Triathlon : le travail en intensité étudié sur 5 mois

L’université d’Alicante en Espagne a élaboré une étude sur la préparation en intensité des triathlètes sur 5 mois. Les résultats étaient présentés lors la conférence Science et Triathlon, donnée à l’INSEP les 26 et 27 novembre 2015.

Triathlon La Baule - Distance S - 2015

Le débat existe depuis plusieurs années : comment gérer l’intensité d’une préparation sur le triathlon ? Faut-il privilégier un programme avec peu de haute intensité ou une préparation avec beaucoup de basse intensité ? Afin de toucher un grand nombre, les chercheurs se sont focalisés sur la distance la plus populaire : le half-iron man (113km avec 1.9km de natation / 90 km de vélo / 21.1 km de course à pied). En effet, ceux-ci ont constaté que malgré la masse de documentation disponible, peu d’études scientifiques sérieuses existaient. Ils sont partis de la constatation que si un mode d’entraînement tranquille était souvent dispensé, beaucoup d’entraîneurs avaient en tête le fameux « faster is better », (plus vite sera le mieux) afin de mieux contrer cette fâcheuse habitude qu’ont de nombreux pratiquants à empiler les kilomètres sans travail intense.

Pour mieux vérifier leur méthode et leurs intuitions, les universitaires ont composé deux groupes soumis en préparation à la compétition à deux répartitions différentes des charges de travail.  L’un effectuait un entraînement dit polarisé 80% à basse intensité, 0% d’intensité moyenne, 20% à haute intensité. L’autre, un programme basé sur des exercices proches du taux maximal d’acide lactique (57% à basse intensité, 43 % d’intensité moyenne, 0% à haute intensité.)

Le tout s’est planifié après qu’aient été prises ou mesurées auprès des triathlètes concernés un certain nombre d’informations sur leurs capacités et performances. Le plan d’entraînement était d’une durée de 19 semaines, et comportait deux macrocycles. Un premier temps de 6 semaines au cours desquelles les groupes ont suivi la même préparation. Puis sur une deuxième période de 13 semaines, chaque groupe a pris suivi son propre programme, basé sur le cyclisme et le running. Chacun suivant bien sûr ses entraînements en fonction de ses propres mesures ;  tous équipés d’appareils pour mesurer leur rythme cardiaque à chaque séance.

Les deux méthodes d’entraînement n’impliquaient pas le même nombre d’heures d’entraînement pour chaque groupe.

Et au final pourtant, leurs résultats en course se sont révélés similaires. Ceux ayant opté pour l’entraînement polarisé ayant bénéficié d’une préparation moins lourde en volume horaire. Leur préparation « polarisée » s’est donc scientifiquement montrée la plus efficace.

Alors si votre temps est compté d’ici votre prochain Half, vous savez ce qui vous reste à faire !

1 réaction à cet article

  1. Bonjour, je ne trouve pas l’article scientifique qui correspond à cette étude, mais je trouve cela intéressant. AUriez-vous un lien s’il-vous plait? Merci!

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