Tendinopathie du tendon d’Achille : quels sont les soins possibles ?

Nous ne sommes pas tous égaux face aux tendinites : certains en souffriront, d'autres pas. Reste que selon les statistiques 11% des coureurs à pied auront une douleur achilléenne. Yannick Guillodo, médecin du sport, fait le point sur les moyens thérapeutiques face aux tendinopathies achilléennes.

Douleur tendon d'Achille

Les atteintes microtraumatiques de l’appareil locomoteur (tendinopathies, fractures de fatigue, périostite, …) sont classiques dans la pratique de la course à pied puisque l’on estime que 70 % des coureurs à pied vont connaitre un problème microtraumatique, après 2 ans de pratique.

Comment gérer les problèmes tendineux tout au long de sa carrière sportive ? En sachant que nous ne sommes pas tous égaux : certains coureurs à pied vont souffrir des tendons et d’autres jamais.

Comme nous l’avons dit dans le précédent article (Lire idées reçues sur les tendinites),  l’activité physique et sportive est la condition qui provoque le symptôme c’est-à-dire la douleur tendineuse : le tennisman souffre des tendons l’épaule, le basketteur du tendon rotulien, le coureur à pied du tendon d’Achille, …

Nous allons donc nous concentrer sur la course à pied et la douleur du tendon d’Achille.

Pour la course à pied, l’incidence annuelle (nombre de nouveau cas) d’une douleur achilléenne  est de 11%  pour un sportif « classique ». Cette incidence est plus faible chez les athlètes de haut niveau puisqu’elle est de 7 à 9 %.

Preuve que c’est bien l’activité sportive qui est la condition qui provoque le symptôme, l’incidence des douleurs achilléennes n’est que de 5% en gymnastique, 2% au tennis, inférieur à 1% au football et proche de  0% en cyclisme.

Faut-il changer de sport ?

Une première approche thérapeutique saute aux yeux : changer de sport ! Cette phrase provocatrice est écrite pour rappeler une évidence. Dès le début d’une douleur tendineuse en rapport avec son sport (tendon d’Achille pour le coureur à pied), le sportif doit prendre une décision rapide : « ne pas laisser le vers rentrer dans le fruit ». Une des raisons pour laquelle les athlètes de haut niveau ont une incidence plus faible que le sportif « amateur » est là : le sportif de haut niveau est à l’écoute et sait que cette nouvelle douleur achilléenne nécessite une gestion rapide.

Le footballeur qui souffre du tendon d’Achille est moins « dans l’urgence » que le marathonien ; mais, inversement,  le marathonien qui souffre des tendons des adducteurs est moins dans l’urgence que le footballeur …  Ce ne sont que des évidences mais  qu’il faut encore et toujours  rappeler aux sportifs.

Donc tout coureur à pied qui ne veut pas entrer dans un long processus de douleurs chroniques achilléennes (plusieurs mois ou années, pour certains), doit, dès qu’il ressent une douleur au niveau de l’Achille :

–  cesser immédiatement la course à pied
–  se mettre au vélo (incidence proche de zéro, je le rappelle)
–  évaluer l’origine de la douleur.

Il vaut mieux faire du vélo pendant 15 jours que souffrir pendant 15 mois, non ?

Outre ce premier conseil et avant d’évaluer l’origine de la douleur achilléenne, le sportif peut utiliser, pendant quelques jours, les anti-inflammatoires. Ceci peut paraître étonnant car, comme nous l’avons dit dans le précédent article, il n’existe pas d’inflammation (Il  faut donc que le terme « tendinite » disparaisse pour laisser la place au terme « tendinopathie »). Mais, dans quelques cas, il peut y avoir une étape inflammatoire, au  tout début de certaines maladies tendineuses notamment ce que l’on appelle la péritendinite. Donc la prise d’anti-inflammatoires, par la bouche (comprimés, …) et localement (gel, crème, patch,  …),  n’est pas illogique, uniquement à ce stade de début de la maladie tendineuse.

Identifier la douleur

Mais le plus important est de rapidement évaluer et identifier la douleur tendineuse. Car toute douleur au niveau d’un tendon, chez un sportif, n’est pas une tendinopathie. Il faut définir  et cerner « l’ennemi  pour le combattre ». Or l’expression clinique (la douleur ressentie et décrite par le sportif) peut être la même pour  plusieurs diagnostics différents. Si l’examen clinique n’est pas discriminant comment progresser ? En faisant une échographie tendineuse.

L’examen de choix pour le tendon d’Achille est l’échographie couplée au doppler. L’IRM est moins performante et plus chère !  L’échographie-doppler est indispensable pour tout coureur à pied qui comment à avoir une douleur achilléenne. Cet examen doit être fait sur les deux tendons d’Achilles : c’est capital, il faut comparer les deux tendons chez un coureur à pied. Aucune stratégie thérapeutique à court, moyen et long terme ne peut être correctement définie sans cet examen. Car les traitements seront très différents en fonction de la réelle origine de la douleur.

Devant une douleur achilléenne, chez un coureur à pied, L’échographie-doppler doit  différencier, entre autres :

  • La péritendinite : environ 15 % des cas (attention cette péritendinite peut évoluer vers une réelle tendinopathie). Il s’agit d’une inflammation du péritendon c’est-à-dire de l’enveloppe qui entoure le tendon (qui lui, reste normal). Dans ce cas, comme il est dit précédemment, le traitement anti-inflammatoire général et local se justifie totalement.
  • La maladie d’insertion (enthèsopathie) avec une bursite (poche liquidienne) inflammatoire (intérêt du doppler) au niveau de l’attache du tendon sur l’os. Le traitement le plus efficace est la ponction/infiltration de cette bourse séreuse sous guidage échographique. La maladie d’insertion existe dans 20 % des cas, environ.
  • Les tendinopathies du corps du tendon (tendinopathies corporéales) qui existent dans deux tiers des cas. Il faut alors distinguer les tendinopathies :
    • fissuraires
    • nodulaires (les plus fréquentes)
    • nécrosantes
    • oedèmateuses ….

Car le traitement et surtout le repos sportif seront différents en fonction de ces constatations. On peut autoriser le sport et quelques  douleurs face à certaines formes de tendinopathies. Par contre,  il faut être d’une extrême prudence face à une fissure ou micro rupture tendineuse.

Mais attention, on ne traite pas un examen, une échographie dans le cas présent, mais un athlète qui souffre du tendon d’Achille. C’est pour cette raison qu’il faut comparer les deux tendons. Il existe dans quelques cas (3 à 5 %) des anomalies de structure tendineuses (vu à l’échographie) chez des sportifs qui ne présentent aucune douleur mais il n’existe pas de corrélation entre la sévérité de la lésion du  tendon en échographie (« mauvaise échographie ») et la douleur ressentie par le sportif. De même, l’étude de la vascularisation du tendon (examen doppler) est  certes riche et prometteuse mais, même si  une vascularisation importante signe une gravité certaine, il existe, pour le moment,  plus de questions que de réponses sur cette néo vascularisation. En conclusion, il faut toujours faire une fine synthèse entre le coureur, sa douleur, son objectif sportif et les constatations échographiques.

De toute façon, pour suivre l’évolution de son problème d’Achille, le sportif doit, en premier,  se référer à la douleur de dérouillage matinal soit le temps nécessaire, lors des premiers pas, le matin, pour faire cesser la douleur. Cette notion clinique est incontournable.

Après avoir évalué l’origine de la douleur achilléenne, quelles sont les possibilités thérapeutiques ?

  • Le repos sportif ?  Au début, oui (cf. paragraphe 1) mais, sauf en cas de rupture partielle (on insiste encore sur l’intérêt de l’évaluation de la douleur tendineuse), le repos strict ne s’impose pas. Face à une tendinopathie nodulaire corporéale, par exemple, il  faut moduler la quantité de course à pied en fonction du temps de dérouillage matinal.
    Je m’explique : un effort, fait la veille, qui n’entraîne aucune variation sur le temps de dérouillage du lendemain matin,  est acceptable et peut être reproduit. Inversement, un effort qui entraîne une augmentation des douleurs, le lendemain matin, n’est pas acceptable ;  il faut  éviter ce type d’entrainement. Donc, on adapte la pratique sportive (dose, intensité, répétition) en fonction de la douleur du lendemain matin, au levée.
  • La rééducation : elle est très utile et reste un grand moyen thérapeutique face au tendinopathie achilléenne :
    • Si les différentes techniques de physiothérapie n’ont pas fait leurs preuves, par contre, les ondes de choc sur les tendinopathies nodulaires sont un traitement qu’il faut réaliser.
    • Les étirements ou plus précisément le travail excentrique du complexe suro-achilléen est également toujours à faire dans le cadre des tendinopathies corporéales.

Pour ces deux raisons,  le passage chez un kinésithérapeute est incontournable dans le cadre d’une tendinopathie achilléenne.

  • L’adaptation technique. Il existe beaucoup d’idées reçues (Lire idées reçues sur les tendinites) sur cette pathologie (sol : dur ou souple ;  chaussures : amorti ou pas ; inégalité des membres inférieurs : correction ou pas ; pronateur/supinateur ; normalité de l’axe jambier, talien ; …). De fait, les moyens thérapeutiques proposés sont nombreux et « très tendances » (semelle orthopédique, correction ostéopathique, changement de sol, …)  mais sans preuve scientifique réelle.
    Il faut donc s’interroger sur toutes les corrections faites ou prescrites, dans le cadre d’une tendinopathie. Ne faut-il pas « revenir au naturel » ?  Sans prôner le barefoot running, on peut proposer au coureur à pied qui souffre d’une tendinopathie achilléenne chronique et qui a « goûté à toutes ces recettes », sans succès,  un changement radical : passer aux chaussures minimalistes. Nul ne détient la vérité.
    Il ne faut pas opposer les théories mais écouter les arguments des uns et des autres. Il est clair que malgré l’amélioration des chaussures de sport et autres semelles, depuis le début de la mode running, dans les années 70/80,  l’incidence des problèmes achilléens n’a pas baissé chez les coureurs à pied. Ceci doit nous interpeller.
    Faut-il croire, alors, à toutes les théories véhiculées sur la course à pied depuis 35 ans ? Faut-il croire au re- équilibrage, à la correction de l’assise plantaire, à l’amorti, au drop … de la chaussure, ventés et vendus par certains depuis plus de trente ans ?  La meilleure stratégie thérapeutique n’est-elle pas l’inverse, le retour à l’amorti naturel (son propre pied) ? Le débat est ouvert depuis quelques mois et, comme souvent, la vérité se situe probablement entre ces deux théories. Notons qu’un début de  réponse est donné par les manufacturiers, eux-mêmes,  qui proposent, depuis quelques temps, des chaussures minimalistes avec le même engouement que les chaussures « sophistiquées » plus classiques. Qui l’eut cru il y a 10 ans ?
  • Les médicaments : nous avons parlé des anti-inflammatoires (généraux et locaux) qui peuvent être proposés en début de maladie. Par la suite, il n’existe pas de produit miracle! Malgré tout, l’application locale de glace, systématiquement après l’entrainement, doit faire partie de l’arsenal thérapeutique d’un coureur à pied qui se sait fragile au niveau de l’Achille.
  • Les règles hygiéno-diététiques : Bien qu’il n’existe pas de preuve scientifique montrant  que la déshydratation est une cause des problèmes tendineux chez le sportif, le conseil classique de « boire abondamment » reste d’actualité. Par ailleurs, Il n’existe pas d’autres « obligations » diététiques face au tendinopathie d’Achille bien que la littérature ne manque pas à ce sujet. Ne croyez donc  pas à un régime miracle, anti tendinopathie. L’apparition d’un problème tendineux ne doit donc pas bouleverser l’alimentation de l’athlète.
  •  Les autres moyens :
    • La chirurgie ? Elle a eu « ses heures de gloires » dans les années 90, elle n’est pratiquement plus proposée, de nos jours, car les résultats étaient moyens pour ne pas dire décevants. Seules les enthèsopathies chroniques (c’est-à-dire les maladies tendineuses de la jonction tendon-os) restent une indication chirurgicale, pour certains.
    • Les infiltrations ? Une infiltration intra tendineuse fragilise le tendon et peut faire le lit d’une rupture. Donc méfiance. Mais, il est clair qu’actuellement les injections intra tendineuses de facteurs de croissance sont de plus en plus proposées et faites chez les athlètes de  haut niveau. De quoi s’agit-il ? La procédure se résume à faire une prise de sang au patient, à centrifuger ce prélèvement sanguin pour séparer les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. On ne retient que les plaquettes (concentré plaquettaire) qui sont riches en facteurs de croissance. Ces derniers sont les propres moyens de défense du sportif. On injecte alors ce concentré plaquettaire (et donc les facteurs de croissance) à l’endroit du mal, où il y a un besoin de réparation, à savoir dans le tendon, dans le cas présent. Il faut se méfier des modes et des tendances du moment, en médecine comme ailleurs. Malgré tout,  ce nouveau traitement semble intéressant (mais doit encore être étudié et validé). Seules quelques équipes médicales maîtrisent cette technique (injection sous échographie …)
En conclusion, retenons :

  1. Une bonne gestion immédiate : arrêter la course à pied, faire du vélo, glacer, s’hydrater et prendre des anti-inflammatoires.
  2. Une évaluation du problème par une échographie des deux tendons
  3. Reprise de la course à pied à doses, intensités … variables en fonction de l’évaluation.
  4. Souvent, une rééducation (ondes de choc, apprentissage des étirements).
  5. Une éventuelle correction technique ? Pensez « en bout de course » à un changement radical (chaussures minimalistes).
  6. Pour ceux qui ont tout essayé et uniquement pour cela : une injection de facteurs de croissance faite par  une équipe rodée à cette technique.

22 réaction à cet article

  1. Après 8 mois d’arrêt et de tentatives de reprises infructueuses à cause d’une tendinite sous le talon et remontant légèrement au niveau de la cheville, je recours 3 fois par semaine, ceci grâce à l’harpagophytum ( 6 gélules par jour ). La douleur s’est estompée au bout d’une semaine de traitement et maintenant j’en prends depuis un mois et je ne sens pratiquement plus rien , c’est formidable, en plus j’ai le dos beaucoup moins raide, je ne peux que le conseiller, c’est génial, même le médecin a approuvé ! ( j’ai aussi diminué de moitié la prise d’ibuprofène )

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    • Merci Dominique pour ce commentaire qui m’ a bien aidé. Moi aussi, l’Harpagophytum m’a permis de soigner une tendinite au tendon d’Achille qui ne passait pas, malgré 4 semaines d’arrêt de la course à pied !!
      Cet anti-inflammatoire naturel a fonctionné à merveille (6 gélules par jours pendant 8 jours puis 3 par jour maintenant).
      Je continue le protocole de Stanish et le glaçage, simultanément à l’Harpagophytum. Il semble – au vu des derniers entraînements – que je vais même pouvoir courir dans 3 semaines un marathon prévu de longue date …

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      • Bonjour,

        J’aimerais connaître l’évolution de votre blessure à ce jour. Etes vous guéris totalement de votre tendinite ?

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  2. bonjour,
    très bons articles très intèrèssants. De bons conseils à suivre Merci

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    • L’année dernière je me suis fais une fissure au tendon d’Achille et la je me suis refais mal j’avais je une crème réparatrice le problème c’est que je ne la trouve plus et que je ne me souvient plus du nom de cette crème pouvaient vous m’aidez la boîte et blanche avec un rectangle jaune et des écriture avec le nom indiquez mais je ne me souvient plus du nom pouvaient vous me rencénier merci de votre aide

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      • Bonjour,
        Là, vous me posez une colle ! Il est très difficile de donner le nom d’un médicament ou bien d’une pommade anti-inflammatoire à partir d’une simple description de l’emballage du produit pharmaceutique. C’est le fait du grand nombre de médicaments mis sur le marché et le fait que les dessins et les couleurs des habituels emballages cartonnés peuvent évoluer rapidement d’années en années, parfois plusieurs fois dans la même année. Dans votre cas, il s’agit très probablement d’un gel ou d’une pommade d’un anti-inflammatoire non-stéroïdien. Le mieux est que vous posiez directement la question à votre pharmacien qui aura sans doute la réponse souhaitée et vous présentera le produit que vous souhaitez retrouver.

        Cordialement

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      • Ketum, gel 2,5

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  3. Bonjour Docteur et merci pour cet article. C’est le plus complet que j’ai pu lire jusqu’à présent et dieu sait que j’en ai lu depuis que l’on m’a diagnostiqué une tendinopathie aiguë du tendon d’Achille. Voici ma question : cela fait 2 semaines que je suis au repos complet. Plusieurs médecins m’ont dit d’éviter la kinésithérapie et tout étirement du tendon. Je suis donc face à deux dilemmes : que faire pour soigner complètement mon tendon ( à part un glaçage matin et soir) et quand reprendre la course à pied ? Merci d’avance pour vos réponses.

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  4. Bonjour.
    Je suis une randonneuse de montagne aimant les dénivelés et je pratiquais tous les dimanches et je passais mes vacances à faire de la marche. La semaine, un peu de vélo pour aller au travail (entre 14 et 28km selon les AR). Malheureusement il y a 6 mois, j’ai combiné une tendinopathie d’insertion au talon droit suivi d’une aponévrosite. J’ai essayé beaucoup de choses : antiinflammatoire oraux et locaux, kinesithérapie , repos. Si la kine a été valable pour l’aponévrosite (diminution de la douleur, sans l’annuler), la kiné a été fatale pour la tendinopathie d’insertion car les massages profonds ne faisaient qu’accentuer la douleur. Donc arret de la kiné au bout de 17 seances à la demande du medecin. Pour ne pas arreter toute activité physique, j’ai fait du velo en paralllèle pendant 5 mois. Comme la tendinopathie diminuait mais restait persistante, j’ai arrêté le vélo pendant 5 semaines : la tendinopathie a bien baissé . J’ai donc repris le velo depuis une semaine passant graduellement de 20km à 40km . Mal m’en a pris car la douleur derriere le talon est revenue assez vivement à la fin de la semaine après les dernières séances de vélo et non pendant l’activité . Je viens donc d’arrêter de nouveau le vélo. Je mets de la glace depuis 4 jours pour atténuer la douleur. Dans mon cas, le velo ne semble pas sans effet sur mon problème. J’avoue que je suis grandement découragée et je ne sais plus trop quoi faire.

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    • Bonjour

      La première réflexion chez quelqu’un comme vous qui avez des activités de marche assez intenses et régulières est de savoir pourquoi vous avez déclenché une tendinopathie d’Achille et une aponévrosite plantaire. Chaussures mal adaptées, conditions de pratique différentes, ajout d’une autre activité qui aurait pu procurer ces nuisances ? Dans un de ces cas, il convient bien sûr de remédier à ce facteur.

      Quoi qu’il en soit, le repos pour toute activité qui sollicite le dérouler et surtout l’impulsion du pas est obligatoire. Pour ne pas déprimer continuer à avoir des activités en piscine (si pas de réveils douloureux), faites travailler le haut du corps, les muscles rachidiens, etc…
      Le port d’une talonnette de décharge amortissante est, pour moi, indispensable, mais attention à ce que le talon ne frotte pas sur l’arrière de la chaussure.

      La kinésithérapie, à priori, n’a pas été efficace.

      Attention si vous appliquez régulièrement de la glace à ne pas brûler la peau en vis-à-vis du talon.

      En ce qui concerne la pratique du vélo, c’est peut-être un problème de réglage, de mauvaise position et le fait d’avoir forcé avec la cheville qui a pu réactiver votre douleur.
      Soit vous repartez pour des séances de massages physiothérapie rééducation, soit il y a la possibilité de recourir à des injections de facteur de croissance chez des intervenants aguerris.

      PS : dans mes réponses, je parle de traitements que je connais et que j’ai l’occasion de prescrire. Il va de soi qu’il existe d’autres techniques thérapeutiques : acupuncture, ostéopathie, homéopathie, laser, etc… qui ne doivent pas être négligées mais dont je ne connais pas les indications et les résultats

      Bon courage

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  5. Bonjour Docteur,

    A la suite d’une IRM, on vient de me détecter une tendinopathie sévére d’insertion du tendon d’Achille avec fissuration partielle étendue sur plus de 50% de la surface tendineuse. Le tout est accompagné d’une petite bruisse pré-achiléenne.
    Je suis coureur à pied et j’ai très peu mal, c’est plus une gène qu’autre chose sauf quand je veux faire des séances de vitesse.
    En mars 2014 lors d’une échographie, le tendon était normal? J’ai eu une infiltration dans la bourse pour calmer l’inflammation. J’ai repris en suite le sport et fais le GR 20 en août.
    C’est au retour de vacances lors d’une séance de piste que la douleur est revenue. J’ai alterné repos et course jusqu’en décembre où j’ai fait du kiné. La douleur a été remplacée par une gène jusqu’à ce jour.
    Je vais consulter un chirurgien.
    Quelles sont les solutions qui peuvent m’être apportées?
    Cordialement

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    • Bonjour
      Sur le plan du diagnostic, je pense que l’IRM est un examen fiable, confirmant la présence d’une aponévrosite plantaire et éliminant, à priori, une autre pathologie, essentiellement l’existence d’un rhumatisme inflammatoire ou une pathologie ostéo-articulaire de voisinage.
      En ce qui concerne les traitements : semelles ou talonnettes amortissantes, soins locaux et techniques diverses et variées qui vous ont été proposées, peut se discuter la réalisation d’injections de facteurs de croissance, avec des résultats actuellement en cours d’évaluation.
      Enfin pour garder le moral et rester performant, pratiquez des activités physiques « non portantes » :vélo, natation.
      Cordialement

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  6. Je raconte et retrace sur mon blog perso soins de ma tendinite au talon d’achille. L’évolution, les soins, la reprise… pour ceux que ça peut intéresser:
    https://verslesommet.wordpress.com/2015/02/08/linflammation-ou-tendinite-du-tandon-du-talon-dachille/
    @+++ les coureurs.
    Arnaud

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  7. Bonjour,
    Je suis atteins d’une tendinopathie focale. Je me renseigne donc pour savoir comment la traiter correctement. Cet article est clair et donne beaucoup d’informations utiles. Pour aller plus loin je vous conseille cette présentation (mettre le son):
    http://sfr.larhumatologie.fr/Data/FlashConfs/2009/239/
    Sportivement,
    Renaud

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  8. Bonjour,
    Moi je viens de me faire opérer d’une tendinopathie désinsertion partiel du talon Achilledepui le 18 mai 2014 je suis en soin kinésithérapeute séance massage rodons vélo electro glaçage sceance 3 fois par semaine pour arrivée au 25 août intervention
    6 semaines plâtré puis reprise la kine j’attend le resultat

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    • 25 août 2015.- car entre temps j’ai eu une phlébite CHU URGENCE ils prennent peur de l’état du talon, ils plâtrent et le lendemain embolie pulmonaire avec 3 semaine en soins intensifs. Là j’ai le courage mais le mental n’est pas toujours bon.

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  9. Bonjour,

    J’ai traîné pendant 4 ans une tendinite nodulaire bi latérale. J’ai cru que le repos suffirait mais à chaque reprise d’entraînement la douleur était immédiatement réactivée. J’ai consulté il y a 18 mois un chirurgien osthéo qui est également rhumatologue. Il m’a fait faire des semelles à porter en permanence qui relèvent les talons d’1.5 cm. Ça a pris 18 mois mais maintenant c’est fini. Donc mon conseil. Si les douleurs persistent ne restez pas avec ce truc. Faites vous faire des semelles pour que les tendons ne soient jamais en tension

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  10. bravo et merci
    pour votre article, le plus complet que j ai pu lire

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  11. bonsoir docteur on m’a diagnostiqué une aponévrose plantaire bilatérale, que j’ai traité avec deux infiltrations de deprostène dans chaque tendon, par la suite et lors des séances de rééducations il est apparu que j’avais les pieds creux et le médecin rééducateur m’a diagnostiqué aussi une tendinopathie chronique bilatérale. j’éprouve des difficultés à me tenir debout malgré le port de chaussures orthopédiques avec talonnette en silicone , je ressent des douleurs qui montent jusqu’aux genoux. j’ai fais plusieurs séances de mésothérapie et acupuncture sur les parties malades mais sans aucun résultat. L’IRM a révélé une calcification arciforme du tendon achilien de 09 mm en rapport avec une enthésopathie d’insertion. je souffre aussi d’une hernie discale L5-L4 et d’une thrombose de la veine fémorale du membre inférieur droit. je viens d’avoir 50 ans, je suis un traitement à base de paracétamol 1g – dafalgan codeiné – lyrica – kietyl. Que me conseillez vous docteur comme thérapie pour me rendre la joie de vivre? et merci

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    • Bonjour,

      Votre problème est complexe car vous êtes atteint de plusieurs pathologies qui sont peu compatibles sur le plan mécanique avec le sport en général et la course à pied en particulier : pieds creux et myo-aponévrosite bilatérale, enthésopathie calcanéenne, hernie discale L4-L5 à droite. Les traitements que vous suivez sont parfaitement adaptés sur le plan de la prise en charge de la douleur. Vous parlez aussi de thrombose veineuse de la jambe droite mais vous ne donnez pas l’origine de cette thrombose ni le traitement mis en place pour en éviter les complications.

      Vous avez sans doute été très actif et je comprends parfaitement que vous vous sentiez handicapé et limité par ces différentes pathologies alors que vous n’avez que 50 ans. Mais il m’est difficile de vous conseiller sur le plan des activités physiques et sportives sans mieux connaitre votre situation au plan médical. En effet, chez vous, même la marche doit être abordée avec précaution. Il me semble qu’il serait bien que vous soyez encadré très régulièrement par des professionnels du sport et de la santé dans la mise en place d’un programme de reconditionnement à l’exercice. Vous êtes suivi par un médecin rééducateur, je vous propose de lui demander s’il pourrait vous orienter vers un centre de soins de suite et de rééducation (SSR). Une prise en charge pendant trois semaines dans un centre de ce type pourrait vous aider à retrouver mobilité, autonomie et optimisme.

      Tenez nous au courant.

      Cordialement,
      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

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  12. Bonjour moi ses un calcaire que j’ai au talon d’Achille il y a 3 ans j’ai eu dès onde de choc et ses revenue set été depui se temps j’ai reçue autre onde de choc 4 Et oubliger de l’acher tout car mon talon à je une très grosse équimosé’ que vous me conseiller je souffre beaucoup Merci Et ne peuvent pas opérer car j’ai la maladi qui s’appelle ( la vasculite ) ses système imunitere affaibli merci de me répondre

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  13. Bonjour et merci pour cet article très complet. Juste une précision. Certains spécialistes disent aujourd’hui que les rupture partielles du tendon d’Achille n’existent pas vraiment, ce qui sous entend que soit il rompt, soit il s’agit d’une tendinopathie (même si fissure à l’échographie). Est-ce lié à de nouvelles connaissances ? Et est-ce que selon vous cela modifie la notion de repos sportif évoquée dans votre article ? J’aimerais beaucoup avoir votre avis. Merci encore pour votre site génial !

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