Arrêt du sport sur blessure : compter aussi sur la mémoire musculaire pour la reprise !

Dans certains cas, la blessure momentanément invalidante contraint à l’arrêt du sport. Cette période nécessaire à la guérison est parfois mal vécue. La coupure est pourtant idéale pour faire le point sur son alimentation et aider à la reprise de l’activité sportive. Explications.

Règle n°8

L’arrêt du sport sur blessure est difficile à vivre

Arrêter de courir par exemple après une blessure (claquage, tendinite, périostite…) est parfois recommandé. La mise au repos peut être : totale ou partielle, avec la pratique d’une autre discipline moins traumatisante (vélo, natation…).

Au premier abord l’arrêt peut être ressenti comme catastrophique, d’autant que la perte de la condition physique est rapidement ressentie. Deux à trois semaines de coupure amènent déjà des modifications sur la condition physique. Alors des mois d’arrêt…

En parallèle, le mental est affecté (le psychisme parfois fragilisé) tandis que le poids de forme disparaît avec un retour pernicieux des kilos (prise de deux à trois kilos).

Faites confiance à votre mémoire musculaire…

Prendre son mal en patience est bien sûr recommandé ainsi que garder l’espoir de jours meilleurs… Car on peut compter sur nos forces motrices pour faciliter la reprise sportive. En effet, des travaux (*), menés sur les bénéfices des activités d’endurance sur la santé, ont indiqué que ces dernières modifiaient l’expression des gènes par l’ADN.

Les chercheurs ont aussi révélé une codification de protéines spécifiques encore plus marquée à la reprise de l’activité physique et ce, même après une coupure de plusieurs mois. D’autres recherches doivent par ailleurs approfondir cette notion de mémoire musculaire.

Et profitez d’un coup de pouce nutritionnel pour la reprise

Mais sur la base de ces informations, pensez qu’un protocole diététique avec des micronutriments impliqués dans la réparation protéique accélérera le retour sur le terrain sportif. Le magnésium, le zinc, la vitamine B6, le chrome (facilitateur du travail de l’insuline en tant qu’hormone anabolisante) aideront à la cicatrisation des tissus conjonctifs et musculaires.

En clair, privilégiez dans votre alimentation les végétaux (légumes et fruits, même sous forme de jus) pour le maintien de l’équilibre acido-basique, multipliez les sources de protéines (viandes, poissons, tofu, combinaison céréales/légumineuses, graines de chanvre, fromage blanc…), mangez des graines et des noix, saupoudrez vos aliments de levure de bière, utilisez les huiles de noix et d’olive, adoptez une bonne hydratation et voyez avec votre médecin traitant s’il y a besoin d’une supplémentation en fer et en vitamine D (ou autres après analyses sanguines). Enfin, gardez espoir et motivation car réussir sa reprise est toujours relié à cette dernière.

(*)The Impact of Endurance Training on Human Skeletal Muscle Memory, Global Isoform Expression and Novel Transcripts. Lindholm ME1Giacomello S2Werne Solnestam B2Fischer H1,3Huss M2Kjellqvist S2Sundberg CJ1. PLoS Genet. 2016 Sep 22;12(9):e1006294. doi: 10.1371/journal.pgen.1006294. eCollection 2016.

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