On lit souvent que « les poissons les plus gras sont moins gras que la viande la moins grasse ». Et comme un paradoxe, on pointe du doigt le gras qu'ils contiennent. Bon ou pas, le poisson gras ? Explications.

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  • Les poissons gras, qu’est-ce que c’est ?

On leur colle une étiquette de poissons gras car ils présentent des teneurs en lipides supérieures à 5 %. Mais les taux de lipides varient d’une espèce à l’autre et dépendent également des saisons de pêche. En réalité, il conviendrait de les appeler demi-gras (entre 5 et 10 % de MG) du moins pour les maquereaux, sardines, saumon, truite saumonée et thon frais. Les poissons gras regroupent entre autres le hareng et l’anguille (> 10 % de MG). En réalité, ils ne sont pas plus gras qu’un steak haché de 5 % de MG ou bien un filet ou faux-filet de bœuf (5 à 8 % de MG).

La composition de leurs lipides fait cependant toute la différence. Ces poissons contiennent des acides gras polyinsaturés en particulier de la série n-3 (omégas3 : EPA et DHA aux effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire). Ils sont en outre une bonne source de protéines (18 à 20 %), d’iode (bon pour la thyroïde) de sélénium (antioxydant agissant contre le vieillissement) et de vitamines du groupe B (B12),  ainsi que de vitamines A et D.
En résumé, un bon cocktail renforçant le fonctionnement des systèmes immunitaire, circulatoire et hormonal.

  • Leurs vertus santé

Ce n’est pas parce qu’ils sont gras qu’ils vous feront pour autant grossir. Les Omégas3 qu’ils contiennent, DHA et EPA, sont essentiels à l’équilibre psychique, l’entretien des facultés cognitives, au bon dosage du cholestérol (surtout HDL-c) et des triglycérides sanguins. Enfin pour la prévention santé, ils sont un pilier incontournable pour leur vertu anti inflammatoire.
Amis sportifs, pensez à vos lendemains d’entraînements ou de compétitions exigeantes et consommez régulièrement et de préférence en amont, c’est-à-dire avant tout grand rendez-vous sportif, du poissons gras au moins 1 fois par semaine. Agissez en prévention contre l’inflammation des tissus musculaires, des tendons et des ligaments. Soyez stratèges et faites le plein d’omégas3 avant pour limiter la casse pendant et reconstruire rapidement après.

Mon conseil : consommez sardines, maquereaux, saumon, truite saumonée (même en conserve) entre 1 et 3 fois par semaine. Variez avec les autres produits de la mer tels que coquillages et crustacés. Evitez le beurre ou la friture et privilégiez la cuisson à la vapeur douce (darne ou pavé). Pour une consommation crue (ceviche, sashimi, sushi) assurez-vous de leur grande fraîcheur.

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