Le test des chaussures de running Asics Noosa Tri 10

Florent Baglina qui court le semi marathon en 1h33 et le 10 km en 43 min a testé les Noosa Tri 10. Son retour après 200 km d'utilisation.

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Le testeur

Florent Baglina
Poids : 69 kg
Taille : 1m77
Avec deux années de course à son actif, Florent effectue 6 entraînements par semaine dont 2 à pied.
Chronos :
10 km : 43 min (triathlon de Paris)
Semi Marathon : 1h33mn

Les conditions du test :

200 km parcourus avec les Noosa tri 10 sur route, sur piste, sur chemin et même sur le half du Mont Blanc

Le test 

Tout a commencé au mois de juin, j’étais à cette époque à la recherche d’une nouvelle paire de chaussures qui pourraient m’accompagner dans la réalisation de mon objectif de l’année qui était l’half Iron Man du Mont-Blanc. Au même moment la boutique Lepape me proposait de tester les Asics Noosa Tri dans leur version 10 (qui est la version 2015). J’ai tout de suite accepté. Cela faisait déjà un bout de temps que je reluquais les différentes versions de mes compatriotes de mon club d’entrainement sans savoir si ce n’était qu’une approche « marketing » d’une paire de running plus conventionnelle ou un réel modèle pensé pour le triathlon.

Pour mettre les choses en perspective, Asics arrive au marathon de Boston en première place du nombre de chaussures portées par 25% des coureurs (source : http://running.competitor.com/2015/05/photos/the-shoes-of-the-2015-boston-marathon_128889) et cette année au championnat du monde de triathlon à Kona encore une première place pour Asics portées par 17,5% des coureurs (source : http://lavamagazine.com/kona-shoe-count-the-count-is-in/) alors allons-y ! Testons-les !

Au premier coup d’œil ces chaussures sont identifiables, c’est beau et c’est fluo ! Au déballage, on remarque des petits Swim, Bike, Run écrits un peu partout, bref c’est une chaussure de triathlète. Premier essai, je sens une légère gène sur le côté gauche du talon droit, mais mon inquiétude disparaîtra après quelques sorties. Les chaussures se placent dans la catégorie des chaussures de poids moyen a léger et le poids ne se fait absolument pas sentir. Au niveau de la technologie on retrouve le gel cushioning system propre à Asics pour protéger des impacts, un système I.G.S. pour Impact Guidance System qui permet de guider votre foulée (dixit Asics) et beaucoup d’autres technologies dont vous trouverez le détail sur le site de la marque. Petit plus, la semelle intérieure pourra être remplacée par vos semelles orthopédiques si jamais vous en avez

Les chaussures sont souples, et permettent un bon déroulé du pied. Sur les premières sorties les lacets se défont, je règle très vite ce problème en les remplaçant par les lacets élastiques livrés dans la boite. Une fois réglés, ces lacets ne bougent absolument pas et la chaussure ne serre pas trop. Pour moi, ce système de laçage est plus précis que d’autres que j’ai déjà pu essayer. Je les ai serrés une fois et depuis 150 km je n’y ai toujours pas touché.

Pour un runner pur, les chaussures sont très bien amorties, pas trop dans le sens ou on s’enfonce carrément, mais l’amorti est bien présent surtout au talon ce qui fait que sur mes premières sorties de vitesse je les trouvais un peu molles. Avec le temps, l’habitude et/ou peut être le tassement du système d’amortissement je les trouve plus agréables. Si on attaque avec le médio-pied ou l’avant pied on trouve tout de suite beaucoup plus de dynamisme et on s’envole vers nos meilleurs chronos. Si pour l’entrainement ou la course pure le dynamisme un peu souple peut ne pas convenir, il m’a complètement convaincu sur le half du mont blanc après le vélo quand j’ai entamé la course à pied très fatigué et que je ne faisais plus attention à ma foulée.

La chaussure donne l’impression de « compenser » notre état de fatigue grâce à ses technologies embarquées.

D’ailleurs, en transition vélo/course à pied on attrape la chaussure et on la met, le laçage pré-réglé et hop on dépose Marty Mac-Fly et son laçage automatique, c’est parfait!

Testées à la fois sur route, sur piste, sur chemin et même sur certains passages en configuration trail léger, je ne me suis jamais fait surprendre. Elle est stable, accroche aussi bien le pavé que le chemin forestier, sur chemin sec et même sur route mouillée, la chaussure passe vraiment partout tant qu’on reste sur des sentiers balisés.

Après quelques sorties de rodage, la Asics Noosa Tri 10 est devenue ma chaussure bonne à tout faire, les sorties VMA courtes, les longues, les séances de PPG, la piste et bien entendu les compètes, je les emmène partout. Elles sont confortables et s’adapteront à mon avis à tous types de pied (large ou moins large). J’ai même essayé de courir pieds nus dans la chaussure, mais mon pied n’a pas vraiment aimé répondant par un début d’ampoule. Par contre on ressent bien l’aération sur le haut du pied ce qui permet à la chaussure de sécher rapidement.

Conclusion

Après 200 km les chaussures n’ont pas bougé, c’est léger, confortable ET solide. Si vous recherchez un excellent compromis ou avez des problèmes de place, cette chaussure est idéal pour vous; à condition d’aimer le coté fluo de la chaussure car une chose est sûre vous ne passerez pas inaperçu ! Elle est effectivement pensée pour le triathlon mais son coté fun et les différents coloris (toujours fluo) disponibles séduiront aussi les autres. Seul bémol, il vous faudra débourser 20 euros de plus par rapport au modèle de l’année dernière pour être remarqué(e) sur les aires de transition.

Poids : 275 grammes en 43
Prix : 140 €

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1 réaction à cet article

  1. Bonjour, j’ai commandé les Asics NOOSA Tri 11 mais je ne les ai pas encore essayées. Ces chaussures sont elles agréables pour faire une course à pied trois quatre fois par semaine sur une distance de 10km environ à allure moyenne ?
    Et une petite question supplémentaire, la partie en plastique dur sous la semelle n’est elle pas gênante pour le développé du pied ?
    Merci

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