Mahiedine Mekhissi : « J’ai pris vachement de plaisir »

Deuxième hier avec l'équipe de France du relais mixte des Championnats d'Europe de cross à Tilburg, Mahiedine Mekhissi était satisfait de repartir avec sa septième médaille au niveau européen. Une course qui permet de lancer la saison du triple médaillé olympique qui souhaite participer à la saison en salle.

Mahiedine Mekhissi lors du relais mixte des Championnats d'Europe de cross.
Mahiedine Mekhissi lors du relais mixte des Championnats d'Europe de cross.

- Quel bilan faites-vous de ce relais mixte et de cette médaille d’argent récoltée avec vos collègues de l’équipe de France ?

« Il faut se satisfaire à chaque fois de rentrer à la maison avec une médaille. C’a été une bonne aventure, une belle expérience. On s’est bien battus parce que c’est un travail d’équipe. On a donné tout ce que l’on pouvait. Même si on ne passe pas loin de la victoire, on n’a rien à regretter. 

« Content de retrouver cet univers de cross »

 

- Comment jugez-vous ce format de course ?

Ce que je retiens c’est qu’on avait qu’un seul tour à faire aujourd’hui mais à pleine vitesse ce n’est pas pareil. C’est vachement tactique et technique. Quand tu arrives à pleine vitesse sur des épingles, sur des relances, tu peux vite te déporter, te blesser. Il faut bien connaître le parcours et ce n’est pas en quelques heures qu’on apprend à courir sur ce genre de circuit. Mais je suis satisfait car je suis content de retrouver cet univers de cross qui est à part. J’ai commencé par les cross et ça fait un moment que je n’avais pas regoûté à cette ambiance. J’ai pris vachement de plaisir.

 

- Comment vous êtes-vous senti physiquement ?

C’est mon début de saison, ma reprise. Par rapport aux autres, c’était ma première course. Evidemment, je ne suis pas à 100 % de mes moyens, nous ne sommes qu’au début du mois de décembre. J’ai repris l’entrainement il y a six semaines après une longue coupure de presque deux mois cet été. Je suis satisfait de ma course, de mes sensations et c’est de bon augure pour la suite. Cette course me prépare pour l’indoor. Faire un 1 500 m comme ça à fond sur ce genre de parcours c’est une bonne préparation.

 

« J’avais encore assez de force pour accélérer »

 

- Vous avez reçu le témoin en même temps que l’Espagnol en tête de course (3e relayeur), comment avez-vous géré tactiquement ?

Pendant la course tu n’as pas vraiment le temps de réfléchir. Il y avait plusieurs scénarios possibles aujourd’hui selon la manière dont je recevais le témoin. Si je le recevais en même temps, le but était de courir avec mon adversaire comme ç’a été le cas aujourd’hui et d’essayer de creuser le trou à la fin. Là, avec l’Espagnol on s’est regardés un peu. Il a bluffé en attaquant plusieurs fois. Je suis revenu à chaque fois progressivement.

 

- Avant de mettre un dernier coup de rein pour transmettre votre relais en tête.

J’avais dit à Farouk (Madaci, son entraineur) de se placer à 500 m de l’arrivée pour me dire que c’était la fin car on n’avait pas de repères. Quand je l’ai entendu, j’ai produit mon effort. Je n’ai pas le sentiment d’avoir tout donné car c’est très dur sur ce type de compétition de répartir son effort. Ce n’est pas une piste, on n’a pas de repères. J’avais encore assez de force pour accélérer. C’est de bon augure ! »

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