Jimmy Gressier : « Je me sens au-dessus du lot, favori. Le gars qui me battra sera vraiment quelqu’un de très très très costaud. »

36 athlètes Français (18 garçons et 18 filles) ont été sélectionnés pour les Championnats d'Europe de cross-country, qui se tiendront ce dimanche 8 décembre à Lisbonne (Portugal). Leader de la sélection Espoirs, Jimmy Gressier qui visera un 3ème titre Européen consécutif et un 5ème sacre par équipes d'affilée ne cache pas ses ambitions. Entretien.

Jimmy Gressier 4ème du cross d'Allonnes 2019 - Crédit photo : Benjamin Soreau
Jimmy Gressier 4ème du cross d'Allonnes 2019 - Crédit photo : Benjamin Soreau

Lepape-info : Jimmy, comment vous sentez-vous avant ces Championnats d’Europe de cross à Lisbonne ? 

Jimmy Gressier : Je me sens très bien, en très très grande forme et prêt à en découdre. Le cross d’Allonnes (4ème) et le cross de l’Acier (5ème) m’ont conforté dans l’idée que j’allais bien mais c’est surtout une grosse séance que j’ai réalisé samedi dernier qui m’a pleinement rassuré. Une séance test où je ne suis jamais allé aussi vite, j’ai battu sur la route mon record de France Espoirs du 3000 m en salle (7’51″45) et qui valait entre 13′ et 13’10 sur 5000 m.

 

Lepape-info : Deux nouveaux titres à Lisbonne, c’est l’objectif ? 

J.G : Il n’y a pas d’autre objectif que la gagne en individuel et par équipes. Le plus simple c’est en individuel car je suis maître de ma course. Par équipes, même si nous avons une grosse génération, ce n’est pas moi qui contrôle. En Espoirs, l’équipe est très solide (Mohamed-Amine El Bouajaj, Louis Gilavert, Jimmy Gressier, Hugo Hay, Pierrik Jocteur-Monrozier, Fabien Palcau) je pense même qu’en individuel nous pouvons faire un triplé avec 3 Français sur le podium. Mon devoir va être aussi de motiver les gars pour faire ce triplé historique.

 

Jimmy Gressier : « Ce que j’aime dans le cross c’est la bataille, c’est plus intense que sur la piste. En cross, il y’a des spécialistes de toutes les distances du 800 m au semi-marathon voire marathon. C’est vraiment une belle bataille. » 

 

Lepape-info : Que penser de la concurrence ? Elle peut vous priver des deux titres ?  

J.G : Je me sens au-dessus du lot, je me sens favori. Je dénigre pas du tout le niveau des autres, ce n’est pas mon genre mais à un moment donné il faut être réaliste. Quand je vois ce que je fais à l’entraînement, je me dis que le gars qui me battra, cela sera vraiment quelqu’un de très très très costaud et il faudra bien noter son nom pour l’avenir. Il faut toujours se méfier, il n’y aura pas d’inconnu mais une course cela se court avec le coeur. Il suffit qu’il y’ait un gars qui n’ait pas peur de moi, qui décide de partir avec moi et que je sois un peu moins bien. Il faut être prudent mais non je pense que personne ne me battra. Dans ma tête c’est la victoire ou rien je suis programmé pour gagner et si je ne l’emporte pas c’est que je serai tombé sur meilleur que moi. En tout cas, je ne ferai pas d’erreur.

 

Lepape-info : Vous avez 22 ans, c’est votre dernier rendez-vous international chez les Espoirs 

J.G : C’est particulier car la première fois que j’ai gagné chez les Espoirs, je n’y croyais pas. Je me rappelle, un journaliste m’avait dit à l’arrivée : « Tu as gagné une fois, il va falloir maintenant gagner trois fois !  » et c’est exactement l’objectif que je me suis fixé. Je l’ai emporté l’année dernière, il me reste plus que cette année pour la passe de trois.

 

Lepape-info : Beaucoup de choses ont changé pour vous depuis votre premier titre Européen chez les Espoirs il y’a deux ans 

J.G : Quand j’ai gagné mon 1er titre Européen de cross en individuel, j’étais étudiant en alternance et je travaillais à la Caisse d’Epargne. Maintenant je suis athlète professionnel à 100%. J’ai changé de statut, dorénavant je suis favori de toutes les courses nationales, européennes sur lesquelles je m’aligne, avant j’étais outsider. Ma mentalité a changé maintenant je sais que tout est possible, je ne me fixe aucune limite.

 

Lepape-info : Vous le disiez, vous vous êtes professionnalisé. 

J.G : Je pars plus souvent en stage dans l’année comme celui que j’ai fait à Font-Romeu (fin septembre – début octobre). J’en ai déjà deux autres de programmés, l’un au Kenya (janvier – février) et l’autre aux Etats-Unis (de mars à mai). Au Kenya, je serai aux côtés du Franco-Suisse Julien Wanders, le recordman d’Europe et de France de semi-marathon. Ce week-end à Lisbonne, Julien et moi nous serons dans le même hôtel et nous devons discuter du stage.

 

Lepape-info : Qu’est-ce qui vous plait dans le cross ? 

J.G : Ce que j’aime dans le cross c’est la bataille, c’est plus intense que sur la piste. Dans un stade quand tu es coureur de 5 000 m, tu cours quasiment que contre des coureurs de 5 000 pareil pour le 1 500 etc … alors qu’en cross il y’a des spécialistes de toutes les distances du demi-fond et fond du 800 m au semi-marathon voire marathon. C’est vraiment une belle bataille.

 

Lepape-info : Après Lisbonne, votre saison de cross va se poursuivre ? 

J.G : Non, ma saison de cross s’arrêtera à Lisbonne. Ensuite, je vais tenter de courir moins de 28 minutes sur 10 km à Nice et lors de la corrida de Houilles. Ensuite j’entame la vraie préparation pour la saison estivale avec peut-être une tentative pour battre le record du monde du 5 km sur route (13’22 établi par le Kenyan Robert Keter, à Lille, le 10 novembre dernier) après mon stage au Kenya, il faut juste que je trouve le bon 5 km.

 

6 réaction à cet article

  1. Humilité quand tu nous tiens !!!!!!

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  2. Il est peut être fort mais décidément trop prétentieux. Du coup j’espère qu’il ne gagnera pas. Une petite leçon d »humilité ne fera pas de mal..

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  3. Pour une fois que l on a un champion qui sait ce qui veux et qui parle vrai . continue comme ça champion et n ‘écoute pas les commentaires des rabajois

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  4. Une douche froide lui ferait du bien

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  5. Voilà il a fait ce qu il a dit…cqfd…c est juste de la confiance en soit et non un manque d humilité. ..

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