La chiropraxie : pour qui, pourquoi, comment ?

Avec environ 700 praticiens diplômés en France (contre 75 000 aux Etats-Unis), la chiropraxie est encore très peu connue dans l'Hexagone. Quels sont ses champs d’application ? Qui peut-elle concerner ? Les sportifs et notamment les coureurs peuvent-ils y trouver des solutions à leurs maux ? Eléments de réponse.

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Avant de se poser davantage de questions, mieux vaut commencer par quelques précisions sur le vocabulaire : bien que le terme « chiropractie » (ou encore « chiropratique ») soit souvent utilisé, c’est sous le nom de « chiropraxie » qu’il convient de parler de cette profession en France, les praticiens étant eux appelés chiropracteurs (mais là encore, vous trouverez le terme chiropraticien dans de nombreuses publications).

Si l’on se réfère à son étymologie grecque, la chiropraxie se définit comme une action (praxis) manuelle (chiro = la main).  Rien d’étonnant, donc, à ce que qu’un des principaux actes pratiqués au cours des séances soit la manipulation. A cela s’ajoutent les actes de mobilisation et les actes au niveau neurologique.

Souvent comparés aux ostéopathes, les chiropracteurs  tiennent à revendiquer leurs spécificités parmi lesquelles le droit de manipuler (« faire craquer »), et notamment les cervicales d’un patient sans avoir besoin de certificat de non contre-indication de la part d’un médecin (autorisé par décret du 7 janvier 2011).

chiropraxie Caroline LambertPlus concrètement, « le chiropracteur est un expert de la colonne vertébrale et des articulations », affirme Caroline Lambert, qui exerce à Paris. Sur un des murs de son cabinet est accrochée une table lumineuse qui lui permet d’examiner les radiographies que lui fournissent ses patients. « Je travaille toujours avec des radios (du rachis, du bassin, etc… ndlr), surtout pour une première consultation », soutient-elle. Objectif : mieux comprendre ce qui peut provoquer certaines douleurs (s’il y en a) ou ce qui pourrait en entraîner un jour (s’il s’agit d’un travail en prévention). Car la spécialiste insiste : « Notre travail consiste soit à corriger certaines problématiques, soit à agir en prévention et entretien ». Comprenez par là : il n’est pas forcément nécessaire d’attendre de ressentir des douleurs pour consulter. Bien au contraire ! Corriger votre posture peut notamment aider à prévenir l’apparition de certaines gênes.

Parmi ses patients, Caroline Lambert reconnaît accueillir plusieurs coureurs à pied. « C’est un sport micro traumatisant ». Et là encore, l’idéal est de détecter – et corriger – les traumatismes « avant que la douleur se manifeste ». « Je travaille beaucoup sur les chevilles, genoux, hanches. Les articulations des membres inférieurs qui sont dans l’axe de la charge ».

Comptez une trentaine de minutes pour la plupart des séances. L’acte n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale, mais par certaines mutuelles. Quant aux tarifs des consultations, ils se situent autour de 40 à 60 euros en province, et 60 à 80 euros en région parisienne.

Pour plus d’informations ou pour trouver un chiropracteur près de chez vous : le site de l’Association Française de Chiropratique.

3 réaction à cet article

  1. Les différences sont bien plus nombreuses : possibilité de traité les nourrissons, manipulations avec vecteur de force. Pour un tableau récapitulatif : http://www.chiropratique-brie.fr/difference-entre-chiropracteur-et-osteopathe.php

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    • Bonjour,

      Vous avez raison, il y a d’autres différences entre chiropraxie et ostéopathie. Mais ce n’était pas l’objet principal de cet article. D’où la formulation « parmi lesquelles » employée dans le paragraphe sur les spécificités.

      Merci à vous.

      Sportivement.

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  2. Bonjour, la différence la plus notable entre ostéopathie et chiropraxie réside dans la manipulation en elle-même. L’ostéopathe lorsqu’il manipule par « thrust » (fait de faire « craquer », et qui au passage représente une infime partie de nos techniques), l’ostéopathe va jusqu’à la tension maximale des tissus autour de l’articulation (appelé Barrière Motrice) qu’il va traiter, le chiropracteur va jusqu’au limite de l’articulation ! Cette différence qui peut sembler minime est pourtant de taille car la manipulation mal exécutée d’un chiropracteur pourra engendrer des lésions nerveuses et/ou de la moelle épinière, ce qui ne sera à priori pas le cas pour un ostéopathe ! C’est sans doute pour cela entre autre que l’ostéopathie est reconnue depuis 2002 en France (comme dans 45 pays dans le monde) et codifiée depuis 2007 et non la Chiropraxie.
    Autre subtilité Palmer (le développeur de la chiropraxie) était VRP et développa sa « médecine » manuelle en 1895 en IOWA, Still le développeur de l’ostéopathie était médecin et codifia sa « médecine » manuelle en 1874 à Kirksville (Missouri) proche de … l’IOWA ! Mais cela n’est sans doute qu’un hasard …
    Toujours est-il que pratiquer par un thérapeute compétent, la chiropraxie, comme d’autres médecines manuelles peut avoir des résultats !
    Cordialement
    Romain Marchal

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