Triathlon / WTCS : De Montréal à Edmonton, les Bleus veulent confirmer leur belle dynamique

À peine remis de leurs efforts à Montréal, les meilleur(e)s triathlètes du monde sont restés au Canada. Cap à l'ouest direction Edmonton pour la finale du circuit WTCS (World Triathlon Championship Series).
Ce samedi dans la capitale de l'Alberta, Dorian Coninx, Vincent Luis et Léo Bergère seront une nouvelle fois ambitieux après leur fabuleux triplé du week-end dernier à Montréal tout comme Léonie Périault 5ème de l'étape Québécoise.

Triplé historique des Français à Montréal  - Crédit photo : Wagner Araujo / World Triathlon Media
Triplé historique des Français à Montréal - Crédit photo : Wagner Araujo / World Triathlon Media

Pour la grande finale du circuit WTCS à Edmonton retour au format traditionnel avec 1 500 m de natation, 40 km de cyclisme et 10 km de course à pied.

Fini le format « Eliminator » inédit de Montréal qui avait permis à Dorian Coninx, Vincent Luis et Léo Bergère de réaliser un triplé historique pour le triathlon Français sur le circuit mondial.

Un triplé qui a permis aux Bleus de se repositionner au classement mondial. Léo Bergère est actuellement le mieux classé (5e) et Vincent Luis, qui le talonne pourraient ce samedi se rapprocher du podium final.

Avec une 3e place (Montréal), une 7e (Leeds) et une 8e (Yokohama), Léo Bergère a démontré une belle régularité depuis l’ouverture de cette saison si particulière.

Double tenant du titre, Vincent Luis, 2e à Montréal mais aussi 6e à Yokohama et 13e aux Jeux olympiques  devra fort probablement céder sa couronne. Mais une place sur le podium final reste accessible.

Avec une distribution de points plus généreuse que sur les manches traditionnelles du circuit (1250 points au vainqueur contre 1000 points habituellement par exemple), le classement peut subir de notables modifications.

Pour Dorian Coninx, qui a signé à Montréal son deuxième succès sur le circuit après sa victoire aux Bermudes en 2019, l’écart semble trop important pour viser un top 3 final. Mais nul doute que le Pisciacais aura à cœur de confirmer sa bonne forme actuelle.

 

La lutte pour le titre de champion du monde s’annonce de toute beauté lors de cette grande finale à commencer par l’explication entre les 3 triathlètes qui sont montés sur le podium aux Jeux olympiques : le Norvégien Kristian Blummenfelt, le Britannique Alex Yee et le Néo-Zélandais Hayden Wilde.

Vainqueur à Leeds, Alex Yee occupe la première place provisoire du Championnat du monde. Mais avec seulement 49 points d’avance sur Blummenfelt (vainqueur à Yokohama), il ne pourra se permettre la moindre course moyenne.

4ème de la course olympique mais aussi quatrième à Montréal la semaine dernière et déjà troisième à Leeds, le Belge Marten van Riel, actuellement sur la troisième place du classement général, semble déjà trop loin pour venir perturber la lutte finale entre Yee et Blummenfelt.

 

Classement hommes TOP 10 avant la finale d’Edmonton :

1. Alex Yee (GBR) 2716 pts
2. Kristian Blummenfelt (NOR) 2677
3. Marten van Riel (BEL) 2438
4. Hayden Wilde (NZL) 2265
5. Léo Bergère (FRA) 2061
6. Vincent Luis (FRA) 1994
7. Morgan Pearson (USA) 1781
8. Dorian Coninx (FRA) 1679
9. Antonio Serrat Seoane (ESP) 1647
10. Kevin McDowell (USA) 1632

 

 

Chez les femmes, Léonie Periault (Poissy) a démontré ces dernières semaines qu’elle faisait désormais partie des cadors du circuit.

5ème lors des Jeux olympiques après une remontée fantastique à pied, elle a confirmé son niveau actuel avec une nouvelle 5ème place à Montréal. Ces performances lui ont permis d’accéder au 8e rang mondial.  Un réel exploit puisqu’elle n’a pu enregistrer que deux résultats cette saison contre trois à toutes les triathlètes placées devant elle.

Même si la concurrence sera très élevée à Edmonton, elle peut à nouveau s’immiscer avec les meilleures et tenter de conserver cette 8e place au Championnat du monde voire grappiller un ou deux rangs.

Championne olympique à Tokyo (première médaille d’or de l’histoire de son pays, tous sports confondus), la Bermudienne Flora Duffy partira à la conquête d’un troisième titre après ceux de 2016 et 2017.

Seules l’Américaine Taylor Spivey, forcément désireuse de prendre une revanche après sa non-sélection olympique et la Néerlandaise Maya Kingma (victoire à Leeds) semblent en mesure de l’inquiéter pour le titre mondial.

 

Classement femmes TOP 10 avant la finale d’Edmonton :

1. Flora Duffy (BER) 2791 pts
2. Taylor Spivey (USA) 2324
3. Maya Kingma (HOL) 2315
4. Taylor Knibb (USA) 2236
5. Sophie Coldwell (GBR) 2159
6. Katie Zaferes (USA) 1913
7. Laura Lindemann (ALL) 1792
8. Léonie Periault (FRA) 1464
9. Jessica Lermonth (GBR) 1461
10. Non Stanford (GBR) 1409

 

 

Edmonton sera aussi l’occasion de deux courses (hommes et femmes) chez les U23. Une catégorie où la France s’est régulièrement illustrée avec ces dernières années les titres d’Emilie Morier (2019), Raphaël Montoya (2017), Audrey Merle (2015), Dorian Coninx (2014) ou encore Pierre Le Corre (2013).

Les Bleus se présenteront avec une belle délégation qui s’est souvent illustrée sur les épreuves sélectives ces derniers mois comme nous l’explique le Directeur technique national Benjamin Maze :

« Il va y avoir deux très belles courses en U23 tant chez les hommes que chez les femmesCertains triathlètes ont même déjà participé aux Jeux olympiques comme les Australiens Matthew Hauser (24e) et Ainsley Thorpe (DNF), par exemple. C’est une catégorie avec des maturités différentes entre les athlètes. Par exemple, chez nos françaises, Léa Coninx est de 98 et Emma Lombardi de 2001. Nos représentants ont les moyens d’aller chercher une place de finaliste dans le top 8. »

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