3 minutes chrono pour des abdos en béton !!

Tous les jours pendant un mois, j'ai réalisé au bureau, le break de la planche et voici ce qui s'est passé...

prevention.com /©photo
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Confession : J’ai l’habitude de manger devant mon écran. Je sais que c’est mauvais pour la santé (et pour celle de mon clavier) mais parfois j’ai juste envie de fermer la porte de mon bureau et d’écouter Spotify pendant que je dévore mes currys verts et mes légumes. A l’extérieur du bureau je suis constamment en train de bouger. Je cours tous les jours, mais entre 9 heures du matin et 5 heures de l’après-midi je suis un peu à l’arrêt. A part pendant la pause-café et pour aller aux toilettes je suis enchaînée à mon bureau.

Dans mon ancien job, un de mes collègues nous avais suggéré que deux fois par jour (matin et après-midi) on organise nos horaires pour pouvoir s’offrir un « break de la planche » pour se redonner de l’énergie. Pendant deux jours on a tous respecté à la lettre nos nouvelles résolutions, se lever de notre fauteuil et se mettre en position de la planche pendant une minute. Mais à partir du troisième jour on a arrêté de le faire.

Il n’a pas fallu longtemps avant que je jumelle à nouveau mon déjeuner avec Twitter. Me sentant coupable, je me suis demandée si je ne devais pas reprendre le break de la planche pour compenser mon déjeuner statique. Alors je me suis lancée. J’ai mis mon alarme à 10h45 le matin et à 3h45 l’après-midi et je me suis mise en position pendant 1 minute 30 à chaque fois que cette maudite alarme sonnait.

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La Planche/©stylecraze.com/photo

J’étais très gênée au départ

Même si je pouvais me payer le luxe de fermer la porte de mon bureau et de m’éviter de faire la planche en public, j’étais effrayée à l’idée qu’un collègue passe devant et voit mes pieds dépassant du bureau et se dépêche d’entrer pour venir voir que ce qui se passait. J’imagine que ça aurait été un peu compliqué à expliquer «  Oh ne fais pas attention à moi je fais la planche ». Particulièrement parce que je suis nouvelle ici. Heureusement personne n’a semblé le remarquer ou alors ils ont juste accepté l’idée que j’étais une excentrique.

J’ai appris la valeur d’une minute

En tant que pratiquante assidue du yoga (apportez-moi les chaturangas), je pensais que devoir faire la planche pendant 1 minute 30 serait quelque chose de facile. Mon Dieu j’étais beaucoup trop confiante. Quand je le faisais correctement, mon cœur battait la chamade et je regardais désespérément mon Iphone en attendant que le chrono affiche zéro. J’ai pensé à réduire la taille de mes breaks en les ramenant à 1 minute mais je ne suis pas du genre à faire marche arrière et à abandonner alors je me suis accrochée à mon objectif de départ et ce, jusqu’à la fin.

J’ai enfin réussi à me concentrer sur ma position et j’ai appris à mélanger différents éléments

Bien sûr je suis toujours loin d’avoir une position de la planche parfaite, mais j’essaye de me prendre en photo pour mieux voir mes défauts de positionnement. Un dos voûté, des hanches tombantes, un coup trop tendu, des épaules arrondies, tous les défauts habituels. Avec mon travail quotidien, j’ai commencé à progresser. Bien sûr, faire juste une planche classique à commencer à m’ennuyer après quelques temps, alors j’ai corsé les choses en levant une jambe. Jillian Michaels serait si fière.

Je mets beaucoup d’alarme

C’est dans ma nature. Je suis le genre de fille qui met trois alarmes. Et je faisais exactement la même chose dès que les notifications apparaissaient sur mon écran. Ca m’arrivait de retarder mon break de la planche pour pouvoir finir mon travail mais parfois je faisais juste traîner les choses. C’est ma personnalité. Mais finalement je sortais toujours de mon fauteuil, faisais mon exercice et me sentais mieux après.

J’ai trouvé un partenaire de planche

Vous vous souvenez de cette histoire de mes pieds dépassant du bureau ? C’est devenu beaucoup plus simple de rester motivé quand un de mes collègues m’a rejoint. En plus c’était sympa de savoir que je ne traversais pas cela toute seule.

J’avais envie de cardio

Je cours, je fais de l’escalade, je fais du vélo et c’est pourquoi vous me verriez rarement dans une salle de gym. Rester statique est quelque chose qui m’ennuie et je me dis dans ces moments-là que j’aurais mieux fait de signer pour des Jumping Jack. Parfois je faisais du Moutain Climber à la place de la planche quand je me sentais trop nerveuse.

Je me suis sentie plus énergique et plus forte

Après avoir fini mon break avec un étirement du chien-tête-en-bas (Downward-Facing Dod), je pouvais vraiment sentir que toute la tension accumulée à force de rester assise sur une chaise s’évacuer. J’étais surprise par le sursaut d’énergie que cela me provoquait après un effort physique si court. Cela m’a poussé à faire d’autres petits mouvements comme par exemple aller aux toilettes à un étage différent ou à doubler mes pauses café (oops). J’ai pu noter entre autre que mes abdos s’étaient renforcés. Je ne l’avais pas vraiment remarqué avant la dernière semaine quand j’ai réalisé que faire la planche était devenue infiniment plus facile qu’en semaine une. Même si je ne voyais pas la différence, je la sentais.

Skinny MS
Chien-tête-en-bas ©skinnyms.com/photo

Il est possible que je ne continue pas à faire la planche tous les jours mais cet exercice basé sur la volonté m’a poussé à en faire plus pendant mes journées de travail. Hier j’ai fait 10 Jumping Jacks quand je me suis sentie nerveuse et parfois je ferme la porte de mon bureau pour faire une ou deux Salutation au soleil. Quand l’envie s’en fera sortir je pourrai même redescendre 1 minute 30 faire la planche.

Source :http://www.prevention.com/

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