Douleurs aux adducteurs : Qu’est-ce que c’est ? Que faire ? Comment se protéger ?

Parmi les douleurs les plus fréquentes chez les sportifs, celles aux adducteurs pointent bien souvent en tête. Passage en revue des meilleures façons de les différencier, les prévenir et les guérir, avec le Dr Jacques Pruvost, médecin du sport et expert lepape-info.

adducteurs

Si les adeptes des sports collectifs viennent consulter le médecin du sport pour une pubalgie, les coureurs à pied viennent plutôt consulter pour des douleurs de l’aine. La région inguinale est riche en muscles et tendons, en éléments osseux et en articulations, en vaisseaux et en nerfs. Ces douleurs de l’aine entrant dans le cadre large des pubalgies, le rôle du médecin du sport sera de faire la part de l’origine de la douleur. Le long adducteur est le muscle le plus souvent à l’origine des douleurs du pubis et de l’aine chez les coureurs. Nous allons donner quelques pistes pour mieux comprendre, mieux traiter et mieux prévenir les douleurs des adducteurs.

Une étude prospective qui montre la fréquence de l’atteinte des adducteurs chez les sportifs

Pour mieux étudier et comprendre la fréquence et la complexité des différentes atteintes du pubis et de l’aine, le Pr Per Hölmich, médecin du sport danois, a étudié 207 sportifs victimes de pubalgies. Les douleurs en relation avec une atteinte des adducteurs étaient les plus fréquentes (94 cas), devant les douleurs en relation avec une pathologie du muscle ilio-psoas (73 cas) et loin devant les autres pathologies reconnues pour être responsables de pubalgies (15 cas dont hernie du sportif, atteinte de la symphyse pubienne ou de la sacro-iliaque, fracture de fatigue ou arthrose de hanche).  Cette étude montre bien que, lorsqu’ils souffrent du bassin ou de l’aine, pratiquement un sportif sur deux, et notamment les coureurs à pied, sont victimes d’une lésion des muscles adducteurs.

Le rôle des adducteurs en course à pied

Les muscles adducteurs sont particulièrement nombreux et puissants. Comme tous les autres muscles qui s’insèrent sur le bassin, les adducteurs ont une fonction complexe. Les adducteurs ont un rôle dans l’équilibre transversal du bassin, limitent l’importance de l’abduction (ils sont souvent atteints lors des glissades et grands écarts mal controlés…) et possèdent des composantes de flexion-extension et de rotation axiale de la hanche. L’anatomie fonctionnelle du groupe musculaire des adducteurs est d’autant plus complexe qu’il faut imaginer leur fonction dans les trois plans de l’espace.

Long adducteur et grand droit opposé

Une notion anatomique est essentielle à comprendre pour mieux cerner le rôle du long adducteur : devant la symphyse pubienne, les longs adducteurs droits fusionnent avec les grands droits gauches, (les adducteurs gauches fusionnant avec les grands droits droits),  pour réaliser une seule et même structure, l’aponévrose pré-symphysaire. Cette notion anatomique partagée par tous ne permet pourtant pas encore d’expliquer clairement le mode de transfert des forces et des charges à travers cette aponévrose située devant le pubis. Cette notion permet cependant de mettre en place un travail préventif de renforcement et d’étirement des muscles du tronc en synergie totale avec le travail de renforcement et d’étirement des adducteurs.

L’examen clinique des adducteurs

Le médecin du sport et le kinésithérapeute qui vont prendre en charge une atteinte des adducteurs à son insertion sur le bassin vont réaliser des tests cliniques. Ces tests vont permettre d’évaluer l’importance de la douleur, de s’assurer que le long adducteur est le seul atteint, et de suivre l’impact des différents traitements sur la pathologie.

adduc 1

 

 

adduc 2

Les examens radiologiques

L’examen clinique permet d’orienter le diagnostic en montrant que l’origine des douleurs se situe à l’insertion de l’adducteur sur le pubis lors des différents tests. Les examens radiologiques complémentaires sont incontournables : il s’agit d’une radiographie centrée sur l’insertion des adducteurs au niveau du pubis et d’une échographie pour mieux cerner le type de la pathologie au niveau de cette insertion. En effet, l’insertion du long adducteur sur la branche ischio-pubienne est la fois musculaire (en moyenne 60%) et tendineuse (en moyenne 40%). Le rôle de l’échographie est de préciser si l’atteinte se situe bien au niveau du long adducteur et s’il s’agit d’une tendinopathie d’insertion, d’une fissure tendineuse ou bien d’une atteinte à la jonction entre l’os et le muscle ou entre le tendon et le muscle. En cas de doute sur le type de l’atteinte, une IRM pourra faire précisément la part les lésions tendineuses et musculaires.

Quels sont les traitements médicaux ?
En cas de lésion musculaire à l’insertion ou de lésion à la jonction entre le tendon et le muscle, le repos relatif et la kinésithérapie non douloureuse permettent le plus souvent la cicatrisation.
En cas de tendinopathie d’insertion du long adducteur, les soins médicaux sont la plupart du temps adaptés pour venir à bout de la douleur et de la pathologie. La physiothérapie locale, les massages transverses profonds (MTP), les ondes de choc, la mésothérapie sont efficaces et peuvent être réalisés d’emblée. Les étirements tendino-musculaires réalisés sur le mode du « contracté-relaché » doivent toujours être réalisés au départ par un kinésithérapeute qui connait bien les sportifs.

Et la chirurgie ?
En cas de tendinopathie vraie qui résiste au traitement médical et de rééducation, la consultation chirurgicale peut être proposée au sportif. Après plusieurs mois de traitement médical sans réussite, la ténotomie, c’est-à-dire la section chirurgicale des adducteurs du coté atteint, peut être la seule solution pour soulager les douleurs.

Douleurs des adducteurs, les conseils du médecin du sport
Les douleurs de l’aine sont fréquentes chez les sportifs et notamment chez les coureurs à pied. Dans la même zone, les hommes souffrent plutôt d’une atteinte des adducteurs alors que les femmes souffrent plutôt du muscle ilio-psoas.
Attention : petite douleur, grands effets. Une simple douleur des adducteurs est le signe qu’il existe des problèmes mécaniques complexes au niveau du bassin du sportif. Une simple douleur des adducteurs peut se compliquer en une pubalgie qui va durer des mois. Les adducteurs ne fonctionnent pas de manière isolée. Ils travaillent en synergie avec un grand nombre de muscles du bassin ou du tronc. D’où l’importance d’imaginer une préparation physique globale et une rééducation qui vont corriger les déséquilibres musculaires, qui vont réduire l’instabilité entre le rachis lombaire et le bassin et qui vont réduire le retard à la contraction des muscles du tronc par rapport aux muscles des membres inférieurs.

En cas de douleur des adducteurs, un examen clinique suivi d’une échographie permettront de comprendre l’origine et le type de la pathologie :
– S’il s’agit d’une atteinte musculaire, le repos et les soins de physiothérapie doivent suffire à traiter l’atteinte en quelques semaines ;
– S’il s’agit d’une atteinte tendineuse, les étirements, les massages transverses profonds et les ondes de choc vont, dans la grande majorité des cas, permettre de soulager le sportif.

Quelle que soit le type de la douleur des adducteurs, les étirements des chaines musculaires antérieures (ilio-psoas ; droit antérieur ; grands droits), des ischio-jambiers, des abducteurs et rotateurs externes des hanches doivent être revus et corrigés par le kinésithérapeute du sport puis réalisés parfaitement par le sportif.

20 réaction à cet article

  1. Bonjour,

    Je vous invite à visiter notre site http://www.shortystrap.com afin de découvrir la solution que nous proposons pour traiter et prévenir les pubalgies et les lésions des adducteurs.

    Nous sommes à votre disposition pour vous apporter de plus amples renseignements.

    Laurent RONGIER
    Fondateur

    Répondre
  2. (Pardon pour ce long texte mais j’ai vraiment besoin de conseils, d’avance merci)  
    Bonsoir, 
    Au cours d’une préparation physique assez forcée j’ai insisté durant une semaine sur une douleur à la base supportable dans la région de l’aine. Celle ci deviendra insoutenable le 6eme jour a tel point que je n’ai presque pu marcher les 3 jours qui ont suivis.
    Un ami me conseille un spécialiste que je consulte dans la semaine. Diagnostic au toucher fin juillet 2015 : Déchirure adducteur Ordonnance : repos 2 mois

    Les deux mois passent et la douleur persiste et remonte vers la hanche. Ne sachant pas tout de suite ou aller je vais montrer ça a mon généraliste qui m’envoie vers un kinésithérapeute puis un autre sans aucun résultat mis a part la frustration de la non guérison, un effet de perte de temps et d’un gain de 100 g de pommade de massage sur la jambe… 2 mois passent et la douleur persiste et remonte toujours.
    J’en parle à mon généraliste qui pour parler poliment n’a pas l’air concerné.. Désemparé je prend rendez vous en parallèle avec un médecin du sport,échographie. Diagnostic : déchirure adducteur. Mauvaises cicatrisation, des bleus, pubalgie.. Ordonnance anti inflammatoires et prescription d’un kiné du sport « un pro »
    Novembre 2015 : J’ai fait  plusieurs mois des séances d’électrochocs très douloureux (et c’est peu de le dire je suis très rustre) coupé une fois sur deux d’un travail très vague sur une machine de kinésithérapie (mon mollet « scratché » a une barre monté sur une sorte de verin pneumatique qui me balance plus ou moins la jambe de chaque côté. Tout à l’air très approximatif). Avec pour seule consigne de retenir au maximum ce mouvement (qui pourrait soulever des voitures) avec ma jambe handicapée et très douloureuses…

    Et moi suivant les rares consignes lancée entre deux clients.. euh patients pardon, je force je force puis au bout de trois mois la douleur s’amplifiant au fils des seances et l’ ironique insouciance de ce pratiquant face a mes doutes sur ces resultats je mis fin au chantier et je mis fin au soins »kinésithérapeutique » 

    6 mois plus tard.. Nous voici mis avril 2016 ma douleur a l’adducteur a disparu presque complètement depuis quelques mois par contre elle est bien resté en haut symptômes pubalgie. Reprise du sport depuis 2 semaines et demi course très gentiment 20 min 9.5 km/h . 1 jour sur 2 (Plus habitué a faire 10 ou 20 bornes a 11.5 km/h avec packtage) 

    Pourtant malgré tout la douleur est revenue au 2/3 comme fin juillet 2015 c’est désespérant. Du coup maintenant je sais il ne vaut mieux pas forcer.. Que puis je faire ? Puis je guerir ? Comment ? Combien de temps ? Vers qui me tourner ? Quoi que ce soit …

    Merci infiniment pour votre lecture et vos réponses.
    Cordialement.

    Répondre
    • Bonjour,

      Merci pour votre confiance et pour la description très précise de vos douleurs ainsi que des différents traitements entrepris. Vous souffrez depuis plusieurs mois d’une douleur de l’aine unilatérale et ces symptômes entrent en effet dans le cadre d’une pubalgie. Le diagnostic des médecins s’est orienté vers une tendinopathie des adducteurs. Le traitement de rééducation que vous décrivez avec beaucoup d’humour a consisté à mettre en place un renforcement excentrique du long adducteur. Ce traitement est parfaitement logique et est très souvent efficace lorsque le diagnostic est le bon…

      En cas de pubalgie, il est souvent très difficile de faire un diagnostic précis des structures atteintes. En effet, sous le terme de pubalgie, ou de douleurs de l’aine, les médecins du sport regroupent différentes atteintes dont l’origine peut être tendineuse, musculaire, osseuse, articulaire, neurologique. Ceci signifie que si votre douleur persiste, ce n’est pas parce que le traitement réalisé par le kinésithérapeute n’est pas adapté mais plutôt parce que le diagnostic proposé par le médecin n’est pas le bon. Votre histoire me fait penser que vous souffrez d’une pubalgie d’ont l’origine pourrait être une atteinte du canal inguinal. Aussi pour mieux comprendre l’origine de votre douleur, je vous conseille de consulter dans votre région un confrère médecin du sport réputé pour suivre les footballeurs ou les rugbymen. En effet, les sportifs qui pratiquent ces deux sports collectifs sont souvent atteints de pubalgie et les médecins qui les suivent sont très bien formés au diagnostic et à la prise en charge de cette pathologie. Un examen clinique complet, notamment de vos orifices inguinaux, puis une nouvelle imagerie (échographie, IRM) permettront de poser un nouveau diagnostic et d’envisager de nouveaux traitements.
      Tenez-nous au courant.

      Cordialement
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

      Répondre
  3. Bonjour,

    Depuis 3 mois je me suis remise à la course à pied, environ 2 à 3 fois par semaine pendant 1h05 sur un sol dur.
    Depuis une semaine une douleur au niveau de mes adducteurs de la jambe droite est apparue, un lendemain d’une course à pied. Je n’ai eu aucune douleur le jour même ni pendant l’effort. Cette douleur est forte surtout lorsque je suis allongée au moment où je bouge ou tourne ma jambe. J’ai des douleurs lorsque je tousse ou j’éternue. Lorsque je marche elle est atténuée. Après une journée ou deux sans sport, la douleur disparaît quasiment.
    Quel diagnostic faites vous ? dois-je arrêter le sport ? Que dois-je faire ?

    Merci de votre réponse.
    Cordialement

    Répondre
    • Bonjour,

      Merci pour votre description très précise des symptômes douloureux. Chez une coureuse à pied, une douleur située au niveau de l’aine avec irradiations vers la face interne de la cuisse, déclenchée par l’activité physique et calmée parle repos fait penser, en premier lieu, à une tendinopathie des muscles adducteurs. Mais vous ajoutez une phrase très importante pour les professionnels de santé : cette douleur est reproduite par la toux et les éternuements. Et cette simple phrase va nous orienter vers une autre pathologie. Lorsque les douleurs situées au niveau du bassin ou des membres inférieurs sont déclenchées par les efforts de toux ou de sternuation, nous devons penser immédiatement à une irradiation en relation avec une pathologie discale au niveau lombaire. Les sportifs atteints de sciatique par compression discale au niveau des deux dernières lombaires décrivent des douleurs qui irradient dans la fesse et dans la cuisse. Vos douleurs sont antérieures et ne correspondent donc pas à une atteinte sciatique mais plutôt à une atteinte du nerf crural. Ces cruralgies peuvent survenir chez le sportif et donnent des douleurs antérieures, situées au niveau de la face antérieure et interne de la cuisse. La flexion de la hanche sur le tronc est douloureuse, parfois impossible. Ces douleurs sont le plus souvent aggravées par la position assise et les activités sportives.

      Dans un premier temps, je me permets de vous conseiller de consulter soit votre médecin traitant, soit un médecin du sport. Ce médecin, à la suite de son examen clinique, vous orientera sans doute vers un radiologue pour réaliser une radiographie du rachis lombaire et peut-être une échographie du bassin. Il est important de visualiser le niveau du problème discal : étage L2-L3 ou étage L3-L4. Si les examens cliniques et radiologiques sont bien en faveur d’une cruralgie, le traitement associe le repos, les antalgiques et les anti-inflammatoires. Ces cruralgies ont la réputation de guérir plus facilement et plus rapidement que les sciatiques. Mais il va falloir oublier la course à pied pendant plusieurs semaines…

      Tenez-nous au courant.

      Cordialement
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

      Répondre
  4. Bonjour,

    Fin août j’ai fait du canyoning assez long (environ 7h). Depuis j’ai une douleur au niveau de l’aine lorsque je marche durant plusieurs heures. J’ai repris le sport (athlétisme : sprint en général) ce matin (le 20 septembre 2016) et depuis j’ai une douleur plutôt intense au même niveau. J’ai mal lorsque je monte les escaliers mais aussi lorsque je marche.
    Quel diagnostic faites vous ? Quel spécialiste dois-je aller voir pour diagnostiquer mon problème et le guérir ?
    Merci de votre réponse et de prendre le temps de lire ma demande.
    Cordialement,
    Laura.

    Répondre
  5. Bonjour,
    Je souffre depuis 5 mois d une douleuraux adducteurs côté gauche.
    Je suis joueur et prof de tennis.
    La douleur s est revélé lors d une course rapide sur une amortie. J ai ressenti comme une irradiation partant du pubis et allant dans l adducteur côté gauche. J’ai stoppé tout effort sur le champ. J ai pris 4 semaines de repos et j ai repris progressivement. Puis la douleur est réapparu tout doucement sous forme de gêne.
    J ai fais une échographie où rien de méchant n apparaît m a dit le médecin du sport sans me proposer de véritables solutions.
    Actuellement cette gêne se manifeste sur les mouvements de rotation du tronc et davantage lorsque je pivote le tronc vers la gauche en immobilisant le bassin.
    Pour info, j ai 49 ans et suis très tonique notamment au niveau de la sangle abdominale.
    Pouvez vous me donner un diagnostic et vos conseils.
    Merci d avance.
    Franck

    Répondre
    • Bonjour,

      comme nous le disons régulièrement, nos médecins ne pourront pas répondre à vos interrogations sans un diagnostique précis. Le plus étrange est que vous avez déjà vu un médecin du sport et que la réponse de ce dernier ce soit limité à « rien de méchant ».

      N’hésitez pas à revenir vers nous par la suite si vous avez d’autres questions.

      Répondre
  6. Bonjour!voila mon probleme:depuis juillet en me levent d’une chaine une douleur a l’aine ma fait tres mal .depuis je ne peu pas faire de rotations exterieur et interieur et pareil quand je marche quand je suis au bout de mon pas!je ne peu pas non plus ouvrir les jambes sans des douleurs!un leger epenchement sur echo que l’on retrouve legerement sur irm.scaner normal ainsi que radio et scintigraphie.j’ai une polyhartrite mais les medecins me dise que ca viens pas de la que tout est normal.je ne sais plus quoi faire.quoi penser!merci de m’aider!cordialement

    Répondre
    • Bonjour,
      Votre question est intéressante mais manque de précisions : nous ne connaissons pas votre âge, votre sexe, le type de sport que vous pratiquez ni le niveau de votre pratique sportive…
      A priori, les douleurs que vous décrivez semblent être d’origine articulaire avec des rotations internes et externes de hanche qui sont limitées. Mon premier conseil est de consulter votre médecin traitant, ou bien un médecin du sport, qui va examiner les articulations de la hanche et tester les différents muscles péri-articulaires (adducteurs, ilio-psoas, droit antérieur, obliques et piriforme). Une radiographie du bassin et des clichés centrés sur les hanches seront sans doute les premiers examens complémentaires à envisager.
      Tant que le diagnostic de votre lésion ne sera pas complètement posé, mieux vaut ne pas agresser votre hanche par des mouvements forcés ou de grande amplitude ni par des marches longues ou difficiles.
      Tenez-nous au courant.
      Cordialement
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

      Répondre
      • bonjour
        Homme j’ai 24 ans
        suite à un match de foot il y a deux ans j’ai sentie une vive douleur aux adducteurs apres avoir fait un mouvement lateral bruusque. Apres 2 semaines de repos je n’avais qu’une gêne au de l’aine (a l’insertion) j’ai fait donc apres 4 mois de repos avec des legers footings (je suis demi-fondeur)et enfin une echigraphie ou le docteur m’a dit qu’elle ne voyait rien et qu’il etait surement trop tard pour voir quelque chose. s’en suit des multiples seances de kiné avec renforcement et etirement ,electrochos… Mais la douleur sous forme de gène persistait je suis donc aller voir un medecin du sport (10 mois plus tard) qui m’a dit vous avez une ernie inguinale. Je me suis donc fait opérer mais 6 mois apres l’operation ma gêne est toujours la! (avec des mals de bas du ventre du à l’operation)…
        je ne sais plus quoi penser? Que faire?

        Répondre
  7. Bonjour,
    Depuis Août 2016, j’ai mal aux adducteurs ainsi que dans l’aine. La douleur est apparue, car j’ai voulu faire plus d’étirements que d’habitude et j’ai voulu intégrer des étirements des adducteurs (assis par terre, dos au mur, plantes des pieds face à face écartements des genoux au maximum)
    Depuis, j’ai mal aux adducteurs et à l’aine, même si ce n’est pas agréable, ce n’est une douleur qui m’empêche de courir ou de marcher, du coup, j’ai continué à faire du sport (je suis triathlète) c’est vraiment douloureux juste après une séance de course à pied, lorsque j’éternue ou tousse. La douleur est localisée au niveau de l’aine, je n’ai pas de douleur dans les lombaires. Je me disais que tant que ça ne m’empêche pas de faire du sport, ça finira bien par passer… Mais là, ça va faire 5 mois et j’ai peur que si je force, ça fini par empirer et du coup m’immobiliser plusieurs semaines voir plusieurs mois…
    J’ai vu mon médecin traitant, qui à part le repos n’a pas vraiment de solution, j’ai vu un médecin du sport qui propose du repos durant 3 à 4 semaines et après on verra (mais je peux continuer à nager)
    J’ai stoppé le sport complétement durant 2 semaines et demi, ça allait mieux, mais j’avais toujours une gêne lorsque je mettais mon point entre mes genoux et que je serrais les jambes, j’ai tout de même repris hier la course à pied (un petit footing 9.5Km à 4’45 » au kilo) mais la douleur est réapparue.
    Est-ce que je dois faire une pause plus longue? Est-ce que je peux compenser par d’autres sports? Tels que piscine ou vélo? Ou est-ce que je dois totalement stopper le temps que la douleur disparaisse totalement?
    Est-ce que les shortustraps sont réellement efficace sur ce type de pathologie? Vous avez des avis sur ce type de produit? Je n’ai rien contre M Rongier, mais forcément lui, va dire que son produit est miraculeux.
    D’avance merci pour votre réponse.
    Sportivement.

    Ludovic

    Répondre
    • Bonjour Ludovic,

      Comme nous le disons régulièrement, nos médecins ne pourront pas répondre à vos interrogations sans un diagnostique précis. Sans précisions sur la nature de la blessure et un examen clinique, ils ne peuvent donc pas se prononcer.

      En cas de douleur, il faut pour l’instant arrêter la course à pied et surtout respecter la période de repos que vous a prescrit votre médecin du sport (4 semaines) !

      Même s’il est difficile d’arrêter, il le faut. Il en va de votre santé. Mon conseil est donc de respecter votre période de repos afin de vous rétablir totalement de votre blessure. À la fin de celle-ci, vous pourrez reprendre doucement (comme vous le suggérez) avec de la natation ou du vélo. Petit à petit, et si la douleur ne réapparaît pas, il vous sera possible de reprendre la course à pied.

      Si la douleur persiste il faudra de nouveau consulter un médecin.

      N’hésitez pas à revenir vers nous par la suite si vous avez d’autres questions.

      Répondre
  8. Bonjour,
    Je me suis inscrite dans une salle de sport en début de semaine et n’en connais pas forcément plus que ça à la musculation, je me suis mise à essayer plusieurs machines et plus particulièrement celle qui fait travailler les abducteurs. Le lendemain je ressens une douleur et me dis que cela doit être normal , cependant en fin de semaine cette douleur est toujours présente et deviens de plus en plus forte au point ou j’en ai du mal à marcher.
    Est ce normal? Devrais-je consulter un médecin ?
    Merci de votre réponse

    Marine

    Répondre
  9. Bonjour, j’ai 35 ans, je pratique le trail, triathlon, vélo, VTT (beaucoup d’entrainement croisé) depuis 4 ans, jamais de blessure. Il y a 4 semaines précisément, j’ai ressenti le lendemain d’une séance de sprints en côte une douleur à l’aine / adducteur. J’ai de suite arrêté la course à pieds pendant plusieurs jours, j’ai repris par du vélo, le premier footing de reprise a été concluant puis j’ai eu mal à nouveau le lendemain, disons plutôt grosse gêne. Suite à une consultation chez un médecin du sport, J’ai passé une écho le 14/03 qui a révélé une « élongation myo aponévrotique étendue sur 7 mm de hauteur de la jonction myotendineuse supérieure du long adducteur gauche, sans complication hémorragique ». 3 jours après, le 17/03, j’ai passé une IRM qui n’a rien révélé : « absence de lésion myo aponévrotique significative décelable notamment au niveau de l’insertion du long adducteur gauche. Pas de signe IRM de pubalgie ». Plutôt rassurant. J’ai laissé passé 3 jours sans courir, mais j’ai fait du vélo. Depuis 1 mois que la douleur s’est déclaré, hormis 2 footing qui ont à chaque fois réveillé cette gêne, j’ai fait repos et pas mal de vélo (aucune douleur à vélo, vraiment rien). J’ai 2 questions svp :

    1/ Puis je courir avec cette gêne puisque l’IRM n’a rien révélé (alors que l’écho avait révélé une élongation 3 jours plus tôt ?!!!). Est ce dangereux pour l’adducteur ou « normal » de ressentir une gêne les premiers temps ?

    2/ bien que je n’ai pas mal du tout en faisant du vélo, la pratique de ce sport peut elle retarder le processus de guérison ?

    Quels conseils pourriez-vous svp me donner dans mon cas ?

    Merci infiniment.

    Ben

    Répondre
  10. Bonjour,

    Mes problèmes ont commencé fin février lorsque j’ai ressenti une gène sur la partie antérieure de la cuisse, au niveau de l’adducteur gauche. Cette gène ne m’empêchant pas de courir, j’ai effectué 2 séances supplémentaires mais la douleur s’est petit à petit accentuée. Je décide alors de stopper complètement la course à pied en pensant que je développe une pubalgie.
    Viens alors une chose qui n’était pas prévue… la douleur se déplace! elle ne se situe plus vraiment au niveau des adducteurs, elle remonte sur le haut de la cuisse, au niveau de l’insertion des quadriceps. Une précision importante: je ressens la douleur à chaque fois que j’éternue, quand je tousse et également une gène en bas du dos lorsque je vais dormir.
    Mon médecin généraliste hésite entre une tendinite du quadriceps ou du psoas sans conviction.
    J’adopte alors le protocole suivant: séance de kiné, aucune course a pied mais des séances de vtt, massage régulier avec anti-inflammatoire puis de l’huile essentielle de gaulthérie.
    La kiné me dit que la blessure peut provenir d’un décalage du bassin et que le quadriceps a une surcharge de travail car il a pris la fonction du psoas. On met en place un travail d’équilibre et d’étirement car je suis complètement raide.
    Après 5 semaines sans course à pied, la douleur disparait complètement du côté gauche. Une douleur identique se développe côté droit pendant quelques jours mais disparait rapidement à son tour. La kiné m’explique que c’est une simple douleur de compensation mais sans importance.
    Tout va bien… jusqu’au 1er footing! Après 15 min d’échauffement en trottinant, je décide d’accélérer un peu pour tester. Mauvais choix… La douleur initiale ressentie au niveau de l’adducteur gauche refait son retour.

    C’est un peu désespérant.

    J’aimerais beaucoup avoir votre diagnostic ou les avis des autres coureurs si vous avez vécu la même expérience.

    Est-ce que je dois poursuivre le protocole d’étirement ou laisser les muscles complètement au repos?
    Est-ce que je dois stopper le VTT ou il n’y a pas d’incidence?
    Est-ce que les vêtements type shortystrap seraient efficaces pour ce genre de douleur?

    Répondre
    • 5 semaines çà peut être trop court. Surtout si la douleur disparait à la 5eme semaine.
      tu retires dessus tu en reprend pour 5 semaine (mini).
      Le problème c’est que c’est long à guérir donc les gens ne patientent pas et retour à la case départ au moindre effort prématuré.
      Si çà persiste au delà de tout repos c’est sans doute un problème mécanique il faut donc faire des examens genre échographie, avec un échographe spécialiste de la zone douloureuse pour être sur de détecter le problème vu comme cette partie du corps est compliquée.

      Répondre
  11. Bonjour !

    Ma question peut sembler bête mais ; quelle est la position optimale de la jambe pour que les adducteurs se remettent au mieux ? La position allongée jambe tendue, est-ce qu’il est mauvais d’être en tailleur, etc ? Merci à vous.

    Répondre
  12. Bonjour,
    J’ai joué pendant près de trois ans au football presque tous les deux jours sans que j’ai de réel repos. A un point où je me suis dit que ce sera mon corps qui me l’imposera ça n’a pas tardé.
    A la suite d’un match de foot où j’ai joué et commencé avec une haute intensité sans échauffement j’ai ressenti une énorme gène deux jours après lors d’un nouveau match. Je ne pouvais littéralement pas attaqué mes ballons. J’ai pensé dans un premier temps à une fatigue mais par la suite j’ai réalisé que des semaines après j’avais une douleur constante aux adducteurs qui limitait mon intensité. A chaque fois que je poussais je ressentais une douleur dans l’intérieur des adducteurs. J’ai continué la course pendant deux semaine avec cette douleur car j’avais un match important. J’ai fait mon match et à la fin je ne pouvais même pas monter dans ma voiture tellement que mes adducteurs étaient en feu. Je devais soulever mes jambes avec mes mains pour rentrer dans la voiture. Et je boitais quand je marchais. Le soir je suis rentré et j’ai pris des anti douleurs pour rejouer le lendemain. J’ai pu rejouer mais en étant limité et avec des douleurs des mes premières courses. Il fallait que je me sacrifie pour courir et je boitais. Depuis le 5 juin je n’ai plus rien fait. J’ai toujours des douleurs aux adducteurs surtout dans celui de la partie gauche. J’ai l’impression qu’un tendon ou un muscle précisément est enflammé. La douleur est aigu et très ciblée. Des fois elle se propage dans mes testicules et la nuit au réveil j’ai mal. Même quand je me tourne ou quand je tousse. Je sent un besoin de m’étirer notamment lorsque la douleur est très aigu. Je prend des anti inflammatoire ibuprophene qui me font un très grand effet. Dès que j’en prend j’ai moins de douleur à un point ou je peux courir et lorsque j’en prend pas ça revient. J’ai l’impression de rensentir comme un coup de couteau sur la cuisse gauche qui m’empêche de courir. Je suis parti voir un physiothérapeute il m’a dit que ça pouvait être « Gimores groin » ou bien ilioposcas bursitis. Il ma dit de continuer mes anti inflammatoire, de mettre de la glace et de m’étirer.
    C’est bisard qu’après pratiquement 4 semaine ma douleur dans ma cuisse gauche est toujours aigu. Quand vous ouvrez votre jambe vous avec un truc façon os souple qui ressort et que vous pouvez saisir ba g l’impréssion c en dessous de ça. La douleur se ressent quand vous serez un objet entre vos genoux. Une idée ?

    Répondre

Réagissez