Triathlon / WTCS : Après le sacre olympique, le titre mondial pour Kristian Blummenfelt et Flora Duffy.

La finale du circuit mondial WTCS (World Triathlon Championship Series) disputée à Edmonton (Canada) fut l'occasion pour la Bermudienne Flora Duffy et le Norvégien Kristian Blummenfelt déjà titrés aux Jeux olympiques de Tokyo de s'adjuger le sacre mondial.
À signaler la superbe 2ème place de Léonie Périault lors de cette étape à Edmonton, chez les messieurs Léo Bergère termine 3ème au terme d'un sprint final âprement disputé et remporté par Kristian Blummenfelt devant le Belge Marten Van Riel.
Enfin remarquable démonstration de la Française Emma Lombardi qui est devenue championne du monde U23.

Le podium masculin de la WTCS d'Edmonton - Crédit photo : ©World Triathlon
Le podium masculin de la WTCS d'Edmonton - Crédit photo : ©World Triathlon

Un été parfait pour Kristian Blummenfelt et Flora Duffy tous les deux vainqueurs des Jeux olympiques et du circuit mondial.

Lors de la finale WTCS à Edmonton (Canada), le Norvégien a même fait coup double.

En remportant cette 4ème étape de la saison, Kristian Blummenfelt s’est offert le titre mondial avec la manière profitant du faux-pas du Britannique Alex Yee leader du classement général mondial avant le départ mais seulement 11ème de la course.

 

 

La fin de course a réservé un sprint de toute beauté, Kristian Blummenfelt ayant eu le dernier mot d’un rien devant le Belge Marten Van Riel (2e à Edmonton et au classement général final WTCS) et le Français Léo Bergère 3ème comme lors de la précédente étape à Montréal le week-end dernier et qui affiche une belle régularité au plus haut niveau en cette dernière partie de saison.

Du côté des autres Français, 6ème place pour Dorian Coninx à 12 secondes du vainqueur, Vainqueur à Montréal de sa deuxième manche de WTCS, le Pisciacais est resté dans le peloton de poursuivants à vélo et a su trouver les bonnes roues avant d’attaquer la partie pédestre. Une douleur l’a hélas contraint à s’arrêter quelques secondes dès les premiers mètres avant de repartir à la chasse des hommes de tête. L’écart était hélas trop important pour espérer les rejoindre. Mais une très grosse deuxième partie à pied a néanmoins permis à Dorian Coninx d’aller chercher le top 8.

Vincent Luis une nouvelle fois en tête à l’issue de la natation (comme notamment à Montréal) a pris tous les risques et s’est échappé sur les 40 kilomètres de la partie cycliste en compagnie du Belge Martin van Riel et du Hongrois Mark Devay. Mais malgré tous ses efforts, le double champion du monde en titre n’aura finalement pu sauver qu’une dizaine de secondes au moment de la seconde transition. Peu de gain mais une grosse dépense d’énergie que le sociétaire de Sainte-Geneviève Triathlon allait finalement payer en course à pied, Vincent Luis termine 10ème avec 38 secondes de retard sur Kristian Blummenfelt.

Au classement général final de la WTCS, Léo Bergère termine 4ème, Vincent Luis 6ème et Dorian Coninx 7ème.

 

2021WTCSEdmonton_tomz6181 ©WorldTriathlon Tommy Zaferes
Léonie Périault 2ème de la WTCS d’Edmonton – Crédit photo : ©World Triathlon

 

Chez les dames, la victoire à Edmonton s’est dessinée bien plus nettement et rapidement. L’Américaine Taylor Knibb partie seule après la natation a creusé un écart de plus de deux minutes à vélo, une avance confortable avant la course à pied malgré le retour au final à 56 secondes de la Française Léonie Périault qui s’offre son 1er podium sur le circuit mondial et qui confirme sa remarquable saison après notamment sa 5ème place aux Jeux olympiques en individuel et sa médaille de bronze avec le relais mixte sans oublier son autre 5ème place le week-end dernier à Montréal.

Sortie dans le groupe de tête dès la natation, Léonie Périault a ensuite pu gérer la partie cycliste avec les meilleures, à l’exception de l’Américaine Taylor Knibb loin devant. Elle s’est même offert le plaisir d’accompagner la championne olympique Flora Duffy durant les deux premiers des quatre tours à pied avant de la laisser sur place pour s’adjuger une superbe 2ème place qui lui permet de finir 7e au final du Championnat du monde.

 

Léonie Périault :

« C’est fantastique, c’est vraiment une course extra. J’étais dans un grand jour avec une bonne natation et un vélo où je n’ai vraiment pas subi. A pied, j’avais des super sensations. Je n’ai pas vraiment voulu lâcher Flora mais les jambes répondaient bien. Tout était aligné aujourd’hui. C’est mon premier podium sur WTCS et j’ai encore du mal à réaliser. Je suis vraiment surprise de cette place et j’en suis presque même désolée auprès de Flora car je ne voulais pas la doubler et ça s’est fait naturellement. Il y a des jours comme ça. J’ai tout bien fait. J’ai enchainé depuis Tokyo de belles performances. J’ai pris confiance en moi. Ces bons résultats sont dus à mes progrès en natation. Avant j’étais mauvaise et je sortais trop loin de l’eau pour espérer être devant. Mes progrès me permettent d’être devant dès le début. Avec en plus le titre d’Emma en U23 c’est un grand jour pour l’équipe de France. »   

 

Flora Duffy 3ème à Edmonton s’adjuge son 3ème titre de championne du monde après ceux obtenus en 2016 et 2017. La Bermudienne devient la 1ère triathlète championne olympique et du monde la même année.

 

Lombardi
Emma Lombardi championne du monde U23 – Crédit photo : ©World Triathlon

 

L’étape d’Edmonton était aussi l’occasion pour les U23 de s’illustrer. Chez les filles, Emma Lombardi est devenue championne du monde U23, Léa Coninx termine 5ème.

Emma Lombardi était dans le groupe de tête dès le début de la course, la Savoyarde en compagnie de 5 autres triathlètes après la natation est parvenue à s’échapper lors de l’avant dernier tour de course à pied pour l’emporter devant la Danoise Alberte Pedersen et l’Allemande Annika Koch.

Deux ans après Emilie Morier, sacrée en 2019 (pas de championnat en 2020), et six ans après Audrey Merle couronnée en 2015 (devant Léonie Périault), la sociétaire de Vallons de la Tour Triathlon (Isère), entraînée au pôle de Boulouris par Mickaël Ayassami, ajoute une ligne de plus aux succès féminins français dans cette catégorie d’âge.

 

Emma Lombardi :

« C’était ma première course distance olympique, a commenté la nouvelle championne du monde. Les deux premiers tours à pied, j’ai suivi le rythme des filles avec qui j’étais et j’ai ensuite accéléré. Je me sentais bien et ça a marché. C’est une superbe journée. »

Réagissez