Le Bike’n Run, pour la compétition et le plaisir !

Vous aimez pédaler, courir et évoluer en équipes ? Alors le Bike’n Run (abréviation de Bike and Run, ou ‘Un vélo pour 2’ en français) est une activité faite pour vous. Elle se décline sur la route et en nature, et au-delà de l’aspect ludique, stratégie et technique en sont les composantes essentielles. Le bike’n Run est également un formidable outil d’entraînement pour les traileurs. Voici les clefs pour pratiquer.

Crédit Photo : Bike 'n Run Paris
Crédit Photo : Bike 'n Run Paris

 L’essentiel

Le Bike’n Run est une discipline dans laquelle 2 équipiers se déplacent avec un vélo pour deux. Quand l’un pédale, l’autre court, et vice versa. Le plus souvent, les 2 équipiers doivent rester ensemble. L’activité se décline donc en 4 parties : le vélo, la course à pied, la technique de changement et la stratégie de changement.

Dans l’absolu, c’est très simple ! Il suffit que le vélo se déplace le plus régulièrement possible, sans temps d’arrêt, car la plupart du temps c’est la vitesse du coureur à pied qui détermine l’avancée de l’équipe, sauf si le règlement permet de poser le vélo où bon nous semble. Toutefois, sur des parcours vallonnés et techniques, le coureur peut être plus rapide que le vélo !

 

Le vélo de route ou le VTT constitue le plus souvent l’activité de récupération dans laquelle il suffit de suivre le coureur se déplaçant entre 10 et 20 km/h (sur la route). Signalons que même sur la route, les équipes utilisent fréquemment un VTT qu’il est plus aisé d’enfourcher rapidement. Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, les parcours nature réservent des surprises et en montée raide et/ou technique, le coureur est souvent plus rapide que le cycliste qui produit alors un effort intense dont il devra récupérer quelquefois à pied. On voit déjà poindre la notion de stratégie en course et également la nécessité de s’entraîner réellement en vélo.

 

La course à pied est l’activité essentielle du Bike’n Run. Les distances de course sont variées et peuvent dépasser le marathon comme à l’Ancilevienne, épreuve de renommée nationale début septembre à Annecy (74) sur 46 km. Si l’on considère que chaque coureur parcourt une distance équivalente, cela veut dire qu’il faut être préparé pour tenir un semi-marathon en fractionné, mais avec un temps d’effort double (votre semi-marathon et celui de votre équipier). L’entraînement en course à pied pour ce type d’épreuve correspond donc à un entraînement pour le 10 km et le semi.

 

Crédit photo : Bike 'n Run Paris
Crédit Photo : Bike ‘n Run Paris

La technique de changement se travaille avec son équipier et nécessite de nombreuses séances de mise au point. Au moment de changer, le cycliste prend quelques mètres d’avance en se déplaçant latéralement (côté gauche ou côté droit) par rapport à son équipier, puis il descend du vélo du côté opposé à son partenaire et court à côté en le poussant, jusqu’à ce que l’autre s’en empare puis l’enfourche à son tour. Au début, le changement se fait quasiment à l’arrêt, mais avec l’entraînement, des automatismes se mettent en place et la transition devient plus fluide et moins énergivore. N’oublions pas qu’en compétition, c’est la vitesse du vélo qui compte, donc tout temps d’arrêt est malvenu !

 

La stratégie de changement dépend du niveau de chacun en course à pied et du profil du parcours. Le plus expert en course fera des relais plus longs que l’autre. Si les meilleurs changent toutes les 30 secondes grâce à une excellente technique, il est plus prudent de partir sur des relais compris entre 1 et 3 mn. Ensuite, vous pouvez ajustez vos relais en fonction du terrain. En montée, le freinage de l’ensemble vélo + coureur, dû au changement, sera moindre qu’en descente et donc plus efficace.

 

 

 

 

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