Rome avant Paris pour Hassan Chahdi

Avant de disputer son deuxième marathon le 9 avril prochain dans les rues de Paris, l’international Hassan Chahdi sera ce dimanche au départ du semi-marathon de Rome pour casser un peu la routine de sa préparation pour les 42,195 km.

Crédit photo : Romain Donneux
Crédit photo : Romain Donneux

Tous les chemins mènent à Rome dit l’adage. Pour Hassan Chahdi, Rome ne sera qu’une étape sur la route de Paris et de son marathon. En pleine préparation pour les 42,195 km, l’international français sera au départ ce dimanche du semi-marathon de la capitale italienne. L’occasion de briser la routine de l’entrainement même si, de son côté, il serait bien resté sur ses terres pour continuer sa préparation. « Au départ, je n’étais pas forcément pour à l’idée de faire un semi-marathon à cette période, avoue-t-il. L’année dernière, à la même période, j’avais fait les Mondiaux de la discipline à Cardiff (19e en 1h03’30) et j’étais tombé un peu malade. Ce qui m’avait fatigué avant mon premier marathon (Rotterdam en 2h15’59). Mais Jean-Claude (Vollmer, son entraineur) voulait que j’en fasse un. Il pense que, comme là je commence à avoir de l’expérience sur la distance, ça ne devrait pas trop m’entamer. »

Les cross inclus dans la préparation

 En effet, depuis un an, Chahdi a enchainé plusieurs semi-marathons entre celui des Mondiaux, des Championnats d’Europe d’Amsterdam (7e en 1h03’43) et celui de Valence en octobre dernier (1h03’05). Pour Rome, qui aurait pu être Lisbonne si l’organisateur portugais avait pu l’engager à la dernière minute, son objectif sera avant tout de bien travailler, même si son record (1h01’42 à Paris en 2015) sera dans un coin de sa tête. « Rome c’est pour voir où j’en suis. J’ai envie de pouvoir me caler dans le groupe de tête pour aller vite, tout en restant relâché. Comme ça, ça me permettra de bien travailler sans y laisser trop de plumes. »

Car le garçon au talent reconnu sait que sa forme, souvent fluctuante, lui a déjà joué des tours par le passé. Pas question alors d’enrayer la machine. Surtout qu’il sort d’un hiver réussi, sans pépin, avec dans la poche, un troisième titre de champion de France de cross, acquis le 26 février dernier sur l’hippodrome de Saint-Galmier. Une alternance dans l’entrainement qui semble lui avoir réussi. « Je voulais défendre mon titre aux Championnats de France de cross. Après, pour jongler entre tout ça, j’ai pris les cross comme une préparation générale en vue du marathon. C’a m’a permis de bien travailler. »

Un travail qu’il espère dans un premier temps valider ce dimanche dans les rues romaines sur un parcours « très roulant mis à part les premiers kilomètres » afin de « casser la routine et d’essayer de faire un bon chrono ».

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