Le massage circulatoire

Une aide à la récupération

Conseils et astuces pour bien récupérer grâce aux bienfaits des massages

Importance du massage et de la récupération

Pour qui ?

  • Sportifs présentant un œdème ou une stase veineuse au niveau des membres après leur entraînement.

Pourquoi ?

  • Faciliter le retour veineux superficiel (10% du système veineux total).
  • Stimuler le système lymphatique.

Comment ?

  • Massage manuel d’une durée d’environ 30 minutes, en 3 phases :

    • Phase d’appel
    • Activation au niveau des extrémités (mains, pieds)
    • Phase de résorption
    • Les effets du massage pourront être prolongés par le port de chaussettes de contention.

Protocole

  • Par qui ? Par les masseurs-kinésithérapeutes.
  • Quand ? Dans les heures qui suivent l’exercice.
  • Position : installation confortable, préférentiellement sur le dos, le membre à drainer en légère déclive (environ 15°).
  • Exemple pour le membre inférieur :
    • Les manœuvres d’appel seront effectuées de la partie proximale vers la partie distale (extrémité). Le massage commence par des pressions statiques (environ 5) au niveau du creux inguinal, sur les ganglions.
      Ensuite un effleurage est réalisé sur la cuisse, précédant des pressions en appel plus appuyées sur la face interne de la cuisse. De nouveau, des pressions statiques (environ 5) sont réalisées au niveau du creux poplité (derrière le genou), ainsi que des pressions en appel en dedans de la crête tibiale, ainsi que sur la face postérieure de la jambe. Les manœuvres d’appel se terminent par des pressions glissées en bracelet (les mains du masseur enserrent la région à traiter) du distal vers le proximal.
    • Activation au niveau du pied : chaque manœuvre sera réalisée environ 5 fois. Des pressions statiques sont réalisées au niveau du talon, puis des pressions glissées sur la voûte plantaire, et enfin des pressions statiques au niveau de la tête des métatarsiens. Une flexion dorsale des orteils peut être associée à une pression glissée en peigne dans les espaces intermétatarsiens pour terminer cette phase.
    • Les manœuvres de résorption seront effectuées dans le sens distal proximal. Des pressions tendant vers la résorption sont réalisées au niveau des faces interne et postérieure de la jambe. On observe de nouveau des pressions statiques (environ 5) au niveau du creux poplité. Ensuite des pressions en résorption au niveau de la cuisse, préférentiellement en face interne, et enfin des pressions statiques (environ 5) au niveau du creux inguinal.

Contre-indications

  • Phlébite et thromboembolie.
  • Varices.
  • Pathologies infectieuses.
  • État fébrile.

Cette fiche est tirée du livre « Fiches pratiques pour la récupération en sport », de Christophe Hausswirth (INSEP Publications).
Pour commander ce livre le site de la boutique de l’INSEP.

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