Le test de la montre Garmin Forerunner 630

Richard Coffre a testé la montre Garmin Forerunner 630 qu'il a gardé à son poignet pendant deux mois. Son retour sur les nouvelles fonctions dont elle est dotée, qui la différencie de son aînée (la 620) et qui l'ont séduit.

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Le testeur : 

Richard Coffre

Taille : 1m82
Poids : 73 kg
Pratique le running depuis 1997 (ancien sprinteur-sauteur)
5 à 6 entraînements par semaine en fonction des objectifs pour environ 70 à 100 km hebdomadaire.
Chronos
10 km : 44 min
Semi-marathon : 1 h 36
Marathon : 3 h 36
Participations à l’Ecotrail (30, 50 et 80 km)

Les conditions du test :
Utilisation : 2 mois 7/7 sauf pour dormir.
Entraînement 6 à 7 fois par semaine avec entre 60 et 105 km hebdomadaire.
J’ai utilisé la montre non seulement en mode running, mais aussi en tant que tracker d’activité ainsi qu’avec les applications disponibles sur ConnectIQ.

Le test :
D’un premier regard, on remarque tout de suite la filiation entre la 620 et la 630 : c’est la même taille

Par contre, l’affichage est meilleure sur la 630 : qui est annoncé à 30% de plus, et c’est vraiment le cas. C’est nettement plus lisible (voir les photos plus bas). Les couleurs y sont aussi sûrement pour quelque chose. Grâce à ConnectIQ, j’ai d’ailleurs téléchargé plusieurs types de cadran à utiliser selon l’humeur. Je ne reviens pas sur les fonctions « basiques » de la montre, que l’on avait déjà sur la 620.

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Le premier changement est la fonction tracker d’activité : qui signifie que la montre compte vos pas tout au long de la journée. Elle vous indique donc un pourcentage de réalisation par rapport à la recommandation de l’OMS de 10 000 pas. Rien d’extraordinaire ! Toutefois, Garmin a ajouté quelque chose qui permet à la montre d’adapter cet objectif en fonction de votre activité, ainsi l’objectif n’est pas forcément de 1 0000 pas. Dans mon cas par exemple, c’est bien plus. Au début cela surprend car on est au delà de l’objectif sans avoir atteint les 100 %. Mais après, cette intelligence est bienvenue car plus motivante pour une personne s’entraînant régulièrement et pour laquelle les 10 000 pas sont à coup sûr effectués lors de la séance.

Le deuxième changement que je remarque est au niveau des fonctions de montre connectées. Je vous avoue que j’attendais Garmin au tournant. La première configuration ne fut pas un succès mais je ne sais si c’est moi qui ai échoué ou s’il y a eu une erreur de l’application. Néanmoins, une fois cette étape franchie, c’est un sentiment de liberté qui naît car le report des notifications vers la montre permet de s’affranchir et de consulter son smartphone à tout bout de champ.
Concernant les SMS, vous recevez une notification avec le nom de l’émetteur mais vous ne pouvez pas consulter le message. En tous cas, je n’ai pas trouvé comment. Pour les mails par contre, vous pouvez lire une partie des messages reçus, ce qui est mieux.

Globalement c’est une grande réussite, et j’apprécie cette fonctionnalité aussi bien en courant qu’au bureau. Je dis Bravo!

Sur cette lancée, la Forerunner 630 permet d’utiliser le smartphone pour recevoir les notifications d’allure et de temps lors d’une séance ce qui peut être utile quand la montre n’est plus visible car elle est sous la manche. Il est à noter que cette fonctionnalité augmente l’usage de la batterie bien que je ne sois pas définitif sur ce point.
Dernier point, les nouvelles données sont de deux types :
les running dynamics (ou données sur votre course) :
o longueur de la foulée
o équilibre du temps de contact au sol (équilibre entre la jambe droite et la jambe gauche)
o ratio vertical (rapport coût/bénéfice entre l’oscillation verticale et la longueur de la foulée)

Ces données sont utiles mais non indispensables.
J’ai surtout apprécié l’équilibre du temps de contact au sol qui a mis en évidence un léger déséquilibre entre les deux jambes. J’ai aussi constaté que cela variait en fonction du parcours. Ouf, je ne suis pas tout à fait bancal !

• les mesures physiologiques :
o le seuil lactique
o le score de stress : mesure de la variation de la fréquence cardiaque afin d’estimer le niveau global de fatigue chez l’utilisateur
o la condition de performance : mesure de la condition physique en temps réel

Je ne sais pas quels sont les algorithmes qui permettent de déterminer les valeurs mais de manière empirique j’ai validé le seuil lactique.
Pour les deux autres, j’utilise une méthode d’entraînement qui peut fausser les résultats. Toutefois je n’ai jamais été dans le rouge et surtout je constate qu’avec le temps, les données s’accumulent et s’améliorent. Je l’ai bien vu sur le temps de récupération proposé après la séance. Au début du test, la montre me proposait des valeurs trop importantes, ensuite j’ai retrouvé les valeurs similaires à celles obtenues sur ma Forerunner 620.

Conclusion
Je trouve que la 630 est une évolution réussie de la 620 et j’apprécie tout particulièrement le gain de lisibilité et les fonctions de montre connectée.
Les nouvelles fonctionnalités sont un réel plus.
Par conséquent, une seule question se pose : est-il nécessaire de l’acheter tout de suite ? Si vous avez un modèle plus ancien que la 620, n’hésitez pas. Mais si vous avez en vootre possession la 620, le doute est possible…
A moins que vous n’attendiez la version suivante qui aura peut-être un capteur intégré, allez savoir.

La fiche de la Garmin Forerunner 630

Marque : Garmin
Modèle : 630
Dimensions de l’appareil, L × H × P : 4,5 x 4,5 x 1,17 cm
Poids : 44 g

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Découvrez aussi le test de Richard Coffre de la Garmin 620

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