Stage de trail : utile ou futile ?

Le développement de l’activité trail s’est accompagné tout naturellement d’un élargissement de l’offre en termes de stages pour tout public. Mais que peut-on attendre de ces regroupements et quelles précautions faut-il prendre avant de s’engager ?

NicolasAutret-France-Stage8

Beaucoup de traileuses et traileurs sont à la recherche de stages pour partager leur passion, progresser, ou tout simplement reconnaître le parcours de leur prochain défi. Ce sont en effet les buts principaux de ces regroupements mais chacun est en droit d’avoir toutes les informations avant de franchir le pas. Voici les bonnes questions à vous poser :

  • La structure d’encadrement :

Où se déroule le stage, comment serez-vous hébergés et les repas seront-ils adaptés à votre dépense énergétique, mais aussi à vos pratiques alimentaires et allergies éventuelles (vegan, sans gluten, sans lactose…) ?

Qui encadre le stage et quelle formation ont les personnes ? Nous y reviendrons sur le point réglementation mais la seule présence d’un athlète « connu » est insuffisante. Vous êtes en stage pour courir mais également pour apprendre, la qualité de l’encadrement est donc cruciale.

  • Mon niveau sera-t-il reconnu et respecté ?

C’est une problématique récurrente car la gestion de l’hétérogénéité d’un groupe est primordiale. Le stage prévoit-il des groupes de niveau afin que chacun progresse à son rythme ? Sinon, cela devient très vite une galère pour les moins bons comme pour les meilleurs. La taille du groupe est également importante par rapport à vos attentes. Sur les stages de reconnaissance, il est très difficile de faire progresser tout le monde en même temps.

  • La durée ?

Hormis pendant les périodes de vacances, où les stages peuvent durer jusqu’à 5 jours, la durée moyenne est souvent de 2-3 jours, généralement le week-end. C’est suffisant pour faire un beau bloc de travail et passer du bon temps à partager avec les autres.

  • Le coût ?

Une saison de trail coûte cher en inscriptions, déplacements et matériel. Le surcoût d’un stage est donc important. De 200 à 500 euros pour 3 jours, il faut comparer les prestations pour faire un choix en fonction de ses envies et de son budget.

  • Le suivi ?

Les responsables du stage seront-ils disponibles en amont pour répondre à vos questionnements, notamment ceux qui vont naître du stage ? C’est une question importante. Un « bon » stage doit commencer en amont par la prise d’informations et doit se conclure en aval par un sympathique service après-vente.

  • Et la réglementation ?

Si la réglementation paraît claire au niveau du ministère et des directions départementales de la cohésion sociale en charge de l’activité et des contrôles, les acteurs du trail ont parfois du mal à s’y retrouver.

On distingue aujourd’hui 2 types de stages de trail, les stages de trails en montagne qui nécessitent la présence d’un professionnel de la montagne (BE Alpinisme Guide de Haute Montagne ou BE Accompagnateur en Montagne) et les stages de trail en milieu non montagneux qui peuvent être encadrés par un Brevet d’État Athlétisme, un entraîneur fédéral ou un diplômé STAPS avec carte professionnelle.

Cela veut dire qu’en milieu « spécifique », un BE athlétisme seul ne peut pas encadrer de stagiaires. Ce milieu « spécifique » correspond aux zones de montagnes définies à l’article 3 de la loi Montagne du 9 janvier 1985. Il en va de la sécurité des stagiaires mais aussi de la responsabilité des encadrants et par voie de conséquence de leur responsabilité en cas d’accident.

  • En conclusion, j’y vais ou je n’y vais pas ?

Notre réponse est oui mais il faut penser à collecter l’ensemble des informations évoquées et se fier aussi au bouche à oreille. Il faut également rester humble et choisir un stage à la hauteur de son niveau et de ses ambitions.

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