Sandra Dodet : « Je dois me dire je m’entraîne, je travaille, je progresse et après la sélection pour les Jeux sera une conséquence de tout cela. »

À 8 mois des Jeux Olympiques de Tokyo, l'équipe de France de triathlon était rassemblée à l'INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance). L'occasion pour Sandra Dodet, vice-championne d'Europe 2019 et championne d'Europe avec le relais mixte, de se confier sur l'année écoulée et de se projeter sur la saison olympique à venir. Entretien.

photo sandra dodet

Lepape-info : Quels sont les enseignements de la saison écoulée ? 

Sandra Dodet : Beaucoup d’apprentissage avec plus d’expérience que l’année passée sur le circuit WTS (World Triathlon Series), j’ai pu participer au Test Event de Tokyo (38ème en individuelle) cet été une grande répétition avant les Jeux Olympiques. J’ai couru beaucoup de manches de la Coupe du Monde pour tenter d’avoir le 3ème dossard pour la France. Sur le plan national, avec mon club de Poissy Triathlon (champion de France), nous avons eu des podiums individuels et par équipes sur les étapes du Grand Prix tout s’est bien passé.

 

Lepape-info : Que retenir du Test Event de Tokyo où les conditions météo (chaleur et fort taux d’humidité) étaient très difficiles ? 

S.D : On s’attendait à ce que cela soit très difficile, on avait fait un stage de préparation en janvier à la Réunion. C’était particulier, l’eau était très chaude, la course à pied a été raccourcie. Personnellement je ne l’ai pas hyper bien vécu mais j’en ai tiré beaucoup d’enseignements pour m’améliorer lors des prochaines courses où je retrouverai ce genre de conditions et pourquoi pas les Jeux Olympiques si je suis sélectionnée.

 

Sandra Dodet : « Forcément on a un peu des étoiles plein les yeux par rapport au relais mixte aux Jeux Olympiques, on a beaucoup d’ambition et je pense que l’on peut se permettre de tout rêver. »

 

Lepape-info : La concurrence est rude en équipe de France, comment envisagez-vous les mois à venir qui vont déterminer qui va ou pas aller aux Jeux Olympiques ?  

S.D : Ce sera un hiver très sérieux, il faudra être davantage vigilent au sujet des blessures, faire attention aux soins. On fera quelques compétitions pour tirer son épingle du jeu mais à la fin c’est la fédération qui aura le dernier mot et c’est elle qui aura le choix difficile de la sélection.

 

Lepape-info : Vous êtes stressée par l’enjeu ?  

S.D : Un stress non, je ne peux pas me lever tous les jours en me disant je vais à l’entraînement mais j’ai un stress. Je dois me dire je m’entraîne, je travaille, je progresse et après la sélection pour les Jeux sera une conséquence de tout cela.

 

Lepape-info : Des changements dans le programme, la préparation sont-ils prévus ?  

S.D : Ma saison 2020 s’appuiera sur ce que j’ai vécu en 2019. En janvier, un stage d’acclimatation à la chaleur est de nouveau prévu à la Réunion. Ensuite on commencera certainement assez tôt les courses.

 

Lepape-info : Le relais mixte en triathlon aux Jeux Olympiques pour la première fois donne forcément des idées, des envies après le nouveau titre mondial de la France en juillet dernier et la victoire lors du Test Event à Tokyo ?    

S.D : Forcément on a un peu des étoiles plein les yeux par rapport au relais mixte aux Jeux Olympiques, on a beaucoup d’ambition et je pense que l’on peut se permettre de tout rêver.

 

Lepape-info : Quel est votre objectif personnel en 2020 ? Avez-vous plus de certitudes que cette année ? 

S.D : Bien sûr ma sélection aux Jeux c’est indéniable et y être performante si j’y suis. Des certitudes ? Oui et non, aucune des filles n’est pour l’instant sélectionnée officiellement pour les Jeux mais j’ai des points positifs sur lesquels j’ai progressé. J’ai amélioré mes transitions, j’ai progressé à vélo donc forcément cela donne un peu plus de confiance.

 

 

 

Rassemblement à l’INSEP de l’équipe de France de triathlon et de paratriathlon à 8 mois des Jeux Olympiques 2020 de Tokyo

 

 

 

 

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