Aponévrosite fissuraire

Bonjour,
J’ai 44 ans, 1m92 pour 83kg.
Je fais de la course à pieds depuis deux ans (environ 44min au 10km), j’ai fais de la compet cycliste de 14 à 26 ans. Depuis l’été dernier je souffre de douleurs sous la voûte plantaire du pied gauche. La faute, certainement de longues marches en tongs ou à pieds nus sur la plage, pied creux à tendance pronatrice ainsi qu’une augmentation des sorties d’entraînement. Premier diagnostique une simple aponévrosite. 8 scéances d’ondes de chocs sans effet avec toujours cette sensation d’augmentation de la gravité de la blessure. Aprés 8 semaines sans sport, je fais une échographie qui indique un épaississiement de l’aponévrose de 5mm sur 2.5cm avec la présence d’une fissure. Le praticien me recommande un repos total ce que je fais en marchant avec des béquilles pendant trois semaines. Suis une IRM qui confirme le diag. de l’écho et qui ne montre aucun bénéfice de la marche en béquille. la dégradation continue, la douleur n’est pas trés importante voir inexistante parfois au repos mais une sensation de raideur ou plutot « d’engourdissement » du pied, du mollet et du genoux avec rougeur se font maintenant sentir. Consultation d’un podologue du sport qui me confectionne des semelles répondant aux défauts morphologiques de mes pieds et basculement du bassin. Aujourd’hui c’est trop tôt pour apprécier l’efficacité de ces semelles, mais j’aimerais savoir quel sont les recommandations pour les fissures de l’aponévrose. Puis-je m’étirer et me masser le pied? Quel sont les traitements recommandés et surtout d’ou provient cette sensation d’engourdissement ressentie. Cela fais 15 semaines que je ne cours pas et j’aimerais au minimum inverser la tendance. merci d’avance. Cordialement et bon courage à tous ceux qui sont dans mon cas.

Une réponse à la question

  1. . L’APONEVROSE PLANTAIRE SUPERFICIELLE est la principale membrane de tissu conjonctif ou « fascia » qui enveloppe les muscles fléchisseurs de la plante du pied les séparant des tissus cellulo-graisseux riches en veines et de la peau. Cette aponévrose a une forme triangulaire à base antérieure (avant-pied) et sommet postérieur (arrière-pied). Elle est constituée de différents faisceaux longitudinaux et fonctionne en continuité avec les fibres du tendon d’Achille (ou calcanéen) permettant de restituer une grande quantité d’énergie à chaque foulée ou saut, ce qui explique sa pathologie assez fréquente chez le sportif (amortissement lors de l’attaque du pas et propulsion).
    On parlera d’ « aponévrosite », de « myoaponévrosite » d’ «épine calcanéenne », de fissure, de rupture, etc….
    Un Pied creux et un tendon d’Achille court sont des facteurs favorisants.

    Pour en apprécier l’importance l’IRM est l’examen de référence : état des différentes structures, importance, ancienneté des lésions, évolution dans le temps.

    TRAITEMENT MEDICAL : dans le cas d’une rupture partielle ou fissure, l’immobilisation stricte sans appui est conseillée pendant 6 semaines puis suivront des séances de physiothérapie et de rééducation. Reprise des activités sportives avec appui ou impulsion dans un délai de 3 à 6 mois. Les infiltrations de corticoïdes ne sont pas conseillées. Les injections de PRP ou facteurs de croissance ? Quant à la chirurgie sa place est limitée aux formes rebelles à tout traitement médical : donc patience !!!!

    Par ailleurs vous nous parlez d’ENGOURDISSEMENT du pied, du mollet et genou, dont on peut penser qu’il est du même côté que la pathologie aponévrotique. Ce peut être une anomalie veineuse due au manque d’appui à faire contrôler par un écho-doppler veineux pour éliminer une phlébite ou éventuellement une réaction algoneurodystrophique qui nécessiterait une prise en charge spécialisée.

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