Sofiane Sehili : « Même si j’ai remporté d’autres courses plus difficiles, le Tour Divide reste une sorte de Graal. »

Dans le cadre de notre semaine consacrée à l'ultracyclisme, rencontre avec Sofiane Sehili, la tête d'affiche mondiale de la discipline.
À son palmarès depuis 2016, 14 courses dont 6 victoires : Italy Divide et Inca Divide en 2019, Atlas Mountain Race et French Divide en 2020, Silk Road Mountain Race et Two Volcano Sprint (en duo) en 2021.
Sofiane Sehili âgé de 40 ans et adepte de ces courses à vélo au long cours en mode "rouler léger" appelé aussi "bikepacking" se confie sur sa passion exigeante et qui demande des aptitudes bien particulières. Entretien.

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Lepape-info : Sofiane, de quand date votre passion pour l’ultracyclisme, pour le bikepacking ? 

Sofiane Sehili : C’est venu par étapes. Il y a une quinzaine d’années je me déplaçais à vélo pour aller au travail ensuite j’ai eu envie de voyager. J’ai toujours été attiré par l’Asie du Sud-Est, je suis parti en 2010 avec un sac à dos. Au bout d’environ 10 jours, je me suis rendu compte que je ne prenais pas le plaisir que j’imaginais sur ce voyage.

 

Ayant une petite expérience à vélo avec des balades de 50-80 km, j’ai décidé d’acheter un VTT à 100 dollars au Laos, j’ai pris mon sac à dos je l’ai strappé sur le porte-bagage en me disant que si j’en avais assez ce n’était pas très grave vu la somme dépensée. Au final je n’ai pas lâché mon vélo, j’ai voyagé 5-6 mois de cette façon. Voyager léger m’est venu car lorsque je suis parti j’avais un sac à dos et l’idée était de le porter partout et de voyager avec tout le temps. J’ai toujours voyagé très léger car à la base je ne pensais pas attacher mon sac sur un vélo mais je pensais avant tout à le porter sur mon dos.

 

Sofiane Sehili : « La réalité d’une course d’ultracyclisme est extrêmement difficile voire impossible de répliquer à l’entraînement ou en préparation. La motivation qu’il faut pour rouler pendant 18h, s’arrêter en dormant 4h dans un sac de couchage puis repartir et faire cela pendant des jours et des jours on ne la trouve qu’en compétition. »

 

Lepape-info : Comment les évènements se sont-ils enchaînés ensuite ? 

S.S : Mon séjour m’a tellement plu que je suis reparti ensuite 6 mois plus tard pendant 3-4 mois à nouveau. Quand je suis revenu j’avais passé pas mal de temps sans travailler, il était temps que je reprenne une activité. Je ne me voyais plus dans un bureau comme c’était le cas avant mes voyages. Après avoir passé tout ce temps sur mon vélo, libre sous le soleil, lors de mes voyages en Asie, j’ai décidé de devenir coursier à vélo. Cela m’a plu, on est en charge de ses journées, de ses trajets, de son rythme. C’est ainsi que j’ai commencé à devenir plus fort, je roulais 4 jours par semaine pour le travail et je roulais au moins une journée en dehors. Je faisais 500 kilomètres par semaine, mon niveau s’est amélioré, je me suis rendu compte que j’avais des prédispositions, j’avais une bonne caisse qui me permettait de rouler vite. J’ai commencé à entendre parler des courses de bikepacking. J’ai réalisé que c’était un peu ce que je faisais mais poussé à l’extrême. Jusqu’à présent je n’avais jamais été intéressé par la compétition de cyclisme sur route, ce n’est pas la manière dont j’aime faire du vélo à savoir de rouler fort en peloton et pendant longtemps. Mais je me suis dit que les courses de bikepacking s’apparentaient à ma pratique. Partir léger, loin, rouler longtemps. J’étais curieux de voir si je pouvais rivaliser avec les meilleurs sur cette discipline et c’est comme cela que j’ai commencé en 2016.

 

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Lepape-info : Votre premier défi fut le Tour Divide (course de VTT de plus de 4 000 km qui descend le long des montagnes Rocheuses depuis le Canada jusqu’à la frontière mexicaine) 

S.S : À l’époque nous étions au début du bikepacking il n’y avait pas beaucoup de courses. Le Tour Divide est l’épreuve qui a lancé la discipline, c’est la plus mythique et je voulais la faire. Je termine 3ème c’était plutôt bien pour une première. Je me suis rendu compte que c’était beaucoup plus dur que ce que je m’imaginais. Dans ma tête je pensais que c’était la continuité de ce que je faisais déjà en tant que cyclotouriste. D’y aller et de le faire en allongeant les distances de 50 à 70%, de rouler 16-18h au lieu de 8-10h cela n’a rien à voir. En faisant ce que je faisais d’habitude mais plus longtemps cela crée de nouvelles problématiques, il faut habituer son corps. Après cette première expérience j’ai voulu continuer. Même si j’ai énormément souffert, j’ai pris du plaisir notamment avec le résultat final. C’était dur mais cela valait le coup.

 

Lepape-info : Vous vous étiez préparé spécifiquement pour ce premier défi ? 

S.S : Je suis parti 4 mois en voyage, en Nouvelle-Zélande, en Australie. J’ai fait 20 000 km je n’étais pas dans l’idée de faire un maximum de kilomètres mais de tester de nouvelles choses comme par exemple rouler 24h d’affilée, une nuit entière, essayer de sortir de mes zones de confort. J’avais déjà fait des voyages assez sportifs avec des distances journalières assez longues mais je voulais monter la barre un peu plus haut. La réalité d’une course d’ultracyclisme est extrêmement difficile voire impossible de répliquer à l’entraînement ou en préparation. La motivation qu’il faut pour rouler pendant 18h, s’arrêter en dormant 4h dans un sac de couchage puis repartir et faire cela pendant des jours et des jours on ne la trouve qu’en compétition. Pendant longtemps j’ai trouvé très difficile dans cette discipline le fait qu’il fallait faire de la compétition pour progresser et que l’on pouvait acquérir de l’expérience qu’en compétition et non à l’entraînement. J’ai mis du temps avant de gagner une course parce que j’ai commis beaucoup d’erreurs en compétition et que l’on ne peut pas anticiper lors de la préparation, parce que l’on ne peut pas répliquer les conditions de course.          

 

Sofiane Sehili : « Il faut un bon niveau de cyclisme, un corps qui résiste à 18-20h d’effort tous les jours pendant une semaine voire deux semaines, une capacité à pouvoir se priver de repos sans se blesser et en enchaînant. Il faut aussi être un bon mécanicien. En course vous êtes en autonomie totale et vous devez être capable de réparer vous-même votre vélo. » 

 

Lepape-info : Quelle est votre limite ? Vous pouvez rouler combien de temps d’affilée ? 

S.S : Sur l’Atlas Mountain Race, j’ai roulé pendant 4 jours en dormant 2h au total. J’ai fait 2 nuits complètes sans sommeil, j’ai roulé 60h avant de dormir 10-20 minutes. Tout le monde ne peut pas passer 60h sans dormir, il y a clairement des gens qui vont s’endormir et qui ne le feront pas parce qu’ils vont s’endormir sur le vélo. Il faut avoir naturellement cette capacité à pouvoir se passer de sommeil, après il y a l’expérience et l’entraînement. Lors de ma première course j’ai fait une nuit blanche, le lendemain j’étais complètement détruit, j’étais physiquement pas très bien, j’étais mentalement dans un trou. Quand on apprend au cerveau à le priver de sommeil, il crée une forme de résilience. J’ai commencé à faire des nuits blanches relativement jeune, je travaillais très tôt le dimanche matin et je sortais le samedi soir. Les premières fois que j’ai fait des nuits blanches je dormais énormément. Maintenant quand je fais des nuits blanches c’est une formalité, je n’ai pas de somnolence, je peux me sentir un peu fatigué le lendemain mais je vais juste me coucher un peu plus tôt. Je vais la digérer assez facilement. Il y a vraiment un entrainement, comme lorsque l’on entraîne ses muscles à faire un effort, on peut entrainer son cerveau à se passer de sommeil. Il y a un terrain favorable et un entraînement à se passer de sommeil et après un surcroît de motivation lié à la compétition. Le fait de ne pas dormir alors que les autres se reposent et que vous roulez potentiellement vers la victoire, cela motive encore plus pour ne pas dormir.

 

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Lepape-info : Votre discipline s’adresse t-elle finalement à peu de gens ?  

S.S : Au niveau auquel je la pratique avec les meilleurs je pense que comme dans n’importe quel sport c’est compliqué d’arriver à un très haut niveau. Il faut développer tout un arsenal de capacités utiles lors d’une course, il faut un bon niveau de cyclisme, un corps qui résiste à 18-20h d’effort tous les jours pendant une semaine voire deux semaines, une capacité à pouvoir se priver de repos sans se blesser et en enchaînant. Il faut aussi être un bon mécanicien . En course, vous êtes en autonomie totale et vous devez être capable de réparer vous-même votre vélo. Cela m’est arrivé de gagner une course parce que j’ai pu régler un problème mécanique avec mes compétences acquises en tant que coursier. Dans cette discipline, il faut être un athlète mais il faut aussi gérer d’autres choses, garder une certaine lucidité pour sa navigation, ses ravitaillements selon les endroits où l’on est. Je me suis retrouvé dans une course au Pérou où beaucoup ont abandonné car victimes de tourista. C’est très compliqué et ce n’est pas pour tout le monde.

 

Lepape-info : Quel est votre plus beau souvenir ? 

S.S : Ma victoire lors de l’Atlas Mountain Race en février 2020. Je suis arrivé avec ma stratégie qui était de ne pas dormir aussi longtemps que possible ou du moins tant que je n’avais pas une avance confortable sur mes concurrents. Si je voyais que je pouvais relâcher un peu, le principe était de m’accorder une ou deux heures de sommeil. J’étais déterminé à rouler en faisant un minimum de pause pour créer un écart entre moi et le deuxième. Cette course s’est passée comme dans un rêve. Tout s’est déroulé comme je l’avais préparé et anticipé. Il y avait 250 participants, un très beau plateau avec de grands noms de la discipline. J’ai pu exécuter mon plan comme prévu et j’ai gagné en faisant en sorte que tout se passe bien. Je me souviens de mon arrivée dans la nuit en voyant les lumières au loin en me disant : « Whaou je l’ai fait ! »  Je savais qu’il y avait énormément de gens qui avaient les yeux braqués sur cette course avec beaucoup de soutien sur les réseaux sociaux. C’était ma 3ème victoire en course mais c’est vraiment celle qui a inscrit durablement mon nom parmi les meilleurs de la discipline et qui m’a permis d’avoir de la reconnaissance, de l’exposition médiatique.

 

Lepape-info : Désormais vous êtes au sommet mondial de votre discipline   

S.S : Il n’y a pas de classement officiel. À l’heure actuelle, je suis considéré comme le meilleur au monde pour tout ce qui concerne le « off road » c’est à dire les courses en gravel et VTT.  Toutes les épreuves que j’ai gagné sont dans cette catégorie. À ma connaissance, je ne connais personne qui a mon palmarès dans ce genre de courses « off road ». Sur les courses sur route j’ai terminé trois fois à la 2ème place derrière  l’Allemand Ulrich Bartholmoes qui est la référence en terme d’ultracyclisme sur route asphaltée. Mais sinon oui je suis dans le TOP 3 mondial.

 

Sofiane Sehili : « Je ne suis pas Mike Horn mais je me considère un peu comme un aventurier à vélo, j’ai fait des choses, des courses ou des défis comme un Paris-Taïwan en 3 mois à raison de 200 km par jour. Je pars avec un vélo qui pèse 12 kg tout compris avec mon sac de couchage et quasiment rien pour me changer. S’il y a un risque d’y passer ce sera non, c’est une limite que je me fixe. J’ai envie de faire du vélo, de m’amuser mais je n’ai pas envie d’y risquer ma vie. »

 

Lepape-info : Quel est votre prochain défi ? 

S.S : Je retourne sur le Tour Divide cette année, ce sera le 10 juin, c’est la course par laquelle j’ai commencé. À l’époque, au début, je n’avais pas l’ambition de devenir spécialiste bikepacking en ultracyclisme. Depuis que je l’ai fait il y a 6 ans, je me dis il faut que je refasse le Tour Divide et que je le gagne. Même si j’ai remporté d’autres courses plus difficiles, le Tour Divide reste une sorte de Graal. Si je le gagne est-ce que cela va clore un chapitre ? Est-ce que je vais garder la même motivation ? Depuis 2014 j’entends parler de cette course, elle est incroyable, de savoir que je peux la gagner il faut que je le fasse.

 

Lepape-info : Vous préparez spécifiquement cette course ? 

S.S : Non je ne suis pas dans une approche scientifique et hyper méthodique de l’entraînement. Depuis un an et demi je suis professionnel je suis très occupé, je participe aussi à des évènements organisés par des amis, je préfère faire cela, faire mes kilomètres, prendre du plaisir et de m’occuper vraiment de la préparation spécifique seulement un mois avant la course. Moi je veux rouler avant tout pour le plaisir, aller où j’en ai envie et je n’ai pas de raison de changer.

 

Lepape-info : Comment vous définissez votre façon de vivre ? 

S.S : Je suis plutôt cool, je ne me prends pas la tête. Je pense que c’est pour cela qu’il y a pas mal de gens qui me suivent sur les réseaux sociaux. Je ne fais pas de la politique, je ne suis pas là pour régler les problèmes des gens, je suis là pour les faire un peu rêver par ce que je fais, par les paysages que je leur montre. Je suis là pour les faire sortir de leur quotidien. Je n’ai pas envie de me prendre au sérieux, j’ai envie d’être proche des gens qui me suivent, de rigoler avec eux. Quand je prends le départ d’une course je fais tout ce que je peux pour la gagner, c’est ma mentalité de compétiteur mais je reste détendu, accessible. J’essaye de faire partager ma joie de faire du vélo parce que c’est ce qui me rend heureux mais avant tout je suis un mec cool.

 

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Lepape-info : Vous considérez-vous comme un aventurier ? 

S.S : Je ne suis pas Mike Horn mais je me considère un peu comme un aventurier à vélo, j’ai fait des choses des courses ou des défis comme un Paris-Taïwan en 3 mois à raison de 200 km par jour. Je pars avec un vélo qui pèse 12 kg tout compris avec mon sac de couchage et quasiment rien pour me changer. Je n’ai pas le droit à l’erreur, d’être coincé dans un col à 4 000 m d’altitude en plein milieu de la nuit. Mais cela rejoint cet état d’esprit de ne pas me prendre la tête, de me dire j’ai envie d’aller là-bas, j’y vais. Peut-être que plus tard je ferai des choses plus extrêmes mais ma limite est de ne pas me mettre en danger. S’il y a un risque d’y passer ce sera non, c’est une limite que je me fixe. J’ai envie de faire du vélo, de m’amuser mais je n’ai pas envie d’y risquer ma vie.

 

Sofiane Sehili : « Je n’ai fait aucune course où j’ai gagné quoi que ce soit. C’est un vrai sport amateur, mes seuls revenus viennent du sponsoring, il n’y a pas de prime de course. »

 

Lepape-info : Vous vous voyez faire cela encore combien de temps ? 

S.S : En course je ne sais pas. Si on m’avait dit il y a 6 ans que j’aurais fait cela pendant 6 ans j’aurais dit : « Jamais de la vie ». Tous les ans je me dit j’ai trop couru cette saison que l’année prochaine je vais moins courir et mettre l’accent sur rouler pour le plaisir et faire des voyages et à chaque fois je me fais avoir en voyant une course que j’aimerai faire. Je me suis toujours dit que le jour où j’aurais gagné le Tour Divide je ferai le point sur la suite de ma carrière, ma motivation. Je ressens tellement de plaisir à faire ce que je fais que je continuerai peut-être encore longtemps. Je ne pense pas que dans 5 ans je continuerai ainsi ou alors je le ferai certainement autrement. J’aimerai bien continuer pour partager comme je le fais déjà sur les réseaux sociaux lorsque je pars sur une course.

 

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Lepape-info : Comment avez-vous vu votre discipline évoluer ces dernières années ?  

S.S : Il y a eu une explosion au niveau du nombre de participants aux courses mais pas une grosse montée au niveau de la professionnalisation. Même si un peu d’argent est arrivé dans ce sport, cela reste pas assez pour que des gens qui ont un niveau professionnel commence à s’y intéresser. Quand je m’aligne sur une course et que je la gagne, il y’a une différence énorme avec les personnes qui sont derrière moi. Il faut voir cela un peu comme le marathon de Paris, il y a des grands champions devant pour la gagne et derrière un nombre impressionnant de personnes qui veulent simplement finir. On en est là dans ma discipline, c’est une mentalité que j’aime bien. Je vis de ma discipline depuis un an et demi depuis que je suis professionnel, je ne vais pas cracher dans la soupe mais je n’ai pas envie que cela devienne comme le cyclisme professionnel avec toutes les dérives que l’on connait. Je ne blâme même pas les coureurs sur route qui ont eu recours au dopage. Pour moi ce n’était pas voulu à la base, il ont du le faire pour garder leur travail et rester dans le cyclisme professionnel. J’en veux au système et à toute une pourriture qui a rongé cela jusqu’au trognon. Je me dis que tant que mon sport reste amateur avec quelques figures de proue qui réussissent à en vivre on reste à l’abri de ce fléau, on est avec des gens qui viennent pour se battre contre eux-mêmes, qui ont envie de dépasser leur limites et ne sont pas tentées de tricher. Je connais humainement parlant 90% des coureurs qui ont gagné des courses ou sont susceptibles d’en remporter, j’estime que ce sont des gens honnêtes, droits, pour moi ils sont au-dessus de tout soupçon. J’ai confiance en ce sport et tant que l’on n’est pas attiré par le gain on va continuer à se battre pour savoir qui est le meilleur sans se dire je vais gagner tant en remportant telle ou telle course et donc je vais tricher pour gagner.

 

Lepape-info : Le vainqueur du Tour Divide ne gagne pas d’argent par exemple ? 

S.S : Non rien zéro. Je n’ai fait aucune course où j’ai gagné quoi que ce soit. C’est un vrai sport amateur, mes seuls revenus viennent du sponsoring, il n’y a pas de prime de course.

 

Lepape-info : Votre passion est le vélo, c’est également votre moyen de transport partout où vous allez ?  

S.S : Oui je n’ai jamais eu de voiture. Récemment je suis descendu à Chambéry (Savoie), j’y suis allé en train parce que j’étais chargé, j’amenais le vélo de ma copine à un cadreur qui devait le réviser. Mais après je suis passé voir des copains en Ardèche j’y suis allé à vélo, idem après pour rendre visite à un autre copain dans le Tarn et Garonne, j’ai fait la tournée des amis en passant par le Lot, le Limousin et de Limoges je suis rentré à vélo à Paris.

 

Lepape-info : En France, existe t-il assez de routes, de chemins pour pratiquer le vélo en liberté ?   

S.S : Nous sommes hyper privilégiés, on a un réseau routier tellement dense que dès que l’on sort des autoroutes, nationales et grosses départementales il n’y a quasiment pas de circulation. Les seuls endroits où vous êtes un peu embêtés c’est en montagne parce qu’il n’y a qu’une route dans la vallée et c’est la même pour tout le monde. La France c’est génial pour faire du vélo.

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