Au cœur du 80 km du Grand Raid des Pyrénées 2013 avec Julien

Une première !

Pour son premier 80 km sur le Grand Raid des Pyrénées 2013, Julien a été conquis. Il nous raconte sa belle découverte.

grand Raid des pyrénées 2013
Montées et descentes des coureurs au pic du midi

5 heures du matin : top départ. Suivant les conseils de quelques potes, je suis parti dans les premiers afin d’éviter les bouchons (dans les 150 premiers). Deux kilomètres après le départ, nous attaquons d’entrée une montée vers le col de Portet (km 12). Montée tranquille puis descente vers le premier ravito « Restaurant du Merlans » (km14). Pointage rapide et c’est reparti pour le col de Bastanet (km 20). Il commence à faire jour et le temps se dégage un petit peu, offrant un paysage merveilleux (massif du Néouvielle, quelques isards …). Les sentiers sont bien marqués et assez techniques.

J’ai fait une bonne montée jusqu’au col, doublant pas mal de coureurs. La descente du col de Bastanet vers Artigues fut pour moi un régal : descente très technique et longue ! Cependant, je me suis vite calmé! A mi descente je suis revenu sur un copain, « Fred« . Discutant avec lui, il m’a fait part de son expérience sur cette même course, en 2012.  Suivant ses conseils (gérer les descentes afin d’éviter les crampes et une fin de parcours catastrophique) j’ai levé le pied.  En fin de compte, nous avons fait les 60 derniers kilomètres ensemble.

Artigues (km 29): arrêt au stand ! Nous (Fred et moi) avons pris le temps de bien nous alimenter : du sucré, du salé, le plein d’eau et c’est reparti.

Gros morceau de la journée « le Pic du Midi de Bigorre« (2876m). Fred prend les commandes, bon rythme régulier jusqu’au col de Sencours (à l’aller km 37 au retour du Pic km 44) où nous nous arrêtons à peine de peur de casser l’allure. Il pleut un peu, il y a  du brouillard, du vent et on ne voit pas à 10 mètres, mais le moral et les jambes sont là !
Pic du midi (km 40) : il fait meilleur qu’au col de Sencours, mais ce n’est pas pour autant que l’on plante la tente ! Descente vers Tournaboup toujours en mode « gestion ». Petit passage cette fois au col de Sencours pour boire une soupe.

Tournaboup (Km 50) : deuxième gros ravito. Ma femme et mes enfants nous attendent avec les recharges alimentaires. Ca fait plaisir de les voir ! Comme à Artigues, salé (sandwich au pain complet), banane, eau gazeuse, coca, le plein et on attaque de nouveau !
C’est reparti, Fred devant, direction col de Barèges. Longue montée, pas très raide hormis le final. C’est sur ce tronçon que nous reprenons les coureurs de l’Ultra (160km). Il faut voir les têtes de certains coureurs : des zombis! Sur le moment, ça fait peur!
Nous doublons également des coureurs du 80 km. Toujours un bon rythme. La météo me convient : pas trop chaud ni trop froid. C’est bouché malgré tout.

Col de Barèges (km 58): d’après le pointage, nous sommes 111 et 112èmes. Pas mal ! Fred me sort que l’on pourrait passer la ligne en moins de 14 h. Je prends les commandes, je passe devant. C’est fois ci pas question de « gestion ». On lâche tout !
Nous descendons rapidement. Les sentiers du massif du Néouvielle sont magnifiques et très techniques. Arrive alors la dernière montée, 400m de dénivelé, pas trop raide avec un petit mur juste après le « Restaurant du Merlans »(km 66). C’est le dernier pointage, encore quelques places de gagner avant d’atteindre le… Col de Portet (km 67). Descente infernale vers l’arrivée. Piste de ski, chemin, route…  Je regarde la montre GPS toutes les 5 minutes pour regarder le kilométrage. On aperçoit enfin la ville, en bas… Les cuisses sont dures mais je n’y fais plus attention. On est descendu « tombeau ouvert ». On doublait des concurrents mais on ne savait pas s’ils étaient sur le 160 ou le 80 km.

Deux kilomètres, on arrive sur le bitume. Un kilomètre de l’arrivée, on aperçoit l’entrée de Vielle Aure le sourire aux lèvres. Ca y est on voit l’arrivée, super heureux, on se remercie mutuellement. Nous passerons la ligne d’arrivée avec nos enfants. Du monde partout, la place du village remplie de spectateurs. Ambiance inoubliable…
Nous terminons donc 94 et 95èmes sur 1020 avec un temps de 13h56 (voir le compte-rendu de l’épreuve). Pour la petite histoire, Fred améliore son temps de 2012 d’une demi-heure.

Trail superbe, technique, avec des paysages merveilleux.
Rendez vous l’année prochaine avec mon pote Fred, mais sur le 160 km cette fois !

Par Julien Mouluquet