Marathon du Mont-Blanc : tout sauf un marathon traditionnel !

Les conseils de base pour préparer l'épreuve

Attention au piège ! Contrairement à ce que son appellation pourrait laisser penser, le Marathon du Mont-Blanc n'a rien à voir avec un marathon traditionnel. En réponse à une question d'internaute, Sébastien Chaigneau donne quelques conseils pour la préparation de cet événement de montagne.

Le marathon du Mont-Blanc

La question : Je me suis inscrit au marathon du Mont Blanc au 1er juillet 2012. Mais pour suivre un copain je vais également faire le marathon de Nantes au 15 avril, pour lequel je suis une préparation depuis 6 semaines. Comment dois-je appréhender une nouvelle préparation marathon deux mois avant l’échéance sachant que le type d’effort n’est pas du tout comparable?

La réponse de Sébastien Chaigneau

C’est une bonne question car beaucoup de gens pensent qu’ils doivent faire une nouvelle préparation marathon en vue du Marathon du Mont-Blanc. Mais sachez que cette épreuve n’a de commun avec le marathon que le nom et la distance.
C’est avant tout de la course en montagne et autant la première partie est relativement roulante et rapide, autant la seconde, à partir de Vallorcine, se déroule systématiquement en montée ou en descente. C’est comme ça jusqu’à la fin de l’épreuve.

Vous ne pouvez donc pas appréhender cette épreuve comme un marathon traditionnel, et votre préparation ne sera pas « classique ». Vous allez devoir entretenir les aspects de la course à pied, mais surtout effectuer un travail de côtes. Pour cela, il faudra courir lors des sessions courtes et marcher lors des plus longues.

Or apprendre à marcher, pour un coureur sur route, ce n’est pas simple… Vous dire que vous allez devoir marcher, peut vous sembler être une aberration… Mais quand vous vous trouverez au pied de l’aiguillette des Posettes, vous vous rendrez très vite à l’évidence… Seul les premiers arrivent à monter en courant et courent sur l’ensemble de la course.

Quelques semaines avant l’épreuve, votre travail sera de courir sur des zones techniques pleines de caillasses et d’apprendre à marcher vite sur les montées. C’est une autre façon d’aborder les courses…

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