Mo Farah : un Champion d’exception (Partie 1)

Regards sur sa carrière, analyses et réflexions par notre Expert Jean-Claude Vollmer.

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Mo Farah :

Double-double champion olympique du 5000 mètres et du 10000 mètres.

Dans l’histoire du fond mondial seul le finlandais Lasse Viren a réussi cet exploit lors des JO de 72 (Münich) et de 1976 (Montréal) .

Double-double champion du monde 5000 mètres et du 10000 mètres.

Le seul à avoir réalisé ce double-double-double !

Un palmarès exceptionnel et unique avec 12 médailles olympiques et mondiales sur 5000 m et 10000 m durant la période 2011 – 2017.

Ce palmarès fait-il pour autant de Mo Farah le plus grand coureur de demi-fond long de l’histoire ou faut-il regarder les performances de Mo Farah, comme celles de bien d’autres, hélas,  avec une certaine suspicion.

Car Mo Farah, c’est aussi un coach (depuis début 2011), Alberto Salazar, à la réputation sulfureuse et des amitiés et partenaires d’entraînement peu recommandables (Aden Jamen et ses athlètes). Mo Farah adulé par le public anglais suscite bien des interrogations qui régulièrement alimentent la presse outre atlantique et les magazines spécialisés.

Cet article a pour modeste objet d’esquisser quelques réponses à bien des interrogations !

Pourquoi toutes ces questions ?

Parce que Farah a commencé à performer au plus haut niveau (podiums mondiaux) à l’âge de 28 ans ce qui est considéré comme « âgé » pour accéder au sommet en demi-fond long.

Quelques données statistiques : l’âge moyen des 50 meilleurs mondiaux sur 5000 m est de 26,2 et de 26,4 sur 10000 m.

Si l’on observe l’âge moyen des podiums des championnats du monde et des JO on les valeurs suivantes :

  • 5000 m : la moyenne d’âge est de 24,88 années mais en enlevant les résultats de Farah on a  l’âge moyen de 24,20. Bernard Lagat étant le seul trentenaire à gagner (33 ans) et être sur le podium (à 35 et 36 ans encore) des mondiaux mais Lagat est un transfuge du 1500 m qui a été au top mondial sur 1500 mètres quelques années auparavant (médaille de bronze aux JO de Sydney en 2000 et médaille d’argent aux JO 2004 sur 1500 m).
  • 10000 m : la moyenne d’âge est de 24,65 années mais en retirant les résultats de Farah la moyenne est de 23,94 années.

Il apparaît donc assez clairement que Mo Farah constitue un cas du strict point de vue de l’âge de réalisation de ses performances.

 

Sa progression

Quand il y a des doutes sur les performances d’un athlète, il est intéressant d’analyser ses performances lors de ses premières années de pratique, se pencher sur sa courbe de progression pour observer les sauts qualitatifs, leur importance et le moment de réalisation. En effet tous les entraîneurs le savent et le vérifient : un athlète talentueux est un athlète qui répond très favorablement aux stimulations des charges de travail lorsqu’il s’engage dans un processus d’entraînement.

A la lecture des performances de Mo Farah dans les catégories jeunes, on est servi !

En effet et c’est une donnée totalement oubliée, Mo Farah est un talent particulièrement précoce.

Mo Farah a réalisé des performances étonnantes dès les plus jeunes catégories avec un registre de course déjà très étendu.

Dans les catégories jeunes, Mo Farah va participer à de nombreuses compétitions et va, comme tout jeune britannique, démarrer par le cross-country. Dès la catégorie minime, il participe à de nombreuses compétitions aussi bien sur route, en cross que sur piste, participant jusqu’à 20 compétitions et plus par année.

 

Mo Farah
Mo Farah

Ses débuts :  performances dans les catégories jeunes

En minimes 1 (14 ans) : il réalise  4’06″41 sur 1500 mètres et 8’47″48 sur 3000 mètres. A cet âge, le meilleur minime français sur 3000 mètres en est à 8’59″48 (David Salvati) alors que les jeunes français courent sur 1000 mètres (le meilleur minime 1 figurant dans les bilans tous temps est le djiboutien Aden  Hassan Af avec 2’35″3).

En minimes 2 (15 ans) : il présente des performances largement supérieures au meilleur français sur 3000 mètres Florian Carvalho (8’44″25) avec un étonnant 8’33″51 et un 1500 mètres en 3’57″67 avec, à en croire sa biographie très précise, seulement 2 entraînements par semaine en course à pied et un peu de football.

Seuls 2 cadets 1ère année ont fait mieux sur 3000 mètres au niveau français : Rovello Christophe avec 8’28″14 et Dahmani Samir avec 8’31″67.

En cadets 1ère année (16 ans) : il réalise 8’16″18  sur 3000 mètres, faisant  déjà mieux que Bob Tahri lors de son année cadet 2 (8’19).

Il participe, en tant que cadet 1 aux championnats d’Europe juniors de cross qu’il terminera à la 5ème place. La même année, il participera également aux championnats du monde cadets sur 3000 mètres et terminera 6ème d’une course remportée par un certain… Bekele.

En cadets 2ème année (17 ans) : il participe aux championnats du monde juniors de cross-country qu’il terminera à la 25ème place. Sur piste il est du niveau de Benoit Zwierchewski et de Fouad Chouki sur 3000 mètres avec ses 8’12″53 mais il réalise un temps sur 5000 mètres 14’05″72 qui le placerait dans le bilan des 10 meilleurs français tous temps dans la catégorie junior (le meilleur junior 1 français est François Barrer avec 14’06″72) ! Il terminera à la 10ème place du 5000 m des championnats du monde juniors à Santiago du Chili en 14’12″21. Parmi les finalistes, seuls deux autres coureurs vont marquer l’histoire du demi-fond son coéquipier et rival de longues années Chris Thompson (11ème) mais surtout le 2ème de la course Kenenisa Bekele. En fin d’année il sera 7ème aux championnats d’Europe de cross.

En juniors 1ère année (18 ans) : s’il marque le pas chronométriquement (ce qui est tout à fait  relatif) sur 3000 mètres (8’09″24), il n’en poursuit pas moins sa progression sur 5000 mètres avec 13’56″31. Il gagne l’argent aux Europe de cross et l’or aux championnats d’ Europe juniors sur piste sur 5000 mètres démontrant ses qualités de compétiteur.

Farah est donc un athlète particulièrement doué qui réussit des performances sans grand entraînement.

 

De junior aux moins de 23 ans.

En juniors 2ème année (19 ans) : Sa progression est ralentie avec un 3’47″78 sur 1500 m et 14’00″5 et il ne terminera que 30ème aux championnats d’Europe juniors de cross. Est-il déjà sur le déclin ? Dans sa biographie ( « Mo Farah : Twin ambitions ». Editions Hodder et Stoughton .2013) extrêmement intéressante et précise, on relève qu’il a souffert d’une fracture de fatigue au mois de février.

Ces années de la catégorie juniors seront suivies d’une première année espoir (20 ans) de très belle facture avec un chrono de 13’38″41 à 20 ans (il serait 6ème tous temps chez les – de 23 ans en France). Sa performance de 1’48″69 sur 800 mètres démontre déjà toute l’étendue de son registre de course. Il terminera à la 2ème place aux championnats d’Europe des moins de 23 ans sur 5000 mètres.

Si sa progression chronométrique marque un arrêt lors de la saison suivante (espoir 2ème année, 21 ans) il réalisera néanmoins un très intéressant  28’59″00 sur 10000 mètres. Peu de coureurs en espoirs 2ème année sont en capacité de réaliser à la fois moins de 1’49 sur 800 mètres et moins de 29’00 sur 10000 mètres. C’est une saison au cours de laquelle il ne participe qu’à très peu de compétitions (7 seulement) .

Pour sa dernière année en espoirs (22 ans), il va reprendre sa progression sur le plan chronométrique avec un chrono de 3’38″62 sur 1500 mètres et de 13’30″53 sur 5000 mètres. Ces performances restent néanmoins modestes comparées aux performances réalisées par de nombreux espoirs européens et ce eu égard à ses performances dans les jeunes catégories.

Farah semble rentrer dans le rang tout en démontrant des qualités de compétiteur (il termine 6ème aux championnats d’Europe indoor sur 3000 mètres en 7’54″08 et à une 37ème place aux mondiaux de cross de Saint Galmier. Il sera une nouvelle fois médaille d’argent sur 5000 mètres aux championnats d’Europe des moins de 23 ans.

De junior 2 à la fin de la catégorie espoirs Mo Farah ne progresse plus dans les proportions auxquelles on pouvait l’attendre mais il reste néanmoins un compétiteur hors pair.

Cette médaille d’argent qui ferait le bonheur de beaucoup de coureurs sera pour Mo Farah une très grande déception qui va l’amener à changer de structure d’entraînement. Il a la possibilité d’intégrer un camp de base de coureurs kenyans basés en Europe pour s’entraîner comme eux car de son propre aveu, il ne s’entraînait pas dans les mêmes standards que les kenyans. Il va rester 18 mois dans cette structure à faire comme eux (manger, dormir, s’entraîner, se reposer jour après jour) pour devenir le meilleur.

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Les premières années seniors

Lors de sa 1ère saison chez les seniors (en 2006), après être parti en stage durant 2 mois chez Craig Mottram en Australie avant les jeux  du Commonwealth. Il y terminera à une piètre 9ème place car surentraîné et fatigué. Il va faire un véritable bond chronométrique sur 5000 mètres avec 13’09″40 (6ème à Heusden) puis terminer 2ème aux championnats d’Europe à Goeteborg sur 5000 mètres, battu au sprint par l’espagnol J. Espana. Furieux et déçu, il décide qu’il devra améliorer son finish pour aller plus vite sur le dernier tour. En fin d’année il va remporter les championnats d’Europe de cross-country à San Giorgio en Italie. Une fin parfaite pour une bonne année, dira-t-il.

2007 : Pour progresser, il sent bien qu’il doit aller en stage au Kenya, pour faire toujours plus de choses comme les kenyans : plus de séances d’entraînement, porter plus d’attention à sa diététique…  Au mois de mars, il terminera 11ème aux championnats du monde de cross à Mombasa (meilleur européen), une très belle performance. Lors des championnats du Monde à Osaka, il finira 6ème du 5000 mètres (podium : Lagat, Kipchoge, Kipsiro) mais également devancé par Tegenkamp (USA) et T. Bekele. Une nouvelle marche est franchie après sa performance en cross. Mais son incapacité à gagner ou à gagner une médaille l’agace. Etre le meilleur des européens est une chose, battre les kenyans et les éthiopiens en est une autre. Dans sa tête Farah sait (pour s’entraîner au quotidien avec eux) qu’il a le talent. Il sent qu’il est sur la bonne voie. Il sait ce qui lui reste à faire : partir en stage au Kenya. Farah dira : « Si vous voulez être le meilleur, vous devez apprendre des meilleurs ». Dans le dénuement des conditions de vie au Kenya, il va comprendre cette philosophie de la course : penser course à pied 24h/24h, 7 jours sur 7 s’entraîner dur, semaine après semaine, avec plus de 170 kilomètres en moyenne. Souffrant d’une fracture de fatigue fin 2007, il ne participera pas aux championnats d’Europe de cross.

2008 : Après un nouveau stage de plusieurs semaines au Kenya, il s’entraîne très dur pour être prêt pour Pékin. Pour préparer la saison estivale, il partira aussi avec ses partenaires kenyans à Flagstaff. Les kenyans pour préparer les sélections kenyannes et lui pour être prêt à gagner une médaille olympique. Enchaînant séances très dures, musculation, sans s’en rendre compte, ils vont tomber dans l’erreur classique du surentraînement. Lors de son premier 10000 mètres à Stanford, il terminera 5ème en 27’34″48 particulièrement fatigué et ressentant les premiers symptômes du surentraînement. A son retour en Angleterre, au lieu de lever le pied et de se reposer, il va continuer à enchaîner des séances très intenses, battant les kenyans lors des séances d’entraînement. Farah se sent prêt mais il est déjà au sommet de la colline.  Au sommet trois semaines trop tôt, fatigué, épuisé, il ne passera pas le cap des séries (13’50″95) lors des jeux olympiques. Son rêve s’écroule. Cette défaite lui fait mal, très mal et le blesse profondément. Cette énorme contre performance va le marquer profondément et dans sa tête, il se dit que jamais plus il ne se sentira comme ça. Son meilleur temps de l’année sur 5000 m est de 13’25.01, insuffisant pour lui permettre de garder son contrat d’équipementier. Par nécessité, il court, sans envie, à Bruxelles mais, miracle, réalise 13’08″11, bien mieux qu’espéré, terminant 4ème d’une course remportée par Kipchoge (2ème des JO) et en battant Kipsiro (4ème des JO). Avec 15 jours de récupération, il aurait pu jouer un rôle dans la finale. Ah si seulement …. Mais avec des si ! De cet échec cuisant, Mo Farah a retenu une leçon : mieux écouter son corps et ses besoins. En novembre, il partira pour un stage en Ethiopie. Il y sera avec Bob Tahri qui, je me souviens, à l’époque ne tarissait pas d’éloges sur Mo Farah, louant son talent et son incroyable engagement au niveau de l’entraînement. Il avait vu juste.

En fin d’année Mo Farah, finira 2ème des championnats d’Europe de cross derrière Lebid à Bruxelles.

2009 : Après un stage de préparation hivernale à Kaptagat au Kenya, il entame une belle saison hivernale avec un record de Grande Bretagne sur 3000 mètres en 7’34″47 et gagnera le titre européen à Turin (avec le record des championnats) devant Bob Tahri et Espana. Convaincu qu’il peut battre les meilleurs (puisqu’ il les bat à l’entraînement) car s’entraînant plus dur qu’eux, faisant plus qu’eux, il part confiant aux Championnats du monde à Berlin mais ne finira que  7ème (le podium : Bekele, Lagat, Kwalia). Il a bien tenté de démarrer à l’entame du dernier tour mais a été dépassé dans l’emballage final. 7ème à Berlin, 6ème 2 années plus tôt, il doit changer des « choses » s’il veut gagner. Sa décision est prise, il va quitter son entraîneur de toujours Alan Storey. Il lui faut quelqu’un qui lui fera gagner les 2 à 3 % qui lui font défaut.

Farah repart au Kenya mais s’entraîne sans suivre les plans de son entraîneur en se coachant soi-même et en se greffant sur d’autres groupes dont celui de Renato Canova ou de Jama Aden découvrant de nouvelles approches. A la recherche d’un coach, il va prendre fin 2009  contact, via son agent, avec Alberto Salazar qu’il considère comme le meilleur entraîneur. Il le rencontre, mais Salazar ne peut pas l’entraîner (l’Oregon Project est un projet Nike – Farah est chez Adidas – à destination des seuls coureurs US) mais il lui déconseille de monter sur marathon, lui prédisant de grandes choses sur piste sous réserve de quelques changements.

Farah repart s’entrainer seul pendant la préparation hivernale au Kenya et se fixe pour l’été le record de GB du 5000 m (D. Moorcroft 13’00″41 en 1982 alors record du monde) comme objectif. En fin d’année 2009, il terminera à nouveau second des championnats d’Europe de cross country.

La période 2007 – 2009 est donc une période délicate marquée, certes par des finales mondiales et quelques résultats au niveau européens mais les championnats planétaires sont vécus comme  autant d’échecs par Mo Farah qui ne peut se satisfaire de cela.

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Le palmarès international de Mo Farah

 

Les années succès …

2010 : Le début de saison se passe bien, victoire aux championnats britanniques de cross et une 20ème place aux championnats du monde de cross. Il se marie en avril. Pour sa préparation, il s’appuie à nouveau sur Alan Storey mais il a besoin d’une structure mais aussi de souplesse pour tenter de nouvelles choses. Il gagne le 10000 m de la coupe d’Europe et le 5000 m aux championnats d’Europe par équipes. Après un dernier stage à Font Romeu, il est prêt pour les championnats d’Europe de Barcelone mais commence à souffrir des tendons. Les soins ne changeront rien, il va devoir courir avec les douleurs. C’est à Barcelone que Farah apparaît sur le devant de la scène (au niveau européen) grâce à son doublé aux championnats d’Europe sur 5000 m et 10000 m à Barcelone. Ses douleurs aux tendons ne disparaissent pas et l’opération est envisagée. Quasiment incapable de marcher, il va néanmoins, contre l’avis médical, prendre le départ du 5000 mètres de Zürich. Il finira 5ème avec un nouveau record de Grande Bretagne en 12’57″94. Un grand succès. Et pour Farah, la preuve que tout est possible ! Il croit en lui.  Mais il sait qu’il lui faut encore progresser pour battre les meilleurs et dans sa tête, il lui faut un coach à 100%. Une nouvelle rencontre est organisée avec Salazar qui accepte alors de l’intégrer à son groupe car les contraintes initiales sont levées (Farah va changer d’équipementier et le projet Oregon est tourné vers le marathon). Mais il doit s’établir dans l’Oregon et s’attendre à devoir s’entraîner très dur. Changer d’entraîneur est un risque mais Farah veut battre les meilleurs. Après des semaines de souffrance, la douleur aux tendons s’amenuise. Pas d’opération ! Farah en attendant de partir à Portland retourne à Iten puis revient début 2011 gagner le Great Edimburg Cross-country.

2011 : Après une victoire aux Europe Indoor à Paris sur 3000 mètres, les débuts avec Salazar sont extrêmement intenses, les répétitions sont plus courtes plus rapides, bien plus rapides qu’avant. Musculation, technique course durant 3 mois. Mais les premiers résultats se font sentir. Il va gagner le semi-marathon de New York (son premier en 60’23) devant d’excellents coureurs. Au mois de juin à Eugene, il va s’imposer sur 10000 mètres en 26’46″57 (nouveau record d’Europe) puis il va établir un nouveau record de Grande Bretagne sur 5000 m (12’53.11) à Monaco. Il va se présenter invaincu aux championnats du monde, confiant et déterminé à gagner. Sur 10000 mètres, attaquant à 500 m de l’arrivée et possédant jusqu’à 10 mètres sur ses poursuivants il va se faire battre par Jeilan , un quasi inconnu. Alberto Salazar lui fait remarquer que lorsqu’il accélère, il a tendance à allonger sa foulée au détriment de la fréquence. Il lui dit de finir la ligne droite comme un sprinter et de garder la corde les derniers 400 m. Il sera champion du monde du 5000 mètres.  C’est l’irruption à l’échelon mondial de Mo Farah.

Cette arrivée au plus haut niveau coïncide avec le « déclin » de trois coureurs de très grande valeur : Bekele qui ne sera plus,  après son doublé à Berlin en 2009, que l’ombre de ce qu’il  a été quelques années plus tôt et qui va s’engager dans une lente et longue reconversion, Eliud Kipchoge qui va s’engager avec succès sur la même voie et Sileshi Sihine, « mister silver » , 5 fois second derrière Bekele aux JO et monde .

La place est libre pour Mo farah pour devenir le nouveau « Roi » du 5000 mètres et du 10000 mètres.  

Mais cette période est bien connue.

De 2012 à 2017, il va tout gagner (double-double champion olympique et double-double champion du  monde sur 5000 et 10000 mètres) à l’exception de sa dernière course en championnats, la finale des championnats du monde sur 5000 mètres dans le stade olympique qui l’a vu devenir lors des JO de 2012, un héros national.

C’est incontestable, Mo Farah : un palmarès exceptionnel !

 

Mais est-il le plus grand ?

 

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