Au cœur du marathon de Budapest (Hongrie), le 13 octobre 2013

Un marathon au pays des kürtőskalács

Quoi de mieux que la course à pied pour découvrir une ville ? Et oui, ceux qui nous connaissent le savent, nous ne sommes pas friands des petits trains touristiques. Nos véhicules de prédilections sont Asics et Mizuno et nous nous donnons 42.195 Km pour découvrir nos nouvelles destinations. C'était le cas en ce week-end du 12 octobre 2013 pour la superbe Budapest !

pont-elisabeth

Le planning de la journée est le suivant :

9h30 : marathon
14h30 : départ du village de l’événement -> l’aéroport
17h40 : décollage de Budapest -> aéroport Beauvais
20h00 : trajet retour en voiture Beauvais -> Paris

Ça promet une journée chargée !

La veille, nous apprenons notre leçon pour être prêts à comprendre les supporters : comment dit-on « lapins » en hongrois ? Google nous indique « Nyulak ». Nous constatons également lors de notre visite de Budapest que la ville est en plein travaux et que le parcours pourrait, de ce fait, s’en trouver dégradé.

8h00 (ou presque) : nous quittons notre petite auberge de jeunesse située en plein cœur de Budapest avec nos bagages en direction de la place des héros, lieu de départ du marathon.

Puisque nous nous sommes gavés comme des oies la veille (merci la pasta party et spécialités locales!), nous décidons de courir ce marathon à jeun.

lapins runners budapest8h30 : arrivée sur place. L’ambiance est présente malgré un brouillard grisâtre menaçant. Le village est bien plus animé que la veille lors du retrait des dossards !

Nous nous rendons 1Km plus loin pour nous changer et déposer nos bagages. Les femmes n’ont semble-t-il pas droit à une consigne, pourtant bien présente chez les hommes. Nous mettons donc nos deux sacs côté masculin.

Nous rejoignons le SAS 3 correspondant aux paces de 5min00 à 5min30, pour une durée totale située entre 3h30 et 3h52 (optimisme, toujours). 9h30 : compte à rebours et top départ ! À 9h32, nous franchissons la ligne.

Dans notre sas

Et là, c’est le drame. Le baume du tigre utilisé en abondance pour calmer la douleur du mollet de Carole fait effet en marchant mais pas en courant. Il faut donc se faire à l’idée que ce sera, après Lyon la semaine précédente, un second marathon douloureux.

C’est alors que nous nous élançons sur l’avenue Andrassy en direction du Danube sous les encouragements des premiers supporters. Nous passerons deux fois devant le grand opéra de Budapest entre les Km 2 et 4. ppic_28_spar_maraton_utvonal_0510

Après quelques jolis petits détours dans le centre ville, nous arrivons au Km 7 sur les quais du Danube, que nous allions côtoyer pendant de nombreux kilomètres.

Nous rencontrons notre coup de cœur gastronomique local en personne : le running kürtőskalács. Ressemblant n’est ce pas ?

Rencontre avec l’ami kürtőskalács 

lapins runners budapestC’est donc parti en direction du sud, ce qui nous permettra de passer sur et sous trois ponts de la ville dont le fameux pont Élisabeth.

Km15, c’est reparti dans l’autre sens ! Direction le nord, toujours longeant le Danube, dans le but de traverser celui-ci par le fameux pont des chaînes !

Nous recevons beaucoup d’encouragements de la part des supporters et des runners. Mais malheureusement, nous ne comprenons pas tout ce qu’on nous raconte. Nous nous rendons très vite compte que les Hongrois emploient davantage « Nyuszi » (l’équivalent de « lapinous ») que « Nyulak » pour nous interpeler. Certains coureurs se mettent à notre niveau pour discuter en hongrois avec nous mais doivent se rendre à l’évidence qu’ils ne pourront pas tirer beaucoup de cet échange, pour le moins, unilatéral. Nous répondons tout de même « merci, merci beaucoup ».

C’est reparti sur la rive Est du Danube avec pour prochaine destination, la verdoyante île de Margaret au Nord. Avant d’y arriver, nous faisons une escale par le parlement.

Pont de la Liberté (Szabadság híd)
Pont de la Liberté (Szabadság híd)

Le Parlement 

Après la traversée d’un énième pont, l’île de Margaret nous accueille avec un ravitaillement pour le moins… hors du commun. Celui ci est composé des habituelles bananes, morceaux de sucres, eau et boisson, mais ajouté à de la salade verte, des tomates-cerises, ainsi que des morceaux de barres céréalières roses fluo. Remarquons que pour s’hydrater avec du solide, c’est pas mal (quoique la salade  est réputée comme étant un aliment qui ne se digère pas rapidement), mais on aurait préféré des carottes ! L’île est très mignonne et verdoyante et nous dépayse du reste du parcours, plus urbain. Les couleurs de l’automne nous offrent un superbe spectacle de dégradés de couleurs. Il s’agit sans doute de la meilleure saison pour apprécier Budapest.

Sur le parcours, nous avons le choix entre courir sur du bitume au milieu des allées et courir sur un revêtement de piste d’athlétisme sur les côtés, idéal pour éviter les chocs. Néanmoins, ledit revêtement est très sollicité par les runners et les « Boscánat ! » (« Excusez-moi » en hongrois) sont de rigueur pour se frayer une place.

Lapins runners budapestSans le savoir, Emir perd sa queue de lapin sur l’île et, par un heureux hasard, la récupère deux kilomètres plus loin sur le parcours : « Mais c’est à moi ça ! ».

Au Km 34, nous disons au revoir à l’île pour enfin rentrer à la place des héros, lieu de départ et d’arrivée du marathon. C’est alors que nous nous faisons doubler par un Rubik’s Cube, casse-tête d’origine hongroise et fierté locale. Le cube est plus rapide que nous. Bien que nous aimions le défi, nous devons nous résoudre à le laisser s’éloigner.

Km 39, nous repassons devant notre ami le Cube qui arrive place des Héros et qui, visiblement, a bien ralenti… Le chrono en est à 4h20.

Nous entrons dans le bois de Ville (Városliget). Plus qu’un tour du parc, et c’est gagné ! Les sols sont irréguliers, l’attention de rigueur. Ca serait dommage de se fouler la cheville juste avant d’arriver. Le parc est très animé, non seulement du fait des nombreux supporteurs toujours présents mais aussi en raison d’un troc et puces qui a lieu sur place et des petits commerces permanents de friandises.Lapins runners budapest

Quel immense soulagement d’apercevoir l’arche d’arrivée ! La fatigue est telle qu’un joli sprint est hors d’atteinte… Faux espoir ! Il ne s’agit pas de l’arche d’arrivée mais d’une arche publicitaire d’un des partenaires du marathon ! Après s’être fait avoir une deuxième fois, nous franchissons la vraie arche tant attendue.

Enfin, c’est fini ! Le chrono affiche 4h39’20 ‘’

Les bénévoles nous mettent nos médailles à nos cous. (Notons que devant cette tâche qui peut sembler difficile du fait de nos oreilles, il arrive que certains bénévoles ne se donnent même pas la peine d’essayer et nous les donnent directement en main).

La médaille est imposante et lourde, grise / argentée, pas très finie, et portant une énorme inscription « SPAR ». L’enseigne de grande distribution a fait du bon boulot. Impossible d’ignorer qu’il s’agit là du principal partenaire  du marathon tellement la marque est omniprésente !

Nous recevons un sac (lourd également) contenant une bouteille d’eau, de soda aux poires, du lait « pour sportif », une bière sans alcool, une tablette de chocolat, du café et de la lessive.

lapins runners budapestLe village est encore bien animé ! Ca change du week-end dernier au marathon de Lyon qui était presque désertique lors de notre arrivée.

Pas le temps de se reposer, nous avons un avion à prendre ! Nous récupérons nos sacs et demandons à faire graver nos médailles (vingt minutes de patience seront nécessaires). Pas le temps non plus de faire la longue queue devant le stand de kürtőskalács pour un ravitaillement local.

A peine les médailles récupérées, nous repartons direction l’aéroport. Arrivés sur place, nous sommes un peu moins d’une dizaine de marathoniens à prendre le vol pour Beauvais.Pour ceux qui se poseraient la question, Ryanair n’accorde aucun traitement particulier aux marathoniens durant le vol !

Ce que l’on retiendra du marathon de Budapest, c’était un beau parcours varié qui passe par un grand nombre de monuments, aucunement entaché par les travaux et un public enthousiaste (même si l’on n’a pas tout compris). Ce sera également un marathon à refaire avec cette fois-ci, une heure en moins sur le chrono !

À très bientôt pour de nouvelles aventures ! La semaine prochaine (20/10/2013) nous serons à la seconde édition du semi marathon de Meaux !

Les Lapins Runners.