Home Trainer, l’ami des jours de pluie

C’est l’ami du cycliste en hiver. Il en existe de différentes sortes et de différentes gammes : les mécaniciens des magasins Lepape vous aident à mieux appréhender le home trainer.

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C’est l’hiver, il fait froid, il pleut, mais il faudrait aller rouler. Pas évident, idem quand la vie professionnelle et familiale laisse moins de temps que souhaité pour organiser une sortie. Reste alors cet étrange appareil, qui une fois replié se range sans problème sous le lit et évite ainsi tout conflit conjugal sur la place prise par l’activité cycliste, de l’un ou de l’autre.

Avant il y avait le vélo d’appartement, très bien pour les sportifs autres en complément de leur activité principale, mais qui ne sied pas au cycliste, tant est grande l’impossibilité de retrouver une position ou encore un braquet approchant les conditions d’exercice normal. Longtemps aussi il y avait les fameux rouleaux, encore utilisés par les seuls pistards car pratique pour s‘échauffer au pied de la piste mais qui nécessitait pour les plus maladroits des efforts d’équilibristes parfois peu évidents.

Sont apparus alors les home-trainers de plus en plus performants, ergonomisés, et désormais extrêmement compacts. Leur avantage évident : on utilise intégralement sa propre monture fixée à même l’appareil. Pas besoin de modifier quoique ce soit aux réglages ou à la cassette.  On distingue aujourd’hui deux types de fixation. Une première gamme où la roue arrière se fixe sur un axe roue, laquelle déroule sur un petit rouleau afin, notamment de limiter le bruit. Ce type d’appareil est moins onéreux. La roue arrière étant sur élevée, il convient parfois de glisser une petite cale pour récupérer un peu de hauteur. On trouve ces home trainers en entrée de gamme à partir de 300 euros.

Plus récemment est arrivée sur le marché une nouvelle génération de home trainer, à l’image du Waow Elite, la star de la gamme, où le cycliste retire la roue et la pose directement sur la cassette de l’appareil, lequel restitue impeccablement les sensations de pédalé. La résistance se règle donc directement en actionnant les braquets, ce qui après un temps d’adaptation devient extrêmement pratique.

Des outils d’entrainement connectés

L’autre avantage de ces homes trainers c’est évidemment la connectivité de ces joujoux. Si les modèles non connectés permettent de jouer sur la résistance et de programmer parfaitement des séances spécifiques de force et de résistance avec des câbles, les modèles modernes permettent de s’amuser en se connectant à une console, une tablette ou même un téléphone et de programmer ses propres parcours d’entraînement. On peut même télécharger des programmes pré-préparés reproduisant exactement la difficulté de l’ascension du Mont Ventoux ou de l’Alpe d’Huez. On peut même y intégrer la résistance au vent. Tout se calcule, tout se simule : watts, tours minutes… Ce type d’appareil pour les plus hauts en gamme peuvent se trouver aux alentours de 1 500 euros.

Après, les murs de la maison, même avec une bonne musique, ne remplacent pas le paysage de nos alpages c’est évident. Plus sérieusement, l’autre inconvénient de ce mode d’entraînement reste la transpiration, comme il n’y a pas de déplacement, le mouvement n’est pas ventilé et la sudation est très forte, comparable à celle obtenue après une séance de course sur tapis roulant. Des accessoires existent comme un bandeau élastique qui relie la potence à la tige de sol et recueille ainsi les gouttes de sueur avant qu’elles ne viennent toutes ruiner le tapis persan du salon…

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