Au coeur du trail des Hospitaliers (Nant,12) avec Jean-Francois Mathot (le 3 novembre 2013)

Quelques jours après avoir bouclé les Templiers, Jean-François dit Jeff a franchi la ligne d'arrivée du trail des Hospitaliers. Son récit.

Jean Francois Mathot aux hospitaliers

Une semaine pour récupérer de ma course des TEMPLIERS, et me voilà devant la deuxième partie de mon diptyque, la course des HOSPITALIERS (75 km et 3300m positif). Est-ce bien raisonnable ? Je me suis posé la question, mais bizarrement, je suis resté vraiment serein durant cette petite semaine. Celle-ci s’est bien passée et j’ai tout fait pour optimiser la récupération : séance de COMPEX, massage à l’huile d’arnica et recharge glucidique.

La course se déroule à NANT, petit village aveyronnais situé au pied du Larzac et le long de la rivière DOURBIE. C’est l’ancien site de départ des TEMPLIERS. Deux de mes amis, Jean-Marie et Thierry (compagnons du SOLUKHUMBU TRAIL 2012) participent également à l’épreuve.

Le départ est donné à 5 heures. Il tombe une pluie fine et il y a pas mal de vent. Cependant, la température reste idéale pour courir.

NANT – SAUCLIERES

Environ deux kilomètres de route permettent d’étirer le peloton puis, on aborde une large piste, avant d’évoluer sur de magnifiques sentiers le long du ruisseau de BREVINQUE pour atteindre la départementale 999 à COMBEREDONDE. Tout cela nous amène sur le plateau du LARZAC. Je temporise vraiment jusqu’au premier point d’eau situé au village de SAUCLIERES où je pointe en 51ème position.

SAUCLIERES – DOURBIES

On redescend rapidement à SAINT-JEAN-DU-BRUEL avant de remonter à la Croix des Prisonniers, où se trouve un deuxième point d’eau. Ensuite, on attaque la longue montée en direction du Mont SAINT-GUIRAL (1366m d’altitude) point culminant du parcours. Je me sens bien et je gère bien ma progression. On arrive sur les hauteurs, la tête dans les nuages et avec un vent violent qui, heureusement, souffle dans notre dos. Je connais bien la descente que nous empruntons maintenant. Elle nous amène à DOURBIES en passant par les hameaux de RESSANCON et LA ROUVIERE. En arrivant à ce premier ravitaillement solide, on a dépassé la mi-parcours, mais la course commence ici. Je refais rapidement le plein de mes bidons et je repars sans perdre de temps.

DOURBIES – TREVES

En sortant du ravitaillement, on suit assez longtemps la vallée de la DOURBIE avant de grimper vers le Serre du Cade et de remonter sur la crête qui domine les gorges du Trévezel. La pente est raide mais pas très longue. Je suis de mieux en mieux et même assez étonné car les jambes répondent bien. Trop bien ! Sans doute un peu trop euphorique, je rêvasse et j’enquille le mauvais chemin ! Je fais bien 200 à 250 mètres avant de réaliser qu’il n’y a plus de rubalise. Je suis « furax » et je fais demi-tour pour retrouver le circuit. J’ai bien perdu cinq minutes et une demi-douzaine de places au moins. Je fais une descente assez rapide en essayant d’oublier cet incident de parcours, mais j’y ai laissé un peu de jus. J’arrive à TREVES en 26ème position.

TREVES – CANTOBRE

Après avoir rempli mes bidons, je repars sur cette section que je ne connais pas. Il y a environ treize kilomètres pour se rendre à CANTOBRE et le premier tiers de cette section est vraiment très difficile à courir. On est à flanc de causse sur la rive droite du Trévezel et on arrête pas d’alterner montée et descente, sur un sentier bien souvent en dévers, jusqu’à VERRIERES. Cette partie est très usante et, de plus, je commence à être beaucoup moins bien.

Ensuite, à hauteur du hameau de SAINT-SULPICE, on amorce la montée sur le Causse Noir. On surplombe d’impressionnantes et belles falaises, avant d’arriver sur le plateau de ce Causse, et de suivre un sentier roulant qui nous amène sur une descente technique. Celle-ci nous fait plonger sous le village de CANTOBRE, et il faut ensuite emprunter un sentier dont la rude montée nous emmène au dernier ravitaillement situé dans ce site extraordinaire qu’est ce village.

Là, je prends mon temps pour me ravitailler. J’ai faim et je mange quelques tartines de roquefort. Une fois n’est pas coutume !

CANTOBRE – NANT

Il reste environ huit kilomètres. De CANTOBRE, une petite descente nous amène dans le lit d’un ancien ruisseau. On passe sous le pont de la route départementale, puis on chemine à travers la forêt pour se hisser en haut du Causse Bégon. Après être passé devant la ferme du Malhourtet (en rénovation, mais qu’elle est belle !), on rejoint les falaises du Roc Nantais. La descente somptueuse qui s’ensuit, nous ramène à NANT. On traverse le pont sur la Dourbie, puis on emprunte la dernière petite montée dans le village, avant de franchir la ligne d’arrivée au jardin du Claux.

EPILOGUE

Je termine cette course en 9h53’ et en 35ème position. J’ai réussi, sans trop de difficultés, à boucler le duo TEMPLIERS/HOSPITALIERS. Mes amis Thierry et Jean-Marie terminent respectivement en 11h17’ et 11h33’ et nous avons passé un très agréable week-end ensemble.

Maintenant, ma saison est terminée. Le mois de novembre est consacré à la récupération.

Amicalement et sportivement,

Jeff