Cardio pour tous !

De phénomène de mode, le cardio-fréquence mètre s’est mué en accessoire indispensable. Focus sur cette technologie désormais à la portée de tous.

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Le cardio-fréquence-mètre des débuts avait des allures barbares. Son équipement souvent très compliqué nécessitait une certaine patience pour l’installer avec des résultats pas toujours à la hauteur. Les nouveaux outils permettent aujourd’hui pour la plupart de se dispenser de ses installations compliquées avec ses fils filant jusqu’à la roue et des aimants installés de manière mal assurée.

Simplicité d’usage

Aujourd’hui les cardio-fréquence-mètres sont d’une simplicité d’utilisation quasi enfantine. N’importe quel compteur de vélo permet de s’en équiper. Avec sa ceinture cardiaque autour de la taille chacun pourra obtenir des informations d’importance pour sa pratique, quelle qu’elle soit. Avec sa technologie simplifiée, cet outil est devenu l’allié indispensable à un entraînement sérieux.

Aujourd’hui, en entrant de simples éléments comme la taille, le poids et l’âge, la machine est apte à calculer le seuil respiratoire d’un cycliste et donc de l’avertir quand il approche la zone rouge. Désormais, il n’est pas rare que les médecins donnent à leurs patients des consignes sur les fréquences à respecter. Pour les personnes en surpoids ou au-delà de 40 ans, cela permet d’avoir une surveillance en direct de son activité cardiaque et éviter des accidents qui arrivent trop souvent quand on ne s’y attend pas.

Utilisation en compétition

Pour les compétiteurs ces mesures sont tout aussi précieuses. Il n’est pas rare que dans les clubs, dès les catégories minimes et cadets, les éducateurs initient les jeunes pratiquants à l’utilisation de cet objet qui permet bien évidemment à un coursier d’avoir une idée précise de l’énergie consommée et des forces qu’il lui reste.
A haut niveau, les fonctions de la bête, dans les versions les plus avancées, permettent de calculer d’autres données, comme la puissance. Un Chris Froome va passer le temps d’une ascension le nez collé au compteur afin de ne pas dépenser les 2 watts de trop qui pourraient le « cramer » au kilomètre suivant. La fréquence de pédalage, encore plus pointue, se comptabilise aussi avec ces petites bêtes technologiques.

De plus en plus équipés de la technologie GPS, les appareils calculent encore plus précisément des données comme la vitesse atteinte, la distance parcourue, la moyenne horaire avec un mode d’utilisation ultra simple. En déroulant certains menus comme sur celui d’un téléphone, on accède aux informations, avec pour les équipements haut de gammes des écrans tactiles qui fonctionnent même manipulé par un cycliste ganté.

Enfin, au-delà des informations physiologiques et kilométriques, ces appareils peuvent fonctionner comme un GPS auto, et proposer des cartographies ainsi qu’une assistance à la navigation permettant de suivre un tracé pré-établi ou de retranscrire celui parcouru.

La révolution technologique est désormais double : elle permet non seulement au cycliste d’avoir un comportement proche d’une formule 1 mais aussi de mettre ces avancées au service de tous.

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