Test produit – Garmin fénix 5

Après avoir testé toute la gamme SUUNTO, Richard Coffre teste pour vous la Garmin Fénix5 ! Fonctionnalités, design, autonomie, tour d'horizon de ce petit bijou de technologie.

Capture

Le testeur : Richard Coffre

  • 48 ans
  • Taille : 1m82
  • Poids : 73 kg
  • Pratique du running depuis 1997 : 4-6 entraînements par semaine en fonction des objectifs pour environ 50-75 km hebdomadaire.
  • Chronos
    • 10 km : 44 min
    • Semi-marathon: 1h 36
    • Marathon : 3 h 36
  • Participations à l’Ecotrail (30, 50 et 80 km)

 

Les conditions du test

 

Depuis le début de l’année, j’ai testé toute la gamme Suunto et je suis pourtant un fidèle de Garmin depuis une dizaine d’années.

Il me tardait donc de tester le dernier modèle multisports la Fenix 5. Quand le premier modèle de Fenix est sorti, je l’ai tout de suite acheté et depuis je n’avais que les modèles dédiés au running dont ma fidèle Forerunner 630.

C’est avec un grand intérêt que je teste la Fenix 5 avec capteur cardiaque optique depuis 2 semaines, 18 h / 24, 7 j / 7.

Dans cet article, je vous livre mes premières impressions.

 

Déballage


La boîte contient la montre, le câble de recharge avec un embout original  et le manuel de démarrage rapide. Contenu très habituel.
Par contre, le câble de recharge a un embout assez inhabituel selon moi. Cela me change des autres modèles de la marque.

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Taille et poids

 

La Fenix a bien fondu depuis la première version (voir la photo). Pour les possesseurs d’une Fenix 1, il est temps de changer.

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Fenix 5 : 1.9” x 1.9” x 0.6” (47.0 x 47.0 x 15.5 mm) – 87g

Forerunner 630 :  44g

 

Je n’ai pas réussi à retrouver la taille précise de la Forerunner 630 mais sur la photo ci-dessous, vous pouvez comparer la faible différence entre la Fenix 5 et la Forerunner 630.

La différence de poids ne se ressent pas du tout, du tout :D

 

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Les fonctions de base

 

Je ne vais pas vous détailler les fonctions de base que vous pouvez retrouver ici : http://www.lepape-info.com/equipement/garmin-renouvelle-sa-gamme-avec-la-fenix-3/ .

 

Je vais donc me concentrer sur les évolutions par rapport à la Fenix3

 

Les cadrans de montre : watch faces

 

Je dois avouer que c’est mon dada car cela met un peu de fantaisie au quotidien.

Une grande majorité des cadrans de montre sont personnalisables en choisissant les informations à afficher via Connect IQ.

De plus, vous pouvez créer vos propres cadrans de montre via l’application Garmin Face It (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.garmin.android.apps.picasso)

 

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Avec ma Forerunner 630, j’avais l’habitude de faire toutes mes mises à jour et personnalisations via l’application sur mon ordinateur.

J’ai profité de mon test de la Fenix5 pour adopter l’attitude “Mobile First” et j’ai quasiment tout fait depuis le mobile : c’est une réussite et les mises à jour sont ultra rapides, sauf si vous chargez une quinzaine de cadrans de montre d’un coup. Cela prendra tout de même quelques minutes …

 

Par exemple, suivant les cadrans de montre, vous pouvez personnaliser les indicateurs tels que le nombre de pas, de calories, les heures de lever/coucher du soleil, l’altitude, les notifications de SMS et autres messageries – c’est une montre connectée - , le nombre de kilomètres parcourus, etc.

 

J’adore vraiment cette fonctionnalité qui peut sembler gadget mais bon, ce doit être mon âme d’enfant qui resurgit.

 

Le suivi des activités

 

A partir de l’affichage de l’heure, grâce aux boutons de navigation (UP et DOWN), vous obtenez un suivi de vos dernières activités :

  • rythme cardiaque sur les 4 dernières heures grâce au capteur optique,
  • le statut d’entraînement,
  • le dernier sport pratiqué,
  • le nombre de pas dans la journée,
  • la boussole,
  • les notifications de messages,
  • la météo si vous avez conservé le widget,

 

 

Un changement important s’est produit entre la Fenix3 et la Fenix5 au niveau du suivi du rythme cardiaque : alors que la synchronisation n’était pas régulière avec la Fenix3 entre quelques secondes et plusieurs heures, elle se fait en continu désormais sans consommer de batterie de manière notable. Vous obtenez un bon suivi.

Vous avez des informations plus complètes sur l’application Garmin Connect de votre téléphone mobile.

 

Les modes sportifs

Vous pouvez définir vos favoris parmi les modes sportifs proposés.

 

modes-sportifs-favoris

Le mode “Course”

 

En tant que coureur, c’est le mode que j’ai le plus utilisé jusqu’à présent.

Après avoir sélectionné ce mode, vous obtenez un écran vous indiquant le statut de connexion GPS en mode VOR (Vert : connecté, Orange : pas top, Rouge : pas de connexion GPS).

Vous avez aussi un indicateur pour signifier que le capteur optique est en fonction ou pas.

Une fois que les voyants sont au vert : c’est parti pour une séance.

 

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Rien de particulier, sauf que, si vous avez des amis sur Garmin Connect, vous recevez en temps réel les indicateurs sur les segments parcourus par ces personnes.

La montre vous indique quand vous vous approchez de ces segments et vous en donne la longueur et le temps passé à le parcourir.

 

Ce n’est pas la fonctionnalité qui m’est le plus utile mais pour les compétiteurs de toujours, cela entretient la motivation.

 

Vous pouvez bien évidemment personnaliser les champs de données, comme sur les autres modèles.

 

Le mode “Muscul.”

 

C’est un mode que j’apprécie quand je fais des pompes car la montre, via l’accéléromètre, détecte les mouvements, et compte les mouvements. Ce n’est pas toujours très précis mais j’adore car cela libère l’esprit. D’autant plus que je n’ai pas besoin d’un décompte très précis.

Tout dépend l’amplitude et la vitesse d’exécution : quand les mouvements sont bien nets, le décompte est correct.

Dans ce mode, après chaque série, la montre décompte le temps de repos : c’est tip top !

 

Le mode « Marche »

 

Pas grand chose à dire. Mais il est bien d’avoir des choix prédéfinis.

 

 

Le capteur cardiaque optique

N’étant pas annoncé comme un capteur optique Valencell comme pour les Suunto, je m’attendais à avoir des différences sensibles.

Ce n’est pas le cas, j’ai des résultats similaires au capteur Valencell, donc tout aussi précis.

 

Seule réserve, attention à l’usage avec les peaux sombres ou si vous ne serrez pas suffisamment la montre.

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La précision du capteur GPS

Je suis assez régulier dans mes parcours, voire trop pour certains mais cela me permet d’avoir des points de référence conséquents.

Quand je compare les traces des différentes Suunto Spartan – notamment l’Ultra -, de la Garmin Forerunner 630 et de la Fenix 5, je ne détecte pas de différences significatives pour qu’elles puissent être mentionnées.

L’écart n’est pas le même d’un jour à l’autre mais cela dépend de la sensibilité des antennes, de la couverture nuageuse et de la nature des bâtiments il me semble.

 

La couverture nuageuse a une importance sensible lors de la capture initiale du signal GPS : plus c’est couvert, plus cela met de temps.

 

Capteur barométrique

C’est un vrai plus de la Fenix5 car les résultats en termes de dénivelé sont beaucoup plus réalistes.

 

L’autonomie

 

Grand coup de chapeau à Garmin.

Après la première charge, j’ai utilisé ma Fenix5 pendant une semaine avec 6 jours d’entraînement de course à pied avec 5 fois 1, puis 2h20 une fois et quelques séances de musculation de 30 minutes.

Jamais une montre n’avait tenu aussi longtemps avec une seule charge.

J’en ai encore le souffle coupé.

 

Conclusion

Ces derniers temps, tout en utilisant ma Forerunner 630, j’avais passé pas mal de temps avec les Suunto Spartan et je me disais que Suunto avait pris une longueur d’avance sur Garmin.

Mon avis n’est plus aussi tranché que cela.

Je pense même que la situation est assez équilibrée et que les deux concurrents font en sorte qu’on ne puisse pas les comparer points à points.

 

Mon coeur balance et si vous êtes un fan de Garmin avec une tendance outdoor cette montre est faite pour vous.

 

Dans mon prochain article, je détaillerai d’autres modes sportifs (comme la natation en piscine – pas de nage en eau libre, je ne pars pas aux Antilles), la navigation – c’est prometteur …

 

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