Musculation et running : plus que de la force

Le renforcement musculaire est souvent vanté pour ses bénéfices "quantitatifs" : en étant plus fort, le coureur repousse la fatigue. Certes.
Mais d’autres mécanismes "qualitatifs" ne devraient pas être écartés : en étant mieux coordonné, le coureur repousse aussi la fatigue.

Running man runner athlete workout jogging outdoors on city park path with running shoes closeup of feet and legs.

L’économie de course est un déterminant important des performances de course d’endurance. Elle reflète l’efficacité du coureur, entendue comme la consommation d’oxygène nécessaire pour maintenir une vitesse de course fixe.

De nombreuses interventions ont été proposées pour l’améliorer – c’est-à-dire réduire la consommation d’oxygène –, la musculation étant l’une des stratégies les plus étudiées.

 

D’après la littérature, 6 à 14 semaines de musculation sont susceptibles d’améliorer l’économie de course, notamment lorsque celle-ci met l’accent sur le développement de la force maximale et explosive.

Si l’impact de la musculation sur l’économie de course est bien établi, les mécanismes à l’origine de ce phénomène restent néanmoins encore partiellement connus.

L’objectif de l’infographie ci-dessous est donc de présenter une partie des mécanismes moins connus, et plausibles qui sous-tendent cette amélioration. Au-delà de structures musculaires plus fortes et/ou endurantes, ces mécanismes renvoient par exemple à la manière dont le muscle se contracte ou au rôle d’un centre de gravité plus stable.

Certains d’entre eux doivent encore être étudiés de manière approfondie (ex : l’augmentation de la cinématique du tronc ou les altérations des propriétés des tendons).

 

Muscu Running (1)

 

 

Source : Coelho Rabello Lima & Balgrove, BJSM, 2020

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