Fesse droite douloureuse

Bonjour,

J’ai du arrêter depuis 3 mois la course à pied en raison d’une douleur à la fesse droite (comme une grosse contracture). Malgré cet arrêt, je la sens toujours au quotidien, plus ou moins.

J’ai réalisé les examens suivants :

– Radiographie lombaire : rien
– IRM lombaire : rien
– Scanner lombaire : à l’étage l4-l5 et l5-s1 : débord discal globale sans conflit disco radiculaire avec un canal rachidien de calibre normal. Le radiologue m’a indiqué que les racines n’étaient pas comprimées !!

J’ai refait un essai en course à pied de 20 minutes mais pas de changement. Il y a toujours une douleur importante qui apparait entre 6 et 12 heures après la course. Je porte également des semelles.

Y a t-il des examens complémentaires à effectuer ? Le dos est-il en cause ou faut-il envisager un problème musculaire plus local ?

Je vous remercie d’avance de vos conseils.

Une réponse à la question

  1. bonjour
    j ai eu le même problème que toi et après plusieurs mois d arrêt on ma diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante suite a un IRM de la région sacro-illiaque.
    j avais moi aussi mal a la fesse ,de temps en temps j arrivais a courir sans douleurs et le lendemain j avais mal.
    c est peut être une piste a creuser.
    sportivement

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    • Bonjour Adrien,

      Merci pour tes informations. Avais-tu également un problème discal ?

      Je te souhaite de trouver également des solutions d’amélioration à tes problèmes.

      Amicalement,

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  2. Bonjour,

    Vous décrivez des douleurs qui entrent dans le cadre de la « fessalgie » du coureur. Le fait que ces douleurs soient déclenchées, aggravées par la course et que le pic douloureux survienne à distance de l’exercice (6 à 12 heures) est en faveur d’une origine neurologique. Ces douleurs sont provoquées par une compression du nerf sciatique avec, soit une origine radiculaire au niveau du rachis lombaire et de la racine du nerf, soit une origine tronculaire par compression du nerf à son passage dans un muscle ou bien dans une zone fibreuse étroite. Dans ce dernier cas, on parle de syndrome canalaire.

    Les différentes explorations (radiographies, scanner, IRM) ne montrent pas chez vous d’atteinte de la racine au niveau des vertèbres lombaires mais votre douleur est bien présente. Il faut donc envisager une atteinte plus basse au niveau des muscles fessiers.

    En effet votre description s’apparente au syndrome du piriforme (appelé aussi syndrome du pyramidal), c’est à dire à la compression du nerf sciatique lorsqu’il traverse les muscles fessiers, et notamment le muscle piriforme. On parle alors de « syndrome canalaire ».

    Le Piriforme, comme les autres muscles situés au niveau de la fesse, a un rôle très important dans l’équilibre transversal du bassin et de la hanche à la position debout comme à la marche ou à la course.
    Le muscle piriforme est donc très sollicité chez les coureurs et peut, en s’hypertrophiant par exemple, comprimer le nerf sciatique dans son trajet au niveau de la fesse.

    Le premier traitement consiste à étirer parfaitement le muscle piriforme et consciencieusement tous les autres muscles fessiers. Ce n’est pas facile de bien le réaliser seule et je vous conseille de faire quelques séances de rééducation chez un kinésithérapeute qui connait bien les sportifs.

    Il serait intéressant de réaliser une échographie pour suivre le trajet du nerf sciatique et s’assurer qu’il n’existe pas une bride d’origine tendineuse ou musculaire qui serait la responsable de vos douleurs.
    Ces fessalgies d’origine tronculaire ne sont pas faciles à faire disparaître. Les traitements qui semblent fonctionner le mieux actuellement sont les infiltrations de corticoïdes mais aussi de toxine botulique sous contrôle échographique après repérage du niveau de la compression. La localisation de cette compression doit être repérée par électromyogramme. Ces techniques sont réservées au milieu hospitalier spécialisé.
    Aussi si les étirements bien réalisés ne vous soulagent pas, je vous conseille de consulter dans le service de médecine du sport le plus proche de votre domicile. Les médecins du sport qui y travaillent auront sans doute la possibilité de vous prendre en charge et d’envisager les techniques thérapeutiques décrites plus haut.
    En attendant, il n’est jamais bon d’irriter un nerf qui souffre, aussi je vous propose de ne pas courir mais plutôt de nager ou de faire du vélo si ces activités sportives déclenchent peu ou pas de douleurs.

    Cordialement

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