L’alcool et l’effort physique

L’alcool est dangereux pour la santé mais encore plus préjudiciable pour le sportif du fait des exigences physiologiques à l’effort.

Bière

Alcool et Santé

Bien qu’une consommation modérée (2 verres/jour pour un homme, 1 verre/jour pour une femme) ne soit pas nocive pour la santé, et que des propriétés cardio-protectrices lui soient attribuées, l’alcool n’est cependant pas sans incidence sur la santé. Il augmente les risques de cancers, d’ostéoporose, de cirrhose, de dépression et favorise l’addiction. Contrairement aux croyances répandues, si l’alcool suscite une réaction de chaleur dans un premier temps, il fait chuter rapidement la température du corps (1/2 degré pour 5 verres consommés). En clair, l’alcool ne réchauffe pas. L’alcool est apéritif, fait manger plus et est une cause directe de prise de poids : 1 g d’alcool présente une densité énergétique de 7 kcal et arrive en seconde position après les matières grasses, tout en freinant l’oxydation de ses dernières.

En quoi l’alcool est-il incompatible avec le sport ?

L’alcool déshydrate. Il agit tel un frein sur l’hormone antidiurétique. Ainsi, une boisson titrée à plus de 4 % active la diurèse. Boire de l’alcool après l’effort freine la resynthèse du glycogène, celles des tissus musculaires et osseux (ostéogénèse) après microlésions de ces derniers. C’est un nutriment acidifiant qui mobilise en contrepartie des minéraux alcalins (magnésium, calcium). La récupération est donc ralentie.  

L’alcool accroit la production de radicaux libres d’où l’augmentation du risque de blessures. Poids et alcool : n’oublions pas que l’alcool fait grossir. C’est aussi un produit dopant qui figure à ce titre sur la liste des produits interdits par l’Agence Française de Lutte contre le Dopage, en raison de son action vasodilatatrice sur le système sanguin. L’alcool augmente le risque d’hypoglycémie, elle-même incompatible avec la performance sportive.

Enfin, l’alcool est dangereux : sports mécaniques, plongée, cyclisme… Mieux vaut conserver tous ses réflexes et ne pas risquer sa vie ou celle des autres.

Une bière après l’effort ? Si vous voulez… Mais juste une avec collation et au plus loin de celui-ci, après réhydratation avec de l’eau !

2 réaction à cet article

  1. Même si les remarques de votre article sont globalement pertinentes, je ne peux m’empêcher de relever certaines approximations :
    D’abord, une consommation modérée (2 verres/jour pour un homme, 1 verre/jour pour une femme) n’est pas seulement non-nocive pour la santé, une centaine d’études concordantes réalisées depuis 1990 montrent qu’elle est bénéfique. Notamment pour ses propriétés cardio-protectrices démontrées dès 1991 par l’étude MONICA
    Il augmente les risques de cirrhoses ou de cancers seulement aux doses élevées, et le vin rouge jusqu’à la dose modérée indiquée, diminue au contraire les cancers du colon, de l’œsophage, du poumon, du rein, de la vessie, de la thyroïde ou du sein non hormono-dépendant, de même qu’il a des effets bénéfiques sur les maladies cognitives et la dépression et la santé du foie. Une telle consommation d’alcool et plus encore sous forme de vin rouge, augmente la longévité.
    Ces remarques n’enlèvent pas leur pertinence aux précautions à prendre en vue des performances sportives, et plus encore des activités à risque (conduite automobile, bricolage, chasse,…). La consommation modérée d’alcool est à privilégier lors des repas, et éloignée de ces activités.

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  2. Pour rebondir sur le sujet, il me semble que les recommandations sont de 2 verres/j pour les hommes et 1 verres/j pour les femmes 6 jours sur 7 seulement, et qu’il s’agit évidement d’un seuil au delà du quel le risque de développer un problème sur du long terme augmente ( mais rien de sur à 100% comme certains seront bien en dessous et développeront une pathologie: on n’est pas tous égaux…) et non une obligation de consommation pour être en bonne santé :).
    Pour les effets sur l’activité physique, cette année je n’ai pas consommé du tout d’alcool durant ma préparation marathon contrairement aux autres fois (mais sans exagérer non plus) et effectivement j’ai remarqué que je récupérai mieux après les sorties longues, je n’ai pas pris le mur, bilan presque 30 minutes de mieux que l’an passé sur le même parcours. Par contre après 2 mois, la première chose que j’ai fait en rentrant du marathon c’est d’ouvrir une bouteille de bon vin (pour rester en bonne santé j’ai pris du médoc).

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