Lien entre course à pied et cholestérol

Je cours depuis 27 ans et j’ai parcouru plus de 45 000 km. A 67 ans, je fais 3 sorties hebdo de 1 heure minimum et 2 séances de kayak de 1h30 chacune. J’ai une alimentation équilibrée et je ne consomme ni viande rouge, charcuterie et fromage. Mon taux de cholestérol total s’élève à 2,80 g/L, le HDL à 0,64 g/L et le LDL à 1,97 g/L. Ces taux élevés ont-ils un lien avec l’activité sportive ?
Merci pour vos conseils.

Une réponse à la question

  1. Bonjour, j’ai également une tendance à l’hypercholesterolemie , com?e vous a priori familiale et non liée à !à nourriture ; je ne suis pas toubib, mais vos données sont limite haute sans vraiment être inquiétante. Dans mon cas la course à pied me permet de maintenir mon cholestero! À des niveaux acceptables – si j’arrête, même avec mon traitement, ça remonte ( j’ai fait le test sur 6 mois avec suivi médical) – donc me conclusion est plutôt : surtout n’arrête pas !! L’effet sera négatif!
    Bon run !

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  2. Bonjour

    Le cholestérol est un lipide (graisse) qui joue un rôle important dans de nombreux processus biochimiques au niveau du corps humain (échanges membranaires, fabrication d’hormones, de vitamines, …).

    Son augmentation (selon les laboratoires de biologie, taux ) à 2g/l) est un facteur de risque cardio-vasculaire à côté de la sédentarité, de l’obésité, de l’hypertension artérielle, du tabac, des antécédents familiaux, du diabète, de l’augmentation des triglycérides et de l’uricémie. Un taux élevé entraine la formation de plaques de graisse dans les artères diminuant ainsi l’écoulement du sang à l’intérieur des artères et réduisant ainsi l’apport en oxygène et en nutriments. L’effort physique peut, ainsi, du fait de la nécessité d’un apport sanguin plus conséquent, être un facteur de risque supplémentaire.

    HDL et LDL sont des transporteurs du cholestérol dans le sang. HDL est assimilé au « bon » cholestérol, LDL au « mauvais » cholestérol.

    La pratique sportive est un élément favorable sur le taux de cholestérol en complément de la restriction de l’apport en aliments riches en graisses et des traitements éventuels avec les fibrates, les statines ou autre « riz rouge ».

    Chez vous c’est l’inverse donc il s’agit d’une anomalie qui nécessite, selon le contexte et la présence des autres facteurs de risque, une prise en charge médicale.

    Bon courage

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  3. Bonjour

    En ce qui concerne ces « voussures » que vous décrivez au niveau du bas ventre, il est toujours difficile de répondre à ce type de question sans vous avoir examiné.

    En tant que « vieux » médecin, je pense TRES fort qu’il faut toujours privilégier l’examen clinique avant de demander des examens complémentaires, dont on connait la relativité des résultats à toujours interpréter par rapport à l’interrogatoire et au contexte, sous peine de faux « positifs » ou « négatifs » et de diagnostic erroné.

    La hernie inguinale est une faiblesse de la paroi abdominale, assez fréquente, qui se révèle, parfois, après des efforts physiques et qui peut se traduire par des douleurs de type pubalgie, une gêne au niveau du ventre, des douleurs impulsives à la toux et parfois par l’apparition de voussures d’importance variable au fil des jours.

    Le risque de « pincement » d’une structure intra-abdominale est une complication parfois grave.
    Donc pour répondre à votre question, consulter votre médecin ou un chirurgien compétent en chirurgie viscérale pour avoir un examen clinique rigoureux et un avis « autorisé ».

    Bon courage

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