Au coeur semi-marathon de Vincennes 2013

Flashback : revenons 2 mois avant LR (comprenez : avant la naissance des Lapins Runners). Nos alter-égos Carole et Emir, au matin du dimanche 28 octobre 2012, foulaient le bois de Vincennes pour leur second semi-marathon en duo.
Un an plus tard, avec à présent 50 courses à notre actif (soit 962 Km parcourus au compteur), nous revoici pour notre seconde édition consécutive, cette fois ci accompagné de l’ami Buge !

Laurent et Lapins Runners_Semi du Bois de Vincennes du 27.10.2013 (1) copy

Tout commence samedi, au QG du semi-marathon. Nous nous sommes tous les deux portés volontaires pour faire partie de l’équipe des bénévoles. C’est l’occasion pour nous non seulement de découvrir les coulisses de l’organisation d’une course, mais également de témoigner notre reconnaissance envers la course à pieds, qui depuis plus d’un an nous fait vivre des moments incroyables, en prêtant main forte aux organisateurs.

Note de Carole : A la lecture de l’édito de Jogging International de Juillet dernier, j’ai eu une véritable prise de conscience. Pour remédier aux difficultés que rencontraient les organisateurs de courses à trouver des bénévoles, J.-B Treboul, ex-rédacteur en chef du magazine, préconisait l’instauration d’une règle selon laquelle tout coureur régulier devrait, au moins une fois tous les trois ans, accepter d’être bénévole sur une course. En tant qu’amatrice régulière de courses à pieds, je me suis sentie très concernée par cet enjeu et j’ai accepté ce juste retour des choses.
Arrivée à 9h00 au stand de ravitaillement, je fais brièvement connaissance avec l’équipe des bénévoles. Ce sont pour la plupart des habitués, souvent anciens coureurs, qui se portent bénévoles depuis une dizaine d’années. On m’équipe d’un superbe coupe-vent jaune fluo comportant l’inscription « ORGANISATION » au dos ainsi qu’un cache-col Brooks. Je découvre le T-shirt offert de cette édition : Un très beau T-shirt technique, d’un bleu inédit !
Accompagnée de trois bénévoles, je trie pendant une heure le contenu d’enveloppes dont la puce et le dossard à l’intérieur ne seront pas vendus pour la course. Les flyers sont également triés car ils serviront pour de prochaines courses. Finalement, il s’agit là d’une tâche assez frustrante qui consiste à en « détruire » une autre réalisée en amont (par d’autres bénévoles ?). Autrement dit, beaucoup de temps dépensé pour rien sinon pour prévenir un nombre très important d’inscriptions à la course.

10h00 : L’arrivée des premiers runners au stand de retrait des dossards.

Note de Carole : A présent, je suis chargée d’accueillir les bénévoles et de leur donner leur package. Je préfère cette activité qui nécessite cette fois-ci un contact humain.

Début d’après-midi :

Note de Carole : Après la pause-déjeuner, je retrouve Emir sur le poste consistant à remplir les sacs de flyers et de goodies (en l’occurrence, les pistaches pour sportifs et la serviette du semi-marathon de Paris). Je le rejoins sur le poste un peu plus tard. Une fois tous les sacs remplis, je retourne sur le poste d’accueil.

Note d’Emir : Ayant travaillé le matin, je rejoins avec plaisir Carole en début d’après-midi à son poste de bénévole dans lequel elle m’a joyeusement entrainé. Mon premier poste à mes nouvelles fonctions est celui de « remplisseur de package ». Un beau travail à la chaîne avec une collègue bénévole : « je prends le sac, j’ouvre, je mets les pistaches, toi tu mets les flyers et tu mets dans le carton ». L’engrenage est bien huilé, nous sommes prêts à fournir les coureurs !

Il pleut des trombes d’eau ! Certains bénévoles ont les pieds trempés. Mais la météo n’entache pas la motivation des runners qui continuent d’arriver.
Dans le courant de l’après-midi, une chômeuse venue pour s’inscrire (ou faire de l’ « animation » sur le village), crie au scandale, scandalisée par le fait que le semi-marathon n’ait pas prévu de tarif réduit pour les chômeurs.
Etonnement, alors que nous pensions que la plupart des runners demandaient des petites tailles de T-shirt du fait de leur corpulence liée à la course à pieds, nous tombons rapidement en rade de T-shirts L, taille la plus sollicitée, puis de M. En fin d’après-midi, nous arrivons au point de proposer aux hommes la coupe large féminine.

Vers 17h30, Buge, venu pour retirer son dossard et Abidjan viennent nous dire bonjour.Les Lapins Bénévoles
L’occasion pour Abidjan d’immortaliser ce moment :

Il est déjà 18h00, et c’est pour l’équipe des bénévoles, l’heure de partir. C’est également l’heure de la tant attendue paëlla-party offerte aux bénévoles. Nous nous serions volontiers prêtés à une critique gastronomique mais nous ne pouvions pas pu goûter audit plat car nous sommes attendus à une fête d’anniversaire. Après quelques derniers échanges avec l’équipe des bénévoles que nous remercions, nous partons.

Cette expérience « vis ma vie de bénévole » a été enrichissante car nous a permis de découvrir une partie de l’envers du décor de l’organisation d’une course. Il est toujours intéressant de connaître les rouages pour savoir apprécier le résultat à sa juste valeur. Nous comprenons mieux maintenant ce que vivent ceux qui donnent leur temps pour les coureurs.

Nous voici à présent le jour J !

9h55 : Pour ne pas changer, nous arrivons à la dernière minute sur le village. Nous nous rendons à la consigne déposer notre sac, retrouvons Buge et c’est déjà l’heure de courir ! Faute d’avoir pu participer à l’échauffement collectif, nous aurons au moins évité la pluie. Comme dit si bien Buge, ce sera « un départ lancé ».
10h00 : Le coup d’envoi !

Note de Carole : Mes premières foulées sont bien moins douloureuses que lors des courses auxquelles nous avons participé dernièrement. Je me réjouis à l’idée que mon mollet gauche ait pris le chemin de la guérison et que mon absence de sport en semaine ait pu servir à quelque chose. Si je vis bien ce semi-marathon, nous pourrons envisager de participer au marathon vert (Marathon de Rennes) dimanche prochain.
Le départ a lieu à l’entrée du bois de Vincennes, sur un sol légèrement glissant en raison de la pluie. L’allée est étroite. Compte tenu de l’affluence, ce n’est pas facile de doubler.

L'assaut du meneur vertAu 5ème Kilomètre, nous doublons le meneur d’allure 2h00. Nous aviserons à ne pas le laisser nous doubler.

Au 8ème Kilomètre, c’est la surprise ! Nous apercevons au loin un étendard rouge. S’agit-il d’un meneur ? Avons-nous été rapides au point d’atteindre un éventuel meneur 1h45 ? Quel bonheur si c’était le cas ! Emir tape un joli sprint pour rejoindre le fameux meneur en question. Après avoir discuté avec lui, nous apprenons qu’il s’agit d’un deuxième meneur 2h00, parti en décalé avec le premier. Nous le doublons peu après.

Au 14ème Kilomètre :

Note de Carole : Je commence à avoir un gros point de côté, sans doute lié à un manque d’hydratation datant de la veille au soir. L'assaut du meneur rougeC’est dommage d’être bridée à cause de ça. Je ferai plus attention la prochaine fois…

Note d’Emir : En plus je t’ai demandé jusqu’au 15ème si tu voulais à boire mais rien n’y faisait :). Nous avons donc pris le soin d’éviter tous les stands jusque celui du 15ème, et n’avons pu relever ce qui était proposé. J’ai pu apercevoir des abricots secs, pruneau, sucre et petits bâtons de chocolat (que l’on mangeait avec du pain et du beurre en centre aéré étant petits).

Au 15ème Km :
Petite halte au stand ravitaillement (une première sur un semi !) : Les bénévoles n’ont pas eu le temps de remplir suffisamment de gobelets d’eau pour tout le monde. Nous devons patienter chacun notre tour pour nous faire servir.

Note de Carole : Je bois allègrement trois verres d’eau puis nous repartons. Mon point de côté est toujours bien présent et nous continuons de ralentir.

Le parcours composé de traversées de routes pour véhicules et de longues lignes droites dans le parc est peu propice à créer des « postes d’encouragements » pour les supporters. Ceux-ci sont donc moins présents, mais toujours aussi actifs et enthousiastes !
Nous nous faisons à présent doubler par le meneur d’allure 2h00.

Note de Carole : « Il ne va pas trop vite pour un meneur 2h00 ? » je demande à Emir, pleine d’espoir. Malheureusement non. « Il court à la bonne vitesse », me répond Emir.

Au 18,5ème Km : Nous ralentissons au point de retrouver Buge, qui, lui est resté très régulier ! Buge est sur le point de réaliser un nouveau record, nous sommes ravis pour lui et l’encourageons à puiser dans ses réserves pour dépasser le meneur 2h00 qui le titille depuis le début. « Buge, il te reste moins de 10 minutes de course, tu donnes tout ce qu’il reste !! ».

Au 20ème Kilomètre : c’est le moment d’augmenter notre vitesse.
Au 21ème, l’un des meneurs 2h00 s’est arrêté et motive les troupes en s’exclamant : « C’est bien, vous êtes en-dessous de 2h00 » ! Soulagement.

100 mètres plus loin, à l’arrivée, nous retrouvons Buge qui a doublé le meneur et réalisé son meilleur temps sur semi ! Nous le félicitons ! Comme le dit Emir : « Lorsque l’on établit un temps de référence, c’est la preuve qu’on est dans le meilleur état de forme que l’on ait jamais atteint. C’est un jour qui se fête ! ».

Après avoir passé la ligne, une remise de médailles inédite a lieu : les bénévoles nous les donne dans de petits sachets plastique, en les piochant directement dans les cartons de livraison. La médaille est encore plus imposante que l’an dernier ! Elle est plus grosse, couleur cuivre cette-fois ci, et toujours d’une finition irréprochable.

C’est à présent l’occasion de retrouver Laurent, ami runner rencontré le 8 septembre dernier à l’occasion du record du monde collectif de kilomètres parcourus dans un parc organisé par TimePoint. Laurent, ayant terminé en moins de 1h32, nous a fait le plaisir de nous attendre à l’arrivée. Nous échangeons sur notre pratique, et sur nos prochaines courses.
Nous rencontrons également Nagette qui nous a aperçus une première fois au Paris Versailles ainsi que dans Jogging International. Nous immortalisons l’instant.

S’en suit un petit arrêt au stand de ravitaillement final où il ne reste plus grand-chose. Abricots et figues secs, pruneau, sucre, chocolat, chips et pain d’épice permettront aux coureurs de recharger les batteries.
Heureusement, Buge, traiteur de renom sur les courses, n’est pas venu les mains vides et nous a rapporté cette fois-ci, un «saucisson à laSaucisson aux figues figue » tout droit venu d’Auvergne. Merci Buge !

Nous retournons aux consignes chercher notre sac et nous nous apercevons que nos collègues bénévoles de la veille ne nous reconnaissent pas. Nos alter-égos sont-ils donc si méconnaissables ?
Une fois de plus, merci aux supporters pour leurs encouragements et leur engouement à voir des Lapins courir. Remerciement spécial aux bénévoles qui ne lésinent pas sur le temps consacré pour que les coureurs s’épanouissent.

La semaine prochaine les amis, nous serons au marathon Vert à Rennes. A très bientôt pour partager avec vous cette prochaine aventure ;)

Les Lapins Runners.