Les prébiotiques, un rempart contre les kilos vrai ou faux ?

On a beaucoup parlé de l’influence de la flore (microbiote) intestinale dans le surpoids et l'obésité. Une récente étude parue dans l'American Journal of clinical nutrition apporte un nouvel éclairage en ce qui concerne la consommation de fibres de nature prébiotique et la prévention du surpoids.

Les prébiotiques, qu’est-ce que c’est ?

L’étude menée sur plus de 8 569 étudiants espagnols a montré un lien direct entre la consommation de fibres d’un genre particulier, les prébiotiques, et un meilleur contrôle du poids. Les prébiotiques sont des fibres composées de fructanes et de galacto-oligosaccharides (en abrégé GOS) qui agissent en symbiose avec les probiotiques, des micro-organismes qui ont des effets bénéfiques sur la santé intestinale et générale. Dans l’étude en question, tous les participants avaient un poids normal au début des recherches et présentaient un imc < 25. Et sur l’ensemble des individus, 1964 ont pris du poids sur la durée des travaux soit 10 ans. Pour les autres, les résultats ont indiqué que ceux qui consommaient des fructanes avaient un poids inférieur de 15 % par rapport à ceux qui n’en consommaient pas. Quant aux consommateurs de fibres GOS, l’écart s’élevait à 17 %. Les chercheurs en ont conclu que les personnes qui consommaient des prébiotiques étaient mieux armées contre le surpoids, qu’une consommation de ce type de fibres était associée à un risque inférieur de surpoids mais que d’autres études devaient confirmer cette première avancée.

Fructanes, galacto-oligosaccharides, où les trouver ?

Dans certains fruits, légumes, oléagineux et céréales tels que : ail, amandes, asperges, artichauts, betterave, banane, blé, champignons, haricots secs, lentilles, pois chiches, oignons, orge, poireaux… Consommer plus de fibres prébiotiques et de fibres en général, c’est attribuer plus de place dans l’assiette aux aliments à haute teneur nutritionnelle et peu caloriques (les végétaux) et c’est diminuer a contrario ceux à forte densité énergétique (plats industriels, biscuits, pâtisseries, viennoiseries, quiches, produits sucrés …). Le résultat, c’est qu’au final après digestion, on absorbe moins de calories et on augmente en plus le temps de satiété entre deux repas (cela cale bien de manger des fibres), donc on est moins tenté par du grignotage. Autres atouts : elles aident à éliminer du gras (cholestérol) ainsi que les sels biliaires. Et elles abaissent et stabilisent également la glycémie. Elles sont donc indiquées en cas de diabète. Enfin, ces prébiotiques, fibres non digestibles et fermentescibles, en contribuant au maintien d’une bonne flore intestinale, en facilitant le transit, c’est-à-dire en permettant aux intestins d’évacuer les toxines via les selles, limitent tous les processus inflammatoires – latents dans les cas de surpoids et d’obésité – et sont donc un outil de prévention efficace contre le cancer du côlon.

Ce qu’il faut retenir en conclusion, c’est qu’il est essentiel pour sa santé de bichonner ses intestins. On est gagnant sur tout y compris le poids.

Lien http://ajcn.nutrition.org/content/early/2015/11/11/ajcn.115.121202.short?rss=1
Prebiotic consumption and the incidence of overweight in a Mediterranean cohort : the Seguimiento Universidad de Navarra Project, Aurora Perez-Cornago, Miguel A Martinez-Gonzalez, Miguel Ruiz-Canela, Ignacio Jaurrieta, Silvia Carlos, Carmen Sayon-Orea, and Maira Bes-Rastrollo

 

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