Temps des fêtes, temps des régalades !

Les fêtes de fin d'année sont là, et pour bon nombre de sportifs, elles sont synonymes de retrouvailles avec la famille, de moments de récupération et de régalades gourmandes.
Mais, pour certains athlètes, ces festivités ne sont pas de tout repos. Inquiets en pensant à l'abondance de nourriture, la même interrogation revient chaque année : comment éviter les douceurs sucrées-salées servies de l’entrée au dessert, comment ne pas craquer pour la bonne chère ?
Ces interdits ont-ils vraiment leur place à la table des Réveillons ?

Quelques excès, c’est normal

Quand la nourriture occupe le devant de la scène, lorsque le Réveillon de Noël, les festivités du Nouvel An nous donnent l’occasion de se retrouver autour de repas généreux et gourmands, il n’est pas rare de prendre 1 kilo.

En ces temps de réjouissances, manger un peu plus que d’habitude est une conduite normale, ordinaire. Il est heureux d’avoir des assiettes bien remplies, avec toasts de foie gras, buches pâtissières, truffes au chocolat… et de festoyer un peu plus gras.


Face à des mets plus raffinés que l’on ne consomme pas tous les jours, on a souvent les yeux plus gros que le ventre et on se ressert plusieurs fois. Mais, rassurez-vous. Vous ne « grossirez pas » instantanément.

Les études montrent que ce n’est pas pendant ces deux dernières semaines de l’année que l’on prend le plus de poids, mais durant tous les autres mois. Même si quelques repas trop copieux s’enchainent, ce ne sont pas quelques excès qui peuvent ruiner vos efforts passés, ni compromettre votre saison à venir.

N’accordez pas votre gourmandise avec la culpabilité

Pour que ces fêtes restent savoureuses ne vous restreignez pas pendant la journée afin de vous donner le droit de manger plus au diner. Il n’est pas facile de résister aux multiples douceurs servies à l’apéritif quand on arrive affamé en début de soirée.

Ballotins de chocolat, marrons glacés, … agréablement laissés sur la table basse du salon ne doivent pas être rejetés comme des pièges à calories. Difficile de contourner le plateau et le bonheur d’y goûter est tout près ! Et, ce n’est pas en mangeant 3 bâtonnets d’orange confite que vous prendrez 1 kg (ni même 100 g !).


Mais, si vous avez l’impression de perdre tout contrôle en les dégustant, ne sautez pas de repas pour compenser. Lors de repas de fête, de « bonne bouffe » entre amis, on mange souvent un peu plus, mais de tels comportements sont normaux, banals.

Les sportifs envahis d’une peur inconfortable de « perdre le contrôle » se créer toutes sortes de règles alimentaires et d’interdits stricts. Bien sûr, dès lors qu’ils ont perdu pied, ils souhaitent expier et remettent en place des interdits encore plus sévères, qui aboutissent à une plus grande fragilisation face aux événements susceptibles d’entraîner la perte de contrôle. Et, de nouveau culpabilité. Et, de nouveau déprime. Et, de nouveau craquage !

Demandez-vous si vous n’êtes pas trop rigide avec votre alimentation pendant vos périodes d’entraînement, les autres mois de l’année.

Tous les mangeurs voient leur comportement alimentaire se modifier un peu par les fêtes et face à l’exposition à la nourriture. Ne compensez pas en surinvestissant votre programme sportif. Au retour des fêtes, votre foie ne va pas chômer pour vous aider à récupérer et la reprise progressive de votre routine d’entraînement suffira pour retrouver votre foulée.

Merveilleuse Année nouvelle en forme et en santé !

Dominique POULAIN, Diététicienne nutritionniste du Sport,

https://www.librairie-garanciere.com/l-essentiel-sur-alimentation-du-sportif.htm?fbclid=IwAR2jMOLRg6gncI74mDOSgccrKJpmspkGq4tyF2GaXoK8_h_M0jwe1NKhQiY

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