J’ai fait mon premier tri !

Un premier triathlon c’est toujours une expérience étonnante, un peu inquiétante à appréhender. Notre journaliste a tenté l’aventure, ce week-end du 19 et 20 septembre 2015, sur le S du triathlon La Baule Audencia. Il raconte sa première fois.

Triathlon La Baule - Distance S - 2015

Le triathlon, comme beaucoup de sportifs, voilà des années que je me disais : un jour, je le ferai. Et puis, ce jour est arrivé, la couverture du Triathlon La Baule Audencia pour LePape-Info fut l’occasion qui allait faire le larron.

Comme beaucoup de néo-triathlètes arrivés sur le tard, j’ai une discipline forte, le cyclisme que j’ai pratiqué plusieurs années en compétition pass-cycliste FFC. Et comme de nombreux collègues du tri, mon gros point faible reste la natation. Alors certes, j’ai multiplié les séances en mer durant les vacances puis en piscine depuis mon retour, mais on ne devient pas nageur en 6 semaines à 43 ans. Et puis il y a l’angoisse liée à ce qu’on vous en raconte : la lessiveuse au départ, les coups…

J’ai donc opté pour le S, essentiellement pour limiter la  natation à 500 mètres. Je me suis procuré une combinaison Aquasphere, que, je m’en apercevrai plus tard, j’aurais dû m’entraîner davantage à retirer. Arrivé au parc à vélo une heure avant le départ, je place méticuleusement dans mon box mon maillot de course et toutes mes affaires pour les épreuves à suivre.. Auparavant j’ai dû affronter des arbitres procéduriers contrôlant les vélos avec beaucoup plus de zèle et d’autoritarisme mal placé que sur n’importe quelle course FFC. Voilà qui ajoute à la nervosité du débutant. Dans le parc, j’effectue quelques longueurs en courant et m’échauffe bras et articulations.

J’enfile ma combinaison, demandant l’aide d’un concurrent expérimenté pour la fermer. La sensation y est étrange : il y fait chaud et on a, au début, l’impression de nager habillé. Arrivé au sas de départ, un stress m’envahit, mais, pas de panique, le stress raisonnable est un signe de mobilisation. Au coup de feu, je laisse partir les cracks et entame ma nage à mon rythme. Les quelques heurts ne sont pas bien méchants, on est plus proche – à ce niveau là en tout cas – d’une ligne d’eau de piscine municipale surchargée que d’une mêlée de rugby. Je souffre par contre beaucoup du manque d’échauffement à l’eau et j’ai bien du mal à trouver mon souffle sur la première partie. Je mets cependant le quart d’heure prévu à terminer ce parcours. C’est sur la transition que les choses se gâtent. Arrivé sur la plage, je commence à retirer la combinaison en courant : elle s‘enlève plus facilement au plus elle est mouillée. Je décide même de l’enlever complètement sur la plage. L’idée n’est pas mauvaise mais je suis encore tout étourdi de ma nage, j’ai du mal à garder l’équilibre et il me faut m’appuyer sur un spectateur pour m’en sortir. Je rejoins mon box situé proche de la plage et enfile mon maillot rapidement. Trop rapidement : le dossard arrière se déchire, il me faut l’aide d’une connaissance pour ré –épingler correctement. Cette transition me fait perdre beaucoup de temps.

Même sans trop d’entraînement, mon passé de cycliste me rend optimiste pour la suite. J’ai reconnu le parcours la veille, ce qui me sera précieux pour appréhender les trajectoires, les relances, les braquets et les moments où porter mon effort. Hélas, je suis sorti de l’eau trop loin pour rejoindre les groupes de gros rouleurs. Le parcours est un circuit très roulant, pour costauds. Parfait pour moi qui reste en surpoids : je mets de la « grosse bracasse » et entame une remontée folle. Sans me mettre dans le rouge, mais sans aucun relais ou presque, je remontre peut être 200 concurrents. En solitaire, j’effectue les 20 kilomètres en 37 minutes. Je mouline sur les derniers 500 mètres pour décontracter les jambes, ce qui s’avérera très insuffisant.

Je suis placé tout au bout du parc à vélo. Quoiqu’il arrive, tout le monde doit effectuer la boucle des stands d’environ 600 mètres, en courant avec son vélo jusqu’à son box, puis sans jusqu’au départ course à pied. Cette petite distance me parait interminable. Avec le changement de chaussures, et le « largage »  à l’arrache du matériel de réparation que j’ai tenu quand même à embarquer à vélo, cela me prend 4 minutes.

La course à pied démarre très difficilement. J’ai les jambes lourdes sur la première partie. Les ¾ des concurrents doublés sur le circuit cycliste me dépassent à nouveau. Après un gel énergétique, je reprends du poil de la bête sur le retour front de mer, une ligne droite de 2.5 km à effectuer aller et retour qui parait ne jamais devoir finir. De plus, j’ai horreur de courir sans musique, quelle idée d’interdire les baladeurs autorisés en marathon (pour la masse bien sûr puisque les élites n’ont pas le droit) ! Au final, je finis encore moins bien classé qu’à la nage sur cette partie ! 29 minutes pour 5 kilomètres, c’est la déception du jour. J’accélère cependant sur les derniers cent mètres pour finir en 1h35. L’expérience m’a au final assez plu. Et comme la marge de progression est énorme, y compris sur le vélo, il est probable que j’y retourne assez rapidement.

Quelques photos du triathlon distance S de La Baule

5 réaction à cet article

  1. Bonjour,
    super intéressant cet article qui reprend toutes les appréhensions d’une première tentative au triathlon.
    Merci pour ces impressions de courses, c’est rassurant, et bravo pour cette première.
    Fabrice.

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  2. Bonjour et merci pour ce compte rendu très vivant qui donne envie de se lancer dans la discipline.
    Corinne Peirano
    Diététicienne nutritionniste du Sport

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  3. Bonjour,

    Merci pour cet article. J’ai participé pour la première fois également à un triathlon à la Baule dimanche. Contrairement à ce que vous évoquez, j’ai trouvé que l’ambiance en natation était vraiment similaire à celle d’une machine à laver ou à d’un match de rugby. Impossible de nager normalement pour moi : bras arrachés, coups dans la figure etc. J’ai même eu une sorte de crise de panique face à toute l’agitation. Et je ne suis pas le seul puisque des amis ont vécu la même chose. Le reste s’est très bien déroulé.

    Pour information les temps et classements par discipline sont disponibles en ligne. Vous pourrez ainsi voir combien de concurrents vous avez doublé pendant le vélo et inversement, combien sont passés devant vous à la course à pied.

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  4. Bonjour, malheureusement pour vous (votre famille et votre temps libre), bienvenue dans le monde des triathletes! Alors à quand le prochain départ?!

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  5. Merci de ce retex.
    Je vais me lancer sur mon 1er triathlon en mai.2018 à tours j ai.choisi l IRONMAN.
    Comme chaque année je me lance un défi. En 2018 cela sera IRMN. Merci de votre retour d’expérience.
    Laurent
    Sportivent.

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