Courir par temps froid : comment s’habiller ?

Trop froid pour aller courir ? Ranger cette excuse au placard ! Les équipementiers proposent des gammes parfaitement adaptées aux températures fraîches, voire très froides. A condition de savoir s’en servir. Explications.

Courir par temps froid Gore

Que celui qui n’a jamais hésité à chausser ses runnings parce que le thermomètre montrait de sérieux signes de faiblesse, nous jette la première pierre… Ok, franchir la porte de son chez-soi si bien chauffé, pour s’en aller braver le froid, n’est pas chose facile… Sauf si vous portez l’équipement adapté qui vous permettra non seulement de réaliser une séance dans de bonnes conditions, mais aussi d’impressionner vos proches par votre esprit de combativité !

Problème : qu’est-ce qu’un équipement adapté ? Vaut-il mieux multiplier les couches ou au contraire privilégier deux couches très techniques ? Comment se protéger du froid sans pour autant accumuler trop de chaleur ? Autant de questions que nombre de runners se posent au moment de passer par la case « comment je m’habille pour courir ? ».

Premier réflexe pour beaucoup : s’équiper d’une bonne veste pour contrer le froid et le vent. Et dans cette catégorie, les technologies Gore-Tex® et Windstopper® font figure de références. La première assure une imperméabilité durable, un effet coupe-vent, et une très bonne respirabilité (le froid ne pénètre pas mais la transpiration est évacuée). Trois critères essentiels pour le coureur à pied. Précisons que la membrane Gore-Tex® en elle-même ne tient pas chaud, mais puisqu’elle protège des attaques extérieures, elle crée cette sensation de chaleur. « C’est l’air entre le corps et la membrane qui est réchauffé », explique Ludovic Thépin, de Gore Running Wear.
Quant au Windstopper®, il allie effet coupe-vent et respirabilité, sans être durablement imperméable. L’effet déperlant permet aux gouttes de pluie de glisser sur votre veste, plutôt que d’y pénétrer. Un effet qu’il convient de renforcer en utilisant, une fois par an environ, un produit déperlant lors du lavage en machine.

« Attention à bien choisir la taille de votre veste, elle ne doit pas être trop large, précise Ludovic Thépin. Pensez aussi à l’ajuster, notamment si elle dispose d’un élastique à la taille ». Des accessoires de plus en plus présents sur les vestes et qui ne sont pas uniquement là pour faire joli… mais assurément pour vous permettre de laisser passer le moins d’air (frais) possible lorsque cela est nécessaire.

Les coureurs les plus attachés à la performance privilégieront les vestes les plus légères. En gardant à l’esprit une logique : plus votre veste est fine, plus elle est respirante, mais moins vous aurez de sensation de chaleur. A chacun de trouver son juste compromis entre confort et performance.

Autre précision : en cas de fortes pluies, même si votre veste est entièrement imperméable, cela n’empêche pas de ressentir une sensation de froid (à ne pas confondre avec un vêtement mouillé !). L’eau n’a certes pas pénétré à l’intérieur de votre vêtement, mais elle l’a refroidi… L’occasion de rappeler l’importance de porter, en complément, des sous-vêtements adaptés. En clair : avoir une veste technique, c’est bien, mais si elle portée sur des vêtements qui ne sont pas conçus pour votre pratique, c’est franchement dommage.

« Je conseille à tous les coureurs d’avoir deux à trois sous-vêtements d’épaisseurs différentes dans leur placard », lance Ludovic Thépin. Et pour la première couche, celle qui sera directement en contact avec votre peau, offrez vous la possibilité de jongler entre sous-vêtements thermiques (plus chauds, plus techniques) et non thermiques, selon les besoins.

L’impact du froid et du vent n’est évidemment pas le même en fonction des individus. Difficile, donc, de donner des conseils généraux. Mais prenons l’exemple d’une journée avec un temps sec, environ 5 degrés, et un peu de vent qui abaisse la température ressentie. Pour votre séance, un sous-vêtement non thermique en première couche, un maillot manches longues (idéalement avec un zip qui vous permettra de réguler vous-même votre température) en deuxième couche, et un gilet sans manche par-dessus peuvent parfaitement convenir. Pour Ludovic Thepin, ce gilet, c’est d’ailleurs « un accessoire incontournable dans la garde-robe du runner » : idéal pour protéger son buste du vent et du froid, tout en assurant une respirabilité optimale, et en laissant notamment vos bras encore plus libres de leurs mouvements.

Retenez donc pour votre équipement du haut du corps que rien ne sert de multiplier les couches si elles ne sont pas bien choisies, et que vos vêtements techniques seront d’autant plus efficaces qu’ils seront associés avec d’autres produits tout aussi techniques…

Pour vos jambes, le collant long est inévitable. Et il peut, lui aussi, intégrer par exemple la technologie Windstopper®.

Enfin, évidemment, gants et bonnet (ou bandeau) seront vos alliés par temps froid. Protéger les extrémités reste une clé du confort lors de vos séances en extérieur. Mais là encore, oubliez le bonnet en laine ! Le polyester ou le push pull vous éviteront de sentir un effet « cocotte minute » sur votre crâne après quelques kilomètres ! 

Réagissez