Courez, buvez !

Pas si facile de boire en courant. Gilles Dorval nous offre quelques astuces !

Ravitaillement

Apprendre à boire en courant  s’acquiert assez facilement à la condition de s’y exercer à l’entrainement. Notamment lors des footings en endurance fondamentale (70-75%FCM) ou des séances à allure de course modérée (80-85%FCM).

Pour cela prenez une petite bouteille d’eau que vous déposerez en début de séance au bord d’un circuit que vous effectuerez 3 à 4 fois. Cette bouteille pouvant être cachée derrière une pierre, un bosquet, etc… A chaque passage devant la bouteille, récupérez là et buvez 2 à 3 petites gorgées, sans chercher à vous précipiter. Pour éviter de perdre le souffle, pensez aussi à ralentir légèrement votre allure. Une fois réhydraté, déposez à nouveau la bouteille sur le bord du chemin, puis  lors de votre prochain passage recommencez l’opération. Le jour de la course, le petit ralentissement engendré par la prise de ces 2 à 3 gorgées d’eau sera négligeable en termes de perte de temps et ne pénalisera nullement  votre performance finale.

L’autre solution – pour s’exercer à boire en courant – consiste à se faire accompagner en vélo. Toutes les 10 minutes environ, demandez à votre accompagnateur de vous tendre une petite bouteille ou une gourde ; et buvez en une ou deux petites gorgées. En procédant ainsi, très rapidement vous trouverez la meilleure technique pour vous réhydrater en courant.

Maintenant selon la distance de la course – notamment en trail et sur marathon – il n’est pas pénalisant de s’arrêter 10 à 15 s pour boire. Cela n’aura pas d’incidence négative sur votre performance finale. Est-il préférable de se forcer à boire en courant et mettre 200 à 300 m pour retrouver son souffle ou de s’arrêter 10 à 15 s, puis retrouver rapidement son rythme de course ? Alors n’hésitez pas à vous arrêter !

Ceci est une réponse à une question posée à notre expert entraînement, Gilles Dorval  : vous aussi posez votre question à nos experts entraînement

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