Le syndrome de l’essuie-glace

La blessure typique du coureur à pied

Le syndrome du fascia lata ou syndrome de la bandelette ilio tibiale ou syndrome de l'essuie-glace est bien connu des coureurs à pied. Yannick Guillodo, médecin nous explique comment soyer cette pathologie

genou

Rappel anatomique et biomécanique

Le muscle tenseur du fascia lata est un muscle de la ceinture pelvienne qui unit le membre inférieur au tronc. Il s’agit d’un petit muscle, allongé et mince situé sur la face externe et superficielle, en haut de la cuisse. En cela, il se rapproche des muscles fessiers d’autant que la fonction est commune. Cette action est principalement l’abduction de la cuisse (entrainer le membre inférieur en dehors) et accessoirement la flexion de la  hanche (entrainer la cuisse sur le tronc).

Les muscles grand fessier et tenseur du fascia lata forment un ensemble qui se nomme le deltoïde fessier. Le grand fessier et le tenseur du fascia lata s’unissent tous les deux sur la bandelette de Maissiat, appelée tractus ilio- tibial. Cette bandelette ou tractus descend tout le long de la cuisse, sur sa face latérale (telle la couture du pantalon) et se termine sur la partie toute supérieure de la jambe, sur le tibia (tubercule de Gerdy).

De ce fait, cet ensemble joue également un rôle dans la stabilisation du genou notamment quand il est fléchi. C’est élément est capital.

La pathologie

Le syndrome du fascia lata ou syndrome de la bandelette ilio tibiale ou syndrome de l’essuie-glace est du à une friction du tractus ilio tibial (tendon du fascia lata) sur l’os (la tubérosité du condyle latéral du fémur), par flexions et extensions répétées du genou. C’est la répétition des mouvements qui est la cause de la douleur.
schema cuisseIl s’agit d’une douleur sur la face latérale (externe) du genou. Bien évidemment, beaucoup d’autres diagnostics doivent être éliminés face avec une douleur externe du genou, chez le sportif. Mais la particularité du syndrome du fascia lata est l’apparition de la douleur spécifiquement dans la course à pied. En effet, il n’est pas rare de voir un footballeur qui ne se plaint d’aucune douleur de genou lors de la pratique de son sport et de voir, ce même footballeur, se plaindre de douleurs externes du genou uniquement en faisant du jogging. Cette particularité doit orienter le médecin vers ce conflit typique de la bandelette contre le condyle externe du fémur. C’est essentiellement la course à pied qui est la cause de ce syndrome (le cyclisme, régulièrement cité, n’entraîne que très rarement cette pathologie).

Les douleurs sont généralement très reproductibles c’est-à-dire qu’il s’agit de la même sensation douloureuse, pour le même temps de course à pied. Après l’arrêt de la course à pied, la douleur cesse ou peut persister quelques heures, dans la vie quotidienne, notamment dans les escaliers.

Le syndrome peut parfois être bilatéral

Il s’agit d’une douleur au niveau de la portion terminale du tendon  du fascia lata mais il ne s’agit pas d’une réelle tendinopathie. En fait, le tendon est totalement sain. Il s’agit uniquement d’une irritation du tendon, sur le condyle externe du genou, par mouvements répétés. Il s’agit donc d’un conflit tendon – os. Mais le tendon, on le répète, est normal sans anomalie structurelle, fibrillaire, …  .

Prenons une comparaison avec le pied et la chaussure : si la chaussure est trop petite, il va exister un conflit pied-chaussure, qui générera une douleur au pied. Mais le pied est sain, il sera « douloureux mais non malade ». C’est exactement la même chose pour le fascia lata, il n’existe pas de lésion tendineuse en son sein comme on peut le voir, par exemple, pour le tendon d’Achille ou le tendon rotulien. D’ailleurs, ce tendon ne casse jamais, donc aucune crainte à ce niveau.  Je rassure le coureur à pied qui souffre …

L’examen clinique s’attache surtout à éliminer toutes les autres causes de douleur externe  (latérale) du genou. Malgré tout, l’histoire de la douleur (uniquement à la course et pas au football, cf . exemple suscité) et surtout sa reproduction lors de la flexion-extension, en charge, du genou entre 20 et 30°,  suffisent souvent à confirmer le diagnostic. Bien évidemment, la liberté de la hanche et du genou est recherchée, l’axe des membres inférieurs (recherche genu varum) n’est pas oublié.

L’examen clé, pour affirmer qu’il s’agit d’un conflit entre le fascia lata et l’os fémoral, est l’échographie. On l’a dit, il ne s’agit pas d’une lésion chronique du tendon, donc ce dernier est strictement normal, en imagerie. On recherche essentiellement une bursite (poche liquidienne) entre l’os et le tendon. Cette bursite confirme le conflit.

Pour certains auteurs, cette bourse séreuse est isolée et pour d’autres, il s’agit une extension du récessus synovial latérale (petite cavité avec du liquide nourricier du cartilage) de l’articulation du genou. Cette bursite liquidienne peut ne pas être vue en IRM car cet examen est fait genou en extension (la bursite est alors comprimée, donc non visible). L’échographie, faite genou légèrement fléchi, sans appuyer sur la sonde (pour ne pas comprimer le bursite) est un meilleur examen.  Il faut toujours faire cette échographie dans les suites immédiates d’un entraînement de course à pied (c’est-à-dire au moment de la douleur) pour bien visualiser la bourse séreuse. Cette poche liquidienne pourra éventuellement être ponctionnée et infiltrée, sous contrôle échographique.

Les causes ?

La grande question est de savoir pourquoi un coureur à pied, du jour au lendemain, sans aucune raison évidente, sans aucune explication rationnelle,  débute cette maladie. Il n’est pas rare de rencontrer des marathoniens, qui ont fait une lourde préparation, qui ont couru leur marathon, sans aucune douleur au niveau du genou et qui, après 10 à 15 jours de repos,  recommençant la course à pied, développe ce syndrome, avec son cortège de douleur.

Pourquoi ?

Certes,  la course à pied est quasiment l’unique responsable de ce syndrome mais son apparition est souvent très fantasque, comme on le voit dans cet exemple classique.

La morphologie d’un sportif change-t-elle du jour au lendemain ?

Sa technique de course change-t-elle brutalement ? …

Comme toujours, il faut rester humble  car aucune étude scientifique ne donne les réponses. On ne sait pas, actuellement, avec certitudes, pourquoi un coureur à pied développe ce conflit ni, d’ailleurs, pourquoi il en guérit (car la guérison arrive toujours).

Il existe, certes, des facteurs de risque qui sont bien repérés, citons :

Les facteurs intrinsèques :

-  le genu varum (anomalie des membres inférieurs qui sont « entre parenthèses » ; les genoux qui ne se touchent pas)

-  la tubérosité du condyle externe trop volumineuse (déformation osseuse)

-  l’axe jambier non aligné (rotation interne ou rotation externe)

-  le varus de l’arrière pied (tourné vers l’axe du corps c’est-à-dire en dedans)

- l’inégalité de longueur des membres inférieurs

Mais, on le voit, tous ces facteurs intrinsèques (morphologie acquise dès la fin de la puberté) étaient présents bien avant les douleurs et persisteront après la guérison. Il s’agit, d’ailleurs,  de simples anomalies constitutionnelles, très fréquentes, que l’on peut trouver chez beaucoup de sportifs, même chez ceux  qui ne souffrent pas ou ne souffriront jamais du syndrome de l’essuie glace. Donc restons prudents sur les « explications morphologiques »

Les facteurs extrinsèques :

-  la raideur du fascia lata

-  une dysharmonie entre les adducteurs et les abducteurs de hanche

-  une pratique de la course à pied, sur les routes bombées, en courant toujours du même côté

On constate que l’ensemble de ces facteurs de risque (intrinsèques + extrinsèques) ne peut expliquer le début de la maladie. D’ailleurs, il ne s’agit que de facteurs de risque (donc d’hypothèses) et non de causes scientifiquement prouvées.

Un jour, le conflit tendon-os  s’installe ;  une fois que cette inflammation a commencé, la moindre sollicitation, du même type, la ré-activera. C’est un peu comme le feu dans la forêt, le moindre souffle de vent réactive l’incendie que l’on croyait éteint … mais le feu finit toujours par s’éteindre … le coureur guérira toujours

Propositions thérapeutiques

Les causes de l’apparition d’un syndrome de l’essuie-glace n’étant pas bien définies, le traitement ne l’est pas plus. Il ne faut pas s’attendre à une solution unique et « miraculeuse » face à cette douleur.

Il faut donc prendre un ensemble de mesures :

- ne pas laisser la douleur s’installer (éteindre le feu dès le début !) ; dés que le coureur à pied ressent une gêne de la face externe du genou, il doit adapter son entraînement :

-  courir en terrain plat (pas de montée ou descente)

-  courir au milieu de la route (si la chaussée et bombée)

-  raccourcir la foulée

-  ne pas faire d’entraînement trop long ; s’arrêter avant que la douleur ne devienne trop importante (bien connaître le temps d’apparition de la douleur)

-  appliquer de la glace, systématiquement, après la pratique sportive

Ces quelques consignes sont impératives mais le repos sportif strict ne s’impose pas. De plus, on peut s’orienter vers des sports d’appui (tennis, badminton, foot, hand, …).

Bien évidemment, l’apparition des douleurs impose de reconsidérer certains éléments techniques :

1. Les chaussures sont-elles bien adaptées ? Existe-t-il une usure anormale ? Ce n’est pas la cause unique mais la correction d’un trouble statique peut être utile ; il semble logique, bien évidemment,  de diminuer le conflit qui existe, en dynamique, entre le tendon et le genou. La prescription d’une orthèse plantaire (semelle orthopédique) peut alors se justifier. Mais j’insiste, il ne s’agit pas d’une solution miracle car il faut toujours se poser la question  suivante « Pourquoi, avant l’apparition des douleurs, ce trouble statique n’était en rien pathologique ? »

2. Faire des étirements du fascia lata ? C’est illusoire car ce tendon (bandelettes de Maissia) s’étire peu. Malgré tout, il ne faut pas négliger les étirements de l’ensemble des muscles du membre inférieur.

3. Diminuer l’inflammation locale (car il existe bel et bien une inflammation) ? On peut utiliser les anti-inflammatoires sous forme de gel, les anti-inflammatoires en physiothérapie (kinésithérapie), les anti-inflammatoires per os (médicament par la bouche), la mésothérapie, … Le meilleur traitement médicamenteux reste la ponction- infiltration de la bursite qui signe le conflit entre le tendon et l’os (ce geste doit être fait sous contrôle échographique).

4. Quand on a tout essayé  et que l’on souffre toujours ? Il faut alors revenir aux fondamentaux de la biomécanique.  La douleur est due à un conflit entre un tendon et un os. Mais il ne s’agit pas  vraiment d’un problème de statique ; il s’agit d’un problème dynamique. Il faut donc toujours raisonner en dynamique et pas en statique. Ce conflit est très dépendant de l’angle de flexion du genou : plus le coureur à pied fléchit le genou, plus il prend un risque de friction entre le tendon et l’os. Inversement, le coureur qui fléchit peu le genou à moins de risques de déclencher cette irritation,  inflammation. On voit bien qu’il faut courir sur terrain plat, en réduisant les foulées (mais en pouvant augmenter leur fréquence). Or les chaussures minimalistes imposent au coureur de raccourcir la foulée : est-ce une solution ? Je ne le sais pas, et aucune étude scientifique ne le dit mais la question mérite d’être posée surtout pour le coureur qui a tout essayé, sans succès.

Conclusion

Le syndrome de l’essuie glace est une pathologie de conflit, tendon-os, essentiellement due à la course à pied (les sports d’appui ne génèrent pas ce syndrome). Il n’existe pas une cause unique mais plutôt un ensemble de facteurs qui déclenchent cette douleur externe du genou. Il faut certainement adapter et personnaliser sa pratique sportive pendant la période douloureuse plutôt qu’attendre une solution médicale ou para-médicale miracle. Les troubles statiques ont souvent « bon dos » alors qu’il s’agit d’un problème dynamique, de répétition, essentiellement.

78 réaction à cet article

  1. Bonjour,

    A la suite d’une course de 10 km, dont 4 km de sable, j’ai ressenti une douleur sur la face extérieur du genou droit durant les sorties qui suivirent. Cette douleur n’apparaissait qu’au bout de 4 à 5 km, m’obligeant quasiment à m’arrêter à chaque fois. La douleur disparaissait progressivement en 10 à 15 heures après l’effort.

    J’ai donc pris rendez-vous chez mon ostéo qui m’a confirmé un syndrome de l’essuie-glace. Mon bassin étant déséquilibré, probablement à la suite de la course sur sable.

    Mon ostéo m’a donc « remis en place » le bassin, et après une semaine de repos complet, j’ai repris l’entrainement progressivement. La première sortie, la douleur est apparue au bout de 5km, la suivante au bout de 7km et ainsi de suite.

    Sur les conseils de mon ostéo, je glaçais mon genou tous les soirs 20 minutes.

    Après 1 mois de reprise progressive et de glace, la douleur a totalement disparue.

    Comme quoi, il ne faut pas forcement s’arrêter de courir et avec un peu de patience, tout revient dans l’ordre.

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    • Bonjour,

      Vous avez totalement raison, le repos n’est pas obligatoire pour un syndrome de l’essuie-glace. Car comme je le dis souvent, il ne s’agit pas d’une tendinite. Le tendon du fascia lata est strictement sain. Il existe simplement un conflit, entre le tendon et l’os (comme il peut exister, par exemple, dans une chaussure trop petite, un conflit entre le pied et la chaussure ; le pied va souffrir, mais il n’est pas malade). C’est exactement la même chose pour le syndrome de l’essuie-glace, le tendon souffre dans le cadre du conflit mais il n’est pas malade. D’ailleurs, les ruptures du tendon du fascia lata n’existent pas. De ce fait, malgré la douleur, le sport est autorisé car ce tendon ne peut jamais rompre (attention ! Ce n’est pas le même raisonnement pour tous les tendons. Par exemple, le tendon d’Achille peut rompre dans le cadre d’une maladie tendineuse chronique et évolutive).

      Vous avez également raison sur la possible cause : course dans le sable. En effet, un changement de techniques (la foulée n’est pas la même sur la route que sur le sable) peut entraîner une nouvelle pathologie.

      Enfin, je vous laisse seul juge sur le bassin déséquilibré mais je vous conseille, malgré tout, de lire l’article sur l’inégalité des membres inférieurs (voir l’article). Merci pour cette lecture et pour vos commentaires que vous voudrez bien en faire.

      Bon sport !

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      • Bonsoir moi j ai fais mon premier marathon en octobre 2012 très bien jusque 30kilometre (3h) et après très forte douleur genoux droit en externe…. Fini en 4h 45 !!en alternant marche et petite course … Je voulais pas arrêter…. Ensuite chirurgien du sport et diagnostic de l essuie glace…. Jambes arquées …. Kinésithérapeute 20 séances … Semelles ortho…. Et arrêt 2 mois …. J ai repris début janvier très très doucement … Puis un 18 kilomètre sans encombre et hier après 12 kilomètre oblige de m arrêter !! Je suis inscrit pour le marathon de Paris ….on m à parler d’une genouillère rk1 zamst ?? Douleur diffuse sur tout le genoux….. Les antalgiques peuvent ils aider à courir sans sentir la douleur ou l atténuée ?,,?? quels antalgiques?,? J ai repris un rdv avec le chirurgien mercredi prochain … Dans l attente de vos conseils merci d’avance.

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        • J’ai eu ce problème, dans le temps (il y a 35 ans). Et je l’ai complètement réglé en courant de plus courtes distances plus vite. Il faut adapter la distance d’entraînement et de compétition de façon à courir bien toniquement. Après une aggravation soudaine, je recommanderais du fractionné sur des intervalles de 2km maximum.

  2. Bonjour,
    J’ai le symdrome de l’essuie glace au genou depuis le mois de juin, avec arrêt du sport pendant 2 mois (onde de choc, semelle orthopédique) rien y fait.
    Pratiquant aussi le vélo, je voudrais savoir si je peux en faire
    Apparemment comme l’indique le docteur, nous pouvons poursuivre une activité avec la douleur
    Si vous avez une réponse à mes questions.
    merci

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  3. bonjour

    J’ai eu le même problème , mais pour moi cela a été avec les semelle puis kiné. Je pence que oui, mais arrête dès que la douleur revient. Et il faut que tu fasse des étirements de ce tendon. Mais le mieux est de revoir le médecin du sport car moi il m’a dit que si cela revenait il faudrait opérer …
    Je te souhaite un bon rétablissement

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  4. bonjour docteur vous avez tout a fais raison moi j ai probleme fascia lata depuis 15 ans ca passe ca vient les etirements jy crois pas repos totale non plus (plutot espace les entrainements ne jamais s entraines 2 jours de suites ) evite sorties longues .. les semelles?? les semelles jai fais une dizaine de paires
    ca reste une tendinite bizarre comme vous dite j ai fais preparation marathon + marathon aune douleur puis reprise 20 jours plus tard et c est la que ma tendinite s est reveille…
    maintenant je glace et jespace entrainement et j arrive a la controle
    merci docteur dans votre article j ai reconnu mes symptomes

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    • Bonjour,

      Ah ! Ce fameux syndrome du fascia lata qui contrarie tant les coureurs à pied.

      Relisez ce qui est écrit ici, sur cette maladie de la bandelette ilio tibiale (essuie glace, tenseur du fascia lata).

      Que de littérature médicale publiée sur cette douleur de friction, entre un tendon et un os, sans que personne ne puisse apporter une réponse sur « le comment du pourquoi » si ce n’est que c’est la course à pied qui est le dénominateur commun de ce syndrome.

      Alors, comme personne ne sait, on tente tout … et vous ne dérogez pas à cette « règle » : kiné, semelles, arrêt de sport. Vous proposez une genouillère … n’attendez pas des miracles …

      Tout ceci n’est pas d’une grande efficacité, dans la majorité des cas (comme vous pouvez le constater à vos dépens).

      Vous avez déclenché cette douleur à un moment où votre foulée, par début d’épuisement musculaire, a changé. Je le dis toujours : un marathon, c’est 32 kilomètres plus 10. On entre vraiment dans le marathon à partir du 30ème kilomètre (attention au prochain marathon : 32 + 10, ok ?).

      Cette modification de votre technique de course a été probablement le facteur déclencheur mais non la cause unique (je vous le répète on ne sait pas pourquoi certains coureurs souffrent, ont souffert/et guéri, ou souffriront).

      Vous ne prenez aucun risque à masquer la douleur, comme vous le dites. Cette affirmation est rare en traumatologie du sport car, normalement, toute douleur d’effort doit imposer un repos.

      Je vous conseille :
      • L’application d’anti inflammatoire localement (gel ou crème) dans la journée.
      • Glace localement après l’entraînement (attention à votre peau).
      • Courir en terrain plat en raccourcissant un peu la foulée mais en restant « cool » (pas de foulée « étudiée)
      • Faire des entraînements plus courts mais plus qualitatifs (privilégiez la qualité à la quantité) et si le vélo ne vous entraîne pas de douleurs, faites des sorties longues en vélo.
      • Un antalgique (paracétamol 1 gr) 30 mn avant la course et un anti inflammatoire pendant quelques jours … pourquoi pas ? (le but étant, comme vous le dites, de masquer la douleur) … mais attention aux contre-indications, comme toutes thérapeutiques.
      • Pour certains, l’infiltration, sous guidage échographique, de la bourse séreuse sous tendineuse, est conseillée (70 % de bon résultats … ce qui veut dire 30% d’échec). Dans votre cas, je pense qu’il s’agit d’une option à envisager.

      Voilà quelques conseils, mais j’insiste relisez l’article sur ce site, pour comprendre, et courez car le repos prolongé n’a jamais été une solution, face à cette pathologie.

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  5. Bonjour Docteur,

    Merci pour cet article, de tout ce que j’ai pu lire à ce sujet sur le net, c’est de très loin le plus complet et pédagogique, merci !

    Dans mon cas, ça c’est déclenché il y a 5 ans après de longues périodes d’efforts physiques (10h par jour pendant 2 mois, avec un sac à dos contenant plusieurs kilos et porté en bandoulière, décalant le poids d’un côté), mais il doit y avoir quelque chose d’héréditaire, mon frère et ma soeur ont des symptômes similaires.
    Depuis j’ai arrêté le jogging et je fais du badminton sans aucun problème. Il est intéressant de noter que cette douleur arrivait au début au bout d’une heure de course, et plus je diminuais mon entrainement, plus la douleur arrive vite. Maintenant je sais qu’en 5-10 minutes de course à pied, cette douleur arrive, et cela me fait un peu peur (j’ai 27 ans !).
    J’ai cherché à « épargner » mon genou et abandonner la course à pied ne me dérange pas (vraiment pas ma passion) mais je me rends compte que mon genou et les muscles de cette jambe deviennent de plus en plus raides, et j’ai des douleurs plus fréquentes dans la vie quotidienne (après quelques efforts physiques qui ne sont pas de la course comme monter rapidement des escaliers du métro 4 à 4).

    Je veux désormais prendre les choses en main (enfin !), mais je ne sais pas par quel bout commencer. Je comprends bien avec ce que vous dites et tout ce que j’ai pu lire ailleurs qu’il n’y a pas de véritable solution (c’est pour ça que j’ai laissé trainer), mais en fait je ne sais même pas qui aller voir. On m’a déconseillé de prendre le premier médecin spécialiste du sport dans l’annuaire Ameli et qu’il vaut mieux trouver quelqu’un qui connait ce genre de pathologie, je n’ai pas envie de tomber sur un médecin qui va me faire des infiltrations sans trop chercher. J’habite Paris, comment s’orienter ?

    Pour ceux qui peuvent être dans mon cas (pas coureur), mais côté randonnées, j’ai fait il y a quelques semaines une journée complète de randonnée en montagne que j’appréhendais à cause de mon genou, avec une genouillère et un baton de marche, ça c’est très bien passé, aucune douleur (ça m’a surpris), ça peut donc dépanner.

    Merci d’avance

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    • Votre genou vous laisse tranquille lorsque vous pratiquez le badminton ou bien la randonnée avec bâtons de marche : continuez sans vous poser de questions à faire toutes les activités physiques et sportives qui ne déclenchent pas de douleurs.

      Une question cependant : la pratique du vélo ou bien du VTT déclenche-t-elle les symptômes ?
      La course à pied n’est pas forcément votre passion, cela nous laisse une chance de réussir à vous soigner car cette activité « répétitive » sur le plan du mouvement est responsable du déclenchement de la symptomatologie intitulée syndrome de l’essuie-glace très redoutée par les coureurs d’endurance et les médecins du sport. Il me parait important de faire, si ces explorations n’ont pas déjà été faites, une échographie et/ou une IRM chez un radiologue spécialisé dans le sport. Les images nous montreront la surface lésée (tendon, ligament, ménisque ou cartilage) et nous orienteront vers un traitement adapté à chaque type d’atteinte. Les infiltrations de corticoïdes ne sont réellement indiquées qu’en cas de bursite avérée entre le tendon du TFL et le condyle fémoral. Sur les autres atteintes, elles pourraient faire passer la douleur pendant quelques jours, au mieux quelques semaines, mais ne résoudraient rien à moyen terme.

      L’échographie ou l’IRM pourraient aussi ne rien montrer de particulier…Dans ce cas, il s’agit chez vous d’un problème biomécanique avec hyper-rotation interne du genou lors de la phase de réception à la course. Le traitement de rééducation chez un kinésithérapeute du sport consiste à associer étirements passifs prolongés de la partie basse du TFL et les renforcements des rotateurs externes de hanche.

      De toutes les façons, continuez sans vous poser de questions à faire toutes les activités physiques et sportives qui ne déclenchent pas de douleurs, c’est le meilleur moyen de garder la condition physique, la condition psychologique et d’entretenir votre force musculaire ainsi que votre superbe silhouette…

      Bon courage

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  6. Bonjour,

    J’ai été opérée d’un prothèse totale du genou gauche en juillet 2013… voila donc 9 mois.
    J’ai revu mon chirurgien car je souffre terriblement du côté extérieur et interne de mon genou opéré.
    Le chirurgien a conclu qu’il s’agissait du tenseur Fascia Lata qui apparemment provoque cette douleur. Il préconise des massages transversales profonds ainsi que des patchs de Versatis à appliquer pour la nuit. Avez-vous déjà entendu un cas comme le mien?
    Merci pour vos conseils.

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    • Suite à la chirurgie, il est en effet possible que le tendon du TFL frotte sur le compartiment externe de la prothèse et déclenche des douleurs. Dans ce cas, les antalgiques locaux par patch « Versatis » et les massages transverses profonds exécutés par un kinésithérapeute sont parfaitement adaptés à cette forme de tendinopathie, appelée aussi « syndrome de l’essuie-glace ».

      Je comprends votre discrétion, notamment concernant votre âge, mais quelques éléments me manquent cruellement pour pouvoir vous répondre plus précisément… Taquin le médecin du sport !!!

      Quel est votre âge et pour quelles raisons avez-vous du subir une prothèse totale du genou ?
      Continuez- vous à faire du sport ou des activités physiques et sportives ? Si oui, lesquelles ?
      La douleur survient-elle pour les gestes de la vie quotidienne comme monter ou descendre les escaliers ? En cas de marche active ou bien de course à pied, la douleur survient-elle immédiatement ou bien après un « certain » temps ? La douleur disparait-elle rapidement lorsque vous vous arrêtez de marcher ou de courir ?
      Le chirurgien que vous avez consulté vous a-t-il interdit toute activité physique ?

      En attendant toutes ces précisions, je me permets de vous conseiller de voir régulièrement votre kinésithérapeute et de lui demander de renforcer les muscles fessiers, notamment les abducteurs de hanche. En stabilisant votre bassin et vos appuis au sol, ce travail de rééducation évitera une sollicitation trop importante du tenseur du fascia lata et aura un effet préventif sur les douleurs au niveau du genou.

      Dr Jacques Pruvost

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  7. Bonjour,
    Passionnée de vélo, j’ai développé l’automne dernier un syndrome de l’essuie glace à droite puis il s’est répercuté à gauche en début d’année 2014. Ce symptôme a été diagnostiqué il y a peu.
    J’alterne les phases de repos car la douleur est parfois invalidante et la reprise des sorties vélos. Je fais actuellement prescrit par mon médecin une cure de cuivre assez longue qui selon lui m’aidera. Ma dernière sortie vélo de 85 kms du 4 mai a été très périlleuse puisqu’à partir des 50 premiers kms, j’ai commencé à avoir une sensation de brulure à droite puis à gauche. Les 30 derniers kms ont été plus que douloureux, à gauche et à droite, m’obligeant parfois à m’arrêter et finissant très difficilement cette sortie vélo.
    Quand les 1ers symptômes sont apparus, j’ai dans un 1er temps mis en cause le réglage de mon vélo, hauteur de selle, axe pédale/chaussures. Je n’ai pas de traitement médicamenteux particulier, une courte période anti-inflammatoires, des pommades. J’ai fait plusieurs séances d’ostéopathie, qui m’ont aidé mais sur une courte durée, car les symptômes revenaient assez vite. J’avais un décalage hanche/genou à gauche remis à niveau pas mon ostéo. Mes genoux ne se touchent pas, les os de mes genoux sont saillants, facteurs à risque si je vous lis bien.
    Je vais reprendre le vélo mais avec quelques appréhensions comme à chaque fois et sur des distances plus courtes. La natation est une alternative dans ses moments là.
    Syndrome fréquent chez le coureur à pied mais chez le cycliste aussi…
    Merci de m’avoir lu.
    Valérie

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  8. Bonjour,
    Je tiens à préciser les symptômes: douleurs aiguës sur la face externe du genou gauche et droite sur une bonne dizaine de cm. Difficulté à descendre les escaliers, sensation de brulure et après une sortie vélo difficulté à me relever de ma chaise, douleurs aiguës nocturnes avec réveil.
    En cours d’effort, je vis dans un secteur vallonné en Alsace, douleur assise sur ma selle, généralement pas de douleur en danseuse au contraire, cela me soulage. Hormis la dernière sortie vélo, le fait de se lever de sa selle de déplier sa jambe, j’avais mal.
    Au touché par mon médecin, gêne aiguë sur toute la cuisse jusqu’au niveau de la fesse et jusqu’au niveau externe du genou.
    Pendant l’effort, hydratation et barre.
    Après l’effort, massage à l’huile d’arnica sur tout le corps et la zone concernée, étirements,pommade chauffante ou à l’arnica selon, bas de contention.
    Merci de m’avoir lu et si vous pouviez m’apporter quelques réponses.
    Valérie

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    • Bonjour,

      Effectivement la description de vos symptômes fait penser en premier lieu à un syndrome de l’essuie-glace avec tendinopathie de l’insertion basse du tenseur du fascia lata. Pourtant, chez vous, plusieurs éléments sont inhabituels : le déclenchement sur un vélo ce qui n’est pas si fréquent, le fait que les douleurs soient des deux cotés, cette sensation de brûlure, le déclenchement de la douleur sur toute la face externe de la cuisse lorsque votre médecin vous examine. Tous ces éléments un peu inhabituels me font penser qu’il existe chez vous sans doute un syndrome de l’essuie-glace mais peut-être une « méralgie paresthésique » surajoutée (voir le dessin ci dessous qui montre les irradiations au niveau de la cuisse gauche en cas de méralgie paresthésique).
      Dessin montrant les irradiations au niveau de la cuisse gauche en cas de méralgie paresthésique
      Cette névralgie est due au fait que le nerf cutané latéral de la cuisse qui innerve au plan sensitif la région externe de la cuisse, est comprimé à son passage près de l’épine iliaque antérieure, c’est-à-dire à la face externe du pli de l’aine. Ce type de névralgie est déclenché par la position penchée en avant, comme à vélo par exemple, et par la palpation de la zone de conflit entre le nerf et le canal dans lequel il circule. Il serait intéressant de faire une échographie pour suivre le trajet de ce nerf cutané et rechercher une éventuelle compression. En cas de compression réelle, une infiltration sur cette zone pourrait servir de test thérapeutique et vous soulager très efficacement.

      Je vous conseille donc d’envisager, avec le soutien de votre médecin traitant, de nouvelles explorations échographiques à la fois au niveau de l’insertion basse du TFL mais aussi au niveau de la racine de la cuisse.

      En attendant, comme vous l’écrivez très bien, il serait judicieux d’éviter les circuits qui déclenchent les douleurs. En effet, si vous les déclenchez trop souvent, vous risquez d’entretenir les lésions et de devoir attendre très longtemps pour être correctement guérie.

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  9. Bonjour,
    Je me retrouve exactement dans votre article. J’ai couru environ 700 km de décembre à avril. En avril j’ai participé au marathon de Paris sans aucune douleur. Lors de ma préparation pour ce marathon, j’ai eu, lors d’une sortie de 20 km des douleurs correspondant au syndrome de l’essuie-glace. Je venais de commencer à courir avec de nouvelles chaussures de trail, plus lourde que mes running habituelles. Lors des sorties suivantes, j’ai remis mes running et au bout de deux semaines je n’avais plus de douleurs.
    Après le marathon de Paris, je n’ai couru qu’une dizaine de km par semaine (par rapport au 45 avant le marathon), et pourtant depuis trois semaines des douleurs au niveau de la face externe du genou apparaissent. Ces douleurs apparaissent au bout de 500m, et imposent l’arrêt de la course à pied au bout de 10 km. Je n’ai pas augmenté ma pratique, je n’ai pas changé de chaussures, et je ne sais pas quel facteur peut expliquer ces douleurs. Depuis environ 1 mois, je suis toute la journée pied nu durant ma pratique professionnelle. Ma question est la suivant : l’apparition des douleurs au niveau de la face externe du genou peut elle être expliqué (au moins en partie) par l’absence du port de chaussure durant la journée?
    Je suis inscrit au marathon d’Amsterdam au mois d’octobre, et je voudrais me débarrasser de ces douleurs afin de pouvoir commencer ma préparation.
    Je suis kinésithérapeute. Je connais donc cette pathologie. Ma douleur est présente entre 30° et 60° de flexion de genou environ, elle s’estompe progressivement (entre 2h et 2j) après l’arrêt de l’activité physique selon le kilométrage.
    merci pour votre avis et vos conseils
    Alexandre

    Répondre
    • Bonjour Alexandre,

      Puisque vous êtes kinésithérapeute, je vais me permettre de vous écrire sur le mode scientifique et confraternel. Traiter un syndrome de l’essuie-glace, c’est prendre en charge une technopathie complexe et devoir en aborder toutes les composantes anthropométriques, environnementales et biomécaniques.

      Etape 1 : faire un diagnostic précis par l’imagerie
      Le mode de survenue des douleurs dans le syndrome de la bandelette ilio-tibiale est très spécifique et la description par le coureur suffit pour en faire le diagnostic clinique. Pourtant, dans tous les cas, il est nécessaire de faire au moins une échographie pour visualiser l’épaisseur de la bandelette dans son tiers inférieur, éliminer une bursite ou bien une lésion méniscale latérale. Cette imagerie devrait être systématique si les symptômes durent plus de 15 jours.

      Etape 2 : Récupérer les amplitudes et améliorer la souplesse par les étirements
      Les étirements visent à améliorer la résistance à l’étirement du complexe tendino-musculaire pour qu’il puisse supporter les contraintes mécaniques engendrées par la pratique sportive. Dans le cas du tenseur du fascia lata et de la bandelette ilio-tibiale, les étirements sont difficiles à réaliser et à réaliser seul. Aussi je vous propose de rechercher les bons étirements en travaillant avec un collègue kinésithérapeute. Les étirements actifs ont pour objectifs la mise en tension du muscle ou du groupe musculaire à étirer associée et/ou suivie d’une contraction volontaire de l’agoniste (contracté-relâché) ou de l’antagoniste et sont parfaitement adaptés aux abducteurs et aux rotateurs externes de hanche. Les étirements passifs visent à un allongement global, lent, mobilisant un muscle ou un groupe musculaire. Pour la bandelette ilio-tibiale, il est nécessaire d’utiliser le poids de son propre corps, combiné ou non à une action extérieure, sans contraction volontaire du muscle sollicité que l’on cherche à étirer. De très bons exercices sont décrits dans cet ouvrage que je vous recommande : Ylinen J. Etirements musculaires en thérapie manuelle. Elsevier Masson; 2009.

      Etape 3 : Améliorer la stabilité par le travail d’équilibre.
      Le travail d’équilibre est toujours intégré aux différents protocoles de rééducation après entorses de cheville ou de genoux alors qu’il est trop souvent oublié lorsqu’il s’agit de tendinopathie. Il est pourtant essentiel dans la prévention est le traitement des syndromes de l’essuie-glace. L’amélioration de la stabilité lombo-pelvienne par tous les exercices d’équilibre que vous connaissez est actuellement le traitement recommandé par les praticiens qui tentent de comprendre et de traiter cette pathologie souvent difficile à faire disparaitre. Le fait que vous travailliez pieds nus ne me semble pas être un problème pour améliorer l’équilibre. Par contre, il serait sans doute intéressant de faire étudier vos appuis par un podologue spécialisé dans le sport. Dans la plupart des cas, le syndrome de l’essuie-glace est déclenché par une hyperpronation survenant à la fatigue. Des semelles orthopédiques avec soutien de voute sont dans ce cas très recommandées.

      Etape 4 : respecter les symptômes douloureux
      Le syndrome de l’essuie-glace n’est jamais une pathologie simple à traiter. Courir sur la douleur est le meilleur moyen d’entretenir ou d’aggraver la pathologie. Je me permets donc de vous conseiller d’être très prudent. En ce sens, il peut être intéressant de programmer la reprise de la course en alternant marche et course en respectant la règle de la « non douleur » selon un protocole de Stanish adapté aux terrains de sport.
      Les conseils peuvent être les suivants en demandant au sportif d’envisager une séance tous les deux ou trois jours avec la progression suivante :
      sorties 1 à 3, faire 25 mn de marche + 5 mn de course ;
      sorties 4 à 6 : 20 mn de marche puis 10 mn de course ;
      sorties 7 à 9 : 15 mn de marche puis 15 mn de course ;
      sorties 10 à 12 : 10 mn de marche + 20 mn de course.

      Marcher si la douleur apparaît pendant l’entraînement. Si la douleur apparaît pendant ou après l’entraînement, arrêt pendant trois jours et reprendre à la durée d’entraînement juste en dessous de celle ou la douleur est apparue. L’objectif à trois mois est de réaliser une heure de course trois fois par semaine. Cette technique de réathlétisation ne repose pas sur des études validées mais sur l’expérience d’entraineurs et de médecins du sport de terrain.

      En conclusion, je ne suis pas certain que vous serez complètement guéri pour préparer un marathon et participer à celui d’Amsterdam fin octobre. Il serait peut être raisonnable d’envisager des courses ne dépassant pas 10 kilomètres jusqu’à la fin de cette année 2014. Mais les coureurs à pied sont rarement raisonnables et les professionnels de santé passionnés de course à pied ne le sont pas plus que les autres…

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  10. Pour ma part, j’ai ce syndrome à chaque fois que je fais de la marche en montagne lors de la descente en pente très inclinée.
    Il m’arrive même d’avoir mal aux deux genoux.
    Que me conseillez-vous de faire afin de ne pas me priver de ces marches en montagnes qui me plaisent.

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    • Bonjour,

      Vous avez bien raison d’aimer la marche en montagne. Il est hors de question de vous priver de votre plaisir et nous allons tenter de vous donner quelques pistes pour faire disparaître ces douleurs.

      Votre description est un peu courte pour être tout à fait certain que vous souffrez d’un syndrome de l’essuie-glace mais je pense que vous avez lu l’excellent article du Dr Guillodo sur notre site et que vous retrouvez chez vous tous les symptômes qui y sont décrits. Il s’agit d’une tendinopathie pas toujours simple à soigner. Je vous assure que nous, médecins, kinésithérapeutes et podologues du sport, sommes parfois, pour trouver une solution thérapeutique, pas loin de nous arracher les cheveux !!!

      Le tenseur du fascia lata (TFL) est un muscle complexe car bi-articulaire, c’est-à-dire qu’il « enjambe » deux articulations sur son trajet : l’articulation de la hanche et celle du genou. Cette spécificité biomécanique fait que son fonctionnement est complexe, encore imparfaitement connu, et que la sollicitation extrême de ce muscle en course à pied et à la marche peut déclencher une atteinte de la lame tendineuse à son passage au niveau du bord externe du genou.

      Le fait que vous ne souffrez qu’en descente m’oriente d’emblée vers un déficit des muscles qui stabilisent le complexe lombo-pelvien c’est-à-dire le bassin et le rachis lombaire. Je vous conseille donc de consulter un kinésithérapeute qui va vous faire travailler pour améliorer la stabilité de votre bassin, de votre rachis lombaire et de vos hanches par des exercices d’équilibre nombreux et variés. Cette rééducation avec renforcement musculaire est essentielle dans la prévention est le traitement des syndromes de l’essuie-glace. Elle est actuellement recommandée par tous les praticiens qui tentent de comprendre et de traiter cette pathologie souvent difficile à faire disparaître.

      Sur le terrain, dans un premier temps, je vous propose de ne pas déclencher la douleur et donc de choisir des circuits qui ne risquent pas d’enflammer les tendons qui souffrent : marcher sur le plat en priorité, faire les montées mais éviter les longues descentes. Je sais, c’est une réponse un peu simpliste et pas toujours réalisable, mais il est important que vous continuiez l’exercice physique pour entretenir votre condition physique et votre motivation. Et lorsque vous aurez renforcé les muscles qui stabilisent voter bassin, vous pourrez reprendre sans problèmes vos randonnées en montagne.

      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

      Répondre
  11. bonjour a tous j’ai un petit problème j’ai le syndrome de l’essuie-glace depuis 5 mois maintenant ,j’ai beau faire de la kiné je ne guéris pas .Que dois -je faire sachant que je ne me suis pas blessée en courant et je peux courir sans problème particulier .

    Répondre
    • Bonjour,

      Voilà une question très spéciale et voilà un cas très étonnant ! Vous souffrez d’un syndrome de l’essuie-glace, c’est-à-dire de la bandelette ilio-tibiale, qui ne guéris pas mais qui ne vous empêche pas de courir… !!! Tous les coureurs qui nous lisent et qui ont souffert de cette pathologie, tous les professionnels de santé (médecins du sport, kinésithérapeutes, podologues) qui ont rencontré et traité cette pathologie vont bondir dans leurs chaussures de running !

      En effet, nous savons tous qu’il s’agit d’un syndrome très douloureux, invalidant et qui empêche généralement de dépasser les dix à vingt minutes de course.

      Vous souffrez sans doute d’une douleur au niveau de la face externe du genou mais le fait qu’elle ne vous empêche pas de courir me fait douter du diagnostic qui vous a été proposé. Pour être clair, il me semble probable que vous souffriez d’une autre pathologie tendineuse qui irradie dans la même zone qu’un syndrome de l’essuie-glace mais qui ne pose pas les mêmes problèmes douloureux à l’exercice. Attention, comprenez-moi bien : je sais que votre douleur existe réellement mais je pense qu’il faut s’orienter vers un autre diagnostic, et donc vers un autre traitement, que celui de syndrome de l’essuie-glace.

      Votre question reste très intéressante et le mystère entier. Pour nous aider à voir plus clair, je vous propose de mieux préciser le type de la douleur que vous ressentez et la gêne fonctionnelle qu’elle entraîne ? Si vous avez passé une échographie, merci de m’en donner les résultats.

      A très bientôt

      Répondre
  12. Bonjour,
    J’ai attrapé ce satané syndrome de l’essuie glace en début de saison, l’année dernière. Suite à mon arrivée en centre de formation de basket-ball, je ne pouvais me permettre d’être blesser, je n’ai rien dit et la douleur a fini par passer. Quelques mois après, la douleur est revenue beaucoup plus tenace au niveau du mollet et non sur le coté du genou. Après un IRM cela a pourtant confirmé que j’avais le syndrome des essuies glaces, j’ai alors pris des séances de kiné, porté des semelles ortho (car j’ai un genu varum). La douleur a de nouveau disparue. Un beau jour, durant un match en déplacement j’ai oublié mes semelles, j’ai joué sans et la douleur a réapparue, j’ai repris des séances de kiné = Douleur disparue. Et, je ne les plus jamais ressenti jusque ici après une prépa de 5 semaines pour ma saison de basket qui approche à grand pas, la douleur revient et est très très dur a supporter, j’ai mal en m’endormant, pendant la nuit, en me réveillant, toujours au mollet et maintenant sur le TFL même… Je fais de la kiné a nouveau, après 1 mois de repos + kiné rien a changer toujours mal.
    Vous dites qu’il faut encore faire du sport mais moi j’ai mal constamment pas à un certain moment comme d’autres coureurs..(Avant, j’avais mal au bout d’un certain moment). J’ai acheté la genouillère RK1 de Zamst spécial syndrome de l’essuie glace et en la portant j’ai attrapé mal au genou droit au même endroit que le mollet de gauche..
    Je suis perdue, dois-je reprendre le sport et affronter la douleur comme vous le conseillez suite a mes douleurs constantes, ou me mettre au repos complet…?
    Merci d’avance.

    Répondre
    • Bonjour,

      La douleur que vous décrivez parfaitement me fait penser que votre syndrome de la bandelette ilio-tibiale est latent, sans doute du fait de votre genu varum, mais qu’il se complique lorsque vous faites des préparations intensives à l’occasion de stages par exemple. Les douleurs violentes, permanentes la nuit et qui irradient vers le mollet sont souvent en relation avec le déclenchement d’une bursite. Il s’agit d’une inflammation de petites bourses de glissement situées entre les différents tendons ou bien entre les tendons et l’os. Ces bourses permettent que les structures mécaniques fonctionnent en harmonie sans que des frottements importants finissent par endommager les tendons ou les cartilages qui se font face. L’échographie permet de faire le diagnostic et de localiser la bourse qu’il est possible alors d’infiltrer avec un produit à base de cortisone. En attendant de pouvoir bénéficier de cette technique, il est essentiel de glacer la zone douloureuse pendant 20 minutes trois à quatre fois par jour puis de poser des patchs d’anti-inflammatoires.

      Concernant les genouillères, je vous avoue que je ne les conseille jamais en cas de syndrome de l’essuie-glace et que je les réserve plutôt aux basketteuses qui souffrent de syndrome rotulien. Il est possible qu’en cherchant à épargner un genou, vous ayez inconsciemment plus « chargé » l’autre genou qui, à son tour, a développé le même type de pathologie.

      Je ne vous conseille pas de continuer à jouer ou à courir sans respecter la douleur : c’est sans doute le meilleur moyen d’aggraver la blessure. Par contre, il me semble important de refaire des examens complémentaires du type échographie ou IRM pour bien situer les zones de conflit et mieux adapter le traitement ainsi que l’entrainement.

      Cordialement

      Répondre
  13. Bonjour,

    Pour soulager des hallux-valgus que je trainais depuis ma pré-adolescence sans problème mais qui commençaient à s’amplifier et à devenir douloureux, je suis allée voir un podologue spécialisé dans le sport qui, après une batterie de tests m’a fait des semelles (une paire pour la ville, une paire pour le sport).

    Si j’ai vraiment l’impression que ces semelles ont soulagé les hallux valgus, en revanche depuis que je cours avec, j’ai déclenché le fameux syndrome de l’essuie-glace avec une douleur assez insoutenable qui se déclenche au 2ème km pour finir par irradier jusque dans la hanche.
    Je suis retournée chez le podologue qui a rectifié les semelles, j’ai changé mes baskets qui commençaient à dater et je n’ai pas couru pendant deux semaines et hier, en voulant m’y remettre : rebelote.

    Les baskets que j’utilise m’avaient été conseillé par un vendeur spécialisé chez Le Pape : les Brooks Adrenaline GTS avec, me semble t’il, un contrôle de pronation.
    J’ai lu sur internet qui fallait éviter de garder des runnings avec correction lorsqu’on porte des semelles et j’ai demandé au podologue s’il fallait que je les change mais il m’a dit que cela ne posait pas de problème…

    A côté de ça, deux amis sportifs de bon niveau m’ont dit « Si tu n’avais pas mal au genou avant de porter ces semelles, arrête tout simplement de les porter ! ».

    Je suis perdue.
    – Faut il que j’arrête de porter ces semelles dans le cadre de la course à pied, quitte à garder celles de ville qui m’ont quand même assez bien corrigé les hallux valgus jusqu’à maintenant ?
    – Faut il que je patiente et que j’insiste, en y allant vraiment progressivement avec une orthèse par exemple…
    – Faut il que je change une nouvelle fois mes baskets pour un modèle sans contrôle de la pronation ?

    Votre avis me serait vraiment utile car Je ne sais plus trop quoi faire…

    En vous remerciant par avance,

    Répondre
    • Bonjour,

      Je comprends parfaitement que vous soyez perdue… !!!

      Reprenons votre histoire depuis le début de vos problèmes. Tout allait bien pour courir mais des douleurs sur hallux valgus, c’est-à-dire des déviations de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil, se sont réveillées avec la course à pied. Vous décidez très logiquement de consulter un podologue pour qu’il trouve une solution pour vous soulager et dés que vous utilisez ces semelles inhabituelles pour vous, se déclenche une terrible pathologie de l’essuie-glace au niveau du genou (d’un seul ?). Vous décidez très logiquement de changer vos chaussures qui commencent à vieillir mais la pathologie du Tenseur du Fascia Lata persiste. Alors que faire ?

      Le douloureux parcours que vous décrivez parfaitement est malheureusement fréquent. Médecins, kinésithérapeutes et podologues qui suivent les coureurs à pied sont parfois à la limite de s’arracher les cheveux devant un enchainement de comportements logiques qui débouchent sur une situation aussi absurde. « L’enfer est pavé de bonnes intentions » : votre histoire montre bien qu’en voulant traiter une pathologie simple, il est possible de déclencher une autre pathologie bien plus complexe. Il est probable cependant que votre erreur au départ a été de consulter le podologue avant l’achat de nouvelles chaussures. En effet, la confection de semelles orthopédiques est toujours dépendante de la chaussure de running.

      A présent, suivons cet excellent adage : « D’abord ne pas nuire ».

      Voici quelques pistes pour ne pas aggraver et entretenir vos douleurs :
      1/ Surtout n’insistez pas et ne courez pas avec les associations qui ont déclenché ou entretenu les douleurs : anciennes chaussures + semelles ; semelles + chaussures avec contrôle de la pronation. Nous redoutons tous ces syndromes de l’essuie-glace qui sont parfois très longs et difficiles à guérir. De ce fait, attendez un mois pour reprendre la course et faites du vélo ou bien de l’elliptique pour entretenir votre condition physique.

      2/ Si la paire de semelles pour la ville vous réussit et vous soulage pour les déplacements avec vos chaussures de ville, vous pouvez les utiliser mais uniquement hors de la course à pied.

      3/ Je rejoins le bon sens de vos amis sportifs, mon troisième conseil serait de vous proposer de faire simple puisque vous n’aviez jamais été blessée avant de porter ces semelles. Donc, à la reprise et pour courir, reprenez vos nouvelles chaussures mais sans utiliser les semelles pour le sport.
      – Si tout se passe bien à la reprise, ne changez rien à vos chaussures et tachez de continuer à courir sans semelles.
      – Si les douleurs reviennent au niveau du genou et de la hanche, un nouvel arrêt au stand podologue sera indiqué pour adapter les semelles avec des corrections minimes au départ.

      Vous en êtes la preuve, des semelles mal adaptées et/ou des chaussures mal choisies, suffisent à modifier et perturber les appuis d’un coureur à pied puis déclencher des pathologies compliquées et invalidantes.

      Bon courage

      Répondre
  14. Bonjour,
    Tout d’abord félicitations pour l’article qui est de loin le plus précis et le plus complet sur le sujet. Tellement bien fait qu’il sent le vécu ;-) je me reconnais vraiment dans ce que vous décrivez. Je me permets donc de vous demander votre avis (les personnes compétentes sur le sujet sont rares) pour mon problème qui me rend fou car présent depuis 3 ans, sans jamais disparaitre.
    Le syndrome apparait environ au bout de 20min de course, surtout en descente (je fais du trail, pas le choix j’habite en montagne le plat n’existe pas….), puis la douleur augmente jusqu’à devenir insupportable, m’obligeant à m’arrêter. Le problème c’est que la marche est tout autant douloureuse…Mon médecin (également médecin du sport) m’a diagnostiqué (sans examen) un syndrome de l’essuie glace, et orienté vers un podologue. Après en avoir consulté 2, avec 2 paires d’orthèses différentes, rien n’a changé…. Je glace systématiquement après la course avec une poche de Thermogel.
    J’étire également le TFL avant et après l’effort. A noter que le vélo/VTT ne me fait pas souffrir… Que puis-je faire pour en venir à bout? En vous remerciant pour votre aide.
    Cordialement.

    Répondre
    • Bonjour,

      Vous décrivez parfaitement les douleurs qui vont avec une atteinte de la bandelette ilio-tibiale appelée aussi syndrome de l’essuie glace.
      Dans votre cas, il serait intéressant de mettre en place deux types de thérapeutiques :
      – Une rééducation et des soins chez le kinésithérapeute. Il va poursuivre les étirements, souvent difficiles à réaliser, des fibres basses du TFL et va mettre en place du travail de renforcement musculaire des stabilisateurs de la hanche et du bassin. Vous décrivez des douleurs dans les descentes, il est donc important de renforcer les muscles abducteurs de hanche comme le TFL dont la fonction est justement de stabiliser le bassin lors de la pose du pied du côté atteint sur les terrains accidentés.
      – Une infiltration de corticoïdes chez un médecin du sport, un rhumatologue ou bien un radiologue. L’injection doit se faire entre les fibres profondes du TFL et le condyle externe du fémur.

      En attendant, vous pouvez pratiquer les sports qui ne vous font pas mal comme le vélo et le VTT. Ces atteintes du TFL sont parfois très difficiles à faire disparaitre. Le mieux, en cette période de crise douloureuse, est de ne pas déclencher ou entretenir les phénomènes douloureux. Soyez donc patient et attendez plusieurs semaines avant d’envisager de reprendre la course à pied. Je sais, c’est difficile quand la course est un vrai plaisir mais il faut « savoir donner du temps au temps » pour que la cicatrisation de la zone douloureuse se fasse réellement.

      Répondre
  15. Bonjour.
    Tout d’abord,etonnant que le medecin n’ai pas fait d’examen.. change de doc du sport pour voir ça peut etre autre chose qu’un syndrome de TFL.J’ai eu ce pb pdt plusieurs années impossible de dépasser 55mn de course,à la minute prês.Il y a un an mon podologue m’a refait des semelles empêchant plus ma voute de s’effondrer et là,magie,du jour au lendemain presq plus de douleur.J’ai par la suite modifié ma foulée en « supprimant » l’appui talon.. encore mieux.Je fait désormais des trails de 3H sans aucun pb et meme pas en descentes!

    Répondre
  16. Bonjour,
    merci pour votre article qui donne de l’espoir!
    pour ma part je n’ai plus de tendinite mais j’avais fait une croix sur la cap et j’ai envie de retenter…
    je vais suivre votre programme de reprise en douceur (25’+5′ – 20+10 etc…). j’ai des semelles orthopediques mais je ne suis pas sure de mes chaussures..
    etc…et j’aimerais faire des etirements appropriés sur les conseils d’un kiné…
    Mais si ca revient j’aimerais pouvoir consulter des gens comme vous! des gens qui connaissent le pb et qui envisagent divers types de solution adaptées selon chacun, qui connaissent leur sujet quoi!
    mais j’habite paris donc brest ou marseille bah ca me plairait mais c est pas tres pratique…
    pourriez vous m’indiquer un bon médecin du sport et un bon kiné à Paris, voire banlieue!
    merci d’avance et encore merci pour vos articles!
    laurence

    Répondre
    • Bonjour.
      Je suis tres etonné de ne rien lire concernant l’osteopathie comme solution au Probleme de l’essuie-glace.
      Je courais maximum 50 min avant de devoir m’arreter. Une seule manipulation d’osteo de 1 min et le Probleme n’estJAMAIS reapparu.
      Je cours a present en trail jusque plus de 50km sans aucune douleur du genou externe.
      Jet

      Répondre
  17. Bonjour hahusseau
    Pas facile de vous recommender un médecin car nous ne les connaissons pas directement et ceux avec qui nous travaillons sont soient à Marseille soit à Brest. Peut être que dans nos lecteurs, quelqu’un pourra vous renseigner.
    Bon courage

    Répondre
  18. Bonsoir,
    j’ai démarré le VTT depuis mars 2014. J’ai une polyarthrite Rhumatoide, du coup, j’y suis allé doucement, cependant, avec les collègues et le relief de par chez nous, nous avons vite attaqué pas mal de dénivelé (en moyenne 650 mètres par sortie). Depuis maintenant 4/5 sorties j’ai la fameuse douleur sur l’extérieur du genou droit. Le délai d’apparition se raccourcis (au bout d’un quart d’heure ce matin). Bref, tout cela pour dire que je pense souffrir de ce syndrome de l’essuie glace, pourtant je ne fais que du VTT, pas de course à pied. Je vais consulter pour valider ou non ce syndrome, mais je ne pense pas qu’il soit exclusif aux coureurs.
    Cordialement

    Répondre
  19. J’ai une tfl depuis plusieurs semaines qui a commencé lors d’une légère course après une vacance de 2 semaines. J’ai vu un ostéopathe et un physio sportif à quelques reprises. Après 5 semaines de repos et une nouvelles paire de semelles, je ne peux courir plus de 3 km sans avoir très mal et devoir arrêter ma course. Cependant, je ne sens aucune douleur dans la hanche ou la cuisse. La douleur reste à l’extérieur du genou, mais elle fait mal « jusqu’aux os ». Est-ce normal? Merci.

    Répondre
    • Bonjour,

      Les douleurs du compartiment externe du genou sont en effet le plus souvent en relation avec une pathologie de la bandelette ilio-tibiale du muscle tenseur du fascia lata (TFL), aussi appelée syndrome de l’essuie-glace. Cette bandelette fibreuse frotte à répétition sur le condyle externe du fémur et c’est l’atteinte du cartilage qui explique les phénomènes douloureux très profonds. Vous écrivez que cette sensation douloureuse va « jusqu’à l’os » et c’est une excellente description. Tous les coureurs qui ont souffert de cette pathologie vous comprendront parfaitement.

      Le fait que la douleur soit localisée et qu’il n’y ait chez vous aucune douleur associée au niveau de la hanche ou de la cuisse est un argument en faveur du syndrome de l’essuie-glace.

      Vous avez déjà consulté un ostéopathe, un kinésithérapeute du sport et un podologue : vous êtes parfaitement pris en charge.

      Mon conseil est d’éviter absolument de courir pendant six semaines à partir de ce jour. Mais pouvez pratiquer toutes les activités sportives qui ne vous font pas mal pour garder voter condition physique. En général la natation, le vélo, l’elliptique ne déclenchent pas de douleurs et permettent aux coureurs de maintenir la forme et la motivation au niveau musculaire mais aussi au niveau mental.

      Soyez patiente et lorsque vous allez reprendre (dans six semaines, pas avant, j’insiste !!!) commencez deux à trois fois par semaine par des séances courtes, d’une durée de 30 minutes maximum en alternant 10 minutes de marche puis cinq minutes de course. Si les douleurs ne réapparaissent pas après trois semaines, vous pouvez passer à cinq minutes de marche et dix minutes de course toujours sans dépasser 30 minutes au total par séance. Si après six semaines de cette technique de reprise, les douleurs ne sont pas réapparues, vous pouvez courir 30 minutes trois fois par semaine et augmenter le temps de course de dix minutes toutes les trois semaines.

      Les coureurs qui ont souffert de cette pathologie vous raconteront tous la même histoire : la douleur est survenue brutalement sur un entrainement alors qu’aucun signe avant-coureurs ne pouvaient faire penser qu’elle allait survenir, la douleur parfois très violente survient toujours pour le même temps de course, la durée de cicatrisation est très longue malgré une bonne prise en charge par les différents professionnels de santé qui savent comment la gérer.

      Patience donc. Je vous recommande de lire sur notre site l’excellent article du Dr Guillodo concernant le syndrome de l’essuie-glace qui est une pathologie fréquente et très spécifique du coureur et du trailer.

      Répondre
  20. Bonjour,
    C’est un peu en désespoir de cause que je me tourne vers vous….je vais avoir 40 ans et il y à tout juste un an j’ai fais connaissance avec ces fameuses tfl….(bilatérales pour moi :(
    J’ai commencé à courir il y à 3 ans, 2 ou 3 petites sorties par semaines ( 5 à 8 km maxi), c’est le seul sport que je parviens à tenir :D.
    ‘année dernière j’ai couru un peu plus vite que d’ordinaire ( ben oui, tout ça pour suivre mon fils de 11 ans qui cavale comme un lapin) et me voilà avec tous les symptômes que vous décrivez au 2 genoux. Le médecin du sport m’envoie chez le podologue pour semelles car il me dit que mon pied s’affaisse vers l’intérieur d’ou pronation et kine.
    Je stop la course 6 semaines et recommence avec semelles et nouvelles chaussure mais retour de la douleur, donc retour médecin et podologues qui rectifié mes semelles ( j’ai fais ça 5 fois).
    J’ai vu l’ostéopathe (RAS), le dentiste, je m’hydrate bien, mange équilibré. Mais la douleur revient toujours mais seulement d’un seul côté pour le moment.
    Je me suis tournée vers un chirurgien ortho, verdict : etirez-vous pour gagner en souplesse, retirez vos semelles elles ne servent à rien et ça ira……Ben non ça va toujours pas !
    J’en parle avec mon médecin traitant qui m’envoie faire un irm…….verdict: epanchement articulaire ( léger) et lésion cartilage face interne de la rotule…prochaine étape RDV chez un autre ortho le 5 janvier 2015…
    Voilà , je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire , c’est avec impatience que j’attends vos avis, pensez-vous que je pourrais reprendre la course? J’ai pensé aux chaussures minimalistes?

    Je ne sais plus quoi penser , ni qui écouter, vos avis me seront vraiment précieux!

    Nat

    Répondre
    • Une solution miracle ?
      Pour moi 1 minute d’osteopathie (un vrai, pas un kiropracteur) et le Probleme a immediatement disparu. C’etait il y a 4 ans et la douleur n’est jamais reapparue malgre des trails de plus de 5h.
      Mon osteo rigole en entendant parler de semelles. L’essuie-glace est un Probleme mecanique. Une charpente osseuse droite et des supports musculaires suffisants reglent bien des problemes.
      Jet
      Jet

      Répondre
      • bonjour,je suis handicapé par un tfl depuis deux ans et serai curieux d’avoir l’adresse de votre ostheo.
        Sportivement
        samuel

        Répondre
  21. Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt votre article consacré au syndrome de l’essuie-glace. J’ai 63 ans et j’ai pratiqué la CAP de nombreuses années, sur terrain dur. J’ai abandonné à cause de tendinites à répétition à la hanche gauche et suis passé à la marche.
    Dans le même temps, Je pratiquais la natation (papillon, crawl et dos crawlé uniquement, pas de brasse).
    Il y a 3 ans, au retour d’une randonnée (en descente), j’ai commis l’erreur d’aller faire quelques battements en piscine et le lendemain, grosse douleur au même endroit. Diagnostic : tendinite du moyen et petit fessier. 2 infiltrations et une série d’ondes de chocs en vain. De la kinésithérapie aussi mais sans résultat (il est très difficile de trouver des kinés motivés pour le MTP à Paris, c’est trop fatigant …).
    Fin 2013 et début 2014, encore 2 infiltrations sous contrôle échographique, toujours pas d’amélioration. Pendant ce temps, impossible de faire de la marche ou de nager (battements).
    Dernièrement, je consulte un autre médecin du sport qui lui, diagnostique un conflit du TFL et me fait une infiltration à cet endroit précis. Toujours en vain. Je retourne le voir et là, il me propose des patchs de VERSATIS à appliquer la veille d’une séance de natation et des semelles orthopédiques pour marcher (j’ai une légère bascule du bassin à gauche =
    8,6 mm).
    Je précise qu’en ce qui me concerne, la douleur part de la hanche pour se prolonger le long de la cuisse, jusqu’au genou.
    A l’époque où je courrais, j’ai eu des semelles qui avaient provoqué des violentes douleurs dans les genoux. Après de multiples « réglages » chez le podologue, j’avais fini par les abandonner. Alors maintenant, je suis sceptique quant à leur utilité, surtout pour nager !
    En attendant, je suis triste de ne plus pouvoir faire de sport, chaque tentative est extrêmement douloureuse.
    Je vous remercie de me donner votre avis et vos conseils seront évidemment les bienvenus.

    Gloria

    Répondre
    • Bonjour Gloria,

      Je peux me tromper mais vous décrivez précisément une fessalgie en relation avec une pathologie canalaire du nerf sciatique par compression au niveau du muscle piriforme. Cette pathologie est fréquente chez les coureurs à pied. Les traitements les plus efficaces sont les étirements des muscles abducteurs et rotateurs externes de hanche ainsi que les infiltrations.

      Il me semble important de revenir au traitement prioritaire qui consiste à étirer parfaitement le muscle piriforme et consciencieusement tous les autres muscles fessiers. Ce n’est pas facile de bien le réaliser seule et je vous conseille de faire quelques séances de rééducation chez un kinésithérapeute qui connait bien les sportifs et notamment les coureurs à pied. Ils sont nombreux sur Paris.

      Ces fessalgies d’origine tronculaire ne sont pas faciles à faire disparaitre. Les traitements qui semblent fonctionner le mieux actuellement sont les infiltrations de corticoïdes mais aussi de toxine botulique sous contrôle échographique après repérage du niveau de la compression. La localisation de cette compression doit être repérée par électromyogramme et ces techniques sont réservées au milieu hospitalier spécialisé.

      Devant cette pathologie complexe, il est habituel de conseiller les sports de remplacement que sont la natation et le vélo. La natation semble ne pas vous réussir et c’est parfaitement logique au vu de votre pathologie. La pratique du vélo déclenche-t-elle des douleurs ? Si cela n’est pas le cas, je vous propose de faire du vélo de route ou d’appartement. Le VTT convient mieux aux véritables coureurs qui n’aiment pas la monotonie de l’exercice sur « la petite reine ».
      Etirez-vous parfaitement et donnez-nous de vos nouvelles.
      Cordialement

      Répondre
  22. bonjour
    J’ai 34ans, Je suis assez désespérer d’un problème récurrent du genou, voila
    je suis ancien cycliste de bon niveau et j’ai arrêté car je voulais me consacré a la course à pied, notamment le trail. J’ai commencer à courir il y a un an et demi et depuis le début j’ai mal au genou droit , la douleur est apparu c’est vrai lorsque j’ai couru 3jours de suite, trop pour un début c’est vrai !!!. Je reconnais beaucoup de chose dans le syndrome de l’essuie glace notamment, la douleur qui vient au bout de 40min parfois puis au bout d’1h lorsque je suis plus reposé. La douleur vient systématiquement en descente dommage pour une personne qui veut faire du trail. Quand vient la douleur Mon genou semble claquer a l’extension comme si la rotule sautillait, ca me fait comme un blocage, mon entrainement se finit en boitant et quelques heures après je remarche normalement et quelques jours après je peux recourir pour une durée certes limitée ( 30min a 1h ).
    J’ai vu un medecin du sport qui m’a dit que ma rotule semblait assez haute et frottait donc il m’a dit de faire des étirements, j’en ai fait comme un gymnaste, ca a retarder la douleure dans l’effort mais pas guérrit. Il y a 4 mois Un ostéo m’a dit que le fessier côté genou douloureux était très faible par rapport à l’autre. Du coup la hanche lachait par faiblesse et le genou finissait par frotter et declencher la douleure. Je fais des renforcement assidu de cette hanche mais lorsque je cours vite, plus d’1h ou en descente rien y fais, la douleure en générale arrive plus tardivement. J’ai fais des semelles il ya 2 mois , même chose, a votre avis faut il persevère dans ses renforcement et etirements ou le claquement du genou est tout autre chose auquel je suis passé a côté. Merci docteur de votre réponse car je veux vraiment courir.

    Répondre
    • Bonjour,
      Vous décrivez des douleurs externes du genou survenant essentiellement à la descente chez un trailer. Il est logique de penser en priorité à un syndrome de friction de la bandelette ilio-tibiale, c’est-à-dire au syndrome de l’essuie-glace. Cette bandelette frotte sur le condyle externe du genou entre 30 et 40° de flexion et la course en descente aggrave tous les processus inflammatoires en rendant ce mécanisme de friction quasi inéluctable.

      Il me semble que vous avez été parfaitement pris en charge sur le plan médical : étirements du tenseur du fascia-lata, renforcement des muscles fessiers qui sont abducteurs de hanche, semelles orthopédiques pour corriger les appuis dynamiques. Ces étirements ne sont pas toujours simples à réaliser et vous pourrez retrouver sur notre site un excellent article qui montre comment bien les faire.

      Toutes les douleurs externes du genou ne sont pas systématiquement un syndrome de l’essuie-glace et vous avez parfaitement raison de vous poser la question d’un autre diagnostic possible notamment en raison des claquements que vous décrivez. Le médecin du sport que vous avez consulté a d’ailleurs plutôt pensé à une pathologie rotulienne qui peut donner des symptômes douloureux au niveau de la face externe du genou. Là encore le rôle thérapeutique des étirements est essentiel, et il est nécessaire d’étirer le psoas et le droit antérieur qui font partie de la chaine musculaire antérieure de la cuisse.

      Les lésions anatomiques déclenchées par la friction de la bandelette ilio-tibiale ou par l’aileron rotulien sont parfois importantes et mettent toujours du temps à cicatriser. Je me permets donc de vous conseiller de ne pas courir jusqu’au déclenchement de la douleur. Vous avez la chance d’aimer le vélo, revenez donc à vos premières amours pendant trois mois en oubliant la course à pied. Et quand la cicatrisation sera effective, vous pourrez reprendre le trail sans problèmes.

      Cordialement

      Répondre
  23. Bonsoir,
    Je cours depuis 2,5 ans. Il y a 1 an et demi mon médecin généraliste m’a envoyé voir un podologue suite à une grosse douleur au niveau du genou gauche (externe) après une course à pied de 12 km, impossible de descendre des escaliers tellement j’avais mal. Verdict, des pieds creux + genou varum -> syndrome de l’essuie-glace. Après un arrêt de plusieurs semaines, j’ai repris la course à pied avec des semelles orthopédiques. Depuis, je n’ai plus de douleur à gauche par contre, les mêmes symptômes sont apparus à droite… Je suis donc retournée voir le podologue mais rien n’y fait, je continue à avoir mal à droite avec les semelles et mal à gauche sans. A plat, ça va mais dès qu’il y a du dénivelé, les symptômes reviennent… Le problème vient-il des semelles ? Faut-il que je change de podologue ? Je ne sais plus quoi faire.

    Répondre
    • Bonjour,

      Merci pour votre confiance et bravo pour la description de vos symptômes qui montre bien les difficultés à prendre en charge et à traiter les douleurs de la face externe du genou chez les coureurs à pied.

      Vous souffrez très probablement d’un syndrome de friction de la bandelette ilio-tibiale mieux connu sous le terme de « syndrome de l’essuie-glace ». Je vous conseille de lire les nombreux articles mis en place sur notre site qui traitent de cette pathologie redoutée des coureurs mais aussi des professionnels de santé car complexe à traiter… !!! (Les articles sur le syndrôme de l’essuie-glace)

      Il s’agit en effet d’un frottement qui survient à un angle donné de flexion du genou (entre 30° et 40°) et est déclenché puis entretenu par la course en descente ou sur route bombée.
      La correction des appuis dynamiques par la prescription de semelles orthopédiques est logique et permet bien souvent d’améliorer les douleurs. Le fait que le podologue qui vous suit ait réussi à vous traiter le coté gauche est un bon signe. Il n’y a pas de raison de changer de semelles ou de podologue.

      Je vous conseille, par contre, de revenir à la cause de votre blessure et il serait bien d’en savoir plus sur les raisons de vos douleurs. Une échographie et une IRM nous permettraient de mieux faire le tour des atteintes lésionnelles car les diagnostics peuvent être nombreux : épaississement de la face profonde de la bandelette ilio-tibiale, inflammation osseuse ou cartilagineuse, bursite, kyste, récessus latéral, atteinte rotulienne… A chacune de ces lésions correspond un traitement différent et bien codifié.

      Il est aussi important que vous mettiez en place deux éléments très importants dans la rééducation et la réathlétisation : les étirements du TFL, du psoas et du droit antérieur ainsi que le renforcement musculaire des fessiers et des abducteurs de hanche. Ces exercices vont permettre d’éviter la bascule du bassin pendant la course et de prévenir le surmenage du genou notamment en descente.

      Enfin, et je suis désolé de vous gâcher votre plaisir, le mieux est d’oublier la course à pied pendant quelques mois… mais de pratiquer tous les sports qui vont vous permettre de garder la condition physique sans agresser la face externe du genou, notamment le vélo. Ce repos articulaire relatif, associé aux étirements et au renforcement musculaire des stabilisateurs du bassin, est parfois la seule façon de faire disparaître un syndrome de l’essuie-glace.

      Bon courage

      Répondre
  24. Bonjour

    Pratiquant le cyclisme en competition depuis 15 ans, je me suis mis à la course à pied au printemps 2014 et je traine un syndrome de l’essuie glace depuis le mois de juin. Aujourd’hui je sens constamment mon tendon qui « frotte » contre l’os, même au repos en flexion/extension. Marcher plus de 5 minutes me fait boiter, la course à pied et la randonnée j’oublie. Bizarrement je ne sens quasi rien en vélo. J’ai fait repos complet pendant 3 mois, vu 3 ostéo, 2 podologues, mesoterapie, kiné… L’irm a confirmé la tendinite mais n’a pas montré de bursite, donc je n’ai pas fait d’infiltration. Je m’étire plusieurs fois par jour, ca me soulage 5 minutes, et je sens de nouveau très nettement ce tendon qui roule sur l’os. Aujourd’hui ca fait 8 mois et je ne sais plus quoi faire, je pense sérieusement à l’opération chirurgicale, mais il est difficile de trouver des renseignements et à qui s’adresser. Que pensez vous de cette opération ? Est elle fiable ? Quelle est la durée de réeducation?
    Merci
    Un sportif désespéré …

    Répondre
    • De quel type d’opération qui vous parlez ?

      Répondre
      • Chirurgie du TFL !! incision dans le fascia en forme de Z.
        A priori pas beaucoup de retours sur cette opérations, j’en ai lu seulement un à ce jour mais pas de compte rendu de course d’après opération…. durée sans courir minimum 1 mois après l’opération il parait.

        Répondre
    • Bonjour

      Le syndrome de « l’essui-glace » ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale est une pathologie assez spécifique du coureur à pied.
      C’est un arc douloureux au compartiment externe du genou du au frottement d’une bandelette tendineuse sur le bord externe du condyle fémoral lors de la flexion du genou.
      La présence ou non d’une bursite dont vous parlez n’est pas indispensable pour poser le diagnostic.

      La non survenue lors de la pratique du vélo s’explique par les différences de contraintes : appui du pied au sol, variété de pente des pistes, dureté du revêtement, etc…

      Si tous les bilans réalisés confirment cette pathologie tendineuse et ont permis d’éliminer une autre pathologie du genou ou une douleur projetée de hanche et de rachis et que toutes les possibilités thérapeutiques ont été tentées, l’infiltration de cortisone est toujours possible, de même que des injections d’acide hyaluronique (OSTENIL tendon), le recours aux facteurs de croissance peut aussi être tenté par des médecins avertis et si l’indication est cohérente.

      En ce qui concerne les techniques chirurgicales, techniques d’allongement ou de section de la bandelette, les suites opératoires sont souvent simples et la reprise de l’entraînement se fait 6 semaines après, de façon progressive en qualité et en quantité.

      Bon courage

      Répondre
    • Bonjour Cédric, avez-vous été opéré? cela m’intéresse car je suis dans le même cas que vous.

      Merci

      Répondre
      • bonjour
        oui j’ai été opéré en juin , le chirurgien a ouvert le tendon pour retirer une bursite.
        aujourd’hui 4 mois après, je peux faire des sorties de 3h en vélo, je n’ai pas encore essayé de courir, le tendon est encore bien épaissi normalement il devrait dégonfler d’après le chirurgien.

        Répondre
  25. Bonjour,

    J’ai 27 ans et pratiquait jusqu’a il y a un an la course a pied a hauteur de 5-7 km deux fois par semaine, avec toute la joie du monde, sans jamais aucune douleur nulle part, ce qui me permettait de me pavaner gentiment devant mes coéquipiers coureurs plus âges qui me lançaient des « tu verras, dans 30 ans… ».
    Je n’ai pas eu a attendre aussi longtemps puisqu’il y a un an j’ai été prise d’une douleur sur le genou externe droit si vive que j’ai du m’arrêter d’un coup. J’ai courroté pour rentrer chez moi dans un style ma foi peu académique essayant de courir en gardant ma jambe droite tendue (!)
    Habitant a Londres je n’ai malheureusement pas pu être suivie tout de suite par un médecin et n’ai eu de scanner et IRM que 5 semaines après (que l’on regrette le système de santé français quand on est expatrié…). Pendant plus d’un mois j’ai vécu avec une douleur très intense au genou externe, devant vraiment descendre les escaliers en gardant les jambes tendues (un style a breveter, vraiment). Le « killer move » étant pour moi le fait de retendre la jambe apres avoir été assisse pendant un moment, au boulot notamment – vraiment une douleur a me donner des grimaces.
    J’ai eu au bout de 6 semaine une piqure de cortisone/corticoides qui a fait un effet immédiat – beaucoup moins mal au quotidien, sauf au moment de retendre ma jambe apres avoir été assisse pendant longtemps.

    Ca fait maintenant 1 an que je n’ai pas couru, je n’ai plus mal dans la vie quotidienne mais j’ai essaye de recourir pour la première fois hier – au bout de 15 min j’ai senti sinon une douleur intense que quelque chose se réveillait et qu’il ne fallait pas trop pousser- quand je suis rentrer j’ai mis de la glace et quelque heures après ça allait avec une certaine raideur quand même.
    Je remarque que pendant cette année et encore aujourd’hui j’ai beaucoup eu envie spontanément de me masser l’extérieur du genou, et aussi le cote latéral extérieur de la cuisse et le tibia, ce qui me semble logique apres avoir vu le parcours de ce tendon de l’extérieur de la cuisse jusqu’au tibia?

    Ce qui m’embête c’est que je n’ai pas fait de rééducation (un médecin m’a dit que j’avait une rotule hyper laxiste aussi) et me demande si il serait bien d’en faire?

    En tout cas je vous remercie de cet article et de ces témoignages bien utiles – on se sent moins seul!!
    Excellente journée a tous.

    Répondre
    • Bonjour

      Vous parlez du syndrome de l’essui-glace avec la persistance de la douleur et de la gêne fonctionnelle au bout de plusieurs mois ; mais aussi d’une hyperlaxité de la rotule, anomalie que vous aurait suggéré un médecin.
      Je pense que chez vous, si la notion de syndrome de la bandelette ilio-tibiale est possible, je me méfierai d’une pathologie rotulienne qui pourrait être associée ou l’élément dominant.
      Quels traitements vous ont été proposés pour cette tendinopathie ? avez –vous eu un bilan podoscopique ? une IRM à la recherche d’une atteinte rotulienne ?
      Si le syndrome rotulien se confirmait, il faudrait tenter un traitement médical de rééducation dont le but est de rétablir l’équilibre de la rotule, sorte de balancier du funambule sur son fil. Le traitement chirurgical de réaxation rotulienne n’intervenant que dans des cas invalidants.

      Cordialement

      Répondre
  26. Bonjour,
    tout d’abords, je tiens à préciser que je ne suis pas certain d’avoir le syndrome décrit dans ce post !

    La situation : douleur après la course pieds au niveau de l’extérieur du genou gauche et ensuite pendant 2 a 3jours ! Accentué lors des sorties en terrains accidenté et par la marche régulière ( 20 a 30minutes par jour) pour aller en cours.

    Environnement : pratique régulière et sportive depuis toujours et aucune douleur de ce type. J’avais des douleurs aux niveaux de la hanche et a l’intérieur du genou gauche jusqu’à la mise en place de semelle orthopédique (uniquement pour mes chaussures de CAP et pas pour celle de badminton ou de ville) ayant une posture vers l’intérieur (pronation?).

    J’ai aussi une hernie musculaire au niveau de la cuisse gauche (au centre), une relation avec ce syndrome ?

    Un avis ? Merci d’avance.
    Manuel, 21ans, sportif régulier (badminton, escalade, aviron…)
    suivant la méthode Lafay depuis 8mois (musculation poids du corps)

    Répondre
  27. Bonjour, quel soulagement de lire cet article et ces commentaires! Voilà 2 ans que je cherche désespérément un diagnostic pour pour genou.
    Après des semelles inefficaces, des irm et radios ne révélant rien, des séances de kiné et d’ostéopathie sans succès et enfin une infiltration de costisone (mais sans échographie), je reconnais mes symptômes je ne suis donc pas folle!!
    Je pratiquais la course à pied le dimanche, rien d’exceptionnel mais du jour au lendemain impossible de courir très longtemps, douleur sur le côté externe du genou qui conduit à l’arrêt total de l ‘effort. Pourtant des l’arrêt à douleur disparaît et peu reapparaitre légèrement au repos.
    Je suis prête à remplacer la CAP par du vélo mais pas les randonnées en montagne.
    Que dois je faire finalement pour atténuer ces douleurs? Est ce que le temps peut résoudre ce problème ou suis je obligée de retourner voir un énième médecin?
    Merci par avance de consacrer du temps aux gens et de nous redonner espoir

    Répondre
  28. bonjour j ai été opéré de la coiffe des rotateurs(avec complications) il y a 1 mois….avant cette opération j ai fait du home trainer sans bras car opération imminente..mais je continuais à m entrainer.. j ai du désaxer mon genou peut etre je ne sais pas..bref j ai ressenti un lourd claquement jusque dans le bas du dos sur chaque coup de pédale…il vient du genou gauche…coté externe…mon kiné me dit que le tendon facia lata est en conflit avec un os mais rien de sur…pas de douleurs par contre..enfin je n ai pas repris le sport la…pas de course à pieds par ex…mais pas de douleurs a la palpation ou a la marche..rien côté droit ou très très très minime par rappot au côté droit ;je ne veux prendre aucun risque..déja une épaule à gérer plus une cheville..15 mois de bobos ..c’est dur merci

    Répondre
  29. bonjour et merci pour vos informations j’ai réellement l’impression d’être moins seule.
    suite à un diagnostique de sep à mes 40 ans, je me suis remise à la course à pied , non pratiqué depuis 15 ans, afin de m’entretenir musculairement.
    Mais rapidement j’ai été invalidée par une douleur genou droit puis genou gauche au bout de 2 km, avec réelle impotence fonctionnelle et difficulté à descendre les escaliers; après divers examens et absence de sport les médecins ont parlé de syndrome de l’essui glace.n’ayant pas de problèmes particuliers au niveau bassin, genou…mon medecin m’a envoyée quand même voir un podologue qui m’a réalisée une paire de semelle en fonction de l’usure de mes chaussures de ville et j’ai fait du kiné pendant plus de 6 mois.j’ai repris la course à pied, mais c’est toujours pareil et même pire puisque maintenant des douleurs de hanche, que je n’avais pas sont apparues: maintenant j’ai mal genou gauche et hanche droite : genou à la course mais hanche en continu même la nuit.j’ai prévu d’aller recourir sans semelle et en réduisant mes foulées comme vous le préconisez.mon médecin m’a dit de changer de sport!!!mais je trouve cela dommage.merci pour votre réponse

    Répondre
  30. Bonjour.
    Quand je cours j’ai très souvent une douleur au niveau de l’aine. Après étirement elle disparait mais elle revient progressivement. Si je marche sans m’étirer en ayant cette douleur, elle devient de plus en plus forte, mais si je me remet à courir elle n’évolue pas.
    Connaissez vous la cause et si oui comment y remédier ? Je suis encore un débutant dans la course à pied, pour l’instant je ne cours que deux fois 20 minutes avec une pause de 5 minutes entre les deux.

    Merci

    Répondre
    • Bonjour

      Une douleur du pli de l’aine peut correspondre :

      sur le plan viscéral à une hernie inguinale ou crurale, avec une voussure de la région de l’aine, une impulsivité à la toux, etc… Un examen clinique minutieux permettra de retrouver cette faiblesse de la paroi abdominale, qui pourra demander confirmation par la réalisation d’une échographie abdomino-pelvienne ;

      sur le plan ostéo-articulaire,
      – à une pathologie de hanche qui outre l’examen clinique nécessitera un bilan radiographique
      – à la recherche d’une anomalie osseuse ou articulaire, complétée éventuellement par une échographie,
      – à une pathologie rachidienne, discale ou articulaire postérieure, pour laquelle un scanner sera indiqué permettant de préciser précisément la cause de la douleur.
      – à une pathologie tendino-musculaire locale (adducteurs, quadriceps,…)
      – à une séquelle d’accident musculaire.

      Des causes plus rares et notamment des fractures de fatigue mais qui ne semblent pas correspondre à votre volume d’entraînement et aux symptômes présentés.

      Ces « scénarii catastrophes » étant éliminés, les causes à rechercher chez vous, qui semblent responsables de douleurs « tendino-musculaires » peut être un trouble de la statique des membres inférieurs qu’il faudrait explorer et corriger par le port d’une orthèse plantaire, un chaussure inadéquate, de mauvaises conditions d’entraînement ou l’association de ces différents éléments.

      Demandez à l’un de vos amis de vous suivre et d’essayer d’analyser votre façon de courir.

      Règle de base, ne vous découragez pas !!!!!

      Bon courage

      Répondre
  31. Bonjour,
    Je souffre de cette pathologie de manière bilatérale avec démarrage à gauche depuis la mi-janvier 2012. Je pratique le triathlon depuis 2005. J’ai essayé 4 paires de semelles orthopédiques différentes, 2 médecins du sport, 3 kinés dont un spécialiste. Toujours pareil après 15 min + ou – 5 de course, une douleur dans le genou partie externe qui donne l’impression d’une balle qui gonfle dans le genou au fur et à mesure des foulées, m’obligeant à l’arrêt. Vous expliquez que cela est multi-factorielle, existe t il un protocole permettant d’isoler ces facteurs les uns après les autres afin de les corriger/soigner et d’en sortir enfin ? Et une chirurgie est elle possible ?
    Cdlt,

    Répondre
    • Bonjour,

      Votre histoire clinique évolue depuis plus de trois ans et vous la décrivez en quelques lignes. Cette concision, bien que louable, ne m’aide pas à vous orienter sur le plan thérapeutique. A vous lire, j’imagine que vous ne souffrez pas en natation et sur votre vélo, ce qui vous permet de garder une bonne condition physique.

      Les douleurs du compartiment externe du genou ne sont pas uniquement en relation avec un syndrome de la bandelette ilio-tibiale. D’autres pathologies doivent être recherchées si les thérapeutiques habituelles ne sont pas efficaces. Les douleurs peuvent avoir une origine rotulienne, méniscale, cartilagineuse, osseuse. C’est le rôle du radiologue et de l’IRM de dessiner votre genou puis de rechercher les différentes lésions qui pourraient être responsables des phénomènes douloureux à l’exercice.

      Dans votre cas, et devant l’ancienneté de la gêne mécanique, il serait logique de consulter un chirurgien orthopédique qui connait bien les genoux des sportifs et qui, après examen clinique et au vu de l’IRM, décidera d’une éventuelle arthroscopie du genou. Cette intervention pourrait avoir l’intérêt d’aller explorer le compartiment externe de ce genou gauche, de comprendre réellement l’origine exacte de vos douleurs et de traiter la pathologie responsable.

      Tenez-nous au courant.

      Cordialement

      Répondre
  32. Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt tous ces témoignages. J’ai 61 ans et le mouvement fait partie de ma vie depuis toujours. Suite à une séquence de flamenco, je n’ai plus pu me déplacer le lendemain (douleur genou et cuisse, impossible de monter les escaliers et de tendre la jambe).
    Diagnostic: syndrome de l’essuie-glace avec hallus valgus (catastrophique dixit, le mèdecin)et genu varum. Anti-inflammatoires, antalgiques, kiné.
    Ma question: dois-je arrêter le flamenco? Sinon à quel moment puis-je considérer que la reprise est sans risque? Dois-je devenir une mamie plus sage? J’ai toujours dansé et cela me donne du tonus pour m’occuper de mes petits enfants. Je prépare depuis 1 an un spectacle pour le 23 mai.
    Merci de vos conseils.

    Répondre
  33. bonjour, j’ai subi en 2012 une chirurgie du genou droit, prothèse rotulienne, cause rotule qui se décentrait, car plate de naissance, il y a quelques mois, douleurs côté externe niveau tendon genou droit ou est situé la prothèse, on m’a diagnostiqué le syndrome de l’essuie-glace, je ne fait pas de course à pied, je marche 30 à 1 heure par jour à mon rythme, pas de randonnée, je fais du vélo soit sur le terrain ou chez moi, mais toujours sans forcer, je monte et descend c’est vrai pas mal mes escaliers, je sais qu’on ne pourras pas faire d’infiltration du à la prothèse, a part la kiné, pouvez vous me dire l’impact que cela peut avoir sur la prothèse et quel serait la solution, car en fin de journée mon genou me serre on dirait que j’ai un bout de bois dans le genou, je sais que c’est la prothèse qui me serre
    merci de votre réponse et de vos conseils
    cdtl

    Répondre
  34. bonjour, je viens vers vous car j’ai le meme soucis, douleur externe du genou gauche, cette douleur est aparu sur 18kms, entre le 16 et le 18,mais pas trop forte.Le lendemain plus rien , je continu avec ma sortie du mardi 10kms,pas de douleurs les 8 premiers acceleration entre le 8 et le 10em aiiiiie la douleur reviens. Le lendemain rien je continue mon entrainement le vendredi et la patatraque 2kms et la douleur est présente, tetu comme une bouriique je finie mes 11 kms,fallait bien rentré à la maison. Depuis impossible de faire une sortie de plus de10 mn. mais le pire c est que j ai mal en permanence. La nuit,le jour quand jai la jambe replier le matin au reveil je boite….. J ai vue un osteo « tibia deplacer » 3 seance toujour mal.je porte de semelle depuis plus de 1an 1/2. demain j ai rdv pour une écographie.Pffff c est long. Pour vous ça ressemble a l effet essuis glace? Merci de m avoir lu Patrick

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    • Bonjour

      Vous nous parlez d’une douleur du bord externe du genou dont le mode de survenue et les caractéristiques font effectivement évoquer une pathologie tendineuse et à ce niveau là effectivement un syndrome de l’essui glace ou syndrome de la bandelette ilio-tibiale, de nombreuses fois décrit dans les différents articles de nos rubriques.

      La qualification de « déplacement de la tête du péroné » est une notion ostéopathique qui est tout à fait respectable que l’on peut rencontrer, entre autres, dans le cas de suites plus ou moins lointaines d’entorse da la cheville ou dans le cas de véritable luxation de la tête du péroné lors de rupture des structures ligamentaires de voisinage.

      Le caractère rebelle aux différents traitements médicaux n’est pas exceptionnel pour preuve l’échec des différents traitements que vous avez entrepris jusqu’à ce jour.
      Une échographie correctement effectuée peut effectivement être un argument diagnostique important et un apport intéressant pour orienter le traitement.

      Devant la normalité de cet examen, il pourrait être licite de compléter par une IRM à la recherche d’une autre pathologie du genou, méniscale, osseuse, cartilagineuse, ligamentaire ou autre. Un interrogatoire et un examen médical attentif auront éliminé une pathologie de voisinage (hanche, rachis, …).
      Si la seule explication est celle d’une tendinopathie, revoyez chaussures, semelles, conditions d’entraînement, étirements, les moyens de kinésithérapie, les traitements médicaux, les indications chirurgicales étant exceptionnelles.

      Cordialement

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  35. Bonsoir,
    Ma femme a été opérée en juin 2014 pour une prothèse totale du genou droit. Le chirurgien est très content de l’intervention qui, à la radio, semble parfaite. Ma femme souffre depuis bientôt un an du syndrome de l’essuie glace du facia lata (dixit le chirurgien). Pourtant, ma femme n’a jamais fait de course à pied, tout juste quelques ballades le dimanche et n’a jamais souffert auparavant de ce type de douleurs. Pensez vous qu’il puisse y avoir une cause à effet par l’opération ? Merci pour votre réponse
    Georges

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    • Bonjour Georges,
      Merci pour votre question et pour votre confiance. Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale (ou syndrome de l’essuie glace ou syndrome du fascia lata) est une complication habituelle après chirurgie prothétique au niveau du genou. Vous avez bien raison de le souligner, les coureurs à pied ou les trailers ne sont pas les seuls à pouvoir être atteints de cette pathologie. Voici quelques suggestions pour tenter de faire disparaitre cette douleur mécanique :
      – Eviter la bascule du bassin à la marche en renforçant les moyens fessiers qui sont abducteurs de hanche et y associer un travail d’équilibre en unipodal ;
      – Eviter la raideur du Tenseur du Fascia Lata (TFL) en mettant en place des séances d’étirements du TFL mais aussi du Psoas et du Droit Antérieur ;
      – Corriger les appuis dynamiques en consultant un podologue qui va analyser la technique de marche de votre femme sur un tapis roulant.
      Vous le voyez, la prise en charge de la douleur devrait être faite à la fois par un kinésithérapeute et un podologue. Quels sont les traitements proposés à votre femme par le chirurgien ? Est-elle très gênée au point de ne pouvoir marcher ou descendre un escalier ? Il serait vraiment dommage que votre femme arrête toutes les activités physiques par peur de la douleur. Je lui conseille de tenter de faire du vélo d’appartement et de la natation ou bien de la gymnastique en piscine (aquagym)pour garder condition physique et tonus musculaire.
      La pose d’une prothèse de genou est, pour la personne opérée, un événement très traumatisant qui nécessite plusieurs mois de récupération et de réadaptation. Ces moments difficiles passeront mieux si votre femme ne se sent pas seule et je vous félicite de l’accompagner au quotidien. Tenez nous au courant.
      Cordialement

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  36. Bonsoir,

    Je viens à vous comme un pèlerin va à Lourdes, en quête de guérison, ou tout du moins de bons conseils.

    Je ne déroge pas à la règle des coureurs acharnés. Après, une aponévrose de 18 mois soignée avec une balle de tennis, de la glace et de la gaulthérie (15 séances de kiné n’ont rien changé), j’ai attrapé le syndrome de l’essuie glace suite à un trail de 65 km à Fontainebleau (Montées, descentes sur roches non stop).J’ai eu à partir du 45 km des crevasses sous les pieds qui m’ont forcé à courir différemment. Couplé au dénivelé et au fait que les seules sorties longues réalisées avant course étaient de 40km, le résultat était couru d’avance. Une course finie en 9h et la fameuse bandelette. Perfide bandelette ..

    J’ai fait 3 tentatives de reprise à 3 semaines d’intervalle. Le résultat est toujours le même. Douleur au 5eme km.
    Obligé de me rendre à l’évidence, je consulte un kiné spécialisé dans le sport qui me préconise une rééducation avec des chaussures minimalistes pour me forcer à avoir une attaque de l’avant du pied avec un programme de courses progressif, plus des exercices type Squats avec un élastique tendu entourant mes genoux.

    Rien ne semble évident avec l’essuie glace, mais cela vous semble t’il être une approche judicieuse. J’y vois la possibilité de renforcer mes articulations. Mais est-ce que cela est suffisant et adapté à cette pathologie ?

    Jean-Christophe

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  37. Bonjour,
    J’ai 57 ans, et j’ai été moi aussi opérée pour arthrose importante, d’une prothèse totale du genou avec désinsertion du pied du ligament interne (pour un léger tibia vara) et j’ai le syndrome de l’essuie glace ou syndrome de la bandelette ilio tibiale depuis quasiment les premiers jours post opératoires.
    Je viens de passer une échographie qui le confirme. Cela m’invalide dans ma vie de tous les jours, à chaque fois que je plie la jambe et que je dois la tendre à nouveau, donc pour m’asseoir, pour me relever, la nuit à chaque changement de position de ma jambe, la douleur me réveille. Descendre les escaliers me pose problème, je les descends marche par marche, toujours la jambe douloureuse en premier, sauf si les marches sont très petites.
    La promenade au bout d’un moment me pose problème également, avec cette sensation de genou qui serre, peut être parce que l’inflammation créée par le frottement produit du liquide qui comprime, et qui rend la flexion plus douloureuse encore.
    Depuis quelques temps mon dos commence à me faire souffrir à force de prendre plus appui sur une jambe que sur l’autre pour me lever.
    Pour moi, il n’est pas question d’infiltration qui ne serait qu’un palliatif temporaire à ce problème mécanique, surtout avec le risque d’infection sur une prothèse. Y aurait il une solution définitive ? Quels sont les risques de l’intervention chirurgicale?

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    • Vous avez 57 ans, vous avez subi une mise en place de prothèse totale pour une arthrose sévère du genou et vous souffrez depuis votre intervention du compartiment interne du genou.
      On vous a donné comme explication à cette souffrance une inflammation tendineuse de type syndrome de l’essuie-glace, syndrome souvent évoqué dans les articles, qui serait confirmée par une échographie.

      Personnellement et en tant que rhumatologue, l’hypothèse d’une souffrance tendineuse post-chirurgicale, si elle est possible, m’apparait discutable.
      Vous ne nous dites pas quel type de prothèse a été mis en place : prothèse uni-, bi- ou tri-compartimentale. Selon le type il pourrait y avoir une explication à vos douleurs (uni : persistance d’une zone dégénérative, bi : souffrance de l’appareil rotulien).
      Les prothèses de genou dans une grande majorité des cas apportent un certain soulagement quant à la douleur, à la fonction articulaire et au confort de vie en général, dans une proportion des 2/3 des interventions. Le résultat est acquis au bout d’un an environ et peut s’améliorer dans les suites.

      Dans un tiers des cas, les résultats sont plus décevants pour le patient et peuvent persister des désagréments. Si l’on élimine les complications post-opératoires immédiates ou plus lointaines (infection, complications veineuses, descellement, anomalie de position, …), un certain nombre de prothèses sont douloureuses sans que l’on ait d’explications très rationnelles. Les chirurgiens orthopédistes n’aiment pas trop que l’on évoque ces problèmes bien réels et se retranchent derrière le nombre de patients opérés et les résultats satisfaisants dans l’ensemble.

      Une explication pourrait résider dans le fait que le genou, comparé à la hanche où les résultats opératoires sont beaucoup plus spectaculaires, est une articulation au fonctionnement plus complexe (flexion-extension, translation et rotation) qui ne peut être assuré par la prothèse.
      Par ailleurs une prothèse de genou, contrairement à la hanche, ne permet pas de reprendre des activités physiques ou sportives dans les conditions ou vous les pratiquiez antérieurement et vous devez privilégier les activités sans appui, vélo ou natation à condition que cette pratique n’engendre pas de désagréments.

      Quant à vous faire réopérer, je serai très prudent et je ne suis pas certain que le résultat serait meilleur sauf en cas de mauvais positionnement avéré de la prothèse et encore !!!

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  38. Bonjour,

    Je me permets de poster pour avoir votre avis sur un doute lié à un diagnostic du TFL.
    Suite à un premier marathon terminé le 4 octobre dernier, j’ai ressenti à la reprise de la CAP après un repos de 10 jours, une douleur externe genou gauche au niveau de la tête du péroné.
    Cette douleur me semble plutôt basse pour correspondre à une tendinite du TFL.
    Cependant, elle présente les caractéristiques décrites dans vos nombreux commentaires :
    – Elle apparait à l’effort après 40mns de course
    – Prononcée dans les montées
    – Devenant insupportable au point de stopper l’entrainement
    – Douleur à la flexion de la jambe
    – Se calme (sans disparaitre complètement) à la marche
    – Douleur dans les 48h qui suivent l’effort, puis ressentie uniquement quand je fléchi la jambe très haute

    Le point de douleur est palpable en flexion complète, sur la partie haute du peronné (creux sous le genou)

    Je parviens également à la reproduire quand j’enlève par exemple mes chaussures avec le pied opposé, et qu’il y a dans ces cas là une tension du membre inférieur.

    Je sais que le net n’est pas le meilleur endroit pour un diagnostic, mais j’aimerai bien néanmoins votre avis.

    Merci et bonne fin de semaine.

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  39. Bonjour,
    Suite d une entorse de la cheville en fin se septembre.
    Après 3 jours de repos, ensuite une semaine de repos j’ai ressayé de courir mais j’ai eu mal, Depuis je cours plus: j’ai ce foutu syndrome de l’essuie glace, j’ai des semelles depuis 2 semaines, parfois ça me fait une douleur infernale, j’ai une ordonnance pour kinésithérapie/ reeducation (les ondes de choc, massage bassin hanche genou cheville, renforcement musculaire). Vu que ces 2 semaines avec des semelles ne changent pas grandes choses, je crois pas en séances kiné… j’attends le mutuelle pour les lancer.
    Aujourd’hui j ai une douleur insupportable a l’externe du genou, donc il ne me semble pas du tout possible de courir même 15 min comme me le demande un podologue.
    Je sais pas quoi faire, j’ai pas commence mon entraînement pour le marathon de Paris 2016…
    Ça m’arrache le cœur, je pleure ….
    Je vois pas comment rependre la course a pied .
    Je suis désespérée complètement !
    Dois-je revoir un osteo ? Comment courir, commencer a m’entraîner pour le marathon? …J’y tien tellement !!

    J’ai besoin de votre avis même si par internet n’est pas forcement la meilleur solution.
    Par avance merci beaucoup !
    OLGA

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  40. Bonjour,

    J’ai 21 ans et je pratique le football (niveau régional), j’ai développé ce symptôme à la reprise du foot en aout suite à un footing. Ne sachant pas du tout ce que cela pouvait être, j’ai laissé passé 10 jours puis repris la course. Rechute beaucoup plus sévère (je n’arrivais plus à monter les escaliers), mon médecin m’a alors prescrit 10 séances de kiné et 2 mois d’arrêt. La reprise a été parfaite, presque sans douleurs sachant que je ne faisais que du foot, pas de footing.
    Aujourd’hui suite à la trève de Noel, reprise après 2 semaines sans foot, on fait un footing et au bout de 20 minutes la douleur est réapparue.
    Je suis un peu perplexe et découragé car l’endurance et le travail foncier est essentiel pour un footballeur, pensez vous que :
    – La rechute soit liée à la reprise du sport?
    – Je dois arrêter définitivement les footings et faire uniquement du foot?

    Merci par avance.

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  41. Bonjour, Jai un syndrome de lessuie glace depuis 1 mois et je suis très inquiet car jincorpore l’école nationale des sous officiers d’active dans 1 semaine je n’ai pas de question à vous posez grâce à tous vos réponse déjà apporter mais juste vous remerciez de vos information et de votre aide que vous accordez à tous vous faite le plus beau métier du monde donner sans recevoir il n’y a pas de mot appart le respect éternel merci docteur

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  42. Bonjour,
    Je porte un Zamst RK1 à gauche contre le syndrome à droite par sécurité. Cette contention est-t-elle utile pour d’autres problèmes liés à l’articulation du genou ?
    Merci pour votre réponse

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  43. Bonjour….j’ai une fibromyalgie et une tendinite des muscles fessiers…depuis 3 mois tendinite du facia lata. ..je souffre beaucoup . Les nuits sont horribles….les antibiotiques inflammatoire n’ont aucun effet…je suis actuellement sous morphine…

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  44. Bonjour.
    Moi je ne suis ni coureur ni sportif du tout et j’ai ce syndrome,
    Est ce que le port d’une attelle permettrais de réduire l’irritation sur la durée ?
    Merci.

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    • Réponse de l’expert :
      Bonjour,
      Effectivement, il est possible de souffrir d’un syndrome de la bandelette ilii-tibiale sans faire de sport. La douleur survient alors à la marche et à la descente des escaliers. Pour mieux comprendre l‘origine de votre douleur, il me semble incontournable que vous fassiez une échographie. Cet examen permettra de mieux localiser le frottement et de situer les lésions. Souffrez-vous d’une atteinte du cartilage au niveau du condyle fémoral ou bien est-ce la zone graisseuse richement vascularisée et innervée située en être la face profonde de la bandelette et le condyle qui est oedématiée ? Cette différence est importante car, dans votre cas, il serait intéressant de tenter une infiltration au niveau de la zone douloureuse.
      Mais il est aussi possible que vous soyez suffisamment soulagé par une simple attelle. Je vous conseille de demander à votre pharmacien une attelle pour syndrome rotulien, c’est à dire une attelle de genou simple, sans renforts latéraux, mais avec un trou central qui va guider et limiter le jeu de la rotule.
      Tenez-nous au courant.
      Cordialement

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  45. Bonjour Docteur,

    Tout d’abord merci pour votre article qui explique bien la syndrome.

    Ensuite j’aimerais faire part de mon expérience et avoir votre avis alors voilà ma petite histoire :
    J’ai commencé la CAP en Mai 2016, je n’aimais pas ça courir seul etc.. Auparavant j’avais 10ans de Football.
    Donc un débutant de la CAP et j’en suis devenu accro avec 2 séances par semaines environ jusqu’à ce jour d’Avril 2017.

    Après un fractionné le même depuis 6 mois mais des vitesses plus conséquentes évidemment, grosse douleur partie externe du genou droit.
    il faut savoir que j’étais dans la meilleure forme de toute ma vie, 4 entrainements semaines plus 40km de vélo de route (j’accuse le surentrainement je l’avoue)
    Médecin traitant, Radiologie, Échographie (qui confirmera le syndrome de l’essuie glace) et dernièrement Podologue (ayant fait une thèse sur ce fameux TFL je suis tombé sur un bon podologue et connaisseur pour le coup !) qui m’a donné des semelles.

    Aujourd’hui j’ai recouru 2.5km sans douleur apparente mais là en fin de journée malgré les huiles essentielle et les étirements « petite » douleur.

    A votre avis suis-je en bon chemin pour guérir ou pas du tout ?
    J’ai 21ans et plutôt sportif et j’ai (ou j’avais) comme objectif mon premier Triathlon.

    Merci d’avance de votre réponse.

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