, que n’aiment pas pratiquer une majeure partie des véritables coureurs à pied, est un excellent sport d’endurance pour ceux qui souhaitent prolonger longtemps leur carrière sportive.

      Vous aimez courir en nature et pratiquer le trail, je vous comprends parfaitement. Sachez que la course en descente sollicite très fortement les genoux. Le grand nombre de traileurs blessés au niveau de cette articulation en atteste quotidiennement la réalité. Je vous conseille donc de courir plutôt sur le plat ou sur des terrains vallonnés mais d’oublier la course en montagne ou sur des terrains très accidentés. Certains coureurs utilisent les bâtons de marche nordique pour soulager les impacts de la descente au niveau des genoux. Vous pouvez tester ce mode de fonctionnement mais n’en abusez pas !

      Ne vous inquiétez-pas, en restant raisonnable et en pratiquant très régulièrement le running en alternance avec d’autres activités physiques moins agressives pour les genoux, vous pourrez courir bien après 50 ans.

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  10. Bonjour,

    J’ai fait de la course à pied de mes 6 ans à mes 15 ans. A présent, je fais des footings de temps en temps. A l’âge de 11 ans, j’ai commencé à avoir mal aux genoux de temps en temps, mais rien de bien grave à l’époque. J’ai été dispensée de sport durant toute mon année de sixième et on m’a donné des semelles orthopédiques à porter pendant un an, il me semble. Malheureusement, ça n’a pas changé grand-chose. Lorsque j’ai eu 17 ans, j’ai réalisé un 10km et j’ai eu mal aux genoux au bout de 5km, mais j’ai continué jusqu’au bout (il faut dire que c’était complètement paumé dans la campagne, donc je n’avais pas le choix et je suis quelqu’un de combatif). Aujourd’hui, il me suffit de courir 10 à 15 minutes pour commencer à avoir mal au genou droit, et si je continue j’ai mal au genou gauche (si j’alterne 50m sur du béton et 200m sur de la terre meuble).
    Ma morphologie n’est déjà pas avantageuse pour mes genoux (si je veux que mes chevilles se touchent l’une l’autre, mes genoux se chevauchent, en règle générale j’ai les genoux qui se frôlent quand je marche). Je ne sais pas trop comment l’expliquer.
    Plus petite, lorsque mon problème s’est manifesté, on m’a fait une IRM, mais rien d’anormal n’a été découvert au niveau des os. Je compte en refaire une prochainement. Avez-vous une idée du problème que je pourrais avoir ? Personne n’a l’air d’avoir une réponse à ma question et c’est assez stressant. Le podologue m’avait annoncé que mes genoux avaient fini leur croissance plus tôt que le reste de mon corps, mais aujourd’hui j’ai totalement fini ma croissance et les douleurs subsistent. Je ne veux pas arrêter le sport, ça me rendrait folle.

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    • Bonjour

      Merci pour la description très précise de vos douleurs de genoux. Actuellement ces douleurs sont aggravées par la course à pied alors que vous pratiquiez ce sport sans problème jusqu’à 11 ans, ceci avant les modifications morphologiques qui accompagnent la puberté. Vous mettez en relation ces douleurs avec des troubles morphostatiques à type de genu valgum, c’est-à-dire les genoux qui se touchent en position debout. Enfin, la pose de semelles orthopédiques n’a pas amélioré la symptomatologie douloureuse.

      Tous ces éléments sont en faveur du diagnostic de syndrome rotulien chez une jeune fille. Il s’agit d’une pathologie fréquente, connue aussi bien chez les non sportifs que chez les sportifs. Le fait que vous soyez motivé pour faire du sport est un élément très positif dans la prise en charge thérapeutique car, dans cette maladie ostéo-articulaire, le pire est de ne rien faire sur le plan des activités physiques et sportives…
      Mon premier conseil est de consulter un médecin du sport pour faire un bilan complet de vos deux genoux au niveau articulaire, musculaire et tendineux. Des radiographies standards et une nouvelle IRM serait très intéressantes pour comprendre le fonctionnement articulaire de l’appareil extenseur de vos deux genoux. Cette imagerie permettra d’éliminer ou de visualiser la présence de lésions cartilagineuses au niveau des condyles fémoraux et de la face postérieure de la rotule.

      A la suite de ce bilan clinique et radiologique, nous aurons deux orientations possibles :
      – Soit vos douleurs sont en relation avec des lésions osseuses ou cartilagineuses et il sera alors logique de consulter un orthopédiste spécialisé dans la chirurgie des genoux pour avoir son avis sur les traitements à mettre en place.
      – Soit l’IRM ne montre pas de lésions et le traitement sera essentiellement basé sur la rééducation.

      Il est important que vous soyez prise en charge par une équipe médicale pluridisciplinaire : médecin du sport, éventuellement chirurgien orthopédiste, kinésithérapeute et podologue du sport.

      Le traitement de rééducation est incontournable et sera basé sur :
      – Les étirements des quadriceps (les muscles extenseurs du genou) et des ischio-jambiers (les muscles fléchisseurs des genoux),
      – Le renforcement musculaire des ischio-jambiers « en chaine fermée », c’est-à-dire sur presse inclinée,
      – Le travail d’équilibre des membres inférieurs,
      – Le renforcement musculaire des muscles abducteurs et rotateurs externes de hanche. Ces muscles stabilisent le bassin mais aussi les genoux lors des impacts au sol.

      Sur le plan des activités physiques et sportives, pendant les trois premiers mois de cette rééducation, le mieux serait de pratiquer les sports qui n’engendrent aucune douleur au niveau de vos genoux. A vous de choisir : marche rapide, vélo, natation, elliptique éventuellement. Dans un premier temps, le port d’une genouillère rotulienne, c’est-à-dire avec un trou centré sur la rotule, peut être une bonne méthode pour ne pas déclencher les phénomènes douloureux.

      Vous le voyez, nous avons beaucoup de possibilités pour vous prendre en charge, vous soulager et vous permettre de reprendre votre sport favori, la course à pied. Mais soyez patiente, restez motivée et suivez les conseils de l’équipe médicale qui va vous accompagner.

      Tenez-nous au courant.
      Cordialement

      Répondre
  11. Bonjour,

    J’ai vraiment besoin d’aide et une réponse de vous Dr Pruvost serait très sympathique vu que j’enchaîne les rendez-vous médicaux sans résultats probants et avec des propos contradictoires.
    Je suis passionnée par la course à pieds, j’ai 30 ans. Je cours régulièrement depuis plus de 3 ans. Principalement sur bitume (mon village) depuis 1 an à raison de 4 fois/semaine consécutives pendant 1h/1h15 (10 km environ).
    Je pratique également la gym tonique (abdos fessiers mais aussi cours cardio avec sauts entre autre) et vélo elliptique. Et la natation, délaissée pour la course à pieds (manque de temps pour tout pratiquer).

    Lors d’une sortie cap il y a 3 semaines, au bout de 45 minutes, j’ai commencé à ressentir une douleur au niveau du genou droit. Ca ne m’a pas empêchée de finir ma sortie et de recommencer le lendemain, pendant 1H (avec une micro douleur à la fin de la course), une petite douleur au repos et un gonflement du genou visible. 48H plus tard, j’ai retenté un footing, 10 minutes après le départ, je devais arrêter, douleur trop forte. Le lendemain, dès le départ de la maison, j’avais mal et 10 minutes plus tard, je stoppais.
    J’ai de suite consulté mon médecin traitant qui a diagnostiqué une tendinite, a prescrit l’arrêt total du sport, 15 séances de kiné et une radio à l’issue des 15 séances si ça ne va pas mieux. Je n’ai pas écouté, ai fait la radio de suite : RAS.
    Face au gonflement du genou (sur le devant, en dessous de la rotule, bien localisé), le kiné n’était pas à l’aise et a demandé que je revois le médecin pour prescription d’une IRM.
    Je n’ai pas pu arrêter le sport intégralement. J’ai cessé la course à pieds à contrecoeur, la gym également. Mon moral en a pris un coup. J’ai repris la natation, ai nagé la brasse une fois avant de cesser et de ne faire que du battements de jambes et du crawl. Et de la marche. J’ai repris l’elliptique depuis 8 jours avec port d’une genouillère (demandée par le kiné). J’ai consulté un osthéopathe qui a diagnostiqué une bascule du bassin, un souci au niveau des pieds (tournés vers extérieur), orteils trop « pliés » et manquement d’un « amorti » en dessous du pied. J’ai rdv chez un podologue dans 1 mois. L’achat de talons de 8 cm 8 jours avant, et d’un elliptique 15 jours avant (avec pratique parfois le même jour qu’une sortie cap) ont été des « causes » évoquées, comme le surentraînement d’ailleurs.
    IRM : intégrité ménisco-ligamentaire. Aspect hétérogène et irrégulier du cartilage patellaire prédominant au niveau de la crête et de la facette médiale en faveur d’une chondropathie qui semble néanmoins rester superficielle. Lame d’épanchement articulaire et petit kyste poplite.
    L’osthéo et le kiné pensent que ma douleur vient du kyste (quand je m’accroupis et me relève mais pas quand je marche ou descente/montée d’escaliers). L’osthéo me demande de ne pas reprendre la course et m’indique que la guérison sera longue. Il me dit d’éviter toute opération, il ne faut pas que le kyste grossisse, donc que je me tienne tranquille. Il pense que le mauvais placement bassin/pieds est à l’origine des douleurs au genou. (frottement rotule)
    La kiné n’est pas ok. Elle ne voit pas le rapport entre la pratique de la cap et un grossisement du kyste. Par contre, elle me conseille une reprise en douceur, avec port d’une genouillère et arrêt dès qu’une douleur se fait sentir. Elle m’indique également que 4 sorties de CAP hebdo c’est trop…
    Malgré le gonflement du genou droit toujours d’actualité, j’ai retenté une sortie ce jour. J’ai tenu : 9 minutes avant que la douleur ne se réveille et me fasse stopper…dans les larmes.
    Cette situation m’est insupportable.
    Qu’ai je? que dois-je faire?
    Aidez moi svp.
    Merci

    Cordialement

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  12. face aux traumatologies osseuses ( entre autres du genoux mais tout au moins articulaires) Y a t il un régime alimentaire de consolidation voir réparatif?? que privilégier dans l alimentation?? (à 48ans) merci

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  13. Aujourd’hui j’ai 65 ans,je souffre au quotidien des articulations jambes,génoux bassins,dos etc…..je suis comme un vieillard lorsque je descend de ma voiture,ou d’une position assise. J’ai du mal a marcher ,Je regrette de n’avoir pas vu a l’époque les conseils de ce kine qui sont pertinent, et fondé .Pour ma petite histoire ,jusqu’à 30ans j’avais horreur du sport,et comme par enchantement j’ai découvert et pris goût au cyclisme si bien qu’un an après je prenais une licence, et tirais des braquais qui allez au delà de mes possibilités physiques le vrai mulet quoi,là dessus j’ai embrayé sur les semis marathon,et toujours pareils sans demi-mesure,c’est vrais j’avais la pêche de la musculature et je m’eclatais ,ce que je ne savais pas c’est que j’étais en train de bouffer mon capital ligamentaire et articulaire .Alors ce que je peux dire a ce jour et pour converger avec le kine ,le corps humain n’est pas une enclume sur lequel on peu taper sans modération.A vous jeune sportif ,pensez a vos vieux jours,vous verrez ils sont vite la faite du sport oui ,certainement mais du sport hygiénique,du sport santé.A ce jour je me traîne ,je souffre physiquement ,et par voie de conséquence mentalement aussi.

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  14. Bonjour

    Je me retrouve dans cet article, j’ai bientôt 36 ans et je cours depuis seulement 3 ans (arrêt du tabac et je voulais prendre soin de ma santé).
    Je n’ai jamais aimé courir mais suis devenu accroc (oui oui c’est une drogue lol) j’ai commencé KM par KM pour aller jusqu’à 13 KM sur 3 sorties hebdo et avec l’envie d’aller plus loin …
    Mais des douleurs lombaires importantes sont apparues, verdict après radio, arthrose avec osthéophytose, j’ai fais une pause de 3 semaines (c’était en début d’année), traitement anti inflammatoire et kiné, je cours toujours entre 5 et 8 KM et ne ressens aucune douleur pendant mais à froid je douille, il ne faudrait pas s’arrêter de bouger en faite car j’ai remarqué que dès que je me fais une séance de canapé trop longue c’est encore pire…
    Maintenant une douleur m’est apparue sur le bas ventre et après radio et écho on me parle de problèmes de nerfs ou autres…. c’est vraiment pas évident d’être sportive, il faut faire avec les douleurs mais pas trop .
    Pour le moment je n’arrêterai pas la course, mais j’attend avec impatience les prochains éxamens .

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  15. J’ai 67 ans. Il y a 27 ans, accident de ski, je me suis cassé le ligament croisé antérieur . J’ai été opéré et ai repris très rapidement mon activité préférée le triathlon que j’ai continué pendant pendant quelques années. Il y a 8 ans j’ai eu ma première attaque. En courant un 10km j’ai ressenti une gène à l’arrière du genoux (kyste poplité). La semaine suivante le genoux était était complètement bloqué avec un épanchement de synovie.
    J’ai dû arrêter la course à pied.
    Au cours des 6 ans qui ont suivi j’ai eu 2 ruptures du kyste poplité. J’ai repris un peu de vélo et ai remarqué que si je sortais une fois par semaine mon kyste poplité me gênait moins.
    Depuis 2 ans je fais une sortie de 2heures 30 et 2sorties de 45 minutes par semaine. Je tourne à une cadence de 90 tours minutes et ne descends pas au dessous de 60 dans les côtes. Je me mets en danseuse à 65 tours.
    Plus de kyste… et rarement quelques douleurs.
    Il y a-t-il des études sur le cyclisme et l’arthrose du genoux?
    Devrais-je essayer de pédaler plus rond? Pour l’instant je tire et je pousse.
    Quelqu’un a-t-il une expérience similaire?

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    • Bonjour

      Vous avez dans vos antécédents une intervention de ligamentoplastie et des épanchements de synovie ou des kystes poplités à répétition. Vous vous posez le problème de la pratique du vélo. Vous avez 67 ans.

      Je pense qu’il y a beaucoup de personnes dans votre cas. L’opération que vous avez eue à votre genou qui était destinée à stabiliser l’articulation (ligamentoplastie), n’a malheureusement pas d’effet préventif sur la maladie du cartilage articulaire que l’on appelle l’ARTHROSE. Quelle que soit l’intervention qui ait porté sur le genou (arthrotomie, arthroscopie, …) quel qu’en soit le motif (rupture ligamentaire, méniscectomie, …) toutes ces interventions ont un effet délétère à plus ou moins long terme sur le cartilage.

      Les épanchements de synovie à la partie antérieure du genou (cul de sac sous quadricipital) ou postérieure (kyste poplité) sont des réactions inflammatoires dues le plus souvent à des particules de cartilage qui sont dans l’articulation. Il arrive que le kyste poplité se rompe donnant une grosse jambe et faisant parfois suspecter une phlébite.

      En ce qui concerne la pratique du VELO, le genou ou la hanche portant en moyenne 4 à 6 fois le port du corps, il est préférable dans le cadre d’une arthrose de la hanche ou du genou de pratiquer une activité physique en décharge, vélo ou natation. Dans le cadre de la pratique du vélo, cette dernière vous permettra de soulager d’autant l’articulation et de renforcer le muscle antérieur de la cuisse le quadriceps, principal stabilisateur du genou. Cette pratique sera fonction d’une éventuelle arthrose associée de la rotule qui pourrait vous pénaliser. Utiliser des développements qui permettent un pédalage en souplesse, éviter de vous mettre en « danseuse » et vérifier les cotes du vélo et surtout la position du pied sur la pédale.

      Arthrose Confirmée, TRAITEMENTS ? Il existe des injections possibles de visco-suppléments (acide Hyaluronique) plus ou moins associées à des injections de corticoïdes à effet retard qui pourraient éviter les récidives inflammatoires et devraient vous permettre de pratiquer dans de meilleurs conditions de confort.
      Des études sont actuellement en cours avec les facteurs de croissance ou PFP, les greffes de cellules souches ou de cartilage.

      Cordialement

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  16. Bonjour je reviens vers vous concernant un probléme de genou qui me prélevè un peu de plaisir lors de mes trails..je m’explique : alors que je n’ai pas particulièrement de douleurs lors de l’exercice en lui même (un peu suivant le placement du pied lors des longues descentes que je fais le plus souvent avec des bâtons et en marchant pour économiser les genoux), j’ai sur le genou gauche, sous la rotule et sur la face interne, une douleur à l’appui d’un doigt, idem pour me mettre àç genoux, désormais impossible sur cet endroit sauf en cherchant bien le point non douloureux .
    Deux choses, sois je stoppe définitivement la course mais ce n’est pas trées bon pour le moral et je n’en n’ai pas du tout envie, soit, je continue dans l’état actuel des choses jusqu’à évolution, mais çà ne me plait pas beaucoup plus car j’ai l’impression que je vais etre mis devant le fait accompli et ne plus pouvoir revenir en arrière.

    Depuis un mois j’ai décidé de porter une genouillère rotulienne qui ne change pas grand chose à mon « ressenti » puisque comme je disais plus haut je n’ai pas spécialement mal, au moins j’ose espérer que ca soulage l’articulation, mais est ce la seule solution, que faire en « préventif » (kiné et ostéo ne voit pas vraiment d’ou ca peut venir) avez vous une idée de ce que cela peut etre ?

    merci d’avance

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  17. Bonjour,
    Je pratique depuis mon jeune âge la course à pied à un bon niveau ( 3’56 » sur 1’500/8’37 » sur 3’000 à 42 ans/14’32″sur 5’000/ 1h08′ sur semi…)j’ai actuellement 44 ans. Je viens de subir une méniscectomie partielle (moitié du ménisque interne en moins) et ai une usure du cartilage évaluée entre 1 et 2. Je désire par dessus tout reprendre la compétition. Est-ce qu’avec ce degré d’usure il est encore possible de pratiquer mon sport sans avoir de l’arthrose prochainement?
    Merci pour votre prochaine réponse.

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  18. bonjour, Jai 49 ans, Jai commençais la coures a pied très jeune, a 13 ans a 45ans Jai subit deux intervention ménisque interne, sur les deux génaux , maintenant je coures 3 fois par semaine ,et le reste je fait vélo, elliptique ma question quand il fait froid après entrainement pas pendent juste après Jai male au deux génaux , alors je rentre vite dans les douche je mais de l’eau chaud est les douleurs disparaît ce du a quoi votre avis merci.

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    • Bonjour, avez vous eu une réponse à votre question car j’ai les mêmes symptomes. Après footing au froid, des douleurs sur les deux genoux qui s’estompent dans la journée.
      Merci de vos lumières.

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  19. Bonjour
    J’étais opérée d’un hallux valgus complexe avec mise des vis dans le gros orteil en mars 2015. J’ai commencé avec la course à pied en septembre 2016 en augmentant tres document pour courir environ 3 semaine 10km.
    J’ai toujours mal au pied opéré , je porte des semelles orthopédiques et l’autre pied me fait souffrir également. Pour couronner le tout je me suis fracturé le 5 eme orteil du peux non opéré en rentrant dans une porte . Au bout de 26 jours jai recommence la course à pied.
    Seulement je constate un kyste synovial sur le dos du pied opéré ….
    Je me demande s’il fait tout arrêter …surtout jai un stage de trail à partir du 30/7 et je suis inscrite à un Semi en octobre …
    Faut il que j’arrête tout ?

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  20. Je n’ai pas pu retrouver d’articles scientifiques sérieux démontrant l’arthrose précoce chez le coureur de longues distances. En fait, la littérature penche plutôt vers le contraire, il n’y aurait pas d’effet néfaste. Mais dans chacun de ces articles sérieux, on mentionne que d’autres études seront nécessaires avant que l’on puisse en être certain.
    Il apparait donc imprudent de promettre l’arthrose précoce aux coureurs de longues distances.
    De même, j’aimerais voir cette littérature qui démontrerait qui l’équipement ou la technique de course n’a pas d’effet sur les éventuels dommages… que seules les distances comptent… Difficile à croire.
    Et sur la course de trail. Comment être catégorique sur le fait que la course de trail serait plus ou moins exigeant pour les articulations que la course sur route. Il y a plein de raisons qui semblent pouvoir expliquer les bienfaits protecteurs de la course en sentiers (la position variable des pieds évitant la répétition de gestes identiques, la vitesse plus lente, les chocs nettement diminués à la montée, etc), on ne l’a peut-être pas démontré scientifiquement mais on ne peut pas le nier non plus. (Par contre les risques de chute sont évidemment bien présents!! :)

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  21. Quel bel article! Merci beaucoup!
    Je me posais justement ces questions au niveau de l’usure, l’arthrose, etc.

    Je suis une femme de 49 ans qui a toujours été très passive. J’ai un surplus de poids de 18-19 kg. J’ai souvent essayé différentes activités physiques que j’ai toujours abandonnées… je n’aimais aucune d’elles.
    J’ai découvert la course à pieds en 2014… wow! Quelle révélation! J’ai réussi mes premiers 5 km en 2014, 10 km l’an dernier et 15 km cette année. Je vise un demi marathon l’an prochain.
    Je comprends très bien le principe de « modération  » que je compte adopter avec plaisir. Or, j’aurai 50 ans l’an prochain d’où l’objectif de ce demi… une fois… pour le défi (et non pour en faire un mode de vie). D’où ma question… est-ce déjà trop vu mon historique de passivité et mon surplus de poids qui diminue, mais très lentement. (Je n’ai pas eu de douleurs autres que fatigue musculaire lors de ces courses et j’ai toujours pris soin de bien me reposer après une longue sortie). Je pose cette question car les gens autour de moi me disent que c’est trop (un demi) pour quelqu’un de mon âge qui n’a jamais été active.
    Encore bravo pour cet article qui me rassure quant à ma pratique future (modérée) de la course.

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    • Vous pouvez courir à tout age. Un homme de 83 ans vient de courir le marathon en moins de 4h00. Il a commencé à courir à l’age de 40 ans. Si vous courez 15 km vous pouvez sans problème courir 21,1 km. Entrainez vous correctement et faites attention aux douleurs. Prenez de bonnes chaussures et bonne course.

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