Alimentation du cycliste : attention aux régimes !

En cyclisme, une grande importance a toujours été accordée à la diététique. Et pour cause, le rapport puissance/poids du coureur est déterminant dans sa performance. Mais quand cela vire à l’obsession, les « régimes » trop strictes se retournent souvent contre les sportifs. Nous verrons dans cet article pourquoi il faut à tout prix éviter les comportements excessifs en matière d’alimentation.

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La maigreur, un objectif culturel en cyclisme

Vu que le cycliste est soumis à la loi de la pesanteur et qu’il grimpe régulièrement des côtes, alors il est naturel, pour lui, de chercher la légèreté en plus de la puissance. C’est mathématique diront certains ! Mais s’il y a une part de vérité dans cette équation, il faut aussi la relativiser. Malheureusement les discours véhiculés dans les pelotons connaissent peu la mesure. Et les kilos « superflus » sont couramment combattus voir raillés. Certes, à raison parfois. Mais aussi souvent à tort.

De surcroit, cette tendance s’est amplifiés depuis que nous voyons la SKY, la meilleure équipe du monde, défier les limites de la maigreur en même temps que celles de la performance.

Les contextes culturel et médiatique poussent donc les cyclistes à penser que résultat rime avec perte de poids. Pourtant, dans la réalité cette logique ne se vérifie pas toujours. Et quand elle est poussée à l’extrême (restrictions alimentaires importantes), elle conduit même à un échec quasi systématique. La vitrine du haut niveau, si elle fait rêver, ne doit pas être prise en exemple (la seule comparaison des budgets justifie cette prudence). Et les croyances du milieu doivent toujours être appréhendées avec beaucoup de recul.

Le plus léger possible, un mauvais calcul

Lorsque l’on cherche à perdre du poids, on désire simplement améliorer son rapport puissance/poids pour aller plus vite dans les bosses. Mais il faut savoir qu’à rapport égal, un coureur plus lourd grimpera toujours plus rapidement. En effet, l’influence de la masse sur la performance en côte n’est pas aussi importante que le laisse croire ce calcul. De plus, sur le plat et en faux plat descendant, l’incidence du poids diminue voire s’inverse ! Et le cyclisme sur route, ce n’est pas seulement monter des cols…

Ensuite, en maigrissant, il existe toujours le risque de perdre de la masse musculaire et donc de la puissance. Vous comprenez tout de suite le danger des cures amincissantes pour les coureurs.

Enfin, en suivant un régime, vous allez diminuer les apports caloriques et limiter l’approvisionnement de l’organisme en énergie. Si l’entraînement est adapté, cela peut alors très bien se passer. Par contre si vous continuez à soutenir les mêmes charges de travail, vous allez tout droit à la catastrophe.

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Le souci du détail

Perdre dix kilos de gras ce n’est pas du détail pour un cycliste. Par contre, en perdre un seul ça le devient. Or, bien souvent, nous pouvons nous perdre à poursuivre des choses qui n’ont qu’une importance minime. Consacrer son énergie à vouloir s’affûter à l’extrême peut être contreproductif !

Il faut d’ailleurs noter qu’un sportif avec un kilo de trop par rapport à son « poids de forme » restera performant. Mais qu’il ne le sera plus s’il descend en dessous de cette limite-là.

Le mental mis à rude épreuve

Un élément qui est rarement pris en compte lorsque l’on parle de diététique est le mental. Pourtant tout le monde s’accorde pour dire que celui-ci a une part très importante dans la réussite des athlètes. Là où il y a trop de contraintes il n’y a pas de performance ! Bien sûr, quand on poursuit un objectif, le plaisir peut être, parfois, remis à plus tard. Mais se restreindre tout le temps n’est pas une solution viable à moyen et long terme.

L’effet rebond des régimes

Nous avons donc vu qu’être obnubilé par la perte de poids pouvait devenir, en finalité, très néfaste pour la performance. Mais le pire c’est que s’astreindre à un régime conduit très fréquemment à une prise de masse ! En effet, lorsque l’on prive l’organisme, celui-ci diminue son métabolisme de base (on brûle moins de calories au repos). Or, à la reprise d’une alimentation normale, ce métabolisme reste bas pendant encore plusieurs semaines. Ainsi on va reprendre rapidement les kilos perdus et même dépasser son poids initial, et ce malgré des repas sans excès ! Décidemment, les régimes n’ont pas beaucoup d’avantages…

Des conseils simples

En conclusion notez que l’alimentation c’est comme l’entraînement : pour être efficace vous devez respecter les bases. Mangez équilibré, varié, en quantités raisonnables, évitez les excès réguliers et accordez-vous des moments de plaisir sans culpabilité. Et si vraiment vous rencontrez des problèmes liés à votre diététique (des intolérances, des comportements inadaptés…), dirigez-vous vers un spécialiste qui saura vous accompagner dans votre démarche.

 

 

1 réaction à cet article

  1. Bonjour, sympa comme article
    J’aimerais vous faire partager une méthode qui m’ a beaucoup aidé que j’ai trouvé sur le net , après des centaines de recherches sans succès..
    Je vous conseille de regarder la vidéo de présentation de la méthode via ce lien :
    http://onregime.fr/la-methode-reducteur-de-graisses/
    Bonne chance

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