Manger « moins gras » : le régime « sans goût, sans perf' » du sportif ?

Depuis de nombreuses années, les graisses se retrouvent mêlées à de sombres histoires de surcharge pondérale ou de maladies cardiovasculaires. Avant de les accuser, il importe de vérifier les vrais rôles qu’elles jouent dans l’alimentation du sportif pour échapper à toute obsession du « moins gras ».

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Rôles multifonctions

Les matières grasses sont naturellement présentes dans les aliments, sucrés ou salés, d’origine animale ou végétale. On les appelle aussi les graisses, ou encore les lipides. Choisies avec discernement, elles ont une grande importance dans l’assiette du sportif car elles associent intérêts nutritionnels et qualités gustatives.

Difficile d’imaginer l’onctuosité d’une glace, le velouté d’une crème, la saveur d’un fromage sans l’aide technique des matières grasses ! Elles offrent l’assurance de plats ayant du goût… Adaptons les quantités à nos besoins réels !

Les lipides sont des concentrés caloriques qui servent d’excellents carburants à l’organisme lorsque les sucres viennent à manquer pendant les efforts longs. Leur utilisation permet d’économiser les précieuses réserves glycogéniques musculaires.

Certains d’entre eux, tels les acides gras Omega 3 sont recommandés. Ils ont des actions anti-inflammatoires, bien utiles aux sportifs plus souvent exposés aux risques de blessures.

Les graisses ne sont pas nos ennemies.

Elles sont indispensables, même en cas de régime lors de périodes de pertes de poids.

Il est préférable de se concentrer sur leur qualité et leur valeur nutritionnelle

http://www.lepape-info.com/nutrition/aliments-ultra-transformes-comment-les-reconnaitre-quels-risques/

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Aliments : une petite sélection

  • Poisson gras : Invité de choix à alterner avec poisson plus maigre
  • Huile d’olive, de colza, de noix,….  = Huiles d’assaisonnement selon la recette de cuisine. Mais, inutile de bannir beurre et crème fraîche
  • Noisette, noix, amande,… Fruits oléagineux, riches en lipides mais forts en graisses de qualité. Les conseils de consommation s’adaptent : quantité limitée si ces aliments servent de grignotage toute la journée aux gourmands et renfort énergétique précieux lors d’épreuves longues distances !

Ils sont tous là avec leurs gras, leurs calories, leur énergie, leurs acides gras saturés et polyinsaturés,… Mais, ces aliments regorgent, chacun à leur façon, de divers nutriments essentiels à la bonne santé du sportif. Si vous réduisez ces aliments à un niveau ridiculement bas, vous risquez des déficits parallèles en Magnésium, Calcium, Vitamines, Protéines,…

 

 

La part sombre des régimes « moins gras»

Depuis quelques années, dans certaines disciplines endurantes, la tendance est d’associer les régimes diététiques « sans » à la pratique sportive. Les risques de ces régimes trop restrictifs en matières grasses sont réels. Ils peuvent faire mal : Perturbation hormonale chez Madame et Monsieur, immunitaire, fragilisation osseuse, diminution de la protection cardio-vasculaire…

Au-delà des aspects physiologiques, la suppression des matières grasses de son assiette entraîne une lutte permanente et coupable contre notre appétence naturelle pour ces nutriments. Ce contrôle devient douloureux, difficile à maintenir. Peu à peu, ces restrictions viennent nous gâcher le plaisir de manger. Faisons simple !

 

Quelques pommes de terre accompagnées d’un beurre frais… n’est-ce pas le bonheur au retour d’un entrainement !

Dominique POULAIN, Diététicienne nutritionniste du Sport.

http://www.nutritionniste-dieteticien.fr

1 réaction à cet article

  1. Voilà un article qui remet bien des choses en place pour les sportifs en quête de performance!!

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