Cyclisme : comment éviter le burn out ?

Plusieurs coureurs professionnels ont récemment arrêté ou mis leur carrière entre parenthèse à cause d’une motivation en berne ou de difficultés ressenties face à l’exigence toujours plus importante de leur métier.
Mais les professionnels ne sont pas les seuls à parfois souffrir dans et de leur pratique. Le cyclisme est un sport difficile et contraignant et les amateurs peuvent aussi, dans certains cas, éprouver cette lassitude qui peut aller jusqu’au burn-out. Mais peut-on se prémunir de ces situations ?
Dans cet article nous vous donnons quelques conseils (non exhaustifs) pour vivre (encore ?) mieux votre pratique sportive favorite !

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Préambule 

Oui, le vélo est un sport exigent ! La préparation est difficile, l’hygiène de vie importante et pour beaucoup de cyclistes la quête de performance est une obsession qui peut vite devenir envahissante.

En outre l’individualisation assez récente des entraînements ainsi que la démocratisation des capteurs de puissance et de fréquence cardiaque poussent de plus en plus les cyclistes à sortir seuls.

 

Au final, il n’est pas étonnant de voir certains sportifs perdre l’envie et ne plus trouver de réelle satisfaction dans leur pratique.

Voici donc nos conseils pour que la flamme ne s’éteigne pas !

 

 

Evitez le surentraînement 

Avant tout, évitez le surmenage. Les conséquences sont physiques mais bien sûr aussi psychologiques. Si vous vous entraînez au-delà de vos capacités de récupération, vous finirez par vous dégoûter de votre pratique. Ci-dessous quelques signes pour détecter à temps le surentraînement et lever le pied :

– fréquence cardiaque maximale à l’effort basse

– fréquence cardiaque en endurance basse

– baisse des performances

– douleurs musculaires persistantes

– troubles du sommeil, de l’appétit et de l’humeur

 

 

Appropriez-vous votre pratique… 

Parfois on peut être poussé dans une direction qui n’est pas forcément celle que l’on désire prendre. Dans un peloton il y a des tendances et parfois celle-ci peuvent nous influencer et nous faire oublier nos propres besoins. N’oubliez jamais de questionner vos motivations profondes pour adapter votre pratique à vos désirs et non à ceux des autres.

 

… et vos objectifs

De la même manière, il est très important que les objectifs que vous poursuivez soient bien les vôtres, c’est-à-dire qu’ils vous fassent vraiment envie. Et gardez également en tête que vos buts peuvent évoluer en fonction de vous mais aussi des circonstances. Ne restez pas bloqués sur des objectifs qui ne vous correspondent plus ou qui ne sont plus réalistes. Changer de cap n’est pas un aveu de faiblesse mais au contraire la marque d’une certaine sagesse.

 

 

Le plaisir comme moteur

Evidemment le plaisir ressenti est un bon guide dans votre entraînement. Toute baisse de motivation prolongée alerte sur un problème. S’il est difficile pour vous d’aller vous entraîner et/ou si vous ne prenez plus de plaisir en pédalant alors cela signifie qu’il faut changer quelque chose (l’entraînement, les objectifs, le type de pratique…).

 

 

La culpabilité comme ennemi

En tant que cyclistes nous connaissons généralement bien la culpabilité. Celle de ne pas s’entraîner, de trop manger, de sortir et de ne pas bien récupérer, etc. Attention à ne pas trop lui obéir car c’est sous son influence que l’on peut faire les pires erreurs. Vous êtes amateur, alors ne vous torturez pas trop pour votre passion même si celle-ci vous apporte des grandes joies. Bien sûr votre monde ne va pas s’écrouler si vous êtes moins performant ou que vous loupez une séance. Cela peut sembler évident mais, la tête dans le guidon, il est parfois difficile de raisonner ainsi.

 

 

Equilibrez votre vie

Et non il n’y a pas que le cyclisme dans la vie. Pour vous épanouir à bicyclette, il est important de parfois faire passer cette dernière au second plan. Si tout tourne autour de votre vélo, vous augmentez vos chances de craquer à un moment ou à un autre. Alors cultivez aussi d’autres sources de satisfaction.

 

 

Rouler en groupe

Conseil simple mais efficace : roulez en groupe ! Peut être pas tout le temps mais il est prouvé que rouler à plusieurs augmente le plaisir… et les performances !

 

 

Se faire suivre par un professionnel

Bien sûr, si vous rencontrez de réelles et profondes difficultés dans votre pratique, et que celles-ci se répercutent sur votre vie en dehors du vélo, alors n’hésitez pas à en parler un professionnel de santé pour qu’il puisse vous accompagner dans ce moment difficile !

 

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