Douleur aux ischio-jambiers

Bonjour,
Voilà, je vous explique la situation, ça fait déjà plus de 1 mois que j’ai une douleur à l’arrière des deux cuisses en dessous du fessier. Je pense m’être faire mal en faisant mes exercices d’assouplissement. En effet je m’étire 3 fois par semaines depuis pratiquement un an. Mon but était d’avoir mon grand écart. Tout allait super bien avant le mois dernier. J’ai réussi a atteindre le Gand ecart sans trop de soucis en 2 mois mais la je l’ai complètement perdu à cause de cette douleur. Elle s’est amplifiée petit à petit à chaque fois que je m’étirais mais je n’ai rien sur les cuisses ( il n’y a pas de bleu, ce n’est pas douloureux au touché et ce n’est pas rigide). C’est pour cela que j’ai arrêté tout étirement pendant 12 jours. Puis j’ai réessayé aujourd’hui et la douleur était encore là ( moins intense) et j’ai bcp perdu en souplesse. Mais le plus étrange est que la douleur est de la même intensité dans les deux jambes et que je n’ai pas mal du tout au repos ni quand je fais du sport. Du coup je trouve cela très étrange. J’avais pensé à une élongation mais ça aurait dû guérir déjà en 10 jours. Donc voilà je ne sais pas du tout ce que j’ai et je ne sais pas si je peux recommencer à m’étirer légèrement. Si quelqu’un à des réponses à ce que j’ai, je serai ravi de les entendre. ?
Ps: avant de m’étirer je m’échauffe toujours pendant 10 min et je bois beaucoup ! J’ai 16 ans

Une réponse à la question

  1. Bonjour,
    Il s’agit probablement de douleurs à l’insertion sur le bassin des muscles situés derrière la cuisse, les ischio-jambiers.
    Attention aux étirements forcés pour arriver à faire le grand écart. Il est toujours possible soit d’arracher l’insertion du tendon au niveau de l’os, soit de rompre une partie du tendon sur la portion tendineuse située entre l’insertion sur l’os et l’insertion dans le muscle sous-jacent.
    Dans les deux cas la blessure doit être considérée comme grave, la cicatrisation longue et des séquelles toujours possibles.

    Le fait que ces douleurs n’apparaissent pas à la pratique du sport est très rassurant. Mais il est temps d’arrêter ces étirements « sauvages » ! C’est bien d’entretenir sa souplesse mais c’est risqué d’aller trop loin dans la recherche des étirements maximaux. A votre âge, 16 ans, les insertions entre les tendons et les os sont encore fragiles. Le risque de les endommager est grand.

    Faire le grand écart pour amuser les copains ou étonner les filles, pourquoi pas ! Mais attention aux blessures…

    Dr Jacques Pruvost
    A lire aussi : La récupération ou l’utilité ou non des étirements après effort

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  2. Bonjour,

    Je fais face au même problème, 1 mois que je me suis blessé au même endroit en pratiquant les arts martiaux.
    En effet, lors d’un entraînement, certainement mal échauffé, j’ai effectué un coup de pied un peu trop haut et j’ai senti une légère douleur. J’ai donc arrêté de suite et je ne me suis plus entraîné depuis.. seulement la douleur persiste et je ne peux plus m’entraîner depuis.. auriez vous un traitement?

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  3. Moi aussi j’ai une douleur au ischio jambier je pense je me suis fait sans en match je suis gardien au handball et sur une parade glisser j’ai reçu une douleur maintenant elle me fait mal seulement apres l’entraînement j’ai besoin d’aide car je suis en section à dijon et je ´mentraine tout les jours et les championnats de France arrive il faut que je soit au top de ma forme s’il vous plaît aider moi

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    • Bonjour,

      Comme nous le disons régulièrement, nos médecins ne pourront pas répondre à vos interrogations sans un diagnostique précis. Sans précisions sur la nature de la blessure et un examen clinique, ils ne peuvent donc pas se prononcer.

      À votre niveau, vous devriez savoir qu’une blessure se ménage. Il est urgent que vous alliez consulter votre médecin généraliste ou médecin du sport.

      Sportivement.

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  4. Douleur à l’arrière de la cuisse sans cause reconnue, diagnostique du médecin : contracture.
    A disparu toute seule. Puis a réapparu sans raison. Lors d’une randonnée à ski, la douleur est descendue lentement jusqu’à la mi- mollet qui a réagi par un genre de début de claquage (partiel). Ce dernier a guéri tout seul, mais la douleur à l’arrière de la cuisse est restée, parfois un point douloureux à des endroits qui changent, parfois irradiant.
    actuellement d’abord pas de douleur en position assise, mais, maintenant = point douloureux à la tubérosité ischiatique. Souvent, la douleur sur la longueur du semi-membraneux (?) réapparaît à la marche, même lente.
    Rem. : Cela se passe uniquement avec la cuisse gauche qui a une prothèse depuis mars 2015. Pas douleur jusqu’en février 2017.
    Qu’en pensez-vous?
    Merci et salutations les meilleures.

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    • Bonjour,

      Les douleurs et la gêne fonctionnelle que vous décrivez m’évoquent en premier lieu une tendinopathie de l’insertion haute des ischio-jambiers au niveau de la tubérosité ischiatique. Cette pathologie tendineuse est fréquente chez les sportifs et le plus souvent en relation avec un déficit de force des muscles extenseurs de la cuisse (les fessiers et les ischio-jambiers) ainsi qu’un manque d’étirement de ces mêmes muscles.
      Le fait que vous ayez subi la pose d’une prothèse (de hanche ou de genou ?) n’est sans doute pas étranger à l’apparition de ces douleurs car le déficit musculaire s’est aggravé ensuite peu à peu.
      Trois examens seraient intéressants à envisager :
      une échographie de l’insertion des tendons des ischio-jambiers au niveau du bassin.
      une radiographie du rachis lombaire pour apprécier la qualité de vos disques lombaires. Un tassement discal est parfois à l’origine de douleurs de la face postérieure de la cuisse et de la jambe. On parle alors de sciatalgie.
      une évaluation isocinétique de la force des muscles de la cuisse (extenseurs et fléchisseurs du genou). Ce type d’examen nécessite une machine spécifique et ne se pratique que dans les centres de médecine du sport ou de rééducation.
      Nous connaîtrons alors plus précisément l’origine ainsi que l’importance de votre lésion et de vos déficits.
      Le traitement le plus efficace est ensuite le renforcement à tous les modes (excentrique, concentrique, isométrique) associé à des étirements parfaitement réalisés des muscles de la chaîne postérieure (spinaux, fessiers, ischio-jambiers, triceps). Ce travail de renforcement et de rééducation devrait être envisagé chez un kinésithérapeute qui connaît bien les sportifs au rythme de deux à trois séances par semaine pendant deux mois.
      En conclusion, nous devons tout faire pour mieux comprendre votre douleur et la traiter car l’arrêt du sport ne fera qu’aggraver vos douleurs. En attendant de réaliser ces examens, continuer à bouger en trouvant les activités physiques qui seront les moins génératrices de symptômes douloureux : vélo, natation, elliptique par exemple.

      Tenez-nous au courant.
      Cordialement

      Dr Jacques Pruvost
      Marseille

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